Voici une BD qui vaut le détour, une histoire qui se bonifie de page en page et qui relate les aventures de Frantz, poète antimilitariste qui participe contraint et forcé à une mission spéciale pour son royaume en état de guerre.
Le petit royaume façonné par les auteurs est très réussi, le dessin est superbe et les personnages ne manquent pas de caractère, une mention spéciale pour les conscripteurs qui nous rappellent la police secrète sous le Troisième Reich.
Pour ses premiers pas dans la BD Julien Delval frappe fort, un dessin qui frise la perfection et une mise en couleur époustouflante.
Une lecture bien agréable.
Yakari, tout le monde a déjà entendu son nom.
Petit tonnerre fait partie de ses chevaux connus du 9ème art.
Les histoires sont agréables à lire, pas du tout prise de tête. L'ensemble nage dans un décor très axé sur la Nature et les animaux. C'est un univers avec qui Yakari est en osmose et communique.
Une BD parfaite pour les enfants (mais pour les grands aussi). Il y a de l'humour, de l'amour, de la tension, du suspens ... Puis cette BD fait prendre conscience aux enfants (de façon assez indirecte) qu'il faut préserver et aimer la Nature.
Le dessin propre, détaillé et expressif de Derib donne lieu à de grandes aventures hautes en couleurs.
Une très bonne série qui finalement n'a pas pris beaucoup de rides !
Je n'ai pas une affection particulière pour ce genre d'histoire mais je dois bien reconnaitre que si le scénario n'a rien d'original il est si bien traité qu'on ne peut qu'apprécier cette série !
J'ai beaucoup aimé la noirceur d'Arawn, un personnage plus complexe qu'on ne s'y attend. Le dieu des ténèbres n'est en effet pas dépourvu de sentiments ce qui lui donne un côté "attachant" !
Les graphismes sont tout simplement splendides! Parfaitement adaptés à l'histoire, très détaillés tout en restant lisibles! Les couleurs sont de la meme trempe !
Bref un pur régal que je recommande à tous ! Et vivement la suite...
A l'instar de Tintin et Milou, Asterix le Gaulois, Lucky Luke et autres Spirou et Fantasio, Blake et Mortimer fait partie du panthéon sacré de la bande dessinée francophone. Ce qui singularise néanmoins l'oeuvre de Jacobs, c'est sa ligne beaucoup plus scientifique et "intellectuelle", naviguant entre la science fiction, le policier/espionnage, voier même le thriller, ce qui a pour conséquence de polariser un lectorat plus adulte donc plus mature et réfléchi. Univers que les auteurs devant reprendre le flambeau à la suite du décès de Jacobs réussiront plus ou moins bien à conserver.
A chaque tome on prend plaisir à suivre les aventures scientifico-policières de Blake et Mortimer, et on s'émerveille continuellement de la virtuosité scénaristique et de l'érudition de Jacobs qui fait vivre à ses héros les tribulations les plus rocambolesques : odyssée hasardeuse dans l'espace-temps, chasse au trésor effrénée à l'ombre des pyramides égyptiennes, confrontation à un énigmatique malfrat londonien piloté dans l'obscurité par un psychiatre dément, lutte musclée contre un Empereur tibétain au nom de la survie de l'Humanité, bref, les deux justiciers britanniques en voient des vertes et des pas mûres mais mettrons tout le zèle nécessaire à la réussite de leur combat. Les rabats-joies pourront se plaindre de la disproportion en importance entre Blake et Mortimer, le second étant beaucoup plus mis en avant au fil des volumes, le premier se retrouvant relégué progressivement à la place "infâme" de faire-valoir.
J'ai aussi beaucoup aimé le style graphique des livres. C'est très austère, énormément détaillé, dans le but manifeste de refléter le plus justement possible et de manière la plus approfondie la réalité. On imagine sans mal le temps dépensé par Jacobs pour finaliser toutes les planches de dessin. Un détail amusant est les poses qu'il impose à ses personnages. Ils sont toujours très figés, et ça produit un effet mélodramatique que certains qualifieront de brillant, d'autres d'un tantinet burlesque.
