Je suis tombé par hasard sur cette BD oubliée dans une boîte à livres. Soucieux de lui donner un peu de survivance, je l'ai lue, et me voici en train d'en parler.
C'est d'abord la couverture (pas du tout l'originale) que j'ai trouvé magnifique : ce dirigeable, qui se rend vers une contrée inconnue, semble inviter au voyage, intrigant le lecteur ne connaissant pas ce Francis Bear. Il s'agit donc d'un ours en peluche, incarnation d'une jeunesse australienne désœuvrée, qui se retrouve à faire à peu près n'importe quoi, à se lancer dans des projets qui foirent systématiquement. Comme l'écriture et le tournage d'un film après avoir trouvé une caméra Super 8 dans une recyclerie, dont la seule actrice vaguement intéressée finit par partir en courant ; il peut se retrouver à piller et se battre comme un chiffonnier dans le bunker patiemment préparé par son copain Doug, ou essayer de motoriser sa poubelle après l'avoir sortie pour la énième fis sur le trottoir.
Les situations comico-absurdes s'enchaînent sans véritable lien de cause à effet, Gregory Mackay laissant probablement son inspiration vagabonder au long des quatre récits principaux entrecoupés de saynètes. Ce n'est pas désagréable à lire dans l'ensemble, mais ça ne vole hélas pas haut. Le trait de Mackay est en revanche assez agréable à l'œil, dans une veine naïve en noir et blanc.
Aussitôt lu, aussitôt oublié, finalement...
L’album vaut presque exclusivement pour la découverte d’auteurs africains – c’était d’ailleurs sa première fonction.
Mais pour le reste, c’est une lecture que j’ai trouvée très décevante, et pour plusieurs raisons.
D’abord parce que l’album regroupe une sélection d’auteurs et d’histoires très très divers. C’est franchement très – trop – éclectique, disparate. Du roman graphique, de l’historique, de l’humour. Et surtout les auteurs ont des styles graphiques très différents : très naïf et maladroit dans les premières histoires, puis plus proche des canons franco-belges dans la seconde moitié de l’album (le dessin de Sternis – seul dessinateur européen [en tout cas je crois] – faisant la transition). Le dessin humoristique et caricatural d’Eric Salla est sans doute celui qui m’a le plus plu. Certaines colorisations sont franchement criardes, et gâchent parfois le dessin.
L’autre problème vient du fait que chaque histoire est trop courte, et plusieurs d’entre-elles ne sont présentes ici que sous forme d’extrait, laissant en plan le lecteur. J’imagine que des albums ultérieurs devaient poursuivre ces histoires, mais il n’y en a pas eu je pense. Seuls quelques-uns de ces auteurs participeront deux ans plus tard à l’album collectif Vies volées (hélas pas les auteurs qui m’avaient le plus plu dans « Afrobul »).
Du coup je suis resté largement sur ma faim.
Je ne suis pas convaincu par ce récit jeunesse.
David Boriau, aussi connu sous le pseudonyme Miki Makasu lorsqu'il touche au genre manga (Live Memorium), nous propose un récit fantasyste qui picore sur Harry Potter et Dracula.
Un premier tome qui plante les personnages, le décor et l'intrigue. Dès les premières pages, le récit prend du plomb dans l'aile, un scénario tiré par les cheveux et une narration qui manque de liant.
Le postulat de départ avec cette école d'art où la magie est présente n'est pas très originale, même avec l'apparition de Georges Vladul, un vampire singulier qui a créé cette école. Et si on ajoute des personnages stéréotypés, on obtient une lecture fastidieuse, heureusement elle se fait rapidement. Nos 10/13 ans pourront trouver beaucoup mieux dans le genre.
Man Luo est une jeune autrice qui publie beaucoup sur Instagram, cet album est sa première BD.
Un style qui mélange le franco-belge et le manga, pas ma tasse de thé. De plus, les couleurs ne me plaisent pas.
Pas pressé de lire la suite, si un tome 2 voit le jour...
Mon avis, bref, portera sur les deux premiers tomes, n'ayant pas eu la foi de continuer cette série .... disons,.. quelconque.
Un concept intéressant, une sorte de mélange entre héroïc Fantasy et western, ce qui a de quoi appâter les amateurs du monde d'Aquilon et d'Undertaker. Mais ne vous y fiez pas, on est bien loin de ces deux prodigieuses séries.
