Premier détail retenant mon attention : la couverture. Bien faite, attirante même. Bon, ensuite vient le deuxième élément : le titre, et là nettement moins convaincu. Le grand jeu... je ne sais pas dire pourquoi mais il ne m'attire absolument pas et charge même mon a priori de lecture négativement... Et effectivement, ce titre est un peu un fourre-tout de pleins d'idées, on prend un peu de loup-garou, des fantômes, des complots, de la magie, des tentatives d'assassinats,... et j'en passe. Et voilà, on brosse un contexte géopolitique très vite expliqué où la France et l'Angleterre ont gagné la Seconde Guerre Mondiale depuis 1941 ! Bonne idée soit dit en passant, mais on en apprend plus en 4e de couverture que dans l'album lui-même. C'est au final sous exploité et très moyennement mis en avant, les auteurs privilégiant l'action et les rebondissements (y'en a un paquet...)
Et comme le souligne Iannick, le personnage principal est agaçant avec ses répliques ou ses attitudes qui frôlent parfois le ridicule. Le bonhomme vit des événements peu courant voire même franchement déroutants et pourtant cela ne lui fait ni chaud ni froid, il reste imperturbable... ce qui n'est pas mon cas au bout de cette lecture !
Et puis, je ne suis absolument pas attiré par le graphisme, bien que la couverture, et je l'ai déjà dit précédemment, soit réussie. Le dessin n'est pas mauvais ni raté, mais je ne trouve pas les visages des protagonistes réalisés correctement. Sinon Pilipovic maîtrise son sujet : les scènes d'actions, les engins de guerre,... mais pas mal de petits défauts ponctuent l'album.
La première impression du titre était la bonne : peu convaincu !
Je n'ai rien ressenti à la lecture de Panorama. J'ai passé une grande partie de ma lecture à me demander de quoi cela parlait réellement. D'amour ? D'abandon ? D'amitié ? A la fin je n'ai pas su trancher. Globalement je n'ai pas apprécié ma lecture. Les personnages sonnent faux, ils ont des comportements un peu étranges... Il y a des non-dits dans cet ouvrage, mais rien ne vient éclairer leur sens. Je ne demande pas à ce qu'on m'explique tout, mais il y a un minimum. Lequel n'est pas présent.
Le dessin de Loo Hui Phang n'est pas spécialement désagréable, mais je n'en suis pas vraiment fan. Ce côté impavide des personnages m'a franchement gêné dans la lecture d'un roman graphique. Par moments j'avais l'impression de voir une histoire "animée" par des Playmobil.
Je suis sans doute passé à côté.
Bon, je préviens dès le départ, je ne suis pas le coeur de cible de cette série. Elle s'adresse carrément aux pré-adolescentes qui rêvent au Prince charmant, qui s'initient à la danse et s'échangent des petits secrets. C'est forcément réducteur, mais en même temps, mettez-vous à ma place, je n'ai jamais été une fille de 12 ans...
Bref, j'avoue que les préoccupations des jeunes filles présentées dans cette BD m'échappent un peu, et je me suis concentré sur le plaisir de lecture. J’ai trouvé les gags simples, pas trop lourds, plutôt dans l'esprit. Le dessin de Crip, dont c'est le premier album sous ce pseudo (il fait des "Tout sur..." chez la Sirène et Soleil) est clair, très typique du style "gros nez" (sauf que là il y a plutôt des petites fesses), avec des couleurs pas du tout pétantes, mais agréables. Ca plaira sans doute aux filles...
Un petit 2,5/5.
Certes, l'histoire est alléchante au premier abord. Mais je dois toutefois calmer vos ardeurs.
D'abord, le scénario est très simple, très linéaire, sans surprise. Tout se passe exactement comme on l'imagine. Bref, rien de génial de ce coté là.
De plus, la BD est vite lue. Il y a de nombreuses grosses images sans texte, et on en vient à bout en à peine 20 minutes! Oui, 79frs les 20 minutes, j'ai pas calculé, mais ça revient cher la minute !
