Les derniers avis (48988 avis)

Par Charly
Note: 3/5
Couverture de la série Angus Powderhill
Angus Powderhill

J'ai lu la bande dessinée "Angus Powderhill" et je lui attribue une note de 3/5. Le scénario est original et dense, avec des personnages atypiques. Le dessin, bien que parfois inégal, sert bien l'histoire. J'ai apprécié plonger dans cet univers fabuleux et découvrir les secrets liés au mystérieux Angus. Cependant, la frustration de l'abandon de la série en rase campagne m'a laissé un goût amer.

30/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Une nuit avec toi
Une nuit avec toi

Je suis un peu gêné au moment d'aviser ce one-shot de Maran Hrachyan. En effet, d'un côté, j'ai été très séduit par l'ambiance très sombre de l'histoire et le graphisme de l'autrice. Le découpage des scènes est savamment orchestré avec des cadrages très bien pensés et des cases, souvent sans texte, suscitant la gêne, parfois l'angoisse, uniquement au travers du dessin (mention spéciale au regard d'Alex en page 41...). Mais d'un autre côté, j'ai été un peu déçu par cette histoire qui se lit très vite et qui relève plus du fait divers que de l’œuvre militante comme certains on pu l'ériger. Je rejoins ainsi totalement la conclusion de l'avis de Cleck. Il s'agit d'une lecture agréable mais qui promettait davantage que ce qu'elle a suscité en moi, me laissant au moment de refermer l'ouvrage que le regret de ce qu'elle n'a pas été. Ainsi, si la rareté des dialogues renforce l'ambiance sombre de ce polar, il ne permet selon moi pas à l'autrice de traiter en profondeur et de manière fine le thème de l'objetisation de la femme par les hommes. Ici, on verse tout de suite dans le fait divers sordide alors que le mal pour moi est beaucoup plus sournois, au travers de petites remarques et regards déplacés au quotidien. Par ailleurs, certains passages de l'histoire restent tout de même peu crédibles comme par exemple, Alex, qui se réveille avec une plaie au ventre en pleine forêt dans un coffre de voiture et sa seule réaction est : "Je veux bien que tu m'expliques pourquoi je me réveille plein de sang dans un coffre de voiture?!" Improbable. J'en attendais peut être trop au vu des critiques dithyrambiques de la presse sur cette BD. Un petit 3/5. Originalité - Histoire : 5/10 Dessin - Mise en couleurs : 7/10 NOTE GLOBALE : 12/20

30/06/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Smartphone et le balayeur
Le Smartphone et le balayeur

Sympathique petite BD dont les échanges marquent l'intérêt. C'est un dialogue permanent entre le balayeur et ce smartphone sur différents aspects de l'humanité et son rapport avec les technologies. Sans être révolutionnaire ça se laisse lire et on a droit parfois à quelques éclats bien trouvés. Globalement je trouve que la contrainte de la page à chute se ressent souvent, comme si l'auteur se cloisonnait sans arriver à l'utiliser au maximum. Peut-être aurait-il fallu changer cette contrainte lorsqu'elle n'était plus nécessaire ? Le dessin est simple et la BD se repose très peu dessus, c'est surtout un guide pour l’œil et pour accentuer les émotions que va ressentir le balayeur. La combinaison avec les photos a peut-être un intérêt pour certains, personnellement je l'ai oublié très vite dans ma lecture et je n'ai pas remarqué spécialement l'intérêt. Plutôt verbeuse mais assez bien écrite tout de même, la BD a son intérêt mais je pense qu'une seule lecture reste suffisante. Pas indispensable mais plaisant.

