On ne présente plus le classique « Tire sur mon doigt » à l’humour plus potache que subtile.
Je m’interroge toutefois sur le fait d’en faire une BD, il y a bien un adage qui dit que les plus courtes sont les meilleures mais décliner le gag en de multiples variations … bonjour l’overdose !!
Ça ne brillera jamais par son intelligence, quelques uns font tout de même mouches de part leurs références mais l’ensemble est plutôt pauvre ou lourd. La partie graphique ne relève pas le niveau.
Une fausse bonne idée cet album, en général j’aime l’humour con et absurde mais ici je n’y ai pas trouvé grand intérêt.
Je ne suis jamais rentré dans cette série. Comme certains aviseurs avant moi je n'ai pas compris cette façon de dénoncer la discrimination. Est-ce que cela à un rapport avec l'histoire de la dictature Marcos au Philippines (les dates correspondent) ? Je ne suis pas assez calé pour le dire.
Est-ce en rapport avec d'autres minorités sauvagement traitées ? Mais alors je trouve le procédé discutable et je rejoins Ro dans son analyse.
De plus le dialogue entre le fermier repenti et le poulet Ne m'a pas fait vibrer. J'ai même trouvé certains passages ennuyeux.
Le dessin N&B est correct et correspond à cette ambiance assez pesante mais voir des poulets une case sur deux m'a vite fatigué.
Pas mon truc.
Cet album rappelle quelques autres de la même collection, mais pas les meilleurs. On retrouve dans le message de fond des thématiques chères à Liu Cixin, l'auteur de l'oeuvre originale, comme le climat et la guerre... L'action se situe lors du conflit en Ex Yougoslavie. On découvre Belgrade sous les bombes, ses habitants étants obligés de se réfugier dans les caves pendant que leurs immeubles se désagrègent. Au milieu de tout cela une famille, celle d'Alexsander. Sa femme vient de donner un rein à leur petite fille. Pour que la greffe prenne, elle doit recevoir des injections, et autant dire que se procurer le produit nécessaire est une mission bien complexe.
L'intrigue tourne essentiellement autour de l'ambition un peu folle d'Alexsander. Il pense pouvoir mettre fin aux bombardements en plongeant sa ville dans un brouillard épais et continu, qui empêchera les avions de survoler la zone. Pour cela il lui faut un ordinateur hyper puissant capable de résoudre des tonnes d'équations compliquées. Ces calculs doivent lui indiquer des points sensitifs sur le globe où il doit déclencher de petites réactions. Réactions qui par le syndrome du battement d'ailes du papillon vont perturber la météo dans son pays.
Bonne ou pas, l'idée est en tout cas mal développée. Les explications scientifiques initiales sont totalement imbittables si vous n'êtes pas mathématicien ou développeur informatique chevronné. La suite, qui correspond à la mise en application du projet d'Alexsander, manque d'intérêt. Il se déplace aux 4 coins de la planète du jour au lendemain, en suivant les directives que son ami derrière l'ordinateur lui donne par téléphone. C'est déjà pas très crédible, mais en plus c'est un peu répétitif et pas très prenant.
Le récit est froid, et l'histoire en décolle pas vraiment. Malgré la dureté de la situation, on ne s'attache pas aux personnages, on n'a peur ni pour la réussite de la mission d'Alexsander, ni pour la destinée de sa famille qui l'attend sous les bombes. La fin un peu étrange ne vient pas changer la donne et ne relèvera pas l'intérêt d'un semble trop quelconque.
La note a affleuré le 3, car la volonté était là et le style cartoon me plait bien.
Mais voilà c’est vrai que niveau humour ça vole pas haut, l’idée de parler de deux jeunes de banlieue aurait pu être cool mais l’humour sans plus, même si certaines pages m’ont fait sourire.
Les personnages sont assez stéréotypés, le dessin il est sympathique par contre même si peu détaillé, j’ai toujours aimé les styles cartonnesques.