Bon les dessins sont chouettes sinon, mais je me demande si cette BD vaut vraiment le coup. J'ai lu quelques part qu'un deuxième tome était à l'étude... peut être apportera-t-il plus d'intérêt à la série.
Ah oui, un dernier truc. J'ai pas compris la fin, même après plusieurs lectures... si quelqu'un peut me sortir de ma bêtise, qu'il ou elle n'hésite pas:)
MAJ au 09/12/2002
Bon voila, j'ai lu le 2eme tome, le livre de Sam. Bof bof bof, j'accroche toujours pas, et pour les mêmes raisons. A suivre...
Commençons par ce qui m’a plu. Le dessin est vraiment chouette. Il est mignon à souhait, et les couleurs sont vraiment superbes. Ensuite il faut avouer que l’histoire est bigrement originale et rondement menée. Les amateurs de contes un peu déjantés devraient apprécier.
Mais voilà, justement, c’est un peu trop déjanté pour moi. Ca flirte avec l’absurde, ça part dans tous les sens, et pour cette raison j’ai malheureusement décroché vers la moitié de la BD. Et là mon avis se rapproche de mon avis sur Le dessinateur, la colline et le cosmos, toujours chez la Boite à Bulles, et… du même auteur ! Bon ok cette fois il est accompagné par son frère au scenario, mais j’ai vraiment retrouvé le même genre d’histoire loufoque sans queue ni tête.
Voila, même conclusion donc : je pense que beaucoup de lecteurs vont apprécier et se prendre au jeu. Mais moi je suis complètement passé à coté. Une BD réussie, mais pas faite pour moi.
Bof.
L’idée de raconter une histoire en ne cadrant que les mains des protagonistes est intéressante, mais alors le scénario est d’une banalité affligeante. Aucune surprise, aucune émotion, aucune originalité… encéphalogramme plat. Une curiosité à découvrir à l’occasion, mais dont votre bdthèque se passera bien…
Peu de gens le savent, mais Tintin est devenu joueur de foot ! Comme il trouvait que le foot c'est moins prestigieux, il décida de changer son nom. En tout cas, il est toujours aussi gentil car il va à l'anniversaire d'un de ses fans. Malheureusement pour lui, il se fait kidnapper par l'ami un peu saoul du fêté et c'est là que j'ai décroché du récit.
Je n'ai pas accroché une seule minute à la prise d'otage que je ne trouve pas très crédible. Le pire vient de la morale finale qui est totalement ridicule.
Il y a aussi une petite histoire dans cet album qui concerne des fans de foot et un car. Étrangement, je la préfère à celle du kidnapping bien qu'elle ne soit pas une réussite.
Comme pierig, j'ai apprécié la forme, expérimentale, de cet album. En effet un travelling courant sur tout un album est un concept assez inédit à ma connaissance. Un concept original, mais que je trouve finalement utilisé de façon médiocre.
Les deux auteurs ont basé leur histoire sur la proximité de deux peuples que tout oppose, jusqu'à la couleur de leur environnement : blanc et noir. C'est intéressant, et cela aurait pu déboucher sur des développements plus importants. Malheureusement les deux auteurs s'embrouillent assez vite, et l'on peur décrocher carrément à plusieurs reprises. Mais on s'accroche, en se disant que la fin sera géniale, qu'elle rassemblera les morceaux épars au fil du récit. Mais non, le dénouement finalement n'arrive pas vraiment, s'arrêtant à l'avant-dernier moment. Décevant, mais peut-être finalement n'ai-je pas trop compris, et qu'une relecture s'impose...
Je salue en tous les cas l'audace des deux albums, car à défaut d'être un exemple de construction logique, leur premier album est surprenant sur sa forme.
Voilà la nouvelle parodie de Pierre Veys. Après Sherlock Holmes, Blake et Mortimer ou Maigret, Veys s’attaque cette fois à Hercule Poirot, rebaptisé Hercule Potiron. En achetant cet album, je m’attendais à retrouver les mêmes petites histoires cyniques que l’on trouvait dans Baker Street, série assez sympathique et plutôt drôle.