29/06/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série L'Homme miroir
L'Homme miroir

Avec « L’Homme miroir », Simon Lamouret, remarqué avec son album précédent paru en 2020, L'Alcazar, nous livre un récit atypique dans un format très personnel, qui décrit l’emménagement de cette jeune femme, Elise, dans une vieille demeure à l’abandon depuis trente ans. Une situation plutôt banale que l’auteur va tenter de transcender en redonnant vie à l’innombrable quantité d’objets et de biens laissé par l’occupant précédent : des meubles, des peintures, des lampes et mille autres bibelots qui donnent à l’endroit des airs de brocante. L’auteur a mis trois ans pour accoucher de ce projet qui lui tenait visiblement à cœur, projet dont on perçoit en effet une réelle ambition. Celle peut-être de montrer que tout objet, si insignifiant soit-il, n’est plus tout à fait un simple objet dès lors qu’il a été conservé sciemment par un individu, et que tous ces petits bouts de vie fournissent des indices parlants sur son propriétaire. A travers toutes ces reliques peuplant la maison, Elise, son fils Antoine et ses jeunes retraités de parents, vont ainsi peu à peu reconstituer le portrait de l’ancien occupant des lieux dont ils ne connaissent rien. Chasseur de fauves, coureur de jupons, peintre accompli ou voyageur libre, chacun édifiera sa propre vision du personnage… Le sujet de départ est digne d’intérêt, et dès les premières pages, on est intrigué par cette fausse histoire de fantômes qui révèle progressivement tout son charme, notamment par un dessin qui séduit par son côté « artisanal » et ses couleurs chatoyantes. Simon Lamouret fait preuve ici d’un sens du détail absolument insensé. Qu’il s’agisse des objets, du mobilier, de la déco, du papier peint, des vêtements, des habitations, des panneaux sur les routes, aucune hiérarchie ne ressort, on est dans l’égalitarisme absolu, et chaque élément aura l’importance qu’on voudra bien lui donner. Alors bien sûr, on est à mille lieues du minimalisme, mais cela produit quelque chose de très vivant, une approche qui rappelle beaucoup celle de David Sala, qu’on a pu observer dans son magnifique album, Le Poids des héros (Casterman, 2022). Ce souci du détail s’applique également à la narration, et c’est peut-être là que le bât blesse. L’histoire a tendance à s’éparpiller dans de nombreuses digressions, qui passent bien quand elles revêtent un caractère onirique mais génèrent une certaine confusion quand il s’agit de mettre en scène la vie fantasmée de l’ancien occupant des lieux, avec de trop nombreux personnages que l’on ne distingue pas forcément. De même, les dialogues auraient mérité d’être élagués. La trouvaille pertinente — et de fait, indispensable — de choisir une police différente pour chaque protagoniste ne contribue pas vraiment à saisir l’utilité de certaines conversations. Au final, on a un peu l’impression que Lamouret, à trop vouloir dire, a été quelque peu dépassé par son projet. En ce qui me concerne, j’ai réussi à terminer le livre (240 pages tout de même) seulement grâce à ce graphisme qui par certains aspects fleure bon la Madeleine de Proust. Malheureusement, et c’est très dommage (oui, tellement dommage !), j’avoue avoir été gagné par une certaine lassitude, en partie pour les raisons évoquées au paragraphe précédent, mais aussi à cause d’une narration manquant de relief, où un minimum de dramaturgie aurait été bienvenue. Et on ne sait pas trop au juste ce qu’il faut retenir de tout cela. Ce qui n’empêchera pas de croire au potentiel de l’auteur, qui mérite une légitime attention pour sa production future. Notons également la très belle édition des éditions Sarbacane, avec la silhouette découpée en couverture pour laisser apparaître la page de garde. De même, on pourra apprécier l’EP de 4 titres au charme suranné accompagnant l’album (via QR code), avec la très belle voix d’Effamm Labeyrie (Mes Souliers sont Rouges) interprétant des textes de Simon Lamouret.

29/06/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Yves Klein - Immersion
Yves Klein - Immersion

