Des trois albums du cycle des Terres Creuses, c'est nettement celui-là que j'aime le moins. Le graphisme y est inégal, trop réaliste pour la première histoire et sans le charme des dessins suivants de Schuiten.
Quant aux histoires en elles-mêmes, ça fait penser un peu à du Moebius (sans l'humour) ou à du Caza (avec un dessin que je préfère ici pourtant) : des petites histoires ou de simples illustrations mêlant SF, fantastique et poésie mais sans réel suivi, plus destinés à être des essais artistiques et poétiques qu'une vraie histoire suivie. Globalement, ces histoires ne m'ont pas franchement charmé ni intéressé.
C'est beau, c'est pas mal, mais je n'achèterais pas cet album personnellement.
Un bon petit conte joliment mis en image par Hausman. C'est une histoire qui se lit bien, qui est assez originale, assez noire tout en ayant une fin qui se termine presque bien (façon de parler). Tout est sympathique dans cette BD. Mais en définitive, ce n'est pas le genre d'histoire qui peut marquer ma mémoire : je l'ai relue hier soir encore et en ai déjà oublié la moitié.
Une bonne BD mais rien de marquant à mon avis.
Le dessin est globalement beau, même si je trouve que Griffo a un peu raté certains dessins (les loups du tome 3 par exemple sont un peu moyens, de même que certains visages...). Ce qui est surtout sympa à mes yeux, c'est la finesse de ce dessin et l'harmonie globale des couleurs.
Par contre, concernant le scénario... Bon, ok, c'est instructif car c'est véritablement toute l'histoire de Témudjin de sa naissance jusqu'à sa longue conquête de l'empire mongol qu'il créera. Mais ça ressemble beaucoup à une suite d'évènements chronologiques, et j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et à m'attacher aux personnages. J'ai même trouvé ça relativement ennuyeux à lire malgré l'intérêt historique que j'aurais pu y trouver.
Bon, mais retenons les points positifs : le sujet (la vie de Témudjin) est original, le côté historique est bien traité, c'est instructif et surtout le dessin est bon. Donc, voilà, c'est pas mal même si je n'en ai pas vraiment apprécié la lecture.
Une bonne adaptation de l'oeuvre de Jarry.
Les points forts de cette BD sont:
- le rythme de l'histoire (pas le temps de s'ennuyer)
- le trait satirique du dessin
- la traduction graphique d'éléments propres à l'oeuvre originale (scène du crochet à finances) et au théâtre (scène de la cachette).
Les points faibles:
- le choix du noir et blanc qui m'a un peu déçu vu l'impact visuel que peuvent avoir les scènes de la pièce, en revanche cela renforce sa dimension caricaturale (on pense à Cabu).
- le rythme qui fait de cette BD un one-shot à lire n'importe quand, voir dans n'importe quelle condition et surtout en peu de temps (une grosse demi-heure). Ca peut être un avantage comme un inconvénient.
En conclusion, l'achat est conseillé aux bouffeurs de BD qui aiment les histoires à lire rapidement et à ceux qui ne connaissent pas Ubu-Roi et qui ont du mal avec les bouquins, même si les pièces de théâtre ne pèsent jamais très lourd sur papier.
J'ai acheté cette BD après avoir vu une planche sur le site des Humanos. Le dessin m'a tout de suite attiré. C'est très coloré (trop peut-être diront certains). C'est très beau et très enfantin finalement et je trouve que ça se marie bien avec l'univers de cette BD. Il s'agit d'un conte que nous livre un narrateur et chaque tome de la série nous en fera découvrir un nouveau.
L'ambiance est très sympa (elle m'a fait pensé à La nef des fous sans doute grâce au personnage du roi). C'est beau. Mais alors qu'est-ce qui m'a dérangé dans ma lecture ? Je crois que le principal problème est venu du conte en lui-même. Je l'ai trouvé très classique. Je n'ai pas été surpris par l'histoire et même le dénouement final était prévisible. J'aime beaucoup les contes, je trouve que le conte et la BD vont bien ensemble et je m'intéresse de près aux séries se présentant sous cette forme. C'est pourquoi j'aurais vraiment aimé un conte un peu plus innovant, qui sorte un peu des sentiers battus.