Mais ce n’est pas le cas puisque ce tome constitue une longue enquête de 56 pages qui présente peu d’intérêt. Potiron est dépeint comme un détective autoritaire, hystérique et imbu de lui-même. C’est même le seul élément qui devrait être drôle, mais cela tourne vite en rond et on en vient à se lasser du personnage. Et malheureusement le caractère parodique s’arrête là. Ce qui faisait l’intérêt de Sherlock Holmes version Veys était constitué par les rapports conflictuels entre le détective et le docteur Watson. Ici Potiron est secondé par un benêt, Nastyngs, totalement sans intérêt. L’enquête est totalement fantaisiste et devient vite ennuyeuse. Les dialogues sont souvent empreints d’une certaine lourdeur.
Quant au dessin, je n’ai pas été très enthousiasmé par le style de Caracuzzo. Celui-ci n’est pas toujours à l’aise dans les plans d’ensemble. A un moment, on a même bien du mal à reconnaître des crocodiles vus en plongée. Au final, mieux vaut se replonger dans Baker Street qui avait un côté plus déjanté…
L'idée de départ n'était pas trop mal : une petite fille victime d'une maladie rejetée par ses camarades de classe décide de devenir amie avec les monstres de la nuit issus de son imagination pour compenser. Cette quête dans l'étrange tourne vite court quand elle s'aperçoit des intentions de l'un d'eux qui mène une expérience maléfique.
Je pense qu'il y a finalement trop de choses confuses dans cette bd qui noient véritablement l'intrigue dans un flot incompréhensible pour nos enfants. N'oublions pas que cette bd leur est d'abord destinée. Bref, il n'y a pas une parfaite lisibilité et cohérence dans ce récit. C'est dommage car le sujet traité est délicat et qu'il méritait sans doute mieux.
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Le Grand Jeu
Premier détail retenant mon attention : la couverture. Bien faite, attirante même. Bon, ensuite vient le deuxième élément : le titre, et là nettement moins convaincu. Le grand jeu... je ne sais pas dire pourquoi mais il ne m'attire absolument pas et charge même mon a priori de lecture négativement... Et effectivement, ce titre est un peu un fourre-tout de pleins d'idées, on prend un peu de loup-garou, des fantômes, des complots, de la magie, des tentatives d'assassinats,... et j'en passe. Et voilà, on brosse un contexte géopolitique très vite expliqué où la France et l'Angleterre ont gagné la Seconde Guerre Mondiale depuis 1941 ! Bonne idée soit dit en passant, mais on en apprend plus en 4e de couverture que dans l'album lui-même. C'est au final sous exploité et très moyennement mis en avant, les auteurs privilégiant l'action et les rebondissements (y'en a un paquet...) Et comme le souligne Iannick, le personnage principal est agaçant avec ses répliques ou ses attitudes qui frôlent parfois le ridicule. Le bonhomme vit des événements peu courant voire même franchement déroutants et pourtant cela ne lui fait ni chaud ni froid, il reste imperturbable... ce qui n'est pas mon cas au bout de cette lecture ! Et puis, je ne suis absolument pas attiré par le graphisme, bien que la couverture, et je l'ai déjà dit précédemment, soit réussie. Le dessin n'est pas mauvais ni raté, mais je ne trouve pas les visages des protagonistes réalisés correctement. Sinon Pilipovic maîtrise son sujet : les scènes d'actions, les engins de guerre,... mais pas mal de petits défauts ponctuent l'album. La première impression du titre était la bonne : peu convaincu !