Le premier tome n'est pas exceptionnel, il utilise les codes des deux genres sans aucune innovation et sans résultat réellement concluant. Une histoire qui se laisse lire mais qui, irréfutablement, reste passable et surtout oubliable.
Quant au deuxième tome, j'ai vraiment eu du mal à comprendre le projet. En plus des deux genres existant, on y ajoute du steampunk, ce qui créé un cocktail délirant, invraisemblable, insensé... Le récit débute par un massacre qui va inéluctablement déclencher une vengeance, le tout pimenter par des personnages loufoques (un colosse au moignon-mitrailleur, une sniper masqué-dévisagé, et j'en passe..). Comme si cela ne suffisait pas, la bande dessinée est interrompue par une partie écrite et non illustrée. Le scénario n'a rien de grandiose ni d'original, bref, un album poubelle.
Pour terminer, je dirai que dessin et colorisation manque de caractère sans pour autant être mauvais.
Ne m'en voulez pas pour la brièveté de ma critique mais cela fait un moment déjà que j'ai lu ces deux ouvrages. Je maintiens néanmoins que ces albums n'en valent pas la peine, ce sont des productions à des fins commerciales, sans nul doute.
Un projet original, avec des qualités indéniables, mais dans lequel je ne suis jamais complètement entré hélas.
Je découvre Sole Otero avec cet album. C’est une auteure argentine dont le travail sort franchement des sentiers battus. Graphiquement d’abord, avec ces personnages assez larges, et, plus généralement, un dessin – et une mise en page – qui s’écartent du franco-belge classique. C’est surprenant, mais je m’y suis fait. Par contre, j’ai très souvent eu du mal à distinguer les personnages, qui se ressemblaient souvent trop.
Et ces difficultés ont accentué celles que j’ai eues à suivre les histoires développées par Otero. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’est ni linéaire ni très limpide ! Et le texte très abondant ajoute à ce petit côté indigeste qui m’a lassé.
J’essayerai peut-être une autre série de l’auteure, mais pour le moment, cet album m’a laissé de côté, et ma lecture a été de plus en plus laborieuse.
Décidément, je ne suis toujours pas convaincu par cette collection. Je sors une nouvelle fois déçu par ma lecture.
Plus que d’une revisite de l’histoire connue de tous, on cherche à en découvrir la genèse. Ici les frères Grimm en auraient eu l’idée via un livre relatant l’histoire d’une femme ambitieuse, arriviste et sans scrupule, prête à éliminer tous ceux qui gêneraient son ascension sociale. Elle deviendra le personnage de la reine maléfique, les autres étant d’origine plus surprenante ici.
Je passe sur la source d’inspiration, un peu tirée par les cheveux. Mais c’est l’histoire de base elle-même qui ne m’a pas convaincu. D’abord les premières pages sont difficiles à lire, ça part dans tous les sens, et j’ai mis quelque temps à me raccrocher à l’intrigue et aux personnages (ça devient bien plus clair au bout d’une dizaine de pages). Mais ensuite c’est une histoire linéaire qui manque d’originalité et de saveur. Une super méchante et des gentils naïfs mais qui vont gagner à la fin, avec l’intervention miraculeuse d’un ours à plusieurs reprises.
Bon, ben j’ai fini l’album sans avoir été réellement captivé par ce que je venais de lire.
Julia & Roem fait partie de la trilogie "Coup de sang" composée d'Animal'z (Coup de sang) et de La Couleur de l'Air (Coup de sang) qui se déroule dans un univers post apocalypse (le fameux coup de sang) teinté d'écologisme.
Enki Bilal se propose dans cette œuvre de reprendre la tragédie de Shakespeare, Roméo & Juliette et de l'adapter avec sa sensibilité. Le dénouement final sera-t-il identique à l’œuvre initiale ?
Je me rends compte que plus je vieillis et plus j'ai du mal avec les œuvres d'Enki Bilal dont les notes sont souvent sauvées par le dessin que j'apprécie. Mais à mesure que les œuvres s'enchainent, j'avoue être de plus en plus lassé par ce dessin qui n'évolue pas et par ces visages qui restent sensiblement les mêmes. Alors certes, c'est joli, certes Bilal a véritablement un coup de crayon bien à lui mais après Animal'z, Julia & Roem, la couleur de l'air, Bug tome 1 et 2, le lecteur aimerait être un peu surpris...