Ceci dit c'est une BD de qualité et ce qui a pu me gêner ne choquera peut-être pas un autre lecteur. Je recommande donc malgré tout cette série pour ses qualités indéniables (c'est beau et bien foutu) et puis le prochain conte me comblera peut-être pleinement.
Un scénario SF assez bateau mais des dessins de Gimenez toujours vraiment bons.
Quand il s'agit de dessiner des vaisseaux spatiaux, des avions de chasse futuristes, des installations militaires du futur ou des cataclysmes gigantesques, Gimenez s'y entend vraiment. J'aime moins le dessin de ses personnages mais globalement, c'est un très bel album que cette BD-là.
Concernant l'histoire, c'est un scénario SF assez basique : une guerre entre deux races, une femme avec des pouvoirs paranormaux, des scientifiques qui veulent en faire une arme absolue et cette arme qui se rebelle contre ses créateurs. C'est du déjà-vu mais bon, ça se lit assez bien.
Sympa dans l'ensemble et joli à regarder.
Ma première impression envers cette BD était négative.
Le dessin n'est pas fantastique. Quelques images de bateaux ou de décors sont belles, voire pleines d'ambiance pour certaines images de combats de pirates. Mais alors par contre, la plupart des visages des personnages sont affreux et déformés.
Et ensuite, ce que j'en voyais des histoires, c'est que c'était surtout une suite de prétextes pour montrer du sexe à toutes les sauces, le tout enrobé d'aventure et de violence façon pirates des Caraïbes.
Mais en définitive, j'ai trouvé l'humour assez sympa et l'ambiance de la BD pas si mauvaise. J'ai lu cette BD, que je qualifie quand même d'assez moyenne, avec le sourire.
Une belle histoire qui parle de religion (juive), une histoire qui n'est pas sans rappeler ce que peut faire Sfar aujourd'hui notamment en terme de symbolique et d'initiation. C'est assez intéressant. Je n'aime pas trop les dessins, les traits des personnages sont assez gras et épais (voir la galerie). Par contre les couleurs sont réussies, elles font bien passer l'idée de soleil et de chaleur.
Je n'ai découvert que tout récemment que le fameux Guy L'éclair, alias Flash Gordon, dont je lisais les aventures dans le Journal de Mickey n'était pas véritablement le personnage original. Ce dernier est en effet une création d'Alex Raymond, apparue dans les années 30, tandis que celui du journal de Mickey était la reprise de la série par Dan Barry à partir des années 50.
Ce n'est donc que récemment, par le biais de l'intégrale Soleil, que j'ai découvert pour de bon l'oeuvre d'Alex Raymond. Un monument, indéniablement. Hélas, un monument qui a trop vieilli pour que je puisse en apprécier la lecture.
Le vrai point fort de la série, c'est son dessin. Certes très classique et désuet, il est néanmoins impressionnant d'esthétisme. Les personnages masculins dans un style "vous aimez les gladiateurs ?" sont assez typiques de l'époque. Quant aux femmes, elles sont le plus souvent superbes de beauté et de sensualité. Et tout le reste, des décors aux créatures, suinte d'une passion manifeste pour la science-fiction des années 30 et des monstres et chimères des contes de fées et autres récits d'aventure.
Il est juste regrettable que les couleurs (ajoutées après-coup car la parution originale étant en noir et blanc) ne mettent pas en valeur ce trait aussi soigné et maîtrisé.
A noter aussi que j'ai pu observer quelques planches de l'édition Dargaud et constater à quel point elles ont pu être massacrées par un redécoupage intempestif et laid. Les planches originales telles que présentées dans les différentes éditions à l'Italienne sont incontestablement plus belles.
A mon grand malheur, cependant, la narration m'a été trop pénible pour que je prenne davantage de plaisir qu'à simplement admirer le graphisme.
Le rythme narratif est ultra rapide, surtout pour les premières planches de la série. Du début d'une page à sa fin, il peut s'être passé un nombre incroyable de choses. Tant et si bien que beaucoup de scènes semblent survolées et qu'il est difficile pour un lecteur moderne de rentrer dans l'histoire ou son ambiance.
En outre, le scénario se révèle vite sous la forme d'une suite de péripéties sans vrai lien et peut-être même parfois improvisées. De nouveaux monstres, de nouvelles races, de nouveaux combats pour notre "sportsman" qu'est le beau Flash. C'est vraiment de l'aventure-SF ultra-rétro dont le charme de la désuétude est hélas brisé, pour moi, par l'impossibilité que j'ai ressentie à en lire davantage qu'une dizaine de pages à la suite sans m'ennuyer.
