Lectrice plutôt novice dans le monde de la BD, c'est mon mari (NDM : kikou, ça va?) qui se charge de mon éducation dans ce domaine... Il m'a offert "Gisèle et Béatrice" pour Noël.
Le packaging très sympa m'a intriguée : une jolie pochette dans laquelle est glissée cette petite BD coquine. Tout d'abord, j'ai tout de suite accroché aux expressions de ces protagonistes ; c'est excessivement bien rendu!
Quant au pitch ; une employée qui bosse pour sa reconnaissance et que son patron aimerait voir faire d'autres efforts, plus "physiques"! ;o)
Mais tel est pris qui voulait prendre...Je ne vous en dis pas plus pour ne pas en dévoiler trop. Annoncé comme "érotique", c'est assez soft et c'est appréciable. Pas de gros plans "gynéco", mais de jolies courbes sensuelles...De très beaux dessins!
Bref,un bon moment de détente, une belle découverte qui me donne envie d'en connaître plus sur cet auteur (Feroumont). Je pense que je vais me lancer dans la lecture du "Royaume". C'est pas si mal la BD finalement! (NDM : Excellente idée)
Une incursion en terre soviétique vue du côté allemand.
Le personnage principal de l'histoire, c'est le froid de l'hiver '43.
L'histoire tient la route, même si on peut émettre des réserves sur certaines répliques un peu "faciles".
C'est graphiquement pas mal fait.
Speltens se débrouille bien avec les effets spéciaux des couleurs à l'ordi (décors et ciels magnifiques), mais parfois exagère (manque de naturel d'une locomotive à l'arrêt vue de 3/4 qui ressemble quasi à du mauvais Bilal ...)
Le dessin de Speltens manque aussi ci et là de vie ; ça reste assez figé dans les personnages qui manquent également de signes distinctifs, mise à part les lunettes et les couleurs de cheveux.
APRES LECTURE DU TOME 2 :
Ça décolle sérieusement.
A sa lecture, l'on suit essentiellement deux personnages, ce qui rend le récit plus présent et attachant que pour le 1er tome.
Un travail de fond sur les dialogues les rend ici tout simplement parfaits de justesse ! Bravo !
Très beau travail de restitution graphique du matériel militaire. Pour seul bémol, c'est dommage que l'auteur-dessinateur-coloriste-graphiste n'ait pas été aussi assidu sur le rendu visuel des locomotives à vapeur, dont le restitution n'est pas à la hauteur du superbe graphisme des décors en général, des chars, ou des avions. Ces magnifiques locos de type 150 qui tractaient les convois sont ici comme dans le 1er tome, assez simplifiées, et souvent noyées partiellement dans des vapeurs de pistons ou de cheminée, pour éluder par ce tour de passe-passe, la certes difficile et laborieuse, mais ô combien gratifiante, reproduction correcte.
L'on reconnaît dans ce deuxième tome assez facilement les personnages principaux, mais le dessin, certes beau, garde une certaine tendance au statisme.
Superbe couverture pour les deux tomes.
Un quasi sans faute et un bon 4,2/5
Cette nouvelle édition est une merveille aussi bien sur la forme que sur le fond. Il aurait été dommage que cette série débutée en 2005 soit abandonnée à son funeste sort. Le lecteur est véritablement emporté par cette histoire où la psychologie joue le rôle maîtresse. Notre héros est un psycho-investigateur qui aide la police comme le fait le célèbre mentaliste sur la première chaîne.
La réussite est surtout scénaristique car toutes ces enquêtes ont un fil conducteur. Certes, les personnages peuvent apparaître comme stéréotypées mais on s'incline devant une telle maîtrise de l'intrigue. La couverture découpée en puzzle est magnifique. Elle symbolise l'entrée dans la conscience d'une personne disparue. Je suis époustouflé par une telle qualité. Que dire également du final qui se termine en apothéose? Bref, cette lecture dans une plongée de l'esprit vaut réellement le coup.
Ce titre fait partie de la sélection 2014 des bd que je dois lire dans le cadre de leur notation pour le prix de l'association des comités d'entreprise de ma région. la bibliothécaire m'a prévenu que la plupart des bd n'étaient guère joyeuses. J'ai compris que je ne devais surtout pas être dépressif avant d'entamer la lecture.
Melvile est une histoire bien triste qui est arrivée à un homme qui a trompé son épouse enceinte de leur premier enfant. On voit ce qui arrive à ceux qui bafouent la fidélité érigée en valeur absolue d'une société américaine bien puritaine. J'ai surtout apprécié l'ambiance de cette ville perdue dans une immense forêt.