Panorama (Atrabile)
Je n'ai rien ressenti à la lecture de Panorama. J'ai passé une grande partie de ma lecture à me demander de quoi cela parlait réellement. D'amour ? D'abandon ? D'amitié ? A la fin je n'ai pas su trancher. Globalement je n'ai pas apprécié ma lecture. Les personnages sonnent faux, ils ont des comportements un peu étranges... Il y a des non-dits dans cet ouvrage, mais rien ne vient éclairer leur sens. Je ne demande pas à ce qu'on m'explique tout, mais il y a un minimum. Lequel n'est pas présent. Le dessin de Loo Hui Phang n'est pas spécialement désagréable, mais je n'en suis pas vraiment fan. Ce côté impavide des personnages m'a franchement gêné dans la lecture d'un roman graphique. Par moments j'avais l'impression de voir une histoire "animée" par des Playmobil. Je suis sans doute passé à côté.
Studio Danse
Bon, je préviens dès le départ, je ne suis pas le coeur de cible de cette série. Elle s'adresse carrément aux pré-adolescentes qui rêvent au Prince charmant, qui s'initient à la danse et s'échangent des petits secrets. C'est forcément réducteur, mais en même temps, mettez-vous à ma place, je n'ai jamais été une fille de 12 ans... Bref, j'avoue que les préoccupations des jeunes filles présentées dans cette BD m'échappent un peu, et je me suis concentré sur le plaisir de lecture. J’ai trouvé les gags simples, pas trop lourds, plutôt dans l'esprit. Le dessin de Crip, dont c'est le premier album sous ce pseudo (il fait des "Tout sur..." chez la Sirène et Soleil) est clair, très typique du style "gros nez" (sauf que là il y a plutôt des petites fesses), avec des couleurs pas du tout pétantes, mais agréables. Ca plaira sans doute aux filles... Un petit 2,5/5.
Les Livres de Vie (Le Livre de Jack / Sam)
Certes, l'histoire est alléchante au premier abord. Mais je dois toutefois calmer vos ardeurs. D'abord, le scénario est très simple, très linéaire, sans surprise. Tout se passe exactement comme on l'imagine. Bref, rien de génial de ce coté là. De plus, la BD est vite lue. Il y a de nombreuses grosses images sans texte, et on en vient à bout en à peine 20 minutes! Oui, 79frs les 20 minutes, j'ai pas calculé, mais ça revient cher la minute ! Bon les dessins sont chouettes sinon, mais je me demande si cette BD vaut vraiment le coup. J'ai lu quelques part qu'un deuxième tome était à l'étude... peut être apportera-t-il plus d'intérêt à la série. Ah oui, un dernier truc. J'ai pas compris la fin, même après plusieurs lectures... si quelqu'un peut me sortir de ma bêtise, qu'il ou elle n'hésite pas:) MAJ au 09/12/2002 Bon voila, j'ai lu le 2eme tome, le livre de Sam. Bof bof bof, j'accroche toujours pas, et pour les mêmes raisons. A suivre...
Du Graal plein la bouche
Commençons par ce qui m’a plu. Le dessin est vraiment chouette. Il est mignon à souhait, et les couleurs sont vraiment superbes. Ensuite il faut avouer que l’histoire est bigrement originale et rondement menée. Les amateurs de contes un peu déjantés devraient apprécier. Mais voilà, justement, c’est un peu trop déjanté pour moi. Ca flirte avec l’absurde, ça part dans tous les sens, et pour cette raison j’ai malheureusement décroché vers la moitié de la BD. Et là mon avis se rapproche de mon avis sur Le dessinateur, la colline et le cosmos, toujours chez la Boite à Bulles, et… du même auteur ! Bon ok cette fois il est accompagné par son frère au scenario, mais j’ai vraiment retrouvé le même genre d’histoire loufoque sans queue ni tête. Voila, même conclusion donc : je pense que beaucoup de lecteurs vont apprécier et se prendre au jeu. Mais moi je suis complètement passé à coté. Une BD réussie, mais pas faite pour moi.