Je lui préfère nettement la série suivante d'Alex Raymond, Rip Kirby, toute aussi belle si ce n'est plus et nettement plus agréable à la lecture.
Dommage car le contenu en termes d'idées, d'aventures et de lieux imaginaires de Flash Gordon est très sympathique et on comprend que cette oeuvre ait inspiré tant de reprises et de films par la suite.
Mon trop faible plaisir de lecture devrait m'indiquer de mettre une note de 2/5. Mais la beauté des planches (exception faite de l'édition Dargaud) m'empêche de mettre moins que la moyenne.
Une BD qui met le doigt là où ça fait mal.
Commençons par le plus simple : le dessin. Dans un style un peu naïf, Stassen nous crée une BD assez jolie à regarder et surtout efficace visuellement. Bon, personnellement, j'ai un peu de mal à apprécier les visages de certains personnages mâles, mais globalement j'aime assez le dessin.
Ensuite, l'histoire, elle... a de quoi toucher. Les Européens en prennent plein la gueule : ce sont soit des idiots naïfs, soit des enfoirés qui se croient supérieurs et en profitent honteusement. Les africains sont mis le nez dans l'horreur du génocide, de la cruauté et de la bêtise humaine. Personne n'en réchappe. C'est une oeuvre forte qui montre une partie de la réalité du génocide Rwandais, qui montre comment des humains ont pu se retrouver impliqués là-dedans, comme victimes, comme coupables, volontaires ou involontaires, ou comme témoins coupables de non-assistance à personne en danger, puis qui montre le traumatisme mental qu'a eu ce conflit sur certains.
C'est fort, ça fait mal et en même temps c'est instructif.
Mais voilà, ceci étant dit, ce n'est pas vraiment le genre de BD que j'aime lire personnellement. Je trouve ça un poil trop noir, trop cynique, trop déprimant.
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Les Terres creuses - Carapaces
Des trois albums du cycle des Terres Creuses, c'est nettement celui-là que j'aime le moins. Le graphisme y est inégal, trop réaliste pour la première histoire et sans le charme des dessins suivants de Schuiten. Quant aux histoires en elles-mêmes, ça fait penser un peu à du Moebius (sans l'humour) ou à du Caza (avec un dessin que je préfère ici pourtant) : des petites histoires ou de simples illustrations mêlant SF, fantastique et poésie mais sans réel suivi, plus destinés à être des essais artistiques et poétiques qu'une vraie histoire suivie. Globalement, ces histoires ne m'ont pas franchement charmé ni intéressé. C'est beau, c'est pas mal, mais je n'achèterais pas cet album personnellement.
Les trois cheveux blancs
Un bon petit conte joliment mis en image par Hausman. C'est une histoire qui se lit bien, qui est assez originale, assez noire tout en ayant une fin qui se termine presque bien (façon de parler). Tout est sympathique dans cette BD. Mais en définitive, ce n'est pas le genre d'histoire qui peut marquer ma mémoire : je l'ai relue hier soir encore et en ai déjà oublié la moitié. Une bonne BD mais rien de marquant à mon avis.
Cinjis Qan
Le dessin est globalement beau, même si je trouve que Griffo a un peu raté certains dessins (les loups du tome 3 par exemple sont un peu moyens, de même que certains visages...). Ce qui est surtout sympa à mes yeux, c'est la finesse de ce dessin et l'harmonie globale des couleurs. Par contre, concernant le scénario... Bon, ok, c'est instructif car c'est véritablement toute l'histoire de Témudjin de sa naissance jusqu'à sa longue conquête de l'empire mongol qu'il créera. Mais ça ressemble beaucoup à une suite d'évènements chronologiques, et j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et à m'attacher aux personnages. J'ai même trouvé ça relativement ennuyeux à lire malgré l'intérêt historique que j'aurais pu y trouver. Bon, mais retenons les points positifs : le sujet (la vie de Témudjin) est original, le côté historique est bien traité, c'est instructif et surtout le dessin est bon. Donc, voilà, c'est pas mal même si je n'en ai pas vraiment apprécié la lecture.