Cette bande dessinée, la première consacrée à Yves Klein, représente une approche satisfaisante et plutôt exhaustive, pour tous ceux que l’artiste intrigue, connu pour son célèbre bleu IKB (International Klein Bleu). Julian Voloj, scénariste allemand coutumier des biographies de personnalités singulières, nous offre un récit respectant la chronologie du parcours de Klein, de son enfance à sa mort, incluant quelques digressions agrémentées par le trait vivant et poétique de Wagner Willian, dessinateur brésilien dont « Yves Klein – Immersion » est la deuxième collaboration avec Voloj. Tout en minimalisme et légèreté, son dessin sait s’effacer derrière l’homme, dont l’obsession était de « libérer la couleur de la prison de la ligne ». Né en 1928 de parents artistes-peintres vivant dans le sud de la France, le jeune Yves eut une enfance insouciante, loin du tumulte de la seconde guerre mondiale. Ecartelé entre deux passions, le judo et la peinture, il dut se résigner une fois adulte à opter pour la seconde, mais son goût pour ce sport l'orienta naturellement vers la philosophie bouddhiste qui eut un impact majeur sur son art. Avant d’inventer ce bleu outremer si particulier, pour lequel il déposa un brevet, l’artiste s’était déjà essayé aux monochromes avec différentes couleurs, mais sa passion pour le bleu finit par l’emporter. Grâce à son IKB, Klein semblait avoir trouvé sa voie, celui-ci serait désormais sa couleur signature, lequel devait permettre une totale « immersion » dans l’espace, avec cette sensation de « pure et pleine sensibilité ». Que l’on apprécie ou non le travail de cet artiste, sa « découverte » a constitué une petite révolution dans le monde de l’art au XXe siècle. Son approche plus conceptuelle que formelle, pouvait légitimement dérouter le grand public, mais l’homme, un rien mégalo (comme souvent les artistes reconnus) pensait sincèrement être à l’avant-garde, estimant que dans le futur, on ne peindrait plus « qu’une seule couleur à la fois », dessin, lignes et formes auraient disparu, seule subsisterait une couleur répartie régulièrement sur la toile. Alors, grand visionnaire ou simple mystificateur, Monsieur Klein ? Quant au public, se diviserait-il entre les admirateurs sincères, les snobs suiveurs de mode (et accessoirement investisseur sur le marché de l’art) et les profanes dépourvus de sensibilité artistique ? Il appartiendra à chacun d’en juger, mais il faut l’admettre, personne avant lui n’avait jamais fait ça. Le mieux serait sans doute de refaire le point dans 100, 500 ou 1000 ans… « Yves Klein – Immersion », qui n’a pas vocation à débattre de la question, est avant tout un hommage, que l’on peut qualifier de sincère, sur une figure artistique incontournable de l’art moderne. Même si on pourra rester dubitatif quant à son importance et son talent, cette lecture, en plus d’être enrichissante, amènera peut-être à revoir ses propres certitudes, face au parti-pris quasi spirituel de l’artiste qui consistait à questionner en permanence « l’illusion de l’art ».

29/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Manhole
Manhole

Mouais. Disons que ça se laisse lire sans problème. Mais je pense aussi que l’auteur aurait tout aussi bien pu resserrer l’intrigue sur un tome de moins. Il y a en effet quelques longueurs, et j’ai trouvé le rythme un peu ronronnant parfois. Sinon, c’est un thriller globalement bien fichu, qui mêle vengeance machiavélique et zoonose menaçante. Il y a quelques facilités (le plan du « méchant » est vraiment perché, alors même qu’il est finalement démasqué et arrêté de façon presque trop facile), mais on suit sans problème l’enquête et les montées en tension – même si, finalement, la menace d’épidémie mortelle fait pschitt. Un manga que je ne regrette pas d’avoir lu, mais sur lequel je ne reviendrai pas. Note réelle 2,5/5.

29/06/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série In Summer
In Summer

2.5 Un album qui regroupe deux histoires très contemplatives et qui m'ont paru inégales. Il faut dire que le premier récit met en vedette un jeune garçon qui est très attaché à son chat et comme j'adore les chats, je me suis tout de suite identifié à lui. Malheureusement pour lui, son chat va mourir, mais il va finir par croire que son chat n'est que perdu et va le chercher avec l'aide d'une fille qu'il vient de rencontrer. C'est pas mal, un peu mignon et avec une fin qui m'a surpris. Le second récit m'a moins passionné et a même fini par m'ennuyer. Je n'ai pas réussi à rentrer dans le récit même lorsque le drame débarquait enfin. Les héroïnes m'ont laissé indifférent. Disons que cet album me réconforte dans mon idée que les récits du quotidien marchent mieux sur moi si je peux m'identifier aux personnages.