Côté scénario, j'ai trouvé cela assez creux et l'envoûtement des différents protagonistes les poussant à citer des passages de l’œuvre de Shakespeare assez risible. De prime abord, l'idée de revisiter cette tragédie à la sauce apocalyptique était pourtant bonne mais diable pourquoi citer l’œuvre initiale dans la BD et reprendre texto certains passages ?
Une BD qui atteint tout juste la moyenne en raison du dessin.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6/10
NOTE GLOBALE : 10/20
J'aime bien le dessin en Noir et Blanc, mais j'ai souvent eu du mal avec Munoz. Son Noir et Blanc tranché, au trait gras n'est pas sans qualités. Mais je n'aime pas ses visages. Et surtout ici un grand nombre de cases sont difficilement déchiffrables, ce qui rend la lecture un peu pénible par moment.
Ce d'autant plus que je n'ai pas accroché au récit de Picouly. Remarque valable pour l'histoire en général comme pour nombre de détails.
Impossible pour moi de croire à ce vieux bonhomme installé, en passe de devenir Premier ministre, qui se lance dans cette course de vieilles bagnoles.
Les révélations finales ne sont pas non plus des plus crédibles, mais elles ont le mérite de donner un peu de saveurs au récit. Mais c'est trop tard, et insuffisant.
Une lecture très décevante.
On ne va pas se mentir : cette série est loin d’atteindre des sommets. Le synopsis aurait pu déboucher sur quelque chose d’intéressant mais il aurait alors fallu changer radicalement de ton. Ici, nous sommes beaucoup trop dans un shojo empli de pétillance et de positivisme, ce qui empêche toute critique sociale. Or l’autrice souligne plusieurs sujets à controverse qui auraient mérité d’être plus creusés.
En l’état, #Cooking Karine est une série en trois tomes dans laquelle nous allons suivre une jeune et pétillante collégienne dans un concours de cuisine organisé via un réseau social. L’histoire mêle quête personnelle (en hommage à son papa), romance, cuisine (très basique) et bonne humeur. Les différents défis que va devoir relever Karine permettront d’un peu creuser cet univers des réseaux sociaux avec la participation de quelques guests issus du monde réel (mais que je ne connaissais absolument pas, d’abord parce que c’est un univers dont j’ignore pour ainsi dire tout, ensuite parce que ces guests sévissent avant tout au Japon).
L’autrice intervient régulièrement en marge du manga tandis que chaque fin de chapitre est illustrée par une ou deux recettes de cuisine ou une explication sur l’origine du nom des différents personnages.
Le ton général est très enfantin et enjoué. Karine est toujours positive et cherche constamment à rendre heureux ceux qui l’entourent, même quand ceux-ci sont ses adversaires. A titre personnel, le miel me sortait par les trous de nez avant même la fin du premier tome. Pourtant, je sens bien tout l’enthousiasme de l’autrice mais ce récit est tellement superficiel que je n’ai pas su rentrer dans son univers. Les recettes de cuisine sont ultra basiques, l’histoire d’amour est prévisible en diable, les personnages sont des stéréotypes du shojo, le dessin cherche plus l’effet que la profondeur (des petits cœurs, des étoiles dans les yeux mais un univers pour ainsi dire inexistant et des décors réduits à peau de chagrin). J’étais prêt à accepter le caractère extravagant du concours et la victoire courue d’avance de Karine malgré sa très haute improbabilité, mais il aurait quand même fallu m’offrir autre chose à côté !
La fin est bel et bien conclusive mais j’ai quand même le sentiment que l’autrice avait imaginé disposer de bien plus de tomes pour raconter son histoire, qui du coup est assez expédiée dans le dernier volet.
En résumé, pour moi, c’est très dispensable. Le fait que ce triptyque se lit vite et véhicule des valeurs positives le sauve de la note la plus basse mais c’est quand même loin d’être terrible.
Nous sommes dans une dystopie située durant la bataille d'Angleterre en 1940 avec 60% des cases consacrées à des avions.
Qu'est-ce qui différencie cette version de 1940 de la notre? Deux détails.
Le premier, c'est que comme le titre l'indique, des dragons cracheurs de feu se sont mis au service des belligérants.