Bon, le coup de l'écrivain en panne d'inspiration, je connais et j'ai heureusement passé outre. Pour le reste, on ne lâche pas une seconde ce récit prenant. Il y aura des révélations bien fracassantes qui prennent au coeur.
Par ailleurs, et pour ne rien gâcher, le graphisme est somptueux avec un décor plus que soigné. Nous avons une oeuvre mûrement réfléchie et bien réalisée par un auteur qui promet.
Il n'y a rien à ajouter sur le fait que Fabien Nury confirme tout son talent de scénariste avec cette nouvelle série. C'est même une consécration pour lui ! Quant à Thierry Robin, on le connaît depuis longtemps et il parvient toujours à améliorer son graphisme avec un trait anguleux qui décrit bien la folie de ce régime communiste. Cette association entre ces deux auteurs fonctionne à merveille pour le plus grand plaisir des lecteurs.
En guise d'avertissement préalable, les auteurs ont tenu à préciser que cette histoire demeure une fiction. A la lecture de ce récit, on pourrait en douter car tout semble malheureusement très crédible. La mort de ce terrible dictateur nous permet d'entrer dans les arcanes de la lutte pour le pouvoir suprême.
Au cours de ce premier tome dénommé agonie, le ministre de l'intérieur à savoir Béria semble avoir une longueur d'avance. On se réjouit de découvrir qu'il sera supplanté par Nikita Khrouchtchev tant il semble un homme mauvais. Il nous reste à découvrir la manière dont cela va se traduire plus concrètement...
Ajout à l'avis initial suite à la lecture du second tome
C'est désormais comme un engagement, je souhaite finir les séries que j'ai commencées et dont j'ai apprécié le premier tome. Souvent, on s'emballe puis cela retombe. Une note objective doit tenir compte de l'intégralité d'une série. Quand il s'agit d'un diptyque, je pense que cela se confirme d'autant.
Le second tome ne m'a pas déçu. Il reste dans la droite ligne du premier avec une évolution de l'histoire dont nous connaissons la réponse de manière historique. Béria était l'homme fort. Le système qu'il a mis en place va se retourner contre lui. On se rend compte de cette folie collective de ces apparatchiks qui ont fait des millions de morts au nom de leur combat contre le capitalisme. C'est un beau tableau mais terrifiant et souvent absurde de cette société pas comme les autres. Les Russes sont décidément un peuple à part et à côté de l'Histoire.
Je connaissais cette série de réputation mais je ne l'avais jamais lue.
La réédition grand format "Latitudes" proposée par Ki-oon me permet donc de remédier à ce manque à ma culture.
Les tomes de cette réédition regroupent chacun deux tomes de la série de départ ce qui fait qu'on se retrouve avec un énorme pavé dans les mains, à la fois volumineux en hauteur/largeur mais aussi en épaisseur... Je savais que la réédition était dans un plus grand format que l'original, mais j'avoue que le résultat est bien au-delà de ce à quoi je m'attendais et personnellement, je trouve cela trop gros... Pour moi le manga se doit d'être compact !
Hormis ces considérations volumiques, j'ai bien apprécié la lecture des deux premiers tomes, Kaoru Mori, comme dans sa série Bride Stories nous fait partager sa passion pour un lieu et une époque (il s'agit ici de suivre une jeune soubrette dans l'Angleterre victorienne) au travers d'une histoire tout à la fois instructive, drôle, sympathique et attachante. Elle n'hésite pas à bousculer ses personnages et à faire prendre à son histoire des tournants inattendus.
Le tome 2 complique contre toute attente (ou presque) un peu plus cette histoire d'amour impossible...
Le tome 3 est d'une grande intensité. On y découvre comment le pouvoir et l'argent peuvent mener à de bien sombres actions ou tout simplement à la négation du bonheur des siens. Certains personnages féminins n'y sont vraiment pas ménagés, que ce soit par les mots ou par les actes. Pour moi la série prend vraiment de l'épaisseur à ce stade et mérite une étoile supplémentaire. Le calme et l'élégance des premier tomes laissent place progressivement à une dure réalité d'une haute société londonienne enfermée dans ses luttes de classes et pas toujours très fréquentable.
Le tome 4 est surprenant car il marque la fin de l'intrigue principale et personnellement, je m'attendais à une plus grande aventure en Amérique. Cette partie-là me semble un peu vite passée et aurait pu donner lieu à un développement plus... développé et surtout plus dramatique selon moi. Ceci étant, j'aime assez les chapitres bonus de la seconde partie, notamment celui qui se déroule lors de l'exposition universelle. Je n'ai pas bien saisi le lien entre l'intrigue principale et l'histoire du vieux et de sa demoiselle "de compagnie"... j'ai dû zapper un truc quelque part...