29/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Rodina
Rodina

Avec son dessin à l’aquarelle, qui donne toujours un rendu hésitant aux faux airs brouillon, Baru complète sa trilogie « Bella Ciao », avec ce récit historique se déroulant dans l’Est de la France occupée, mais qui éclaire aussi la personnalité de quelques protagonistes de sa trilogie. La narration alterne courts passages contemporains et longs flash-backs se passant au printemps 1944. Le tout centré sur des actes de résistance et une ode à la fraternité, au melting-pot, à l’investissement de tous, étrangers compris – étrangers surtout ici – dans la résistance. Ça n’est clairement pas le meilleur album de Baru, mais ça se laisse lire agréablement – et plutôt rapidement.

28/06/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Olot
Olot

Il s'en passe de drôles de choses à Olot ! Dans cette grosse bourgade de Catalogne, le volcan avoisinant serait sur le point d’entrer en éruption, selon un vulcanologue jadis renommé que les autorités, redoutant un vent de panique, ont choisi d’ostraciser. Dans la région, le bruit court que les enlèvements par des OVNIS y seraient assez fréquents. Un chercheur lui-même prétend avoir été victime d’une abduction mais préfère n’en rien dire, faute de preuves scientifiques… Reclus dans l’énigmatique silence de sa pierre volcanique, le Moai symbolisant le jumelage entre la ville et l’île de Pâques se contente de fixer l’horizon peu attrayant du quartier où on l’a installé… La cité d’Olot serait-elle maudite ? Dr Alderete, cet auteur argentin au pseudo étrange dont on ne sait pas grand-chose, fasciné par la cité espagnole du fait de sa passion pour l’île de Pâques, nous livre ici une fiction paranoïaque mêlant faits historiques, faits divers et témoignages, le tout dans une ambiance surréaliste. Une même scène reproduite à chaque fin de chapitre ajoute au mystère : mais qui est donc cet homme qui chaque soir va s’asseoir à la table d’un bar désert pour commander un café, puis se dirige vers le parc avoisinant pour nourrir les poissons sous la lune ? Images subliminales, fantasmes sexuels, allusions au vampirisme… si l’on n’en saura guère plus, on en ressort pour le moins troublé. D’une scène extrêmement banale, l’auteur parvient à faire jaillir le fantastique… A l’image du récit, le dessin, dans un style à mi-chemin entre pop art et BD underground, est extrêmement graphique, formulé par une ligne claire épaisse. On pense beaucoup à Roy Lichtenstein ou Charles Burns. La bichromie quelque peu psychédélique pour l’ensemble de l’album fait place à des séquences en noir et blanc pour décrire l'insolite parcours rituel de de « l’homme aux poissons ». Parsemé de symboles pseudo-ésotériques extraterrestres, de références à Twin Peaks, X-files ou encore Alan Kardec, contribue à renforcer le mystère. Difficile de savoir exactement ce que l’on doit retenir de « Olot », mais l’objet incontestablement possède un étrange pouvoir de fascination.

28/06/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Guerres d'Arran
Guerres d'Arran