Le second, c'est que ce monde fait un peu n'importe quoi sur les équipements et les déroulements. Etant passionné d'Histoire et d'aéronautique, les multiples erreurs et approximations qui parcourent cet ouvrage font automatiquement baisser la note.
Cela commence très fort avec une escadrille de Spitfire modèle 1944 qui portent en plus des camouflages spécifiques au débarquement allié de 1944! En plus, bizarrerie, le chef d'escadrille est un barbu à la barbe blanche, et son ailier n'est autre que son fils, ayant a tout casser 14-15 ans... Il faut croire que la Royal Air Force de cette version de 1940 permet le népotisme, ainsi que le recrutement de vieillards et de gamins. Accessoirement le port de la barbe était interdit dans la RAF jusqu'en..2019 pour la simple et bonne raison qu'une barbe pouvait entraver le port d'un masque à oxygène.
Le pater familias va d'ailleurs bien rapidement mourir dès le lendemain matin (pas une blague) lors d'une mission d'escorte pour un bombardement sur Berlin...Alors que la RAF ne bombardait que de nuit et sans escorte.
On voit ensuite la famille au cœur de l'intrigue quitter la Grande-Bretagne à bord du Queen Mary portant fièrement ses couleurs civiles et qui finira coulé par les affreux nazis....Alors que le navire était à l'abri à New York depuis un an, peint en gris militaire, n'aura servi qu'à transporter des troupes et existe toujours.
Certains appareils sont affublés de l'Union Jack (ce qu'aucun avion militaire anglais n'a jamais eu depuis 1907), on voit aussi par la suite des Spitfire modèles 1945 et 1946 (pour rappel on est en 1940). Puis ils affrontent avec difficultés une escadrille de...Stuka qui abattent certains d'entre eux, alors qu'un Stuka est lent et peu manœuvrant, ceux-ci se sont d'ailleurs fait massacrer pendant la vraie bataille d'Angleterre.
Enfin, la série semble avoir une appréciation toute particulière des distances. Nos héros se retrouvent en Ecosse pour assister à une attaque combinée de Stukas et de Dragons. Seul Hic: les Stukas ont une autonomie de 500km... De même qu'un Spitfire ne pouvait pas aller jusqu'à Berlin.
Ok on parle d'une histoire mettant en scène des dragons, mais cela n'empêche pas qu'on puisse un peu soigner les détails pour les rendre un minimum plausibles toute proportion gardée.
Ceux qui s'en fichent (soit 99% des lecteurs) trouveront une histoire certes pas révolutionnaire, mais distrayante, dans la veine des productions Soleil de type Wunderwaffen et "Zeppelin's War" (au point que les dragons allemands sont appelés "Wunderdrachen")....Mais en beaucoup plus con et absolument pas documentée. Autant Wunderwaffen était extrêmement pointilleuse sur l'aspect technique (les auteurs s'étaient documentés à mort), autant ce truc c'est du pur n'importe quoi.
MAJ 01/11/2024 Tome 2: le tome 2 nous transporte durant la première guerre mondiale. Autant le dire tout de suite, niveau historicité il y a un gros gros mieux, les appareils sont convenablement représentés, on n'a pas un enfant et vieillard barbu qui servent de pilotes militaire. L'histoire met en scène comme personnage principal un jeune "chien fou" américain qui rejoint l'escadrille Lafayette. Autre bon point, on retrouve des personnages historiques...Hélas pas du tout ressemblants. Un personnage haut en couleur, le Capitaine George Thenault, est présenté en grosse brute, type armoire à glace fumant le cigare et affublé d'une grosse cicatrice sur le visage. Alors qu'il était mince, le visage dénué de toute scarification, et n'a jamais fumé de cigare de sa vie. Plus gênant est le côté extrêmement manichéen de ce tome: si personne ne se plaindra de voir que les nazis sont des méchants dans le tome 1, ici c'est déjà plus discutable de faire un nouveau tome entièrement centré sur le point de vue allié avec des allemands quasiment absents (ils sont juste là pour tirer sur leurs adversaires, ne parlent pas, et n'ont pour ainsi dire pas de visages), et donc "inhumains". Ce qui explique que je ne relève pas la note. Quitte à changer d'époque, il aurait été plus intéressant de voir le point de vue des empires centraux. Pourquoi pas en plus une escadrille aérienne autrichienne, l'armée austro-hongroise étant totalement ignorée dans les supports touchant à la grande guerre.