En définitive, Blake et Mortimer est une oeuvre dantesque et d'une remarquable épaisseur scénaristique qui convaincront les mordus de conspirations aux enjeux mondiaux, de théories scientifiques complexes, et de périples aventureux aux quatre coins du globe terrestre.
Je viens de finir New York 1947, one shot qui s'inscrit dans l'univers de Block 109 et j'ai littéralement dévoré cet opus.
Le dessin de Ronan Toulhoat est toujours aussi bon, avec notamment une magnifique double page consacrée à New York dévasté.
Même si je ne suis pas un grand fan des histoires de monstres et autres mutants, j'ai trouvé le récit bien amené.
J'ai également apprécié le lien que l'on peut faire avec l'album phare, Block 109, lien magistral qui se concrétise dans l'ultime case assez énigmatique si on ne se souvient pas du premier album, et l'utilisation d'événements déjà connus du lecteur assidu de cette série.
Pour ceux qui ont aimé l'univers de Block 109, vous ne serez pas déçu par cet opus.
Un petit coup de chapeau au dessinateur qui maitrise de mieux en mieux sa matière. Au fil des albums, chaque personnage se singularise (je trouvais que dans le premier opus, les traits étaient trop similaires, mais je pinaille...).
Bref, une belle réussite, une de plus pour notre duo d'auteurs très prolifiques (D'ailleurs ils annoncent d'ores et déjà un "Ritter Germania" pour avril 2012).
Quel magnifique objet que ce livre, je connaissais déjà Louis la Lune du même auteur pour la beauté du livre et du contenu. Je redécouvre les cases magnifiquement illustrées et détaillées où mes yeux prennent plaisir à chercher des détails croustillants, je me suis délecté à la découverte de la chasse à courre sous-marine ou encore à la lecture de l'arbre généalogique royal. Chaque planche nous emmène dans un univers de conte. Un conte oriental et rétro-futuriste qui fait parfois penser aussi à Flash Gordon, car le héros : Prince de Sassoun, se retrouve à la tête des rebelles qui luttent contre l’impérialisme Osmanien (référence à l’histoire réelle de l’Anatolie). Un space-opéra surréaliste plein de charme et de couleur !
Etant co-auteur de cet ouvrage, je me vois difficilement la noter sévèrement. Puisqu’un avis possède de toute façon une part de subjectivité plus ou moins grande, celui-ci ne dérogera pas à la règle. Que dire ? Que ce fut une belle expérience ? oui ! . . . et terriblement enrichissante sur le plan humain car composer à plusieurs mains nécessite une bonne cohésion. Cela a été rendu possible grâce à Superjé qui a su ménager ses troupes tout en restant ferme (mais courtois) pour essayer tant bien que mal de tenir les échéances. L’art du compromis est un art difficile et le benjamin de l’équipe s’en est sorti haut la main. Bref, tout n’est pas parfait (loin de là) mais j’ai pris beaucoup de plaisir de participer à l’aventure ! J’espère que la bonne humeur qui nous a animé tout au long du projet sera communicative . . . si c’est le cas, le pari sera réussi !
Bonne lecture !
Lorsque Superjé m’a contacté, il y a de cela 8 mois, je me suis demandé ce que me voulait l’un des plus jeunes posteurs réguliers de bdtheque. Il avait comme idée de réaliser, à plusieurs, une bande dessinée ayant comme sujet le site. Quelques semaines plus tard, une équipe de choc était constituée, des scénaristes, des dessinateurs, des coloristes. Mais chacun était libre de toucher à tout, suivant ses envies et ses compétences. Bientôt tout le monde se mit au travail, dans la cacophonie et la bonne humeur, un vrai travail collectif, chacun donnant son avis sur chaque aspect du projet, non seulement le côté artistique, mais aussi l’édition en elle-même, la façon dont nous allions faire la « publicité » au sens large du terme, comment appeler ce projet, etc. Un blog-projet vit le jour, permettant d’avoir un lieu d’échange plus pratique que les mails.