Le 5ème et dernier tome enchaine plusieurs chapitres "bonus" (jeunesse des personnages, personnages secondaires, animaux de compagnie oubliés lors d'un pic-nic, journée shopping des femmes de chambre) avant de terminer avec l'épilogue de l'intrigue principale. J'ai beaucoup aimé les petits apartés de début de volume, que ce soit pour ce qu'ils nous apprennent sur les personnages de la série que pour la poésie ou la beauté des dessins et j'ai accueilli avec bonheur ce dernier chapitre qui conclut cette belle histoire d'amour.
La seule chose qui me manque ? Un trombinoscope et un schéma des liens entre les personnages, j'avoue que je suis parfois perdue... surtout que pas mal de blondinets se ressemblent un peu ;)
Le dessin est de très bonne facture, bien que moins ciselé que celui de Bride Stories il est tout de même très réussi. J'aime aussi beaucoup les fins de volumes dans lesquels l'auteure interpelle le lecteur de manière plutôt drôle.
La réédition s'est faite en 5 tomes, à un rythme de publication relativement lent je trouve, sans doute pour ménager le budget des lecteurs.
Franchement bien, mais format trop gros à mon goût.
Je tire mon chapeau à Jean-Louis Marco qui nous livre cet étonnant récit , ou je devrais dire trois histoires courtes de Fantasy regroupées dans un seul et même volume. J'avoue avoir passé un très bon moment durant la lecture des mémoires de ce guerrier qui est en réalité un mercenaire sans peur et sans reproche, mais surtout sans foi ni loi.
C'est l'originalité de l'histoire qui m'a beaucoup surpris. Pour faire un rapide résumé de ce one shot on peut dire que l'auteur nous met en présence avec un vieillard qui conte à son petit-fils les péripéties de sa tumultueuse jeunesse où géants , gobelins et magie alimentaient son quotidien.
Cette histoire de Fantasy sort vraiment du lot car il est rare qu'un ouvrage de ce type soit abordé de cette manière. Il est vrai que de suivre les aventures d'un mercenaire narrées par lui-même à la fin de sa vie est vraiment une idée originale. De mémoire je ne pense pas avoir déjà lu un récit ou des récits fantastiques traités de cette façon , mais bon là je me répète .
J'en viens donc au dessin qui même s'il est agréable ne m'a pas énormément plu . Ce style de graphisme n'est pas ma tasse de thé, mais à mon avis il s'accorde malgré tout assez bien au récit.
Alors si comme moi vous avez l'occasion de vous procurer ce one-shot, n'hésitez pas car vous passerez un bon moment.
(Mal ?) Heureux celui qui connaîtra les affections du vagabondage en vésanie. Psychonaute ébahi, fuguant au contrepoint désenchanté du sans issue, bringuebalé selon les six mouvements fulgurants d’une sonate graphique polymorphe. Les sens dessus dessous.
[Agnosie…] Assailli d’images aberrantes, hagard sous l’entrelacs mouvant du pandémonium rétinien d’Éva. [Claustrophobie…] Reclus de passage, empruntant l’oppression et le désespoir tandis que Soledad lui fera la visite chaotique et vertigineuse de sa prison séquentielle, infrangible. [Synesthésie…] Les yeux ivres du bruit, des onomatopées rémanentes ; hystérèse de sons matérialisés qui impriment la vue, envahissent l’esprit longtemps après leur genèse : un don ou peut-être une damnation pour Lola. [Aphasie…] Et puisque parler ne signifiera rien, lire. Lire avec Miranda. Lire encore. De toute part, dans tous les coins. Abreuvé à l’abondance des mots, de ses maux ; inondé d’écrits asphyxiant une histoire sans paroles et sans fin. [Akinétopsie…] Dans une sensation paradoxale de course figée, poursuivre. Le regard floué, comme pris au piège d’un kinétoscope capricieux corrompant la cinétique, hoquetant les trajectoires jusqu’à ne percevoir qu’un brouillard de sillages pointillés. [Prosopagnosie…] Pour se noyer, bouffé dans un anonymat universel. À l’instar d’Olivia, ne plus reconnaître personne au milieu de cette humanité kidnappée, banalisée par l’unie forme des voix, par ces visages qui délèguent les émotions à de chiches smileys basiques, ridicules. Maintenant, untel n’est qu’un jumeau perpétuel, et terrifiant…
Glossaire exotique. Barbarie eurythmique de connexions au réel pathologiquement biaisées, habilement offerte au cœur de ces quotidiens opprimés et peu réjouissants. Des landerneaux profilés, incarnés par l’acte de scénographie, déconstruits selon la dynamique interne d’un tissu narratif transfigurant les fils de son langage. Lorsque le ramdam explose en bulles, que les sages cases muent en cages agitées, quand l’idiome bâillonne le récit en usurpant tout l’espace ou que les objets violent les frontières iconiques, la sémantique du Neuvième campe son meilleur rôle. Affranchi de ses carcans, le signifiant entre en résonnance avec le signifié. Les motifs expérimentaux rapportent, donnent corps aux symptômes, restituent visuellement chaque trouble mental, extériorisent un énoncé limpide de l’invisible qui éclaire instantanément la perception.
