Blanche Neige

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Les frères Grimm découvre un manuscrit qui leurs racontent l'histoire d'une jeune fille qui perd sa mère très jeune et dont le père se remarie avec une artiste d'un cirque itinérant. De ce récit naitra "Blanche Neige et les sept nains


Les Contes des frères Grimm

A la fin du XVIIIème siècle les frères Grimm, illustres auteurs de contes, découvrent un manuscrit contant les aventures "La blanche Otilie et les Nibelungen"....Une troupe de saltimbanques, accompagnée d'un ours se produit de village en village avec pour grande attraction,Zita l'écuyère, qui, outre son métier vend ses charmes à l'occasion come son frère, autre membre de la troupe lui demande. Pendant ce temps un comte et sa fille dont la mère est morte précocement se rendent à la ville pour affaire. Au sortir de l'étude du notaire le comte rencontre Zita et en tombe fou amoureux. Le comte à épousé la belle écuyère , qui du coût sur d'avoir trouvé celui qui la rendras riche quitte la troupe de saltimbanques en très mauvais termes. De plus en plus elle accentue son emprise sur le comte, mais ne parvient pas à se faire aimer de la fille de celui ci. Pendant ce temps la troupe trouve de moins en moins d'engagements ayant perdu son attraction principale. Zita, qui se fait maintenant appeler Ottavia, elle a trompé le comte sur ses origines, se débarrasse de lui; il meurt dans un guet apens fomenté par elle. Son souhait est de s'accaparer toute la fortune du comte, pour cela elle doit encore se débarrasser d'Otilie. Malgré son désir de meurtre sur Otilie, la tentative échoue et celle ci se réfugie dans la troupe de saltimbanques dont est issue Zita/Ottavia. Tous se rendent compte que leurs malheurs proviennent de Zita et décident d'en finir avec elle. Lors d'une confrontation dans la forêt, tous les protagonistes se retrouvent, la belle mère Ottavia/Zita meurt mais elle a le temps de tuer à son tour Otilie... Nous retrouvons le frères Grimm très emballés par l'histoire mais qui redoutent, en récrivant le conte de faire mourir une enfant (Otilie/Blanche neige). Ils décident donc de modifier la fin d'y ajouter un cercueil de verre et de transformer les saltimbanques en nains.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Octobre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Blanche Neige
Les notes (3)
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10/09/2014 | sloane
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C’est très à la mode depuis quelques années chez les scénaristes et producteurs de s’emparer des mythes et contes populaires et de vouloir raconter « l’histoire derrière l’histoire » en une sorte de préquel fictif libre d’adaptation. Cela peut prendre la forme de la comédie comme le film La véritable histoire du chaperon rouge, du genre action pop-corn complètement débridé type Hansel & Gretel Witch Hunters, ou bien encore un traitement pseudo historico-réaliste façon Hercule (2014). De Blanche-Neige je ne connaissais que la vision pour enfants produite par Walt Disney. À partir de là, un petit reproche que je peux faire à Philippe Bonifay, c’est de ne pas préciser le but de sa démarche dans un avant-propos, car je n’ai pas compris s’il s’agissait d’une adaptation en bande dessinée du conte des frères Grimm, ou bien s’il a travaillé sur la matière première, le conte folklo des origines dont il livrerait sa propre vision. Puisqu'à l'origine ces histoires n'étaient pas spécialement destinées aux enfants, c'était plus des légendes informes qui se transmettaient oralement. Je ne suis pas spécialiste mais il me semble que les frères Grimm étaient un peu comme des compilateurs collectant les diverses légendes rurales et autres contes folkloriques prussiens qu’ils réécrivaient ensuite à leur sauce. Bon ceci-dit ce n’est pas si important que cela… j’aurai juste apprécié quelques précisions. Pour rentrer dans le vif du sujet, je suis plutôt partagé. J’ai trouvé la première moitié du récit plutôt abscons, ne parvenant pas toujours à mettre un nom sur tel ou tel personnage et je n’ai pas trouvé les dialogues très éloquent. Globalement j’estime que la synergie entre le dessin de Fabrice Meddour et le récit de Philippe Bonifay ne fonctionne pas. En témoigne cette voix off qui vient empiéter en permanence sur la case suivante décrivant autre chose et qui devient assez saoulant à la longue, et alors qu’on se situe plutôt dans le registre du drame, les expressions faciales des personnages sont à l’évidence à côté de la plaque, comme des acteurs qui joueraient affreusement mal. C’est dommage car le ton dark me branchait bien (un peu comme le Peter Pan de Loisel), que j’ai su apprécier l’histoire dans les grandes lignes et suis davantage rentré dans la seconde moitié une fois que les pièces étaient bien en place. Pour revenir brièvement sur les dessins, j’ai retrouvé chez Fabrice Meddour les mêmes défauts que j’avais pu constater sur d’autres séries avec des proportions pas toujours très corrects qui viennent gâcher des graphismes que je trouve plaisant dans l’ensemble grâce notamment au bon travail de Stéphane Paitreau à la couleur directe. L’impression d’ensemble penche vers le « meh... » mais des lecteurs moins sourcilleux que moi pourraient y trouver leur compte/conte sans problème.