Ce ne fut pas facile. Il fallut s’adapter au travail et aux humeurs de chacun, essayer soi-même de tenir les délais, mais aussi échanger les rôles… je vais y revenir.
Pour ma part mon rôle de départ était celui d’un scénariste. C’est vrai, je l’avoue, je raconte des histoires de Hobbits à mes heures perdues, et parfois pierig me fait le plaisir de les illustrer. Là c’était différent, j’allais avoir à faire à trois dessinateurs différents. Qui ont chacun sa façon de faire, son besoin en termes de découpage, de mise en scène, de dialogues… Pas facile, mais c’est comme cela qu’on apprend. Et puis ce #@^%£¤ d’Enclume a eu l’idée de génie, pour laquelle on a aussi envie de le gifler : inverser les rôles pour des récits très courts. Les scénaristes doivent dessiner une histoire imaginée par les dessinateurs. Pas facile quand on ne dessine qu’une fois tous les 10 ans… Et on l’a fait !
Nous espérons que vous jetterez sur cet album, et qui sait ? Qu’il en appellera peut-être d’autres…
Bon anniversaire BDTheque, avec du retard…
(Au fait, voici mon 3000ème avis, j'attendais une occasion spéciale pour le poster !)
Même si j'ai été forcé de reprendre l'affaire familiale et de devenir forgeron pour faire honneur au glorieux nom des Enclume, moi au départ je voulais être artiste, parce que quand on est artiste c'est vachement plus facile avec les gonzesses. Vous n'avez qu'à aller sur une plage le soir traîner avec des fêtards, vous verrez que celui qui empoigne une guitare pour massacrer mollement Stairway to Heaven va se retrouver mieux entouré que l'honnête artisan qui sort son marteau et ses tenailles pour travailler un glaive. C'est triste, mais c'est comme ça.
Du coup, quand Superjé m'a proposé de devenir artiste en intégrant son groupe de musique de jeunes, les Tokio Hotel, j'ai dit oui tout de suite, parce que je voulais pouvoir draguer Alix, la patronne de BDThèque, qui comme chacun sait est une fille trop belle. Malheureusement, cette ordure de René la Taupe nous a piqué toutes nos gonzesses et il a fallu se résoudre à quitter le monde de la chanson et faire une bande dessinée à la place.
J'aurais voulu faire le dessin, j'avais créé une série de petits personnages bleus à bonnet blanc vivant dans des champignons que j'avais appelés Astérix et Obélix, mais Spooky m'a dit que l'idée avait déjà été exploitée dans un tome de Spirou et Fantasio (La Marque Jaune, de Morris). Du coup, à la place j'ai écrit un scénario. Ca m'a un peu vexé qu'au bout du compte Superjé ne l'utilise pas et se contente de changer les noms d'un scénario inédit de Bouchon le Petit Cochon pour dessiner son histoire de cowboys, mais c'est la vie.
Dans la grande tradition des dessinateurs en retard, on a décidé de ne pas être prêts à temps pour l'anniversaire BDThèque, rejoignant ainsi la grande famille des Franquin, des Gotlib, des Tabary. Probablement du mec qui fait Tungstène aussi. Je ne sais pas, il faudrait lui demander.
J'espère que vous saurez apprécier cette BD à sa juste valeur, soit environ 12,95€ TTC, parce qu'il faut savoir qu'on ne fera probablement pas de deuxième tome avant 2021. Vous devriez d'ailleurs en acheter plusieurs, pour pouvoir la relire en attendant la suite.
(Ceci est mon 300ème avis :D )
L’année dernière, j'ai lus sur le site que lors d’un précédent anniversaire du site, Pierig et Enclume s’étaient « associés » pour faire une BD rendant hommage à BDThèque et à Alix notre webmaster bien aimé (non je ne fayote pas ;) ), malheureusement, ils n’avaient pas fini à temps.