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Francis Bear
Je suis tombé par hasard sur cette BD oubliée dans une boîte à livres. Soucieux de lui donner un peu de survivance, je l'ai lue, et me voici en train d'en parler. C'est d'abord la couverture (pas du tout l'originale) que j'ai trouvé magnifique : ce dirigeable, qui se rend vers une contrée inconnue, semble inviter au voyage, intrigant le lecteur ne connaissant pas ce Francis Bear. Il s'agit donc d'un ours en peluche, incarnation d'une jeunesse australienne désœuvrée, qui se retrouve à faire à peu près n'importe quoi, à se lancer dans des projets qui foirent systématiquement. Comme l'écriture et le tournage d'un film après avoir trouvé une caméra Super 8 dans une recyclerie, dont la seule actrice vaguement intéressée finit par partir en courant ; il peut se retrouver à piller et se battre comme un chiffonnier dans le bunker patiemment préparé par son copain Doug, ou essayer de motoriser sa poubelle après l'avoir sortie pour la énième fis sur le trottoir. Les situations comico-absurdes s'enchaînent sans véritable lien de cause à effet, Gregory Mackay laissant probablement son inspiration vagabonder au long des quatre récits principaux entrecoupés de saynètes. Ce n'est pas désagréable à lire dans l'ensemble, mais ça ne vole hélas pas haut. Le trait de Mackay est en revanche assez agréable à l'œil, dans une veine naïve en noir et blanc. Aussitôt lu, aussitôt oublié, finalement...
Afrobul
L’album vaut presque exclusivement pour la découverte d’auteurs africains – c’était d’ailleurs sa première fonction. Mais pour le reste, c’est une lecture que j’ai trouvée très décevante, et pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’album regroupe une sélection d’auteurs et d’histoires très très divers. C’est franchement très – trop – éclectique, disparate. Du roman graphique, de l’historique, de l’humour. Et surtout les auteurs ont des styles graphiques très différents : très naïf et maladroit dans les premières histoires, puis plus proche des canons franco-belges dans la seconde moitié de l’album (le dessin de Sternis – seul dessinateur européen [en tout cas je crois] – faisant la transition). Le dessin humoristique et caricatural d’Eric Salla est sans doute celui qui m’a le plus plu. Certaines colorisations sont franchement criardes, et gâchent parfois le dessin. L’autre problème vient du fait que chaque histoire est trop courte, et plusieurs d’entre-elles ne sont présentes ici que sous forme d’extrait, laissant en plan le lecteur. J’imagine que des albums ultérieurs devaient poursuivre ces histoires, mais il n’y en a pas eu je pense. Seuls quelques-uns de ces auteurs participeront deux ans plus tard à l’album collectif Vies volées (hélas pas les auteurs qui m’avaient le plus plu dans « Afrobul »). Du coup je suis resté largement sur ma faim.
La Bibliothèque des Vampires
Je ne suis pas convaincu par ce récit jeunesse. David Boriau, aussi connu sous le pseudonyme Miki Makasu lorsqu'il touche au genre manga (Live Memorium), nous propose un récit fantasyste qui picore sur Harry Potter et Dracula. Un premier tome qui plante les personnages, le décor et l'intrigue. Dès les premières pages, le récit prend du plomb dans l'aile, un scénario tiré par les cheveux et une narration qui manque de liant. Le postulat de départ avec cette école d'art où la magie est présente n'est pas très originale, même avec l'apparition de Georges Vladul, un vampire singulier qui a créé cette école. Et si on ajoute des personnages stéréotypés, on obtient une lecture fastidieuse, heureusement elle se fait rapidement. Nos 10/13 ans pourront trouver beaucoup mieux dans le genre. Man Luo est une jeune autrice qui publie beaucoup sur Instagram, cet album est sa première BD. Un style qui mélange le franco-belge et le manga, pas ma tasse de thé. De plus, les couleurs ne me plaisent pas. Pas pressé de lire la suite, si un tome 2 voit le jour...