C’est pas si mal mais l’humour est pas terrible même si certains gags ont été sympas, c’est très bof.
Je la relirai quand même avec plaisir mais c’est pas indispensable à l’achat.
BD résolument destinée à la jeunesse, je ne suis pas tombé sous son charme.
Graphiquement, c'est du faussement enfantin classique, au trait lâché et peu enthousiasmant.
Au niveau de l'histoire, j'ai eu du mal à entrer dedans car je suis resté un moment perplexe quant au message des autrices. Cela commence simplement avec une petite araignée qui ne sait pas tisser sa toile et que sa mère amène à un scarabée sensé lui apprendre. Elle quitte sa jolie forêt pour se retrouver dans une décharge à ciel ouvert avec trois autres jeunes insectes, tous affectés d'une déficience différente : la mouche qui zozote, le bourdon qui pleure tout le temps, et la luciole qui fait trop peu de lumière et... utilise un langage trop châtié. Le gros scarabée les traite avec peu de respect et surtout ne leur apprend rien du tout. Les petits ne sont pas prisonniers mais n'ont pas non plus envie de voir ailleurs et il faut que la petite araignée les convainque pour qu'enfin ils partent à l'aventure vers la forêt voisine. Et quand ils y arrivent, ils sont tous contents...
C'est quoi l'idée ? Un message sur la différence et les enfants handicapés ? Sur le fait qu'il faut aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte plutôt que de rester dans une situation médiocre ?
Je n'ai pas accroché du tout. La faute en grande partie à des comportements et des dialogues un peu bizarres de la part des protagonistes. Je n'arrivais pas à cerner le contexte et à bien comprendre les relations entre chacun. Le scarabée est-il méchant ? Pourquoi a-t-il une bonne réputation alors qu'il ne sert à rien ? S'agit-il d'une évasion ou d'une fugue ? La maman araignée est-elle une mère indigne ?
Je reste circonspect et pas convaincu par ma lecture.
Un autre recueil d'histoires de Disney sorti chez Glénat qui est franchement décevant.
Cet album regroupe des histoires de Mickey Mouse faites par le duo Murry-Fallberg et ça a vraiment mal vieilli. Le dessin de Murry est sympathique, même s'il n'a pas le génie des plus grands dessinateurs de Disney. Le problème vient plus des scénarios.
Pourtant, à la base, cela devrait me plaire parce qu'on retrouve le type de récits de Mickey que j'aime bien: Mickey se retrouve dans des aventures avec du mystère et Dingo est là pour faire le comique de service. Sauf que le ton est vraiment enfantin et désuet, je pense que même à 10 ans je n'aurais pas accroché à ses récits. Le principal défaut est que les histoires sont trop courtes pour ce genre d'aventures (environ 20-25 pages) et le rythme est généralement trop rapide. Fallberg n'a pas le talent d'un scénariste comme Bill Finger qui pouvait captiver avec des histoires de seulement 12-13 pages. Mais même sans ça les intrigues à la base sont la plupart du temps pas géniales et clichés. Le pire est l'élément qui était novateur pour l'époque passe mal aujourd'hui.
En effet, les récits de ce duo d'auteurs étaient divisés en 3 chapitres alors que la norme dans les comics américains à l'époque était le récit complet. Je peux imaginer les petits lecteurs dans les années 50 attendre avec impatience la suite dans le numéro du mois suivant, mais en album un récit divisé en chapitre fait juste casser le rythme.
À moins d'être un vieux nostalgique qui a grandi avec ces deux auteurs, je vois pas qui pourrait trouver cet album passionnant.
Bah alors là, un gros bof pour moi !!
Les 2 films Deadpool m’ont bien attrapé mais je ne connaissais pas grand chose de ses aventures sur papier. Le peu lu ne m’a jamais vraiment enthousiasmé (hormis une série encore non référencée sur le site : Deadpool Corps), c’était soit moyen, soit très mauvais … comme ce recueil finalement.