C’était une super idée ça ! Le temps de la laisser mûrir, décembre arrivait et j'eus l’envie de contacter quelques habitués du site dont je connaissais les talents en tout genre pour réitérer l'expérience. Au fur et à mesure que le projet avançait, on en perdit malheureusement quelques-uns...
Mais le noyau solide continua à bosser. Au début, mon idée était une BD en 3 pages (1 dessinateur pour une page et tout le monde participant au scénario) et... quand les idées de génie fusent, pourquoi refuser ?
Nous voici donc partis pour 4 récits, de 3 à 10 pages environ, l’idée venant d’abord de Iannick. Puis avec Spooky, on proposa de demander aux habitués du site, d’hier et d’aujourd’hui, quelques lignes sur leur premier contact avec le site.
Et puis Enclume débarquait avec dans l’idée de faire dessiner aux scénaristes une histoire écrite par les dessinateurs. Sans compter les dessins de transitions, les textes bonus et autres dessins préparatoires, mon projet initial prit vite des allures assez énormes (vous pouvez d’ailleurs voir certaines étapes du projet sur le blog dédié).
Un projet conséquent, c’est bien, mais ça a aussi des inconvénients puisque lorsque j’ai contacté (en premier) Pierig (vous vous souvenez peut-être que je lui avais demandé son adresse mail sur le FDTEDR), j’avais calculé le temps nécessaire pour faire 3 planches... C’est donc normal que l’on ait dépassé de quelques mois l’anniversaire de BDThèque : le 1er mai.
C'est un peu la faute à chacun et à tout le monde. D'ailleurs, si je n'avais pas décidé de poster la BD, sans qu'elle soit terminée (oui, cela fait quelques mois qu'on n'a plus de nouvelles d'Iannick, qui laisse son histoire non terminée), on y serait encore. Ce n'est pas entièrement sa faute si on est autant au retard, mais à un moment, j'ai bien dû donner une date définitive. D'ailleurs Iannick, si tu passes par là, on ne t'en veut pas (c'est juste dommage de ne pas finir une histoire), reviens nous dire bonjour sur le site !!!
C’est dommage, mais ça n’enlève rien au boulot de chacun, à mes coups de stress et à la sincérité du projet.
De plus, si l'idée vous plaît, dans quelques jours (et grâce à un site d'auto-édition), l'album sera disponible en livre papier (Alix, il y en a de commandé pour toi, normalement, il aurait dû arriver chez toi avant que tu puisses lire ces lignes, mais ça allait nous mettre encore plus en retard).
Et puis finalement, on s'est bien amusé à faire ce projet, personnellement, j'ai beaucoup progressé en dessin (et dans la création d'une BD). D'ailleurs, pour quelques posteurs, vous pourrez vous amuser à vous retrouver dans nos planches (pour toutes les références à trouver autour des posteurs/des private joke du site/ des références aux BD, on peut créer un sujet de forum).
On espère que lorsque vous lirez ce livre (sur votre ordinateur ou en vrai), vous ressentirez le plaisir que l’on a eu en bossant dessus et l’amour qu’on porte au site (malgré certains retards –j’en ai fait des mails de rappels- ou certains moments moins cools ou on n'était pas d’accord –plus rares-).
Voilà, depuis le temps que ce projet traîne, je peux enfin vous le présenter : cet hommage à Alix, BDThèque, les visiteurs du site et aussi, au 9ème art.
D'ailleurs, la série "Les belles histoires de l'oncle Alix" n'est pas terminée... Si vous (tous les membres du site) avez envie d'écrire/dessiner d'autres histoires dessus, on vous laisse même un compte sur TheBookEdition (et peut-être notre participation, même si personnellement, je ne me ré-investirai pas en tant que "chef de projet" dans un truc aussi énorme, mais bon, pour les 10 ans, il fallait marquer le coup).