La bête à cinq doigts
Bof. L’idée de raconter une histoire en ne cadrant que les mains des protagonistes est intéressante, mais alors le scénario est d’une banalité affligeante. Aucune surprise, aucune émotion, aucune originalité… encéphalogramme plat. Une curiosité à découvrir à l’occasion, mais dont votre bdthèque se passera bien…
Ceux qui t'aiment
Peu de gens le savent, mais Tintin est devenu joueur de foot ! Comme il trouvait que le foot c'est moins prestigieux, il décida de changer son nom. En tout cas, il est toujours aussi gentil car il va à l'anniversaire d'un de ses fans. Malheureusement pour lui, il se fait kidnapper par l'ami un peu saoul du fêté et c'est là que j'ai décroché du récit. Je n'ai pas accroché une seule minute à la prise d'otage que je ne trouve pas très crédible. Le pire vient de la morale finale qui est totalement ridicule. Il y a aussi une petite histoire dans cet album qui concerne des fans de foot et un car. Étrangement, je la préfère à celle du kidnapping bien qu'elle ne soit pas une réussite.
Le Fluink
Comme pierig, j'ai apprécié la forme, expérimentale, de cet album. En effet un travelling courant sur tout un album est un concept assez inédit à ma connaissance. Un concept original, mais que je trouve finalement utilisé de façon médiocre. Les deux auteurs ont basé leur histoire sur la proximité de deux peuples que tout oppose, jusqu'à la couleur de leur environnement : blanc et noir. C'est intéressant, et cela aurait pu déboucher sur des développements plus importants. Malheureusement les deux auteurs s'embrouillent assez vite, et l'on peur décrocher carrément à plusieurs reprises. Mais on s'accroche, en se disant que la fin sera géniale, qu'elle rassemblera les morceaux épars au fil du récit. Mais non, le dénouement finalement n'arrive pas vraiment, s'arrêtant à l'avant-dernier moment. Décevant, mais peut-être finalement n'ai-je pas trop compris, et qu'une relecture s'impose... Je salue en tous les cas l'audace des deux albums, car à défaut d'être un exemple de construction logique, leur premier album est surprenant sur sa forme.
Hercule Potiron
Voilà la nouvelle parodie de Pierre Veys. Après Sherlock Holmes, Blake et Mortimer ou Maigret, Veys s’attaque cette fois à Hercule Poirot, rebaptisé Hercule Potiron. En achetant cet album, je m’attendais à retrouver les mêmes petites histoires cyniques que l’on trouvait dans Baker Street, série assez sympathique et plutôt drôle. Mais ce n’est pas le cas puisque ce tome constitue une longue enquête de 56 pages qui présente peu d’intérêt. Potiron est dépeint comme un détective autoritaire, hystérique et imbu de lui-même. C’est même le seul élément qui devrait être drôle, mais cela tourne vite en rond et on en vient à se lasser du personnage. Et malheureusement le caractère parodique s’arrête là. Ce qui faisait l’intérêt de Sherlock Holmes version Veys était constitué par les rapports conflictuels entre le détective et le docteur Watson. Ici Potiron est secondé par un benêt, Nastyngs, totalement sans intérêt. L’enquête est totalement fantaisiste et devient vite ennuyeuse. Les dialogues sont souvent empreints d’une certaine lourdeur. Quant au dessin, je n’ai pas été très enthousiasmé par le style de Caracuzzo. Celui-ci n’est pas toujours à l’aise dans les plans d’ensemble. A un moment, on a même bien du mal à reconnaître des crocodiles vus en plongée. Au final, mieux vaut se replonger dans Baker Street qui avait un côté plus déjanté…
Agathe Saugrenu
L'idée de départ n'était pas trop mal : une petite fille victime d'une maladie rejetée par ses camarades de classe décide de devenir amie avec les monstres de la nuit issus de son imagination pour compenser. Cette quête dans l'étrange tourne vite court quand elle s'aperçoit des intentions de l'un d'eux qui mène une expérience maléfique. Je pense qu'il y a finalement trop de choses confuses dans cette bd qui noient véritablement l'intrigue dans un flot incompréhensible pour nos enfants. N'oublions pas que cette bd leur est d'abord destinée. Bref, il n'y a pas une parfaite lisibilité et cohérence dans ce récit. C'est dommage car le sujet traité est délicat et qu'il méritait sans doute mieux.