Interprétations bien sûr ! Processus attaché à son irrésistible subjectivité, épargné d’une investigation rigoureuse, trop médicale. Au liseré de la psychanalyse, une bourlingue noologique et un exposé nosologique, évidents, (dé)figurés dans des tableaux provisoires, à vivre intensément. Cette esquisse de la démence ausculte, apostrophe, et hypnotise à travers son chromatisme changeant, d’un froid psychiatrique. Corsetant ses rares tonalités dans un gris étouffant. Des roses, bleus, jaunes aseptisés : vision dépolie. Le voile interposé, comme une ultime intention pudique, lorsque les victimes seront « foutues à poil » - littéralement si l’on s’en tient à l’introduction de chaque chronique (je vous laisse la surprise) -
L’audacieux poussera loin, tenté aux hasards du décryptage métaphorique. Trop loin ? On s’accordera le droit d’esquiver cet exercice, quoique gratifiant, souventefois gonadoclaste. Il y a tant. « Diagnostics » sillonne son univers propre, conjugue les thèmes (fantastique, science-fiction, polar, intimisme…) et les styles, sous une signature artistique labile, aux cousinages de l’Indé métissé Nouveau Continent. En éprouvant les codes, la grammaire du médium, son laboratoire de papier aiguise le plaisir par l’introspection de la mécanique bande dessinée. Au-delà d’éventuels alibis pour triturer la lexicologie des planches, dans l’exploration de ces déséquilibres, il caresse la folie, tout simplement : relatant six héroïnes et leurs difficultés à exister, dévalant des routes à sens unique, irrémédiables. Une dramaturgie retenue et intelligente, belle à faire tressaillir la moelle épinière… Et à la clôture de ces évocations percutantes et désemparées, s’étonner à sourire.
Singulier. Brillant.
Asylum est un des tous meilleurs albums de la collection la grande évasion, si ce n'est le meilleur. L'univers carcéral imaginé est très réussi. La classification des prisonniers par couleurs et la gestion de la prison par une entité artificielle despotique, ou encore la localisation secrète du lieu forment une base intéressante. Les personnages sont volontairement énigmatiques, on ne sait rien sur eux, ni qui ils sont ni pourquoi ils sont là. A coté de ça c'est surtout la construction du récit qui fait mouche. La manière qui nous fait progressivement découvrir les rouages de cet endroit insolite est une vraie réussite.
Et puis le coté évasion ne fait pas plaqué artificiellement pour coller au thème. D'ailleurs elle arrive assez tard dans le récit. Ce n'est pas la plus spectaculaire de la collection, mais elle a le mérite d'être très cohérente avec le reste de l'histoire, et c'est un bon point.
J'ai également adoré le dessin. Déjà le style en lui même me plait beaucoup. Et puis il met superbement en lumière le scénario. Que ce soit les détails de la prison, les androïdes ou les costumes des détenus, tout est soigné, esthétique et contribue fortement à la qualité de cet album.
3.5
J'aime beaucoup ce que fait Chaland en général et Captivant n'échappe pas à la règle !
Chaland et son complice Cornillon (que je découvre et il est bon quoique je préfère Chaland) s'amusent à créer des fausses bandes dessinées des années 50 et si comme moi on aime la vieille bd, cela devient vite jouissif et je trouve qu'ils ont bien cerné les clichés de la bd de cette époque. J'aime surtout la parodie de Lovecraft et les fausses couvertures d'une série imaginaire.
Attention, l'humour va parfois un peu loin (il y a notamment une histoire où les noirs sont présentés comme une sous-race) et si on n'aime pas ce style d'humour on risque de s'énerver en lisant cet album.
