Je suis très mitigé sur ce comics à la sauce samouraï. Certes, le dessin de Georges Pratt est impressionnant. Imaginez une seconde le chaînon manquant entre Hugo Pratt (pour le trait) et Dave MacKean (pour les couleurs), difficile? Alors ouvrez cet album, ça vaut largement le coup d'oeil!
Mais côté scénario, il est beaucoup trop tôt pour juger. On a droit qu'à un début d'intrigue, et encore, à peine esquissé, les trois quarts de l'album étant bouffés par des flash-backs enchaînés les uns dans les autres. Mais le moins que le puisse dire c'est que l’objet n'est pas facile à suivre. On ne comprend pas toujours qui parle (je parle du texte-off), ni de quoi ça parle. Le passage d'une séquence à l'autre est souvent flou, on s'y perd rapidement. En même temps, on sent très bien que c'est pleinement voulu, mais on n'en comprend pas toujours l'utilité...
Je vais conseille d'attendre la suite avant de vous lancer dans l'aventure. Ca promet d'être intéressant mais c'est encore un peu tôt pour juger. Et surtout pour l'instant, on voit pas trop ce que fait Wolverine dans cet univers. Franchement, il aurait tout aussi bien s'appeler Jules, Tetsuo ou Takeshi, ça aurait pas changé grand chose, cela aurait juste fait un samouraï immortel de plus. Pourquoi dès lors utiliser ce personnage et la licence « Wolverine »? Mystère? Pour vendre plus? Pour faire encore grossir le compte en banque de Monsieur Stan Lee ?
Etrangement, on voit de plus en plus cette situation étrange dans le monde du comics mainstream : un héros traditionnel utilisé de manière nouvelle sans que, fondamentalement, il justifie sa présence (étant fort différent des us et coutumes du personnage d'origine). Après Catwoman qui aurait pu tout aussi bien être une nouvelle héroïne dans "Le Grand Braquage", c'est un peu pareil ici avec Wolverine, qui fait le grand écart, à la limite de l'écartèlement.
Argh ! Ai-je lu la même bd que les autres ? C’est bizarre mais les trois avis qui précèdent le mien semblent dire : c’est une mauvaise bd érotique. Ce en quoi je suis d’accord. A la différence de « Le déclic » ou « Le parfum de l’invisible » où Manara explorait des fantasmes purement sexuels, ici, l’amateur de cul restera sur sa faim, les scènes érotiques sont non seulement peu nombreuses mais surtout là pour pimenter un peu le tout de manière relativement artificielle. Mais pour moi, cet album est avant tout une fable politique. Pas foncièrement très fine mais très amusante. Une farce qui s’inscrit dans la grande tradition italienne qui va de Dante à Fellini. Bon, on est quand même loin du génie du grand Federico, mais c’est un album digne, amusant et pertinent, pour autant qu’on le considère pour ce qu’il est : une farce. L’idée de départ est plutôt pas mal : un nouveau Robespierre émerge et pousse le peuple à décapiter l’aristocratie médiatique, arguant que ces êtres supérieurs sont devenus les nouveaux aristocrates et se croient au-dessus du peuple. Manara rue dans les brancards, charge contre la télévision, les journalistes, les publicitaires, les vendeurs de divertissements pour spectateurs décérébrés. Et cela a quelque chose de …jouissif (si, si !). Ce n’est pas non plus d’une pertinence à toute épreuve, je pense que dans une certaine mesure l’argument de Manara tient moins en France qu’en Italie. En France, la culture a encore droit de cité à la télévision, le système médiatico-journalistique possède sa propre critique, puisque les intellectuels, qui sont souvent les plus virulents vis-à-vis de la télévision, font en même temps, contradiction suprême mais inévitable, partie de l’élite médiatique. En Italie, c’est très différent. Suffit de voir 3 minutes de la télé italienne pour comprendre l’agressivité et la caractère peu nuancé de l’attaque Manarienne, car s’il existe une télé poubelle qui a complètement abandonné son devoir éducatif et culturel pour tomber dans le racolage à deux balles, c’est la télé italienne ; même la télévision d’état (la Rai) est affligeante, alors je ne vous parle même pas des chaînes à Berlusconi. Entre nous, s’il y’a quelqu’un à décapiter (je parle au sens figuré, bien entendu), c’est bien cet être nauséabond qui transforme peu à peu l’Italie un tas de crétins aveuglés par la merde qu’on leur balance aux yeux…
Bon, évidemment, le dessin de "Sambre" est très beau. Ces teintes toutes en gris, noir et rouge, ça rend très bien (quoique certaines planches du tome 5 sont trop travaillées sous photoshop, je trouve). Et le scénario lui-même est également bon et bien narré.
