Les derniers avis (48895 avis)

Couverture de la série Alva
Alva

Même si cette série présente quelques défauts de jeunesse , elle m'a procuré une intéressante lecture. Les auteurs nous invitent dans un univers scandinave fantastique et glacial. Le schéma général est classique et parfois convenu. On retrouve la jeune Alva héroïne malgré elle qui va sauver son peuple ancestrale animiste des prétentions criminelles de la secte des artisans version chrétienne. Toutefois le personnage de Falk ( le méchant) semble avoir un passé plus complexe mais malheureusement pas approfondi dans cet opus. Ainsi malgré les 263 pages le final est un peu facile et expéditif voire manichéen utilisant un procédé pour finir en un happy end qui gâche l'effet dramatique du scénario et contredit le côté horreur loufoque de nombreuses scènes. A mes yeux le dessin de Hansen présente deux gros avantages. Premièrement il rend la narration très dynamique le texte étant assez succinct et peu explicatif. Ensuite il ne s'appesantit pas sur les scènes de carnages en y introduisant un effet comique avec des têtes qui sautent comme des bouchons de Champagne. Il y a bien quelques séquences qui arrivent un peu de nulle part ainsi que plusieurs situations brouillonnes mais dans l'ensemble le tracé se lit aisément avec un graphique original. Je cherche encore pourquoi la série est classée polar car dès le début le fantastique domine. Une lecture détente à découvrir. Un bon 3

05/04/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Sara et les contes perdus
Sara et les contes perdus

Je me devrais d'être objectif dans ma note car je sais que ce manga à la française ne s'adresse pas à moi mais plutôt à de jeunes lectrices. Mais c'est trop girly, et un lecteur adulte tel que moi trouve aussi que c'est souvent nunuche et stéréotypé. Bref, moi ça m'ennuie. Mais c'est moins pire que je le craignais. Je pensais y être réfractaire mais en fait c'est du travail correct et il y a quelques idées sympathiques. Le dessin de Jenny est maîtrisé pour les personnages et même si beaucoup de décors sont vides, ceux qui ne le sont pas ne sont pas mauvais. L'intrigue emprunte fortement au genre Magical Girls, avec cette petite originalité de devoir partir en chasse de personnages de conte. Cependant, cette idée est un peu trop étirée en longueurs, et on perd beaucoup de temps en affrontement d'un même antagoniste : la méchante reine de Blanche-Neige ne me paraissait pas mériter plus de 2 tomes sur une série de 6 notamment. C'est aussi beaucoup l'occasion de parler de beauté, de fashion et de bal, ce qui accentue ce côté girly qui ne me parle vraiment pas. Donc pour moi, ce n'est pas une série qui m'a plu, mais elle reste de bonne facture et je pourrais comprendre qu'elles plaise à des pré-ados. Note : 2.5/5

05/04/2025 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Alyte
Alyte

Et oui, ce sont des choses qui arrivent. On peut tout à fait être déçu par quelqu'un dont on apprécie par ailleurs le travail. C'est le cas avec ce nouvel album de Jérémie Moreau. Alyte n'est pas un mauvais album. Mais lorsqu'on connait les précédents opus de l'auteur, on n'y trouvera rien de bien nourrissant. Pour moi, c'est presque une redite, certes toujours un peu naïve (ce n'est pas une critique négative, c'est juste le ton du conte qui veut ça), à la manière de JM, mais cette naïveté est ici appliquée sans souffle. Avec les contes animaliers du Discours de la panthère, il avait trouvé une forme tout à fait adaptée au fond. Du coup, le discours justement, la morale pourrait-on dire, passait très bien, en douceur, un peu comme dans Kirikou. Puis, dans les Pizzlis, il fournissait à ce dessin aux couleurs surréalistes un scénario quand même bien barré qui sut séduire mon âme voyageuse. Mais là, une impression de redite se fait sentir. En tant que lecteur, j'ai tourné en rond tout au long du récit dont j'ai vu venir la fin dès la page 2. J'exagère, mais cette histoire installe assez vite une monotonie que cette colorisation pourtant dynamique ne parvient pas à faire sortir de ses rails. En outre, les scènes sont répétitives sans apporter d'éléments nouveaux. Pour résumé : c'est attendu ! Peut-être à tenter avec un jeune public...

05/04/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Le Roi ensommeillé
Le Roi ensommeillé

Un conte jeunesse qui cible prioritairement les 10/13 ans. Lecture très sympathique qui va vous faire découvrir un monde sous la glace et la neige, une malédiction a frappé, l'hiver a remplacé définitivement les différentes saisons. Un monde où les humains sont dans un profond sommeil, sauf la petite Ena (vous découvrirez pourquoi vers la fin de la BD). Celle-ci va alors essayer de trouver le moyen de rompre cet ensorcellement. Une quête sans surprises qui suit le déroulement classique du conte. Un récit sur le deuil, la tristesse et le pardon sur un ton léger et simple. Un dessin très informatisé, pas ma tasse de thé, mais il fait le boulot. Une colorisation dans la même veine. Une mise en page aérée. Je recommande pour le public visé.