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Gisèle et Béatrice
Lectrice plutôt novice dans le monde de la BD, c'est mon mari (NDM : kikou, ça va?) qui se charge de mon éducation dans ce domaine... Il m'a offert "Gisèle et Béatrice" pour Noël. Le packaging très sympa m'a intriguée : une jolie pochette dans laquelle est glissée cette petite BD coquine. Tout d'abord, j'ai tout de suite accroché aux expressions de ces protagonistes ; c'est excessivement bien rendu! Quant au pitch ; une employée qui bosse pour sa reconnaissance et que son patron aimerait voir faire d'autres efforts, plus "physiques"! ;o) Mais tel est pris qui voulait prendre...Je ne vous en dis pas plus pour ne pas en dévoiler trop. Annoncé comme "érotique", c'est assez soft et c'est appréciable. Pas de gros plans "gynéco", mais de jolies courbes sensuelles...De très beaux dessins! Bref,un bon moment de détente, une belle découverte qui me donne envie d'en connaître plus sur cet auteur (Feroumont). Je pense que je vais me lancer dans la lecture du "Royaume". C'est pas si mal la BD finalement! (NDM : Excellente idée)
L'Armée de l'ombre
Une incursion en terre soviétique vue du côté allemand. Le personnage principal de l'histoire, c'est le froid de l'hiver '43. L'histoire tient la route, même si on peut émettre des réserves sur certaines répliques un peu "faciles". C'est graphiquement pas mal fait. Speltens se débrouille bien avec les effets spéciaux des couleurs à l'ordi (décors et ciels magnifiques), mais parfois exagère (manque de naturel d'une locomotive à l'arrêt vue de 3/4 qui ressemble quasi à du mauvais Bilal ...) Le dessin de Speltens manque aussi ci et là de vie ; ça reste assez figé dans les personnages qui manquent également de signes distinctifs, mise à part les lunettes et les couleurs de cheveux. APRES LECTURE DU TOME 2 : Ça décolle sérieusement. A sa lecture, l'on suit essentiellement deux personnages, ce qui rend le récit plus présent et attachant que pour le 1er tome. Un travail de fond sur les dialogues les rend ici tout simplement parfaits de justesse ! Bravo ! Très beau travail de restitution graphique du matériel militaire. Pour seul bémol, c'est dommage que l'auteur-dessinateur-coloriste-graphiste n'ait pas été aussi assidu sur le rendu visuel des locomotives à vapeur, dont le restitution n'est pas à la hauteur du superbe graphisme des décors en général, des chars, ou des avions. Ces magnifiques locos de type 150 qui tractaient les convois sont ici comme dans le 1er tome, assez simplifiées, et souvent noyées partiellement dans des vapeurs de pistons ou de cheminée, pour éluder par ce tour de passe-passe, la certes difficile et laborieuse, mais ô combien gratifiante, reproduction correcte. L'on reconnaît dans ce deuxième tome assez facilement les personnages principaux, mais le dessin, certes beau, garde une certaine tendance au statisme. Superbe couverture pour les deux tomes. Un quasi sans faute et un bon 4,2/5
Psycho-Investigateur (Simon Radius)
Cette nouvelle édition est une merveille aussi bien sur la forme que sur le fond. Il aurait été dommage que cette série débutée en 2005 soit abandonnée à son funeste sort. Le lecteur est véritablement emporté par cette histoire où la psychologie joue le rôle maîtresse. Notre héros est un psycho-investigateur qui aide la police comme le fait le célèbre mentaliste sur la première chaîne. La réussite est surtout scénaristique car toutes ces enquêtes ont un fil conducteur. Certes, les personnages peuvent apparaître comme stéréotypées mais on s'incline devant une telle maîtrise de l'intrigue. La couverture découpée en puzzle est magnifique. Elle symbolise l'entrée dans la conscience d'une personne disparue. Je suis époustouflé par une telle qualité. Que dire également du final qui se termine en apothéose? Bref, cette lecture dans une plongée de l'esprit vaut réellement le coup.
Melvile
Ce titre fait partie de la sélection 2014 des bd que je dois lire dans le cadre de leur notation pour le prix de l'association des comités d'entreprise de ma région. la bibliothécaire m'a prévenu que la plupart des bd n'étaient guère joyeuses. J'ai compris que je ne devais surtout pas être dépressif avant d'entamer la lecture. Melvile est une histoire bien triste qui est arrivée à un homme qui a trompé son épouse enceinte de leur premier enfant. On voit ce qui arrive à ceux qui bafouent la fidélité érigée en valeur absolue d'une société américaine bien puritaine. J'ai surtout apprécié l'ambiance de cette ville perdue dans une immense forêt. Bon, le coup de l'écrivain en panne d'inspiration, je connais et j'ai heureusement passé outre. Pour le reste, on ne lâche pas une seconde ce récit prenant. Il y aura des révélations bien fracassantes qui prennent au coeur. Par ailleurs, et pour ne rien gâcher, le graphisme est somptueux avec un décor plus que soigné. Nous avons une oeuvre mûrement réfléchie et bien réalisée par un auteur qui promet.