Bonne lecture !!! (et A+ sur le blog où se trouve le livre en format numérique et le making-of de la BD http://trofan2bdtheque.over-blog.com/ ) Le titre ne vous rappelle pas des souvenirs ? ;)
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Les Petits Soldats
Voici une BD qui vaut le détour, une histoire qui se bonifie de page en page et qui relate les aventures de Frantz, poète antimilitariste qui participe contraint et forcé à une mission spéciale pour son royaume en état de guerre. Le petit royaume façonné par les auteurs est très réussi, le dessin est superbe et les personnages ne manquent pas de caractère, une mention spéciale pour les conscripteurs qui nous rappellent la police secrète sous le Troisième Reich. Pour ses premiers pas dans la BD Julien Delval frappe fort, un dessin qui frise la perfection et une mise en couleur époustouflante. Une lecture bien agréable.
Yakari
Yakari, tout le monde a déjà entendu son nom. Petit tonnerre fait partie de ses chevaux connus du 9ème art. Les histoires sont agréables à lire, pas du tout prise de tête. L'ensemble nage dans un décor très axé sur la Nature et les animaux. C'est un univers avec qui Yakari est en osmose et communique. Une BD parfaite pour les enfants (mais pour les grands aussi). Il y a de l'humour, de l'amour, de la tension, du suspens ... Puis cette BD fait prendre conscience aux enfants (de façon assez indirecte) qu'il faut préserver et aimer la Nature. Le dessin propre, détaillé et expressif de Derib donne lieu à de grandes aventures hautes en couleurs. Une très bonne série qui finalement n'a pas pris beaucoup de rides !
Arawn
Je n'ai pas une affection particulière pour ce genre d'histoire mais je dois bien reconnaitre que si le scénario n'a rien d'original il est si bien traité qu'on ne peut qu'apprécier cette série ! J'ai beaucoup aimé la noirceur d'Arawn, un personnage plus complexe qu'on ne s'y attend. Le dieu des ténèbres n'est en effet pas dépourvu de sentiments ce qui lui donne un côté "attachant" ! Les graphismes sont tout simplement splendides! Parfaitement adaptés à l'histoire, très détaillés tout en restant lisibles! Les couleurs sont de la meme trempe ! Bref un pur régal que je recommande à tous ! Et vivement la suite...
Blake et Mortimer
A l'instar de Tintin et Milou, Asterix le Gaulois, Lucky Luke et autres Spirou et Fantasio, Blake et Mortimer fait partie du panthéon sacré de la bande dessinée francophone. Ce qui singularise néanmoins l'oeuvre de Jacobs, c'est sa ligne beaucoup plus scientifique et "intellectuelle", naviguant entre la science fiction, le policier/espionnage, voier même le thriller, ce qui a pour conséquence de polariser un lectorat plus adulte donc plus mature et réfléchi. Univers que les auteurs devant reprendre le flambeau à la suite du décès de Jacobs réussiront plus ou moins bien à conserver. A chaque tome on prend plaisir à suivre les aventures scientifico-policières de Blake et Mortimer, et on s'émerveille continuellement de la virtuosité scénaristique et de l'érudition de Jacobs qui fait vivre à ses héros les tribulations les plus rocambolesques : odyssée hasardeuse dans l'espace-temps, chasse au trésor effrénée à l'ombre des pyramides égyptiennes, confrontation à un énigmatique malfrat londonien piloté dans l'obscurité par un psychiatre dément, lutte musclée contre un Empereur tibétain au nom de la survie de l'Humanité, bref, les deux justiciers britanniques en voient des vertes et des pas mûres mais mettrons tout le zèle nécessaire à la réussite de leur combat. Les rabats-joies pourront se plaindre de la disproportion en importance entre Blake et Mortimer, le second étant beaucoup plus mis en avant au fil des volumes, le premier se retrouvant relégué progressivement à la place "infâme" de faire-valoir. J'ai aussi beaucoup aimé le style graphique des livres. C'est très austère, énormément détaillé, dans le but manifeste de refléter le plus justement possible et de manière la plus approfondie la réalité. On imagine sans mal le temps dépensé par Jacobs pour finaliser toutes les planches de dessin. Un détail amusant est les poses qu'il impose à ses personnages. Ils sont toujours très figés, et ça produit un effet mélodramatique que certains qualifieront de brillant, d'autres d'un tantinet burlesque. En définitive, Blake et Mortimer est une oeuvre dantesque et d'une remarquable épaisseur scénaristique qui convaincront les mordus de conspirations aux enjeux mondiaux, de théories scientifiques complexes, et de périples aventureux aux quatre coins du globe terrestre.