J'aurais pourtant un reproche à faire (outre la longue période durant laquelle Yslaire avait abandonné la série entre les tomes 4 et 5). Je trouve le scénario trop mélodramatique. Tout va mal, tout va de plus en plus mal : une tragédie grecque (très joliment) mise en page en bande dessinée et transposée dans le décor de la révolution de 1848.
Alors, oui, c'est beau, oui, c'est bien, mais ça joue trop sur la corde sensible pour moi.
Ces trois albums, variations d'un même thème, partent d'une idée intéressante : point de départ (cinq premières cases et situation) identique, ainsi que la planche finale.
Loin d'être conceptuel, ce principe est utilisé d'une manière complètement naturelle pour raconter trois histoires entre les deux protagonistes. Amour, séparation, adultère, sentiments, tout cela en huis-clos dans une chambre d'hôtel.
Le thème n'est pas nouveau, c'est sûr. Néanmoins il est traité ici avec une certaine fraîcheur, et les sentiments exprimés par les deux amants, doux et amers au gré des pages et des variations, meublent ce petit espace, soulignés par le trait épuré et élégant de Peyraud.
J'avoue avoir une nette préférence pour le premier tome, probablement à cause de la fin qui me paraît plus ouverte, mais les deux autres se lisent également avec plaisir.
Par contre, à éviter si vous êtes réfractaire aux histoires fleur bleue.
Alan Moore version ABC Comics...
Sous des dehors de pulp's sans grande originalité, Moore cache son jeu et nous offre un comics qui positionne son héros en tant que héros de fiction proclamé, avec une petite réflexion sur le super héros, un mélange de Superman et de Batman et une réelle interrogation sur le rôle du super héros (avec la présence d'un lecteur de la BD dans la BD).
Plein d'idées là dessous, et le dessin de Sprouse bien fidèle à l'esprit du récit. Belle surprise donc, avec un premier tome honnête et un deuxième tome qui m'a nettement moins convaincu.
Certainement pas ce que Moore a fait de meilleur mais ça se laisse lire.
Quand j'ai découvert "Finkel", j'ai eu un flash bizarre, une furieuse impression de déjà vu... "Mais, j'ai déjà lu cette bédé... mais, c'est pas possible, c'est le premier tome et il vient de sortir..."
Bref, il m'a fallu quelques années pour retrouver l'endroit où j'avais lu "LAST"... et m'expliquer cette sensation vraiment étrange.
Donc, depuis la parution de "Finkel", "Last" qui, dans mon souvenir, m'avait beaucoup plu, n'offre plus guère qu'un intérêt historique.
Bref, mieux vaut éventuellement découvrir les premiers tomes de "Finkel", qui sont excellents (mais cette série s'essouffle tellement que c'est à se demander si ça vaut vraiment la peine).
Dur dur de donner un avis sur "Ikkyu".
D'une part, les dessins sont vraiment bien faits :
- la précision du trait est indéniable (le noir et blanc le rehaussant)
- alternance de sérieux et d'humoristique dans le graphisme
D'autre part, le scénario est (par moment) assez hermétique :
- profusion de noms japonais (pas toujours faciles à retenir)
- certains passages sont vraiment durs à comprendre ("mysticisme" boudhique et oriental oblige)
- précisions historiques nécessitant un minimum d'intérêt/connaissance pour le domaine
Pour l'instant, je n'ai lu que 2 tomes, mais je compte acheter les deux derniers (le deuxième m'ayant laissé une meilleure impression que le premier).