Je passe sur le côté choral de l’œuvre, c’est un peu le principe de la collection « Je suis … », toujours de courts récits qui retracent (censés en tout cas) les meilleurs moments de la carrière de notre héros depuis sa création, cette dernière étant plutôt récente dans l’univers Marvel, il est apparu début 90s.
Précisons également que je suis assez allergique aux dessins comics antérieur aux années 2000, toute cette période m’a donc bien peu intéressé, d’autant que la personnalité de notre héros est encore brouillonne. Je n’ai aucun engouement pour son duo avec Cable par exemple.
Au final, seul 2, 3 récits m’ont accroché (bien peu au total, je m’attendais à plus de fun avec un tel personnage), ainsi que l’édito/historique sur la création de notre héros.
L’album regroupe une dizaine d’histoires courtes, publiées dans diverses revues (voir description) : nécessairement, l’ensemble est hétérogène. Inégal aussi, et globalement décevant je trouve.
Plusieurs histoires retracent la vie et la « carrière » de Jacques Mesrine, une autre tourne autour de cambrioleurs ayant participé à la lutte anarchiste contre Franco (la première histoire, que j’ai plutôt aimée d’ailleurs), le reste est plus inclassable, même si la quasi-totalité des histoires développent des ambiances noires, souvent urbaines et populaires (un peu d’humour noir aussi), comme les deux auteurs les affectionnent.
Je ne suis pas fan du dessin de Golo, assez brouillon, même si j’apprécie en revanche le Noir et Blanc avec un trait gras – que l’on retrouvait chez pas mal d’auteurs dans cette collection du vieux Futuropolis.
Quant aux histoires, ça se laisse lire, mais je suis globalement resté sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
J'ai à peu près le même ressenti que cac, même si je serai un peu moins sévère dans ma notation.
Le passage le plus sympa est la petite dizaine de pages du début, en BD, avec l'auteur qui se représente dans son personnage habituel, avec longue barbe et bonnet: rentre dedans avec de l'autodérision, j'aime bien son style engagé dégageur.
Mais la suite est moins intéressante. C'est une longue suite de dessin, chacun représentant un personnage célèbre, s'exprimant dans une bulle pour dire ce qui pour lui représente la lutte des classes. Bien entendu, avec des personnages comme Delon, Hollande ou autre, on est dans le second degré. Mais je n'ai pas trouvé ça percutant, ou amusant la plupart du temps. Quelques sourires, c'est tout, et le côté "engagé" s'est perdu dans les brumes.
Un album décevant d'un auteur que j'aime pourtant bien d'habitude.
La période, les lieux et le sujet au cœur de cet album sont a priori intéressants : nous sommes dans le sud des Etats-Unis, dans les années 1960, et les thèmes au cœur de l’intrigue tournent autour de la ségrégation dont sont victimes les Noirs (et des actions menées pour la combattre) et de l’homosexualité.
Si la ville où se déroule l’intrigue est fictive, l’auteur a quand même mis pas mal de choses personnelles dans cette histoire, ça se sent, on est dans une sorte d’autobiographie assez classique pour beaucoup d’auteurs indés américains.
Oui mais voilà, là où d’autres (comme Joe Matt par exemple) arrivent à dynamiser la lecture par une narration fluide, de l’humour, de l’autodérision, ici il manque clairement quelque chose pour faire passer cette lecture, que j’ai trouvé parfois pénible et ennuyeuse.
Il y a beaucoup de textes, et on ne s’attache pas vraiment aux personnages, Cruse n’arrive pas à insuffler de l’empathie (alors même que le sujet s’y prêtait). Et du coup ce petit pavé se révèle particulièrement indigeste. Je l’ai fini péniblement, survolant certains passages.
Note réelle 2,5/5.