La Mort de Staline
Il n'y a rien à ajouter sur le fait que Fabien Nury confirme tout son talent de scénariste avec cette nouvelle série. C'est même une consécration pour lui ! Quant à Thierry Robin, on le connaît depuis longtemps et il parvient toujours à améliorer son graphisme avec un trait anguleux qui décrit bien la folie de ce régime communiste. Cette association entre ces deux auteurs fonctionne à merveille pour le plus grand plaisir des lecteurs. En guise d'avertissement préalable, les auteurs ont tenu à préciser que cette histoire demeure une fiction. A la lecture de ce récit, on pourrait en douter car tout semble malheureusement très crédible. La mort de ce terrible dictateur nous permet d'entrer dans les arcanes de la lutte pour le pouvoir suprême. Au cours de ce premier tome dénommé agonie, le ministre de l'intérieur à savoir Béria semble avoir une longueur d'avance. On se réjouit de découvrir qu'il sera supplanté par Nikita Khrouchtchev tant il semble un homme mauvais. Il nous reste à découvrir la manière dont cela va se traduire plus concrètement... Ajout à l'avis initial suite à la lecture du second tome C'est désormais comme un engagement, je souhaite finir les séries que j'ai commencées et dont j'ai apprécié le premier tome. Souvent, on s'emballe puis cela retombe. Une note objective doit tenir compte de l'intégralité d'une série. Quand il s'agit d'un diptyque, je pense que cela se confirme d'autant. Le second tome ne m'a pas déçu. Il reste dans la droite ligne du premier avec une évolution de l'histoire dont nous connaissons la réponse de manière historique. Béria était l'homme fort. Le système qu'il a mis en place va se retourner contre lui. On se rend compte de cette folie collective de ces apparatchiks qui ont fait des millions de morts au nom de leur combat contre le capitalisme. C'est un beau tableau mais terrifiant et souvent absurde de cette société pas comme les autres. Les Russes sont décidément un peuple à part et à côté de l'Histoire.
Emma (Mori)
Je connaissais cette série de réputation mais je ne l'avais jamais lue. La réédition grand format "Latitudes" proposée par Ki-oon me permet donc de remédier à ce manque à ma culture. Les tomes de cette réédition regroupent chacun deux tomes de la série de départ ce qui fait qu'on se retrouve avec un énorme pavé dans les mains, à la fois volumineux en hauteur/largeur mais aussi en épaisseur... Je savais que la réédition était dans un plus grand format que l'original, mais j'avoue que le résultat est bien au-delà de ce à quoi je m'attendais et personnellement, je trouve cela trop gros... Pour moi le manga se doit d'être compact ! Hormis ces considérations volumiques, j'ai bien apprécié la lecture des deux premiers tomes, Kaoru Mori, comme dans sa série Bride Stories nous fait partager sa passion pour un lieu et une époque (il s'agit ici de suivre une jeune soubrette dans l'Angleterre victorienne) au travers d'une histoire tout à la fois instructive, drôle, sympathique et attachante. Elle n'hésite pas à bousculer ses personnages et à faire prendre à son histoire des tournants inattendus. Le tome 2 complique contre toute attente (ou presque) un peu plus cette histoire d'amour impossible... Le tome 3 est d'une grande intensité. On y découvre comment le pouvoir et l'argent peuvent mener à de bien sombres actions ou tout simplement à la négation du bonheur des siens. Certains personnages féminins n'y sont vraiment pas ménagés, que ce soit par les mots ou par les actes. Pour moi la série prend vraiment de l'épaisseur à ce stade et mérite une étoile supplémentaire. Le calme et l'élégance des premier tomes laissent place progressivement à une dure réalité d'une haute société londonienne enfermée dans ses luttes de classes et pas toujours très fréquentable. Le tome 4 est surprenant car il marque la fin de l'intrigue principale et personnellement, je m'attendais à une plus grande aventure en Amérique. Cette partie-là me semble un peu vite passée et aurait pu donner lieu à un développement plus... développé et surtout plus dramatique selon moi. Ceci étant, j'aime assez les chapitres bonus de la seconde partie, notamment celui qui se déroule lors de l'exposition universelle. Je n'ai pas bien saisi le lien entre l'intrigue principale et l'histoire du vieux et de sa demoiselle "de