05/04/2025 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Alyte
Alyte

La couverture n'est pas spécialement jolie je trouve. C'est à lire cette histoire qu'on la comprend mieux. Il s'agit d'une route, de nuit, vue de la perspective d'un crapaud qui doit la franchir au péril de sa vie. C'est un livre de Jérémie Moreau sur la nature et la vie d'un crapaud, orphelin à cause de cette route, qui va faire toutes sortes de rencontres durant sa croissance. Il est tout d'abord en compagnie des saumons qui remontent la rivière. On y croise plus tard des ours, mais aussi des canards vus comme des dieux agressifs pour ceux qui sont sous l'eau. C'est un monde rempli de danger où la mort guette et la survie presque une chance. Le crapaud apprend aussi beaucoup de choses auprès des arbres centenaires. Bref une histoire bien montée quoique gentillette, voire pour jeune public, avec un soupçon de morale écologiste on l'aura compris, à l'échelle d'un crapaud qui va tenter de trouver un moyen sûr de traverser ce ruban de bitume.

05/04/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série I'm the evil lord of an intergalactic empire
I'm the evil lord of an intergalactic empire

Une autre série qui adapte un light novel ayant comme héros un type qui a eu une vie de merde et qui se réincarne dans un autre monde. Je me suis intéressé à cette série parce que c'est du même auteur que ''Mon destin... entre les mains des femmes'' que j'aime bien. En plus, il y a une adaptation en anime qui passe en ce moment même alors que je peux comparer deux adaptations ! Bon ben jusqu'à présent je pense que j'aime mieux l'anime au manga. Ce qui m'a frappé est à quelle point le manga va souvent plus vite que l'anime. Alors que le premier épisode montrait bien en détaille la vie pourrie du héros avant sa réincarnation, ici c'est plus expédié. Ça va aussi plus vite que dans l'anime dans d'autres parties du manga. En plus, il y a des passages avec pleins d'informations et c'est parfois un peu laborieux de comprendre ce qui se passe. Jusqu'à présent, je trouve cette œuvre plus moyenne que Mon destin... entre les mains des femmes. Ce qui était intéressant dans cette dernière œuvre est que le héros voulait vivre une vie tranquille et s'est retrouvé malgré lui au centre de l'attention à cause d'actions d'autres personnages. Ici, c'est encore un type qui se réincarne et fout le bordel. Bon, il y a de l'humour et on devine qui a de bonnes chances qu'il finisse comme un piètre méchant et qu'il va affronter des méchants plus méchants que lui, mais là encore ce n'est pas très original. Le seul truc que je trouve captivant est que le mystérieux personnage qui a réincarné le héros est ambiguë et ne semble pas vraiment chercher son bonheur, mais en dehors de ça il y a rien qui différencie vraiment ce manga de pleins d'autres. En gros, ça se laisse lire, mais pour l'instant la série ne sort pas du lot.

05/04/2025 (modifier)
Par yaglourt
Note: 3/5
Couverture de la série Les Cahiers d'Esther
Les Cahiers d'Esther

La biographie d'une ado qui fait le choix de parler de tout sauf des premiers amours, bizarrement. Lecture sympa, le dessin de Sattouf est toujours aussi agréable, mais il manque quelque chose du coup.

04/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Ernestine
Ernestine

Les éditions Même Pas Mal ont déjà publié quelques petits bijoux d’humour noir et ou trash (Paf & Hencule pour ne citer que les plus extrêmes du genre), et je ne suis pas étonné de les retrouver à la manœuvre avec cette « Ernestine ». « L’emballage » fait penser à un livre pour très jeune lecteur, avec cette couverture cartonnée très épaisse et ce dessin un peu figé, naïf. Mais dès les premières pages, lorsqu’Ernestine commence à s’exprimer, c’est d’emblée très vulgairement qu’elle le fait (elle crache à la figure d’une gamine qui l’emmerde dans la cour de récréation). Elle use volontiers d’un langage grossier, parfois ordurier, fume, rackette le pharmacien du coin en médocs et pognons le jour d’Halloween, etc. La dernière case lui donne un peu plus « d’humanité », une certaine « normalité » qui contraste avec ce qui a précédé. Son père est dépassé et immature, sa mère un peu aussi – mais est aussi vulgaire lorsqu’elle parle. On est ici dans de l’humour grossier, un peu noir. Un style que j’apprécie, mais que j’aurais volontiers vu poussé un peu plus dans le trash. Mais bon, c’est quand même amusant, un peu défouloir (c’est sûr qu’au bout d’un moment la surprise joue moins, on est comme anesthésié). Une lecture sympathique. Note réelle 3,5/5.