Block 109 - New York 1947
Je viens de finir New York 1947, one shot qui s'inscrit dans l'univers de Block 109 et j'ai littéralement dévoré cet opus. Le dessin de Ronan Toulhoat est toujours aussi bon, avec notamment une magnifique double page consacrée à New York dévasté. Même si je ne suis pas un grand fan des histoires de monstres et autres mutants, j'ai trouvé le récit bien amené. J'ai également apprécié le lien que l'on peut faire avec l'album phare, Block 109, lien magistral qui se concrétise dans l'ultime case assez énigmatique si on ne se souvient pas du premier album, et l'utilisation d'événements déjà connus du lecteur assidu de cette série. Pour ceux qui ont aimé l'univers de Block 109, vous ne serez pas déçu par cet opus. Un petit coup de chapeau au dessinateur qui maitrise de mieux en mieux sa matière. Au fil des albums, chaque personnage se singularise (je trouvais que dans le premier opus, les traits étaient trop similaires, mais je pinaille...). Bref, une belle réussite, une de plus pour notre duo d'auteurs très prolifiques (D'ailleurs ils annoncent d'ores et déjà un "Ritter Germania" pour avril 2012).
Prince de Sassoun
Quel magnifique objet que ce livre, je connaissais déjà Louis la Lune du même auteur pour la beauté du livre et du contenu. Je redécouvre les cases magnifiquement illustrées et détaillées où mes yeux prennent plaisir à chercher des détails croustillants, je me suis délecté à la découverte de la chasse à courre sous-marine ou encore à la lecture de l'arbre généalogique royal. Chaque planche nous emmène dans un univers de conte. Un conte oriental et rétro-futuriste qui fait parfois penser aussi à Flash Gordon, car le héros : Prince de Sassoun, se retrouve à la tête des rebelles qui luttent contre l’impérialisme Osmanien (référence à l’histoire réelle de l’Anatolie). Un space-opéra surréaliste plein de charme et de couleur !
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
Etant co-auteur de cet ouvrage, je me vois difficilement la noter sévèrement. Puisqu’un avis possède de toute façon une part de subjectivité plus ou moins grande, celui-ci ne dérogera pas à la règle. Que dire ? Que ce fut une belle expérience ? oui ! . . . et terriblement enrichissante sur le plan humain car composer à plusieurs mains nécessite une bonne cohésion. Cela a été rendu possible grâce à Superjé qui a su ménager ses troupes tout en restant ferme (mais courtois) pour essayer tant bien que mal de tenir les échéances. L’art du compromis est un art difficile et le benjamin de l’équipe s’en est sorti haut la main. Bref, tout n’est pas parfait (loin de là) mais j’ai pris beaucoup de plaisir de participer à l’aventure ! J’espère que la bonne humeur qui nous a animé tout au long du projet sera communicative . . . si c’est le cas, le pari sera réussi ! Bonne lecture !