compagnie"... j'ai dû zapper un truc quelque part... Le 5ème et dernier tome enchaine plusieurs chapitres "bonus" (jeunesse des personnages, personnages secondaires, animaux de compagnie oubliés lors d'un pic-nic, journée shopping des femmes de chambre) avant de terminer avec l'épilogue de l'intrigue principale. J'ai beaucoup aimé les petits apartés de début de volume, que ce soit pour ce qu'ils nous apprennent sur les personnages de la série que pour la poésie ou la beauté des dessins et j'ai accueilli avec bonheur ce dernier chapitre qui conclut cette belle histoire d'amour. La seule chose qui me manque ? Un trombinoscope et un schéma des liens entre les personnages, j'avoue que je suis parfois perdue... surtout que pas mal de blondinets se ressemblent un peu ;) Le dessin est de très bonne facture, bien que moins ciselé que celui de Bride Stories il est tout de même très réussi. J'aime aussi beaucoup les fins de volumes dans lesquels l'auteure interpelle le lecteur de manière plutôt drôle. La réédition s'est faite en 5 tomes, à un rythme de publication relativement lent je trouve, sans doute pour ménager le budget des lecteurs. Franchement bien, mais format trop gros à mon goût.
Mémoires d'un Guerrier
Je tire mon chapeau à Jean-Louis Marco qui nous livre cet étonnant récit , ou je devrais dire trois histoires courtes de Fantasy regroupées dans un seul et même volume. J'avoue avoir passé un très bon moment durant la lecture des mémoires de ce guerrier qui est en réalité un mercenaire sans peur et sans reproche, mais surtout sans foi ni loi. C'est l'originalité de l'histoire qui m'a beaucoup surpris. Pour faire un rapide résumé de ce one shot on peut dire que l'auteur nous met en présence avec un vieillard qui conte à son petit-fils les péripéties de sa tumultueuse jeunesse où géants , gobelins et magie alimentaient son quotidien. Cette histoire de Fantasy sort vraiment du lot car il est rare qu'un ouvrage de ce type soit abordé de cette manière. Il est vrai que de suivre les aventures d'un mercenaire narrées par lui-même à la fin de sa vie est vraiment une idée originale. De mémoire je ne pense pas avoir déjà lu un récit ou des récits fantastiques traités de cette façon , mais bon là je me répète . J'en viens donc au dessin qui même s'il est agréable ne m'a pas énormément plu . Ce style de graphisme n'est pas ma tasse de thé, mais à mon avis il s'accorde malgré tout assez bien au récit. Alors si comme moi vous avez l'occasion de vous procurer ce one-shot, n'hésitez pas car vous passerez un bon moment.
Diagnostics
(Mal ?) Heureux celui qui connaîtra les affections du vagabondage en vésanie. Psychonaute ébahi, fuguant au contrepoint désenchanté du sans issue, bringuebalé selon les six mouvements fulgurants d’une sonate graphique polymorphe. Les sens dessus dessous. [Agnosie…] Assailli d’images aberrantes, hagard sous l’entrelacs mouvant du pandémonium rétinien d’Éva. [Claustrophobie…] Reclus de passage, empruntant l’oppression et le désespoir tandis que Soledad lui fera la visite chaotique et vertigineuse de sa prison séquentielle, infrangible. [Synesthésie…] Les yeux ivres du bruit, des onomatopées rémanentes ; hystérèse de sons matérialisés qui impriment la vue, envahissent l’esprit longtemps après leur genèse : un don ou peut-être une damnation pour Lola. [Aphasie…] Et puisque parler ne signifiera rien, lire. Lire avec Miranda. Lire encore. De toute part, dans tous les coins. Abreuvé à l’abondance des mots, de ses maux ; inondé d’écrits asphyxiant une histoire sans paroles et sans fin. [Akinétopsie…] Dans une sensation paradoxale de course figée, poursuivre. Le regard floué, comme pris au piège d’un kinétoscope capricieux corrompant la cinétique, hoquetant les trajectoires jusqu’à ne percevoir qu’un brouillard de sillages pointillés. [Prosopagnosie…] Pour se noyer, bouffé dans un anonymat universel. À l’instar d’Olivia, ne plus reconnaître personne au milieu de cette humanité kidnappée, banalisée par l’unie forme des voix, par ces visages qui délèguent les émotions à de chiches smileys basiques, ridicules. Maintenant, untel n’est qu’un jumeau perpétuel, et terrifiant… Glossaire exotique. Barbarie eurythmique de connexions au réel pathologiquement biaisées, habilement offerte au cœur de ces quotidiens opprimés et peu réjouissants. Des landerneaux