West Fantasy
Mon avis, bref, portera sur les deux premiers tomes, n'ayant pas eu la foi de continuer cette série .... disons,.. quelconque. Un concept intéressant, une sorte de mélange entre héroïc Fantasy et western, ce qui a de quoi appâter les amateurs du monde d'Aquilon et d'Undertaker. Mais ne vous y fiez pas, on est bien loin de ces deux prodigieuses séries. Le premier tome n'est pas exceptionnel, il utilise les codes des deux genres sans aucune innovation et sans résultat réellement concluant. Une histoire qui se laisse lire mais qui, irréfutablement, reste passable et surtout oubliable. Quant au deuxième tome, j'ai vraiment eu du mal à comprendre le projet. En plus des deux genres existant, on y ajoute du steampunk, ce qui créé un cocktail délirant, invraisemblable, insensé... Le récit débute par un massacre qui va inéluctablement déclencher une vengeance, le tout pimenter par des personnages loufoques (un colosse au moignon-mitrailleur, une sniper masqué-dévisagé, et j'en passe..). Comme si cela ne suffisait pas, la bande dessinée est interrompue par une partie écrite et non illustrée. Le scénario n'a rien de grandiose ni d'original, bref, un album poubelle. Pour terminer, je dirai que dessin et colorisation manque de caractère sans pour autant être mauvais. Ne m'en voulez pas pour la brièveté de ma critique mais cela fait un moment déjà que j'ai lu ces deux ouvrages. Je maintiens néanmoins que ces albums n'en valent pas la peine, ce sont des productions à des fins commerciales, sans nul doute.
Walicho
Un projet original, avec des qualités indéniables, mais dans lequel je ne suis jamais complètement entré hélas. Je découvre Sole Otero avec cet album. C’est une auteure argentine dont le travail sort franchement des sentiers battus. Graphiquement d’abord, avec ces personnages assez larges, et, plus généralement, un dessin – et une mise en page – qui s’écartent du franco-belge classique. C’est surprenant, mais je m’y suis fait. Par contre, j’ai très souvent eu du mal à distinguer les personnages, qui se ressemblaient souvent trop. Et ces difficultés ont accentué celles que j’ai eues à suivre les histoires développées par Otero. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’est ni linéaire ni très limpide ! Et le texte très abondant ajoute à ce petit côté indigeste qui m’a lassé. J’essayerai peut-être une autre série de l’auteure, mais pour le moment, cet album m’a laissé de côté, et ma lecture a été de plus en plus laborieuse.
Blanche Neige
Décidément, je ne suis toujours pas convaincu par cette collection. Je sors une nouvelle fois déçu par ma lecture. Plus que d’une revisite de l’histoire connue de tous, on cherche à en découvrir la genèse. Ici les frères Grimm en auraient eu l’idée via un livre relatant l’histoire d’une femme ambitieuse, arriviste et sans scrupule, prête à éliminer tous ceux qui gêneraient son ascension sociale. Elle deviendra le personnage de la reine maléfique, les autres étant d’origine plus surprenante ici. Je passe sur la source d’inspiration, un peu tirée par les cheveux. Mais c’est l’histoire de base elle-même qui ne m’a pas convaincu. D’abord les premières pages sont difficiles à lire, ça part dans tous les sens, et j’ai mis quelque temps à me raccrocher à l’intrigue et aux personnages (ça devient bien plus clair au bout d’une dizaine de pages). Mais ensuite c’est une histoire linéaire qui manque d’originalité et de saveur. Une super méchante et des gentils naïfs mais qui vont gagner à la fin, avec l’intervention miraculeuse d’un ours à plusieurs reprises. Bon, ben j’ai fini l’album sans avoir été réellement captivé par ce que je venais de lire.