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
Lorsque Superjé m’a contacté, il y a de cela 8 mois, je me suis demandé ce que me voulait l’un des plus jeunes posteurs réguliers de bdtheque. Il avait comme idée de réaliser, à plusieurs, une bande dessinée ayant comme sujet le site. Quelques semaines plus tard, une équipe de choc était constituée, des scénaristes, des dessinateurs, des coloristes. Mais chacun était libre de toucher à tout, suivant ses envies et ses compétences. Bientôt tout le monde se mit au travail, dans la cacophonie et la bonne humeur, un vrai travail collectif, chacun donnant son avis sur chaque aspect du projet, non seulement le côté artistique, mais aussi l’édition en elle-même, la façon dont nous allions faire la « publicité » au sens large du terme, comment appeler ce projet, etc. Un blog-projet vit le jour, permettant d’avoir un lieu d’échange plus pratique que les mails. Ce ne fut pas facile. Il fallut s’adapter au travail et aux humeurs de chacun, essayer soi-même de tenir les délais, mais aussi échanger les rôles… je vais y revenir. Pour ma part mon rôle de départ était celui d’un scénariste. C’est vrai, je l’avoue, je raconte des histoires de Hobbits à mes heures perdues, et parfois pierig me fait le plaisir de les illustrer. Là c’était différent, j’allais avoir à faire à trois dessinateurs différents. Qui ont chacun sa façon de faire, son besoin en termes de découpage, de mise en scène, de dialogues… Pas facile, mais c’est comme cela qu’on apprend. Et puis ce #@^%£¤ d’Enclume a eu l’idée de génie, pour laquelle on a aussi envie de le gifler : inverser les rôles pour des récits très courts. Les scénaristes doivent dessiner une histoire imaginée par les dessinateurs. Pas facile quand on ne dessine qu’une fois tous les 10 ans… Et on l’a fait ! Nous espérons que vous jetterez sur cet album, et qui sait ? Qu’il en appellera peut-être d’autres… Bon anniversaire BDTheque, avec du retard… (Au fait, voici mon 3000ème avis, j'attendais une occasion spéciale pour le poster !)
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
Même si j'ai été forcé de reprendre l'affaire familiale et de devenir forgeron pour faire honneur au glorieux nom des Enclume, moi au départ je voulais être artiste, parce que quand on est artiste c'est vachement plus facile avec les gonzesses. Vous n'avez qu'à aller sur une plage le soir traîner avec des fêtards, vous verrez que celui qui empoigne une guitare pour massacrer mollement Stairway to Heaven va se retrouver mieux entouré que l'honnête artisan qui sort son marteau et ses tenailles pour travailler un glaive. C'est triste, mais c'est comme ça. Du coup, quand Superjé m'a proposé de devenir artiste en intégrant son groupe de musique de jeunes, les Tokio Hotel, j'ai dit oui tout de suite, parce que je voulais pouvoir draguer Alix, la patronne de BDThèque, qui comme chacun sait est une fille trop belle. Malheureusement, cette ordure de René la Taupe nous a piqué toutes nos gonzesses et il a fallu se résoudre à quitter le monde de la chanson et faire une bande dessinée à la place. J'aurais voulu faire le dessin, j'avais créé une série de petits personnages bleus à bonnet blanc vivant dans des champignons que j'avais appelés Astérix et Obélix, mais Spooky m'a dit que l'idée avait déjà été exploitée dans un tome de Spirou et Fantasio (La Marque Jaune, de Morris). Du coup, à la place j'ai écrit un scénario. Ca m'a un peu vexé qu'au bout du compte Superjé ne l'utilise pas et se contente de changer les noms d'un scénario inédit de Bouchon le Petit Cochon pour dessiner son histoire de cowboys, mais c'est la vie. Dans la grande tradition des dessinateurs en retard, on a décidé de ne pas être prêts à temps pour l'anniversaire BDThèque, rejoignant ainsi la grande famille des Franquin, des Gotlib, des Tabary. Probablement du mec qui fait Tungstène aussi. Je ne sais pas, il faudrait lui demander. J'espère que vous saurez apprécier cette BD à sa juste valeur, soit environ 12,95€ TTC, parce qu'il faut savoir qu'on ne fera probablement pas de deuxième tome avant 2021. Vous devriez d'ailleurs en acheter plusieurs, pour pouvoir la relire en attendant la suite.