04/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Jésus aux Enfers
Jésus aux Enfers

Un bon album mais j’avoue que je regrette un peu mon achat compulsif. Ma faute aussi, je me suis jeté dessus dès que j’ai vu le nom de l’auteur sans chercher à en connaître davantage sur le fond du récit … et finalement c’est là où ça coince un peu. La partie graphique est conforme à mes attentes. J’apprécie toujours autant le découpage de Thierry Robin, on trouve souvent de chouettes trouvailles ou double pages. Cependant (et personnellement) je trouve que ce n’est pas son meilleur travail. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que c’était parfois trop sage ici, les couleurs ternes (la plupart du temps) n’aident sans doute pas non plus, et les personnages non pas un gros charisme (exception faite de Satan). On reconnaît quand même bien son style et le voyage pictural reste très agréable. Par contre, ça a été moins le cas pour cette balade aux enfers. Il faut dire que tous les trucs autour des religions sont loin de me titiller et j’imaginais une adaptation « plus libre » de la part de l’auteur. Ici et à mon goût, ça manque clairement de fantaisie, l’auteur ne s’éloigne pas (trop) du texte « officiel » (même si ce dernier dénote déjà un peu des classiques, le clergé ne se pressant pas pour mettre en avant ce passage). Le récit démarre donc par la crucifixion de Jésus et se termine par son ascension. L’entre-deux fera la part belle à ces 3 jours aux enfers. J’ai vraiment mis du temps à rentrer ou à trouver quelque chose aux péripéties de notre héros. Le début est un peu chiant (hormis le passage avec Abaddon où Jésus se la joue limite super-héros), c’est la rencontre avec de nombreux personnages bloqués dans le Shéol : Jean, David (de Goliath), Moïse, Noé … jusqu’à Adam et Ève que Jésus libèrera pour les amener aux cieux. Bref cette partie est loin d’être ma came, en plus c’est ponctué de nombreux passages de la bible pour appuyer (psaumes, actes …) ou donner du crédit. Mon intérêt est réellement venu à l’arrivée de Satan et des joutes avec notre héros où l’on sent l’auteur plus libre, il présente même quelques idées intéressantes autour de Judas, l’histoire Juive avant le Christianisme ou de rédemptions. Cependant ça ne vient pas chambouler notre vision, ça reste juste à l’état d’idées. Dommage que ça manque un peu de force, j’aurais bien plus adhéré si le ton ou la fin étaient plus iconoclastes. Un résultat mi-figue mi-raisin pour moi donc, j’espérais autre chose qu’une transposition « fidèle » d’un événement méconnu. La réalisation est bonne mais le fond peut vraiment vous laisser dubitatif (ou non) en fonction de votre sensibilité ou tolérance aux écrits religieux. Du gros boulot de la part de Thierry Robin mais j’aurais souhaité plus de trahison.

04/04/2025 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série L'Homme de l'année - 1927
L'Homme de l'année - 1927

Je crois que c'est le premier volume de cette collection L'Homme de l'année" que je lis. Je ne connais donc pas trop le concept, mais je dois dire que j'ai été surpris qu'au final cet "homme de l'année" mis en avant dans le titre et le sous-titre ne soit au final qu'à peine abordé. Le robot Maria n'apparaît en effet que dans une poignée de cases. Je pense que Pécau s'est servi du prétexte de la collection pour écrire une histoire qui lui tenait plus à cœur, celle de la création de Metropolis dans une Allemagne en proie à la montée du nazisme, tout en montrant l'aspect visionnaire de celle-ci. Sur ce plan l'histoire est assez plaisante, même si on a du mal à saisir les intentions réelles du scénariste au fil du récit. J'ai trouvé intéressante l'ambigüité de Théa von Harbou, à la fois autrice du script original et sympathisante nazie, qui presse son compagnon Lang sur plusieurs sujets, alors que lui-même essaie de tourner la page du suicide de son ancienne compagne. Le scénario aurait peut-être pu gagner en clarté sur ces enjeux. Le travail des deux dessinateurs serbes est plaisant, sans plus, je trouve qu'on a un peu trop recours à ces stakhanovistes du dessin, au mépris de la qualité. La mise en couleurs par contre est vraiment bonne, elle contribue au plaisir de lecture. Sympa, sans plus, au final, même si on apprend des choses sur cette époque troublée.

04/04/2025 (modifier)