Ubu Roi
Une bonne adaptation de l'oeuvre de Jarry. Les points forts de cette BD sont: - le rythme de l'histoire (pas le temps de s'ennuyer) - le trait satirique du dessin - la traduction graphique d'éléments propres à l'oeuvre originale (scène du crochet à finances) et au théâtre (scène de la cachette). Les points faibles: - le choix du noir et blanc qui m'a un peu déçu vu l'impact visuel que peuvent avoir les scènes de la pièce, en revanche cela renforce sa dimension caricaturale (on pense à Cabu). - le rythme qui fait de cette BD un one-shot à lire n'importe quand, voir dans n'importe quelle condition et surtout en peu de temps (une grosse demi-heure). Ca peut être un avantage comme un inconvénient. En conclusion, l'achat est conseillé aux bouffeurs de BD qui aiment les histoires à lire rapidement et à ceux qui ne connaissent pas Ubu-Roi et qui ont du mal avec les bouquins, même si les pièces de théâtre ne pèsent jamais très lourd sur papier.
Les Contes et Récits de Maître Spazi
J'ai acheté cette BD après avoir vu une planche sur le site des Humanos. Le dessin m'a tout de suite attiré. C'est très coloré (trop peut-être diront certains). C'est très beau et très enfantin finalement et je trouve que ça se marie bien avec l'univers de cette BD. Il s'agit d'un conte que nous livre un narrateur et chaque tome de la série nous en fera découvrir un nouveau. L'ambiance est très sympa (elle m'a fait pensé à La nef des fous sans doute grâce au personnage du roi). C'est beau. Mais alors qu'est-ce qui m'a dérangé dans ma lecture ? Je crois que le principal problème est venu du conte en lui-même. Je l'ai trouvé très classique. Je n'ai pas été surpris par l'histoire et même le dénouement final était prévisible. J'aime beaucoup les contes, je trouve que le conte et la BD vont bien ensemble et je m'intéresse de près aux séries se présentant sous cette forme. C'est pourquoi j'aurais vraiment aimé un conte un peu plus innovant, qui sorte un peu des sentiers battus. Ceci dit c'est une BD de qualité et ce qui a pu me gêner ne choquera peut-être pas un autre lecteur. Je recommande donc malgré tout cette série pour ses qualités indéniables (c'est beau et bien foutu) et puis le prochain conte me comblera peut-être pleinement.
Le quatrième pouvoir
Un scénario SF assez bateau mais des dessins de Gimenez toujours vraiment bons. Quand il s'agit de dessiner des vaisseaux spatiaux, des avions de chasse futuristes, des installations militaires du futur ou des cataclysmes gigantesques, Gimenez s'y entend vraiment. J'aime moins le dessin de ses personnages mais globalement, c'est un très bel album que cette BD-là. Concernant l'histoire, c'est un scénario SF assez basique : une guerre entre deux races, une femme avec des pouvoirs paranormaux, des scientifiques qui veulent en faire une arme absolue et cette arme qui se rebelle contre ses créateurs. C'est du déjà-vu mais bon, ça se lit assez bien. Sympa dans l'ensemble et joli à regarder.
Les Furies
Ma première impression envers cette BD était négative. Le dessin n'est pas fantastique. Quelques images de bateaux ou de décors sont belles, voire pleines d'ambiance pour certaines images de combats de pirates. Mais alors par contre, la plupart des visages des personnages sont affreux et déformés. Et ensuite, ce que j'en voyais des histoires, c'est que c'était surtout une suite de prétextes pour montrer du sexe à toutes les sauces, le tout enrobé d'aventure et de violence façon pirates des Caraïbes. Mais en définitive, j'ai trouvé l'humour assez sympa et l'ambiance de la BD pas si mauvaise. J'ai lu cette BD, que je qualifie quand même d'assez moyenne, avec le sourire.
Le Silence de Malka
Une belle histoire qui parle de religion (juive), une histoire qui n'est pas sans rappeler ce que peut faire Sfar aujourd'hui notamment en terme de symbolique et d'initiation. C'est assez intéressant. Je n'aime pas trop les dessins, les traits des personnages sont assez gras et épais (voir la galerie). Par contre les couleurs sont réussies, elles font bien passer l'idée de soleil et de chaleur.