Je suis loin d'être un spécialiste en Comics comme les sieurs Marv' et Cassidy ici bas; mon avis est donc celui d'un néophyte et il est plutôt mitigé. Il est toujours intéressant de découvrir les origines d'un super héros surtout lorsqu'il est aussi ambigu que Daredevil. Miller semble d'ailleurs s'être fait une spécialité de ce genre d'histoire, ayant déjà produit "Batman année 1" pour DC Comics.
On découvre la jeunesse de Matt Murdock, toute l'ambiguité de sa destinée, sa conscience balançant régulièrement entre soif de vengeance et remise en cause de cette auto-justice. Ceci dit à aucun moment on ne remet vraiment en cause la légitimité des exécutions qu'il pratique, ce qui souligne un peu la limite de cette BD. Le personnage reste malgré cela intéressant, notamment sa relation avec Elektra dont on découvre les prémices.
Le dessin est tout à fait correct même s'il paraît un peu précipité parfois (il semble que le temps accordé à Romita ait été un peu court compte tenu de la quantité de pages à produire). On a donc au final un Comics intéressant (une constante chez Miller semble-t-il) mais qui n'a rien de révolutionnaire à mon avis.
Une petite histoire qui se lit rapidement dont la fin est assez surprenante. Les dessins ressemblent beaucoup à ceux de Gimenez, et ceux qui n'apprécient pas ceux de la Caste n'aimeront pas forcément ceux-ci.
L'homme ne peut pas échapper à son destin, il est fondamentalement mauvais mais heureusement qu'il a des gardes fous. Une fois de plus on rencontre un androïde humaniste et utopiste qui préfère sacrifier une partie de son intégrité de métal plutôt que voir l'Univers entre les mains d'un fou.
Une bd que j'avais bien aimée...Des gags certes assez courts mais parfois bien marrants...
Un dessin agréable et drôle s'il n'est toutefois pas très beau.
Bref je dirais qu'un album ou deux maximum dans une bibliothèque seront suffisants car c'est assez répétitif.
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Wolverine - Netsuke
Je suis très mitigé sur ce comics à la sauce samouraï. Certes, le dessin de Georges Pratt est impressionnant. Imaginez une seconde le chaînon manquant entre Hugo Pratt (pour le trait) et Dave MacKean (pour les couleurs), difficile? Alors ouvrez cet album, ça vaut largement le coup d'oeil! Mais côté scénario, il est beaucoup trop tôt pour juger. On a droit qu'à un début d'intrigue, et encore, à peine esquissé, les trois quarts de l'album étant bouffés par des flash-backs enchaînés les uns dans les autres. Mais le moins que le puisse dire c'est que l’objet n'est pas facile à suivre. On ne comprend pas toujours qui parle (je parle du texte-off), ni de quoi ça parle. Le passage d'une séquence à l'autre est souvent flou, on s'y perd rapidement. En même temps, on sent très bien que c'est pleinement voulu, mais on n'en comprend pas toujours l'utilité... Je vais conseille d'attendre la suite avant de vous lancer dans l'aventure. Ca promet d'être intéressant mais c'est encore un peu tôt pour juger. Et surtout pour l'instant, on voit pas trop ce que fait Wolverine dans cet univers. Franchement, il aurait tout aussi bien s'appeler Jules, Tetsuo ou Takeshi, ça aurait pas changé grand chose, cela aurait juste fait un samouraï immortel de plus. Pourquoi dès lors utiliser ce personnage et la licence « Wolverine »? Mystère? Pour vendre plus? Pour faire encore grossir le compte en banque de Monsieur Stan Lee ? Etrangement, on voit de plus en plus cette situation étrange dans le monde du comics mainstream : un héros traditionnel utilisé de manière nouvelle sans que, fondamentalement, il justifie sa présence (étant fort différent des us et coutumes du personnage d'origine). Après Catwoman qui aurait pu tout aussi bien être une nouvelle héroïne dans "Le Grand Braquage", c'est un peu pareil ici avec Wolverine, qui fait le grand écart, à la limite de l'écartèlement.