Julia & Roem (Coup de sang)
Julia & Roem fait partie de la trilogie "Coup de sang" composée d'Animal'z (Coup de sang) et de La Couleur de l'Air (Coup de sang) qui se déroule dans un univers post apocalypse (le fameux coup de sang) teinté d'écologisme. Enki Bilal se propose dans cette œuvre de reprendre la tragédie de Shakespeare, Roméo & Juliette et de l'adapter avec sa sensibilité. Le dénouement final sera-t-il identique à l’œuvre initiale ? Je me rends compte que plus je vieillis et plus j'ai du mal avec les œuvres d'Enki Bilal dont les notes sont souvent sauvées par le dessin que j'apprécie. Mais à mesure que les œuvres s'enchainent, j'avoue être de plus en plus lassé par ce dessin qui n'évolue pas et par ces visages qui restent sensiblement les mêmes. Alors certes, c'est joli, certes Bilal a véritablement un coup de crayon bien à lui mais après Animal'z, Julia & Roem, la couleur de l'air, Bug tome 1 et 2, le lecteur aimerait être un peu surpris... Côté scénario, j'ai trouvé cela assez creux et l'envoûtement des différents protagonistes les poussant à citer des passages de l’œuvre de Shakespeare assez risible. De prime abord, l'idée de revisiter cette tragédie à la sauce apocalyptique était pourtant bonne mais diable pourquoi citer l’œuvre initiale dans la BD et reprendre texto certains passages ? Une BD qui atteint tout juste la moyenne en raison du dessin. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6/10 NOTE GLOBALE : 10/20
Retour de flammes
J'aime bien le dessin en Noir et Blanc, mais j'ai souvent eu du mal avec Munoz. Son Noir et Blanc tranché, au trait gras n'est pas sans qualités. Mais je n'aime pas ses visages. Et surtout ici un grand nombre de cases sont difficilement déchiffrables, ce qui rend la lecture un peu pénible par moment. Ce d'autant plus que je n'ai pas accroché au récit de Picouly. Remarque valable pour l'histoire en général comme pour nombre de détails. Impossible pour moi de croire à ce vieux bonhomme installé, en passe de devenir Premier ministre, qui se lance dans cette course de vieilles bagnoles. Les révélations finales ne sont pas non plus des plus crédibles, mais elles ont le mérite de donner un peu de saveurs au récit. Mais c'est trop tard, et insuffisant. Une lecture très décevante.
#Cooking Karine
On ne va pas se mentir : cette série est loin d’atteindre des sommets. Le synopsis aurait pu déboucher sur quelque chose d’intéressant mais il aurait alors fallu changer radicalement de ton. Ici, nous sommes beaucoup trop dans un shojo empli de pétillance et de positivisme, ce qui empêche toute critique sociale. Or l’autrice souligne plusieurs sujets à controverse qui auraient mérité d’être plus creusés. En l’état, #Cooking Karine est une série en trois tomes dans laquelle nous allons suivre une jeune et pétillante collégienne dans un concours de cuisine organisé via un réseau social. L’histoire mêle quête personnelle (en hommage à son papa), romance, cuisine (très basique) et bonne humeur. Les différents défis que va devoir relever Karine permettront d’un peu creuser cet univers des réseaux sociaux avec la participation de quelques guests issus du monde réel (mais que je ne connaissais absolument pas, d’abord parce que c’est un univers dont j’ignore pour ainsi dire tout, ensuite parce que ces guests sévissent avant tout au Japon). L’autrice intervient régulièrement en marge du manga tandis que chaque fin de chapitre est illustrée par une ou deux recettes de cuisine ou une explication sur l’origine du nom des différents personnages. Le ton général est très enfantin et enjoué. Karine est toujours positive et cherche constamment à rendre heureux ceux qui l’entourent, même quand ceux-ci sont ses adversaires. A titre personnel, le miel me sortait par les trous de nez avant même la fin du premier tome. Pourtant, je sens bien tout l’enthousiasme de l’autrice mais ce récit est tellement superficiel que je n’ai pas su rentrer dans son univers. Les recettes de cuisine sont ultra basiques, l’histoire d’amour est prévisible en diable, les personnages sont des stéréotypes du shojo, le dessin cherche plus l’effet que la profondeur (des petits cœurs, des étoiles dans les yeux mais un univers pour ainsi dire inexistant et des décors réduits à peau de chagrin). J’étais prêt à accepter le caractère extravagant du concours et la victoire courue d’avance de Karine malgré sa très haute improbabilité, mais il aurait quand même fallu m’offrir autre chose à côté ! La fin est bel et bien conclusive mais j’ai quand même le sentiment que l’autrice avait imaginé disposer de bien plus de tomes pour raconter son histoire, qui du coup est assez expédiée dans le dernier volet. En résumé, pour moi, c’est très dispensable. Le fait que ce triptyque se lit vite et véhicule des valeurs positives le sauve de la note la plus basse mais c’est quand même loin d’être terrible.