Flash Gordon
Je n'ai découvert que tout récemment que le fameux Guy L'éclair, alias Flash Gordon, dont je lisais les aventures dans le Journal de Mickey n'était pas véritablement le personnage original. Ce dernier est en effet une création d'Alex Raymond, apparue dans les années 30, tandis que celui du journal de Mickey était la reprise de la série par Dan Barry à partir des années 50. Ce n'est donc que récemment, par le biais de l'intégrale Soleil, que j'ai découvert pour de bon l'oeuvre d'Alex Raymond. Un monument, indéniablement. Hélas, un monument qui a trop vieilli pour que je puisse en apprécier la lecture. Le vrai point fort de la série, c'est son dessin. Certes très classique et désuet, il est néanmoins impressionnant d'esthétisme. Les personnages masculins dans un style "vous aimez les gladiateurs ?" sont assez typiques de l'époque. Quant aux femmes, elles sont le plus souvent superbes de beauté et de sensualité. Et tout le reste, des décors aux créatures, suinte d'une passion manifeste pour la science-fiction des années 30 et des monstres et chimères des contes de fées et autres récits d'aventure. Il est juste regrettable que les couleurs (ajoutées après-coup car la parution originale étant en noir et blanc) ne mettent pas en valeur ce trait aussi soigné et maîtrisé. A noter aussi que j'ai pu observer quelques planches de l'édition Dargaud et constater à quel point elles ont pu être massacrées par un redécoupage intempestif et laid. Les planches originales telles que présentées dans les différentes éditions à l'Italienne sont incontestablement plus belles. A mon grand malheur, cependant, la narration m'a été trop pénible pour que je prenne davantage de plaisir qu'à simplement admirer le graphisme. Le rythme narratif est ultra rapide, surtout pour les premières planches de la série. Du début d'une page à sa fin, il peut s'être passé un nombre incroyable de choses. Tant et si bien que beaucoup de scènes semblent survolées et qu'il est difficile pour un lecteur moderne de rentrer dans l'histoire ou son ambiance. En outre, le scénario se révèle vite sous la forme d'une suite de péripéties sans vrai lien et peut-être même parfois improvisées. De nouveaux monstres, de nouvelles races, de nouveaux combats pour notre "sportsman" qu'est le beau Flash. C'est vraiment de l'aventure-SF ultra-rétro dont le charme de la désuétude est hélas brisé, pour moi, par l'impossibilité que j'ai ressentie à en lire davantage qu'une dizaine de pages à la suite sans m'ennuyer. Je lui préfère nettement la série suivante d'Alex Raymond, Rip Kirby, toute aussi belle si ce n'est plus et nettement plus agréable à la lecture. Dommage car le contenu en termes d'idées, d'aventures et de lieux imaginaires de Flash Gordon est très sympathique et on comprend que cette oeuvre ait inspiré tant de reprises et de films par la suite. Mon trop faible plaisir de lecture devrait m'indiquer de mettre une note de 2/5. Mais la beauté des planches (exception faite de l'édition Dargaud) m'empêche de mettre moins que la moyenne.
Déogratias
Une BD qui met le doigt là où ça fait mal. Commençons par le plus simple : le dessin. Dans un style un peu naïf, Stassen nous crée une BD assez jolie à regarder et surtout efficace visuellement. Bon, personnellement, j'ai un peu de mal à apprécier les visages de certains personnages mâles, mais globalement j'aime assez le dessin. Ensuite, l'histoire, elle... a de quoi toucher. Les Européens en prennent plein la gueule : ce sont soit des idiots naïfs, soit des enfoirés qui se croient supérieurs et en profitent honteusement. Les africains sont mis le nez dans l'horreur du génocide, de la cruauté et de la bêtise humaine. Personne n'en réchappe. C'est une oeuvre forte qui montre une partie de la réalité du génocide Rwandais, qui montre comment des humains ont pu se retrouver impliqués là-dedans, comme victimes, comme coupables, volontaires ou involontaires, ou comme témoins coupables de non-assistance à personne en danger, puis qui montre le traumatisme mental qu'a eu ce conflit sur certains. C'est fort, ça fait mal et en même temps c'est instructif. Mais voilà, ceci étant dit, ce n'est pas vraiment le genre de BD que j'aime lire personnellement. Je trouve ça un poil trop noir, trop cynique, trop déprimant.