Révolution
Argh ! Ai-je lu la même bd que les autres ? C’est bizarre mais les trois avis qui précèdent le mien semblent dire : c’est une mauvaise bd érotique. Ce en quoi je suis d’accord. A la différence de « Le déclic » ou « Le parfum de l’invisible » où Manara explorait des fantasmes purement sexuels, ici, l’amateur de cul restera sur sa faim, les scènes érotiques sont non seulement peu nombreuses mais surtout là pour pimenter un peu le tout de manière relativement artificielle. Mais pour moi, cet album est avant tout une fable politique. Pas foncièrement très fine mais très amusante. Une farce qui s’inscrit dans la grande tradition italienne qui va de Dante à Fellini. Bon, on est quand même loin du génie du grand Federico, mais c’est un album digne, amusant et pertinent, pour autant qu’on le considère pour ce qu’il est : une farce. L’idée de départ est plutôt pas mal : un nouveau Robespierre émerge et pousse le peuple à décapiter l’aristocratie médiatique, arguant que ces êtres supérieurs sont devenus les nouveaux aristocrates et se croient au-dessus du peuple. Manara rue dans les brancards, charge contre la télévision, les journalistes, les publicitaires, les vendeurs de divertissements pour spectateurs décérébrés. Et cela a quelque chose de …jouissif (si, si !). Ce n’est pas non plus d’une pertinence à toute épreuve, je pense que dans une certaine mesure l’argument de Manara tient moins en France qu’en Italie. En France, la culture a encore droit de cité à la télévision, le système médiatico-journalistique possède sa propre critique, puisque les intellectuels, qui sont souvent les plus virulents vis-à-vis de la télévision, font en même temps, contradiction suprême mais inévitable, partie de l’élite médiatique. En Italie, c’est très différent. Suffit de voir 3 minutes de la télé italienne pour comprendre l’agressivité et la caractère peu nuancé de l’attaque Manarienne, car s’il existe une télé poubelle qui a complètement abandonné son devoir éducatif et culturel pour tomber dans le racolage à deux balles, c’est la télé italienne ; même la télévision d’état (la Rai) est affligeante, alors je ne vous parle même pas des chaînes à Berlusconi. Entre nous, s’il y’a quelqu’un à décapiter (je parle au sens figuré, bien entendu), c’est bien cet être nauséabond qui transforme peu à peu l’Italie un tas de crétins aveuglés par la merde qu’on leur balance aux yeux…
Sambre
Bon, évidemment, le dessin de "Sambre" est très beau. Ces teintes toutes en gris, noir et rouge, ça rend très bien (quoique certaines planches du tome 5 sont trop travaillées sous photoshop, je trouve). Et le scénario lui-même est également bon et bien narré. J'aurais pourtant un reproche à faire (outre la longue période durant laquelle Yslaire avait abandonné la série entre les tomes 4 et 5). Je trouve le scénario trop mélodramatique. Tout va mal, tout va de plus en plus mal : une tragédie grecque (très joliment) mise en page en bande dessinée et transposée dans le décor de la révolution de 1848. Alors, oui, c'est beau, oui, c'est bien, mais ça joue trop sur la corde sensible pour moi.
Grain de beauté
Ces trois albums, variations d'un même thème, partent d'une idée intéressante : point de départ (cinq premières cases et situation) identique, ainsi que la planche finale. Loin d'être conceptuel, ce principe est utilisé d'une manière complètement naturelle pour raconter trois histoires entre les deux protagonistes. Amour, séparation, adultère, sentiments, tout cela en huis-clos dans une chambre d'hôtel. Le thème n'est pas nouveau, c'est sûr. Néanmoins il est traité ici avec une certaine fraîcheur, et les sentiments exprimés par les deux amants, doux et amers au gré des pages et des variations, meublent ce petit espace, soulignés par le trait épuré et élégant de Peyraud. J'avoue avoir une nette préférence pour le premier tome, probablement à cause de la fin qui me paraît plus ouverte, mais les deux autres se lisent également avec plaisir. Par contre, à éviter si vous êtes réfractaire aux histoires fleur bleue.