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Tire sur mon doigt
On ne présente plus le classique « Tire sur mon doigt » à l’humour plus potache que subtile. Je m’interroge toutefois sur le fait d’en faire une BD, il y a bien un adage qui dit que les plus courtes sont les meilleures mais décliner le gag en de multiples variations … bonjour l’overdose !! Ça ne brillera jamais par son intelligence, quelques uns font tout de même mouches de part leurs références mais l’ensemble est plutôt pauvre ou lourd. La partie graphique ne relève pas le niveau. Une fausse bonne idée cet album, en général j’aime l’humour con et absurde mais ici je n’y ai pas trouvé grand intérêt.
Elmer
Je ne suis jamais rentré dans cette série. Comme certains aviseurs avant moi je n'ai pas compris cette façon de dénoncer la discrimination. Est-ce que cela à un rapport avec l'histoire de la dictature Marcos au Philippines (les dates correspondent) ? Je ne suis pas assez calé pour le dire. Est-ce en rapport avec d'autres minorités sauvagement traitées ? Mais alors je trouve le procédé discutable et je rejoins Ro dans son analyse. De plus le dialogue entre le fermier repenti et le poulet Ne m'a pas fait vibrer. J'ai même trouvé certains passages ennuyeux. Le dessin N&B est correct et correspond à cette ambiance assez pesante mais voir des poulets une case sur deux m'a vite fatigué. Pas mon truc.
Le Calcul Du Papillon
Cet album rappelle quelques autres de la même collection, mais pas les meilleurs. On retrouve dans le message de fond des thématiques chères à Liu Cixin, l'auteur de l'oeuvre originale, comme le climat et la guerre... L'action se situe lors du conflit en Ex Yougoslavie. On découvre Belgrade sous les bombes, ses habitants étants obligés de se réfugier dans les caves pendant que leurs immeubles se désagrègent. Au milieu de tout cela une famille, celle d'Alexsander. Sa femme vient de donner un rein à leur petite fille. Pour que la greffe prenne, elle doit recevoir des injections, et autant dire que se procurer le produit nécessaire est une mission bien complexe. L'intrigue tourne essentiellement autour de l'ambition un peu folle d'Alexsander. Il pense pouvoir mettre fin aux bombardements en plongeant sa ville dans un brouillard épais et continu, qui empêchera les avions de survoler la zone. Pour cela il lui faut un ordinateur hyper puissant capable de résoudre des tonnes d'équations compliquées. Ces calculs doivent lui indiquer des points sensitifs sur le globe où il doit déclencher de petites réactions. Réactions qui par le syndrome du battement d'ailes du papillon vont perturber la météo dans son pays. Bonne ou pas, l'idée est en tout cas mal développée. Les explications scientifiques initiales sont totalement imbittables si vous n'êtes pas mathématicien ou développeur informatique chevronné. La suite, qui correspond à la mise en application du projet d'Alexsander, manque d'intérêt. Il se déplace aux 4 coins de la planète du jour au lendemain, en suivant les directives que son ami derrière l'ordinateur lui donne par téléphone. C'est déjà pas très crédible, mais en plus c'est un peu répétitif et pas très prenant. Le récit est froid, et l'histoire en décolle pas vraiment. Malgré la dureté de la situation, on ne s'attache pas aux personnages, on n'a peur ni pour la réussite de la mission d'Alexsander, ni pour la destinée de sa famille qui l'attend sous les bombes. La fin un peu étrange ne vient pas changer la donne et ne relèvera pas l'intérêt d'un semble trop quelconque.
Les Chicons
La note a affleuré le 3, car la volonté était là et le style cartoon me plait bien. Mais voilà c’est vrai que niveau humour ça vole pas haut, l’idée de parler de deux jeunes de banlieue aurait pu être cool mais l’humour sans plus, même si certaines pages m’ont fait sourire. Les personnages sont assez stéréotypés, le dessin il est sympathique par contre même si peu détaillé, j’ai toujours aimé les styles cartonnesques. C’est pas si mal mais l’humour est pas terrible même si certains gags ont été sympas, c’est très bof. Je la relirai quand même avec plaisir mais c’est pas indispensable à l’achat.