Guerres & Dragons
Nous sommes dans une dystopie située durant la bataille d'Angleterre en 1940 avec 60% des cases consacrées à des avions. Qu'est-ce qui différencie cette version de 1940 de la notre? Deux détails. Le premier, c'est que comme le titre l'indique, des dragons cracheurs de feu se sont mis au service des belligérants. Le second, c'est que ce monde fait un peu n'importe quoi sur les équipements et les déroulements. Etant passionné d'Histoire et d'aéronautique, les multiples erreurs et approximations qui parcourent cet ouvrage font automatiquement baisser la note. Cela commence très fort avec une escadrille de Spitfire modèle 1944 qui portent en plus des camouflages spécifiques au débarquement allié de 1944! En plus, bizarrerie, le chef d'escadrille est un barbu à la barbe blanche, et son ailier n'est autre que son fils, ayant a tout casser 14-15 ans... Il faut croire que la Royal Air Force de cette version de 1940 permet le népotisme, ainsi que le recrutement de vieillards et de gamins. Accessoirement le port de la barbe était interdit dans la RAF jusqu'en..2019 pour la simple et bonne raison qu'une barbe pouvait entraver le port d'un masque à oxygène. Le pater familias va d'ailleurs bien rapidement mourir dès le lendemain matin (pas une blague) lors d'une mission d'escorte pour un bombardement sur Berlin...Alors que la RAF ne bombardait que de nuit et sans escorte. On voit ensuite la famille au cœur de l'intrigue quitter la Grande-Bretagne à bord du Queen Mary portant fièrement ses couleurs civiles et qui finira coulé par les affreux nazis....Alors que le navire était à l'abri à New York depuis un an, peint en gris militaire, n'aura servi qu'à transporter des troupes et existe toujours. Certains appareils sont affublés de l'Union Jack (ce qu'aucun avion militaire anglais n'a jamais eu depuis 1907), on voit aussi par la suite des Spitfire modèles 1945 et 1946 (pour rappel on est en 1940). Puis ils affrontent avec difficultés une escadrille de...Stuka qui abattent certains d'entre eux, alors qu'un Stuka est lent et peu manœuvrant, ceux-ci se sont d'ailleurs fait massacrer pendant la vraie bataille d'Angleterre. Enfin, la série semble avoir une appréciation toute particulière des distances. Nos héros se retrouvent en Ecosse pour assister à une attaque combinée de Stukas et de Dragons. Seul Hic: les Stukas ont une autonomie de 500km... De même qu'un Spitfire ne pouvait pas aller jusqu'à Berlin. Ok on parle d'une histoire mettant en scène des dragons, mais cela n'empêche pas qu'on puisse un peu soigner les détails pour les rendre un minimum plausibles toute proportion gardée. Ceux qui s'en fichent (soit 99% des lecteurs) trouveront une histoire certes pas révolutionnaire, mais distrayante, dans la veine des productions Soleil de type Wunderwaffen et "Zeppelin's War" (au point que les dragons allemands sont appelés "Wunderdrachen")....Mais en beaucoup plus con et absolument pas documentée. Autant Wunderwaffen était extrêmement pointilleuse sur l'aspect technique (les auteurs s'étaient documentés à mort), autant ce truc c'est du pur n'importe quoi. MAJ 01/11/2024 Tome 2: le tome 2 nous transporte durant la première guerre mondiale. Autant le dire tout de suite, niveau historicité il y a un gros gros mieux, les appareils sont convenablement représentés, on n'a pas un enfant et vieillard barbu qui servent de pilotes militaire. L'histoire met en scène comme personnage principal un jeune "chien fou" américain qui rejoint l'escadrille Lafayette. Autre bon point, on retrouve des personnages historiques...Hélas pas du tout ressemblants. Un personnage haut en couleur, le Capitaine George Thenault, est présenté en grosse brute, type armoire à glace fumant le cigare et affublé d'une grosse cicatrice sur le visage. Alors qu'il était mince, le visage dénué de toute scarification, et n'a jamais fumé de cigare de sa vie. Plus gênant est le côté extrêmement manichéen de ce tome: si personne ne se plaindra de voir que les nazis sont des méchants dans le tome 1, ici c'est déjà plus discutable de faire un nouveau tome entièrement centré sur le point de vue allié avec des allemands quasiment absents (ils sont juste là pour tirer sur leurs adversaires, ne parlent pas, et n'ont pour ainsi dire pas de visages), et donc "inhumains". Ce qui explique que je ne relève pas la note. Quitte à changer d'époque, il aurait été plus intéressant de voir le point de vue des empires centraux. Pourquoi pas en plus une escadrille aérienne autrichienne, l'armée austro-hongroise étant totalement ignorée dans les supports touchant à la grande guerre.