Tom Strong
Alan Moore version ABC Comics... Sous des dehors de pulp's sans grande originalité, Moore cache son jeu et nous offre un comics qui positionne son héros en tant que héros de fiction proclamé, avec une petite réflexion sur le super héros, un mélange de Superman et de Batman et une réelle interrogation sur le rôle du super héros (avec la présence d'un lecteur de la BD dans la BD). Plein d'idées là dessous, et le dessin de Sprouse bien fidèle à l'esprit du récit. Belle surprise donc, avec un premier tome honnête et un deuxième tome qui m'a nettement moins convaincu. Certainement pas ce que Moore a fait de meilleur mais ça se laisse lire.
Last
Quand j'ai découvert "Finkel", j'ai eu un flash bizarre, une furieuse impression de déjà vu... "Mais, j'ai déjà lu cette bédé... mais, c'est pas possible, c'est le premier tome et il vient de sortir..." Bref, il m'a fallu quelques années pour retrouver l'endroit où j'avais lu "LAST"... et m'expliquer cette sensation vraiment étrange. Donc, depuis la parution de "Finkel", "Last" qui, dans mon souvenir, m'avait beaucoup plu, n'offre plus guère qu'un intérêt historique. Bref, mieux vaut éventuellement découvrir les premiers tomes de "Finkel", qui sont excellents (mais cette série s'essouffle tellement que c'est à se demander si ça vaut vraiment la peine).
Ikkyu
Dur dur de donner un avis sur "Ikkyu". D'une part, les dessins sont vraiment bien faits : - la précision du trait est indéniable (le noir et blanc le rehaussant) - alternance de sérieux et d'humoristique dans le graphisme D'autre part, le scénario est (par moment) assez hermétique : - profusion de noms japonais (pas toujours faciles à retenir) - certains passages sont vraiment durs à comprendre ("mysticisme" boudhique et oriental oblige) - précisions historiques nécessitant un minimum d'intérêt/connaissance pour le domaine Pour l'instant, je n'ai lu que 2 tomes, mais je compte acheter les deux derniers (le deuxième m'ayant laissé une meilleure impression que le premier).
DareDevil - L'Homme sans peur (Miller/Romita Jr)
Je suis loin d'être un spécialiste en Comics comme les sieurs Marv' et Cassidy ici bas; mon avis est donc celui d'un néophyte et il est plutôt mitigé. Il est toujours intéressant de découvrir les origines d'un super héros surtout lorsqu'il est aussi ambigu que Daredevil. Miller semble d'ailleurs s'être fait une spécialité de ce genre d'histoire, ayant déjà produit "Batman année 1" pour DC Comics. On découvre la jeunesse de Matt Murdock, toute l'ambiguité de sa destinée, sa conscience balançant régulièrement entre soif de vengeance et remise en cause de cette auto-justice. Ceci dit à aucun moment on ne remet vraiment en cause la légitimité des exécutions qu'il pratique, ce qui souligne un peu la limite de cette BD. Le personnage reste malgré cela intéressant, notamment sa relation avec Elektra dont on découvre les prémices. Le dessin est tout à fait correct même s'il paraît un peu précipité parfois (il semble que le temps accordé à Romita ait été un peu court compte tenu de la quantité de pages à produire). On a donc au final un Comics intéressant (une constante chez Miller semble-t-il) mais qui n'a rien de révolutionnaire à mon avis.
L'Étoile noire
Une petite histoire qui se lit rapidement dont la fin est assez surprenante. Les dessins ressemblent beaucoup à ceux de Gimenez, et ceux qui n'apprécient pas ceux de la Caste n'aimeront pas forcément ceux-ci. L'homme ne peut pas échapper à son destin, il est fondamentalement mauvais mais heureusement qu'il a des gardes fous. Une fois de plus on rencontre un androïde humaniste et utopiste qui préfère sacrifier une partie de son intégrité de métal plutôt que voir l'Univers entre les mains d'un fou.
Passe-moi l'ciel
Une bd que j'avais bien aimée...Des gags certes assez courts mais parfois bien marrants... Un dessin agréable et drôle s'il n'est toutefois pas très beau. Bref je dirais qu'un album ou deux maximum dans une bibliothèque seront suffisants car c'est assez répétitif.