La Petite Évasion
BD résolument destinée à la jeunesse, je ne suis pas tombé sous son charme. Graphiquement, c'est du faussement enfantin classique, au trait lâché et peu enthousiasmant. Au niveau de l'histoire, j'ai eu du mal à entrer dedans car je suis resté un moment perplexe quant au message des autrices. Cela commence simplement avec une petite araignée qui ne sait pas tisser sa toile et que sa mère amène à un scarabée sensé lui apprendre. Elle quitte sa jolie forêt pour se retrouver dans une décharge à ciel ouvert avec trois autres jeunes insectes, tous affectés d'une déficience différente : la mouche qui zozote, le bourdon qui pleure tout le temps, et la luciole qui fait trop peu de lumière et... utilise un langage trop châtié. Le gros scarabée les traite avec peu de respect et surtout ne leur apprend rien du tout. Les petits ne sont pas prisonniers mais n'ont pas non plus envie de voir ailleurs et il faut que la petite araignée les convainque pour qu'enfin ils partent à l'aventure vers la forêt voisine. Et quand ils y arrivent, ils sont tous contents... C'est quoi l'idée ? Un message sur la différence et les enfants handicapés ? Sur le fait qu'il faut aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte plutôt que de rester dans une situation médiocre ? Je n'ai pas accroché du tout. La faute en grande partie à des comportements et des dialogues un peu bizarres de la part des protagonistes. Je n'arrivais pas à cerner le contexte et à bien comprendre les relations entre chacun. Le scarabée est-il méchant ? Pourquoi a-t-il une bonne réputation alors qu'il ne sert à rien ? S'agit-il d'une évasion ou d'une fugue ? La maman araignée est-elle une mère indigne ? Je reste circonspect et pas convaincu par ma lecture.
Mickey et la cité engloutie
Un autre recueil d'histoires de Disney sorti chez Glénat qui est franchement décevant. Cet album regroupe des histoires de Mickey Mouse faites par le duo Murry-Fallberg et ça a vraiment mal vieilli. Le dessin de Murry est sympathique, même s'il n'a pas le génie des plus grands dessinateurs de Disney. Le problème vient plus des scénarios. Pourtant, à la base, cela devrait me plaire parce qu'on retrouve le type de récits de Mickey que j'aime bien: Mickey se retrouve dans des aventures avec du mystère et Dingo est là pour faire le comique de service. Sauf que le ton est vraiment enfantin et désuet, je pense que même à 10 ans je n'aurais pas accroché à ses récits. Le principal défaut est que les histoires sont trop courtes pour ce genre d'aventures (environ 20-25 pages) et le rythme est généralement trop rapide. Fallberg n'a pas le talent d'un scénariste comme Bill Finger qui pouvait captiver avec des histoires de seulement 12-13 pages. Mais même sans ça les intrigues à la base sont la plupart du temps pas géniales et clichés. Le pire est l'élément qui était novateur pour l'époque passe mal aujourd'hui. En effet, les récits de ce duo d'auteurs étaient divisés en 3 chapitres alors que la norme dans les comics américains à l'époque était le récit complet. Je peux imaginer les petits lecteurs dans les années 50 attendre avec impatience la suite dans le numéro du mois suivant, mais en album un récit divisé en chapitre fait juste casser le rythme. À moins d'être un vieux nostalgique qui a grandi avec ces deux auteurs, je vois pas qui pourrait trouver cet album passionnant.