profilés, incarnés par l’acte de scénographie, déconstruits selon la dynamique interne d’un tissu narratif transfigurant les fils de son langage. Lorsque le ramdam explose en bulles, que les sages cases muent en cages agitées, quand l’idiome bâillonne le récit en usurpant tout l’espace ou que les objets violent les frontières iconiques, la sémantique du Neuvième campe son meilleur rôle. Affranchi de ses carcans, le signifiant entre en résonnance avec le signifié. Les motifs expérimentaux rapportent, donnent corps aux symptômes, restituent visuellement chaque trouble mental, extériorisent un énoncé limpide de l’invisible qui éclaire instantanément la perception. Interprétations bien sûr ! Processus attaché à son irrésistible subjectivité, épargné d’une investigation rigoureuse, trop médicale. Au liseré de la psychanalyse, une bourlingue noologique et un exposé nosologique, évidents, (dé)figurés dans des tableaux provisoires, à vivre intensément. Cette esquisse de la démence ausculte, apostrophe, et hypnotise à travers son chromatisme changeant, d’un froid psychiatrique. Corsetant ses rares tonalités dans un gris étouffant. Des roses, bleus, jaunes aseptisés : vision dépolie. Le voile interposé, comme une ultime intention pudique, lorsque les victimes seront « foutues à poil » - littéralement si l’on s’en tient à l’introduction de chaque chronique (je vous laisse la surprise) - L’audacieux poussera loin, tenté aux hasards du décryptage métaphorique. Trop loin ? On s’accordera le droit d’esquiver cet exercice, quoique gratifiant, souventefois gonadoclaste. Il y a tant. « Diagnostics » sillonne son univers propre, conjugue les thèmes (fantastique, science-fiction, polar, intimisme…) et les styles, sous une signature artistique labile, aux cousinages de l’Indé métissé Nouveau Continent. En éprouvant les codes, la grammaire du médium, son laboratoire de papier aiguise le plaisir par l’introspection de la mécanique bande dessinée. Au-delà d’éventuels alibis pour triturer la lexicologie des planches, dans l’exploration de ces déséquilibres, il caresse la folie, tout simplement : relatant six héroïnes et leurs difficultés à exister, dévalant des routes à sens unique, irrémédiables. Une dramaturgie retenue et intelligente, belle à faire tressaillir la moelle épinière… Et à la clôture de ces évocations percutantes et désemparées, s’étonner à sourire. Singulier. Brillant.
La Grande évasion - Asylum
Asylum est un des tous meilleurs albums de la collection la grande évasion, si ce n'est le meilleur. L'univers carcéral imaginé est très réussi. La classification des prisonniers par couleurs et la gestion de la prison par une entité artificielle despotique, ou encore la localisation secrète du lieu forment une base intéressante. Les personnages sont volontairement énigmatiques, on ne sait rien sur eux, ni qui ils sont ni pourquoi ils sont là. A coté de ça c'est surtout la construction du récit qui fait mouche. La manière qui nous fait progressivement découvrir les rouages de cet endroit insolite est une vraie réussite. Et puis le coté évasion ne fait pas plaqué artificiellement pour coller au thème. D'ailleurs elle arrive assez tard dans le récit. Ce n'est pas la plus spectaculaire de la collection, mais elle a le mérite d'être très cohérente avec le reste de l'histoire, et c'est un bon point. J'ai également adoré le dessin. Déjà le style en lui même me plait beaucoup. Et puis il met superbement en lumière le scénario. Que ce soit les détails de la prison, les androïdes ou les costumes des détenus, tout est soigné, esthétique et contribue fortement à la qualité de cet album.
Captivant
3.5 J'aime beaucoup ce que fait Chaland en général et Captivant n'échappe pas à la règle ! Chaland et son complice Cornillon (que je découvre et il est bon quoique je préfère Chaland) s'amusent à créer des fausses bandes dessinées des années 50 et si comme moi on aime la vieille bd, cela devient vite jouissif et je trouve qu'ils ont bien cerné les clichés de la bd de cette époque. J'aime surtout la parodie de Lovecraft et les fausses couvertures d'une série imaginaire. Attention, l'humour va parfois un peu loin (il y a notamment une histoire où les noirs sont présentés comme une sous-race) et si on n'aime pas ce style d'humour on risque de s'énerver en lisant cet album.