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
(Ceci est mon 300ème avis :D ) L’année dernière, j'ai lus sur le site que lors d’un précédent anniversaire du site, Pierig et Enclume s’étaient « associés » pour faire une BD rendant hommage à BDThèque et à Alix notre webmaster bien aimé (non je ne fayote pas ;) ), malheureusement, ils n’avaient pas fini à temps. C’était une super idée ça ! Le temps de la laisser mûrir, décembre arrivait et j'eus l’envie de contacter quelques habitués du site dont je connaissais les talents en tout genre pour réitérer l'expérience. Au fur et à mesure que le projet avançait, on en perdit malheureusement quelques-uns... Mais le noyau solide continua à bosser. Au début, mon idée était une BD en 3 pages (1 dessinateur pour une page et tout le monde participant au scénario) et... quand les idées de génie fusent, pourquoi refuser ? Nous voici donc partis pour 4 récits, de 3 à 10 pages environ, l’idée venant d’abord de Iannick. Puis avec Spooky, on proposa de demander aux habitués du site, d’hier et d’aujourd’hui, quelques lignes sur leur premier contact avec le site. Et puis Enclume débarquait avec dans l’idée de faire dessiner aux scénaristes une histoire écrite par les dessinateurs. Sans compter les dessins de transitions, les textes bonus et autres dessins préparatoires, mon projet initial prit vite des allures assez énormes (vous pouvez d’ailleurs voir certaines étapes du projet sur le blog dédié). Un projet conséquent, c’est bien, mais ça a aussi des inconvénients puisque lorsque j’ai contacté (en premier) Pierig (vous vous souvenez peut-être que je lui avais demandé son adresse mail sur le FDTEDR), j’avais calculé le temps nécessaire pour faire 3 planches... C’est donc normal que l’on ait dépassé de quelques mois l’anniversaire de BDThèque : le 1er mai. C'est un peu la faute à chacun et à tout le monde. D'ailleurs, si je n'avais pas décidé de poster la BD, sans qu'elle soit terminée (oui, cela fait quelques mois qu'on n'a plus de nouvelles d'Iannick, qui laisse son histoire non terminée), on y serait encore. Ce n'est pas entièrement sa faute si on est autant au retard, mais à un moment, j'ai bien dû donner une date définitive. D'ailleurs Iannick, si tu passes par là, on ne t'en veut pas (c'est juste dommage de ne pas finir une histoire), reviens nous dire bonjour sur le site !!! C’est dommage, mais ça n’enlève rien au boulot de chacun, à mes coups de stress et à la sincérité du projet. De plus, si l'idée vous plaît, dans quelques jours (et grâce à un site d'auto-édition), l'album sera disponible en livre papier (Alix, il y en a de commandé pour toi, normalement, il aurait dû arriver chez toi avant que tu puisses lire ces lignes, mais ça allait nous mettre encore plus en retard). Et puis finalement, on s'est bien amusé à faire ce projet, personnellement, j'ai beaucoup progressé en dessin (et dans la création d'une BD). D'ailleurs, pour quelques posteurs, vous pourrez vous amuser à vous retrouver dans nos planches (pour toutes les références à trouver autour des posteurs/des private joke du site/ des références aux BD, on peut créer un sujet de forum). On espère que lorsque vous lirez ce livre (sur votre ordinateur ou en vrai), vous ressentirez le plaisir que l’on a eu en bossant dessus et l’amour qu’on porte au site (malgré certains retards –j’en ai fait des mails de rappels- ou certains moments moins cools ou on n'était pas d’accord –plus rares-). Voilà, depuis le temps que ce projet traîne, je peux enfin vous le présenter : cet hommage à Alix, BDThèque, les visiteurs du site et aussi, au 9ème art. D'ailleurs, la série "Les belles histoires de l'oncle Alix" n'est pas terminée... Si vous (tous les membres du site) avez envie d'écrire/dessiner d'autres histoires dessus, on vous laisse même un compte sur TheBookEdition (et peut-être notre participation, même si personnellement, je ne me ré-investirai pas en tant que "chef de projet" dans un truc aussi énorme, mais bon, pour les 10 ans, il fallait marquer le coup). Bonne lecture !!! (et A+ sur le blog où se trouve le livre en format numérique et le making-of de la BD http://trofan2bdtheque.over-blog.com/ ) Le titre ne vous rappelle pas des souvenirs ? ;)