Et merdeeeeu ! Encore un crossover ! Encore une nouvelle série dans le monde d'Arran !!! Après les elfes, les nains, les orcs & gobelins, les mages et les inquisiteurs (j'oublie qui ???) voilà t'y pas qu'on prend les plus sagaces, qu'on mélange tout ça et qu'on nous sort une nouvelle série ! Jean-Luc Istin, il est insomniaque ? Il bosse avec une armée de nègres ?? Il est croisé cyborg ??? Franchement, je suis toujours impressionné ! Car le "pire" dans tout ça c'est que c'est très bon !!! Moi qui partait quand même un peu à rebours, limite pris à rebrousse poil avec cette énième déclinaison de l'univers, je reste assez bluffé par la cohérence de l'histoire et le souffle épique qui s'en dégage. Si j'ai retrouvé un certain nombre des protagonistes des séries sus citées, nul n'est tenu de les avoir lues et de connaître chaque personnage et ses références pour se lancer dans cette dernière. Ok, c'est quand même un petit plus quand on les connaît, mais ça fonctionne aussi très bien si ce n'est pas le cas. L'idée de génie d'Istin c'est d'avoir créer un complot humain qui explique la disparition des races anciennes que sont les orcs, trolls, elfes et autres bas du cul. Ces dernières qui ne peuvent la plupart du temps pas s'encadrer, vont même devoir s'unir pour former la compagnie des bannis. Cette armée hétéroclite va même réussir à frapper très fort et faire trembler la veuve noire... Au dessin, le très bon Brice Cossu (mis en lumière par la dernière adaptation de Goldorak avec Bajram, Sentenac et Dorisson) s'en sort à merveille. Décors, personnages et scènes d'action sont finement réalisées et nous immerge dans la plus grande guerre qu'Arran connaîtra sans doute. Vivement la suite ! *** Tome 2 *** Après un tonitruant tome 1, restait à confirmer la fougue de ce nouvel arc des mondes d'Arran lancé dans une guerre totale. C'est Giovanni Lorusso qui se colle cette fois-ci au dessin, un habitué de la mythologie et de la fantasy et qui semble ici s'amuser comme un petit fou avec le programme qu'on lui propose ! Et quel programme ! Les anciennes races commencent à réaliser et à entrevoir ce qui les attend si elles n'enjambent pas leurs rancœurs séculaires pour survivre à l'estocade sévère que vient de leur porter la race humaine. C'est un peu groggy que de toute part on tente de remotiver les troupes, le plus dur étant de faire comprendre que sans une "union sacrée" le temps leur sera plus que compté... Ce deuxième volet voit donc se construire petit à petit cet agrégat de parias ou de personnages désireux de ne pas se mêler au conflit, mais quand la guerre pointe, elle happe tout et tout le monde sur son passage. Le rouleau compresseur est lancé et des batailles d'une rare violence se succèdent déjà dans ce qui ne semble pourtant être que les prémices d'un conflit sans pitié. Ça cours, ça sue, ça charcle et ça pisse le sang pour bien souvent crever, mais tous n'y succomberont pas ; mais rares sont ceux qui en sortiront indemnes... Personnages et bestiaire sont toujours impressionnants et donnent à cet univers toute la cohérence pour se laisser immerger : c'est du tout bon ! *** Tome 3 *** Et bien pour le coup, c'est une petite déception que ce troisième tome... Pour une série partie tambours (de guerre) battants et qui avait réussie à me surprendre et m'enthousiasmer avec ses deux premiers opus, je ressors de ce tome beaucoup moins emballé. On retrouve à la narration, notre gobelin voleur de Myth et Kronan, ainsi qu'une belle brochettes de personnages issus des différentes séries d'Arran, mais pour le coup j'ai trouvé que ça partait dans tous les sens. Je n'ai pas retrouvé la ferveur des deux premiers tomes et le dessin d'Alina Yerofieieva n'est pas celui que j'apprécie le plus, d'autant que la colorisation de Nanjan a ce côté très comics, dans ce que je n'aime pas. Bref, j'espère que la suite saura retrouver l'élan qui avait su me surprendre, sinon, ça sera sans moi pour la fin. Je baisse ma note à 3/5 *** Tome 4 *** Ah ! Ba voilà ! Là, ça donne envie ! Alex Sierra et Livia Pastore au dessin m'ont redonné le goût du sang et de la gniak ! Avec ce 4e opus, l’Épique est au rendez-vous, et c'est ce que j'aime dans ce genre de série ! On passera sur l'alliance que nos prisonniers vont passer entre eux et avec une partie de leurs geôliers qui est assez peu crédible en si peu de temps, mais ne boudons pas notre plaisir. Car derrière ça envoie du steak ! Entre les fourberies et autres traitrises humaines et les vengeances qu'elles vont engendrer, on va en avoir pour notre argent. Et les amateurs de grandes batailles vont aussi régaler ; les anciennes races commencent à en avoir gros sur la patate et ils ne vont pas faire dans la dentelle ! Bref, ça semble reparti de plus belle pour notre plus grand plaisir. On repasse à 3.5/5

06/10/2023 (MAJ le 28/06/2024) (modifier)