15/03/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
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Dans la série à l'origine des contes, je n'avais pas aimé La Barbe Bleue et encore moins Pinocchio (Bonifay). Blanche-neige ne s'en tire pas trop mal mais ce n'est toujours pas l'apothéose. Je n'arrive pas à distiller ce qui ne ma plaît pas. C'est sans doute lié à la construction du récit. Il y a quelque chose qui empêche d'adhérer totalement. Les effets de style sont indigestes (par exemple des bulles de dialogue ou de narration qui ne correspondent pas aux cases d'images). L'originalité est le mélange entre ce conte et l'Allemagne du XIXème siècle. Nous aovns droit à une version plutôt gore de Blanche-Neige: c'est sombre et froid. Les frères Grimm vont édulcorer ce récit pour plaire aux enfants. La trame reste la même mais l'ambiance sera fort différente. Au final, l'histoire reste tout de même assez alambiquée et il y a une trop net ressemblance au début entre la demoiselle blanche comme neige et la marâtre qui va avoir du sang rouge sur les mains.

07/06/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
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Il faut relire l'entête de la série pour bien comprendre où nous sommes tombés. Oubliez Disney, mais alors totalement sinon c'est mort. L'histoire débute chez les frères Grimm qui ont découvert un manuscrit contant l'histoire de "La blanche Otilie et les Nibelungen". Un cirque ambulant qui comporte un ours, un couple de nains, le propriétaire cul de jatte et une écuyère qui outre son métier vends ses charmes et dont le frère joue les proxénètes. Au cours d'une tournée la belle écuyère rencontre un veuf et sa jeune fille, Otilie. Elle quitte sa troupe avec fracas. Amour fou, mariage, la bru n'aime pas sa marâtre qui veut remplacer sa mère, le père ne voit rien. La fille grandit, sa belle mère qui a fait assassiner le père veut maintenant s'en prendre à la fille pour toucher le gros lot. Tentative d'assassinat, ratage, le fille se réfugie dans la forêt chez la troupe de saltimbanques que sa belle mère fréquentait. Ceux ci prennent conscience qu'il est temps de faire quelque chose et qu'il faut qu'elle meure. Lors d'une dernière confrontation, Zita/Ottavia s'affronte avec sa belle fille et toutes deux meurent. Les frères Grimm à la lecture de cette conclusion ne peuvent envisager qu'une jeune fille meure à la fin d'une de leur histoire. Ils décident alors de réécrire le conte en changeant des personnages, des noms, mais surtout de trouver une fin plus positive. Dit comme cela ça peut paraître basique et limite idiot, mais juré non! Pour ma part en débutant cette histoire le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été très déstabilisé. En effet il est très difficile d'oublier, si ce n'est Walt Disney, du moins le conte que l'on nous racontait dans notre enfance. Alors là il faut oublier nos repères ; ce que parvient à faire sans mal ce récit. Comme on sait quand même de quoi il s'agit nous nous rendons compte que la troupe de saltimbanques va symboliser les sept nains. Mais non c'est pas possible, d'abord il n'y a pas le compte et dans le tas figure un ours ! Cependant, cependant, au fil de la lecture P. Bonifay arrive à nous bluffer. C'est même grandiose. Sentiment étrange, comment dire, on a l'impression d'être embarqués dans une légende qui n'a rien à voir avec ce que l'on connait grâce à l'utilisation intelligente de références, notamment par les noms, liées à l'histoire de Siegfried. Vraiment fort! A tout cela il faut ajouter le dessin de F. Meddour, tout en ton sépia qui restitue une ambiance très vieux siècle de très bonne facture. A ce jour ma note est donc celle ci , mais je me garde l'option de la surélever après une relecture future, il est fort possible que tout cela se bonifie avec le temps.

10/09/2014 (modifier)