Deadpool - Je suis Deadpool
Bah alors là, un gros bof pour moi !! Les 2 films Deadpool m’ont bien attrapé mais je ne connaissais pas grand chose de ses aventures sur papier. Le peu lu ne m’a jamais vraiment enthousiasmé (hormis une série encore non référencée sur le site : Deadpool Corps), c’était soit moyen, soit très mauvais … comme ce recueil finalement. Je passe sur le côté choral de l’œuvre, c’est un peu le principe de la collection « Je suis … », toujours de courts récits qui retracent (censés en tout cas) les meilleurs moments de la carrière de notre héros depuis sa création, cette dernière étant plutôt récente dans l’univers Marvel, il est apparu début 90s. Précisons également que je suis assez allergique aux dessins comics antérieur aux années 2000, toute cette période m’a donc bien peu intéressé, d’autant que la personnalité de notre héros est encore brouillonne. Je n’ai aucun engouement pour son duo avec Cable par exemple. Au final, seul 2, 3 récits m’ont accroché (bien peu au total, je m’attendais à plus de fun avec un tel personnage), ainsi que l’édito/historique sur la création de notre héros.
Nouvelles du Front
L’album regroupe une dizaine d’histoires courtes, publiées dans diverses revues (voir description) : nécessairement, l’ensemble est hétérogène. Inégal aussi, et globalement décevant je trouve. Plusieurs histoires retracent la vie et la « carrière » de Jacques Mesrine, une autre tourne autour de cambrioleurs ayant participé à la lutte anarchiste contre Franco (la première histoire, que j’ai plutôt aimée d’ailleurs), le reste est plus inclassable, même si la quasi-totalité des histoires développent des ambiances noires, souvent urbaines et populaires (un peu d’humour noir aussi), comme les deux auteurs les affectionnent. Je ne suis pas fan du dessin de Golo, assez brouillon, même si j’apprécie en revanche le Noir et Blanc avec un trait gras – que l’on retrouvait chez pas mal d’auteurs dans cette collection du vieux Futuropolis. Quant aux histoires, ça se laisse lire, mais je suis globalement resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
La Lutte pas très classe
J'ai à peu près le même ressenti que cac, même si je serai un peu moins sévère dans ma notation. Le passage le plus sympa est la petite dizaine de pages du début, en BD, avec l'auteur qui se représente dans son personnage habituel, avec longue barbe et bonnet: rentre dedans avec de l'autodérision, j'aime bien son style engagé dégageur. Mais la suite est moins intéressante. C'est une longue suite de dessin, chacun représentant un personnage célèbre, s'exprimant dans une bulle pour dire ce qui pour lui représente la lutte des classes. Bien entendu, avec des personnages comme Delon, Hollande ou autre, on est dans le second degré. Mais je n'ai pas trouvé ça percutant, ou amusant la plupart du temps. Quelques sourires, c'est tout, et le côté "engagé" s'est perdu dans les brumes. Un album décevant d'un auteur que j'aime pourtant bien d'habitude.
Stuck Rubber Baby (Un Monde de différence)
La période, les lieux et le sujet au cœur de cet album sont a priori intéressants : nous sommes dans le sud des Etats-Unis, dans les années 1960, et les thèmes au cœur de l’intrigue tournent autour de la ségrégation dont sont victimes les Noirs (et des actions menées pour la combattre) et de l’homosexualité. Si la ville où se déroule l’intrigue est fictive, l’auteur a quand même mis pas mal de choses personnelles dans cette histoire, ça se sent, on est dans une sorte d’autobiographie assez classique pour beaucoup d’auteurs indés américains. Oui mais voilà, là où d’autres (comme Joe Matt par exemple) arrivent à dynamiser la lecture par une narration fluide, de l’humour, de l’autodérision, ici il manque clairement quelque chose pour faire passer cette lecture, que j’ai trouvé parfois pénible et ennuyeuse. Il y a beaucoup de textes, et on ne s’attache pas vraiment aux personnages, Cruse n’arrive pas à insuffler de l’empathie (alors même que le sujet s’y prêtait). Et du coup ce petit pavé se révèle particulièrement indigeste. Je l’ai fini péniblement, survolant certains passages. Note réelle 2,5/5.