Eh bien, je viens de lire les avis les plus sévères et je suis ... d'accord!
Certes le personnage de Druuna est plus que plantureuse et sur le plan de la maîtrise du trait, le talent est présent mais le scénario et les textes font mal aux yeux (sans parler des couleurs qui nécessitent après lecture un contrôle de vision des couleurs chez l'ophtalmologue). Ca ne passe pas. En film, le soir tard même sur une chaine publique cela ne vaudrait pas le coup de veiller.
J'en ai lu 4 tomes et cela ne se fera qu'une fois.
Voilà le type de série qui témoigne du problème de surproduction en bande-dessinée. C’est d’une mollesse, et je me suis ennuyé à un point… Tout est dit dans les 9 premières pages, limite il n’y a pas besoin de lire la suite puisqu’on connaît le déroulé dans les grandes lignes (mais où est le souffle de l’intrigue, la part de mystère ?! ). Très déçu lorsque j’ai compris qu’il ne s’agirait pas d’un récit s’écoulant sur 5 tomes mais d’une série de one shot portant chacun sur une période.
Cinq événements majeurs de l’antiquité romaine : la victoire de Scipion l’Africain sur Hannibal à Zama en -202, soulèvement d’esclaves menés par Eunus en -138, l’opposition des consuls Scylla et Pompée en -83, César vainc Vercingétorix à Alésia en -52, et Marc Antoine et Cléopâtre en -32. Tous ces incidents traités sous l’angle complotiste de la secte secrète visant la destruction de Rome. Le pitch étant que Romulus et Rémus les pères fondateurs de Rome et fils du dieu de la guerre Mars, auraient eu un autre frère né du viol incestueux de leur oncle Amulius avec leur mère Rhéa Silvia. Celui-ci aurait juré la perte de Rome.
Au début je me suis dit que ça pourrait être chouette, que s’il y avait un fond d’ésotérisme derrière tout cela avec ce « troisième fils de Rome » immortel qui complote depuis des siècles pour s’accaparer le pouvoir ou je ne sais pas, détruire la ville éternelle, cela aurait pu être intéressant à suivre (c’est par ailleurs le scénario de l’iconique Le Troisième Testament). Mais la réalité est beaucoup moins ambitieuse. C’est simple : un tome, un complot foireux qui ne change pas le cours de l’Histoire telle qu’on le connaît. Aucun intérêt donc puisque chaque tome est espacé de plusieurs décennies-siècles. D’autant plus qu’on en reste à la sacro-sainte pagination à 52 planches qui empêche de développer des personnages intéressants et psychologiquement travaillés.
Non mais quand bien même, ce premier volet intitulé « Martius » est incroyablement mal ficelé. Le personnage éponyme est d’une inutilité affligeante, je n’ai pas compris pourquoi l’album porte son nom. Son père adoptif cours un danger mortel et lui préfère se tirer en loucedé la nuit tombée, quel héros ! Il sert à rien le gars quoi. Et puis je n’ai pas pigé pourquoi les membres de la secte considèrent le troisième fils de Rome comme un dieu, parce que deux mortels n’ont jamais engendré un immortel que je sache. Leurs ambitions sont pour le moins bancales : que le troisième fils de Rome, s’il a jamais existé, ait cherché à se venger de ses frères, c’est une chose. Mais quel est l’intérêt pour les membres de la secte, dont la plupart sont des romains, de détruire leur propre cité ? Hormis pour rajouter un effet intrigue à deux sous, ça n’a pas de sens ce truc.
Bon après les dialogues en eux-même ne m’ont pas captivé plus que cela, j’ai trouvé le ton assez ampoulé (les insultes à base de « maudits ! »…). Quant au dessin de Martino, ils font le taf mais pareil, rien ne m’a subjugué. Il y a un peu un style comics parfois, on mise sur l’ambiance avec des jeux d’ombres raccords avec le côté complotiste du bouquin avec des personnages à demi masqués dans l’ombre. Mais sinon visuellement c’est de la bd « random ».
Franchement je ne sais pas qui ça peut intéresser parce qu’on n’est pas tout à fait dans de l’historique et il n’y a pas de réel fil conducteur sur les différents tomes à part cette secte de bras cassés. Récemment il y a eu une approche un peu similaire avec Ira Dei, sauf que graphiquement Toulhoat boxe chez les poids lourds et que niveau scénario il y a un récit qui se poursuit d’un album à l’autre.
Vae Victis, sorry.
Dommage que le zéro n'existe pas ; Mais il mériterait d'être inventé rien que pour cette BD !
Pillage, copie, pompage, plagia, contrefaçon, calque, piratage, duplicata de "Les blondes tome 1" avec un dessin moins intéressant et des blagues qui tombent souvent à plat .
Voici une bd qui arrive à voler beaucoup moins haut que "Les Blondes tome 1", qui déjà ne volait pas haut mais arrivait à me faire sourire sur des gags maintes et maintes fois répétés .
Tellement décevant que je regrette mon achat à 2€ dans une solderie . Si décevant que je ne peux pas m'empêcher de déposer un avis alors que cette bd ne mérite pas que je perde mon temps à écrire un avis !
N'achetez pas "Les Fausses Blondes", au risque de passer pour ... une fausse blonde !
Scary Town en tient également une bonne couche. On est dans un monde où tout est possible et même les pires choses. Le style des monstres rappelle l’inspiration des œuvres de Ito Junji mais malheureusement sans le talent du maître.
Il y a un mélange de genre entre l’horrifique et l’humour mais celui-ci parait bien indigeste à la lecture. L’enchainement des situations est assez absurde avec comme point commun le père de notre jeune héros.
Je n‘aime pas les récits qui n’ont ni queue, ni tête. J’ai eu beaucoup de mal à suivre. La lecture s’est révélée assez pénible. Dans ces cas, on se dit qu’on aimerait bien passer à autre chose.
Les titres à la World War ne désemplissent plus depuis un certain World War Z. On remplace juste les zombies par les démons et le tour est joué. Il est vrai que j’ai souvent lu des crétineries pareilles en manga mais là, il faut dire que cela dépasse largement les bornes du supportable.
Qu’est ce qui fait défaut ? On peut dire à peu près tout. Le scénario se prend au sérieux alors qu’il faut avaler des choses totalement invraisemblables dans un semblant de normalité. Et puis, cette surenchère d’effets spéciaux au détriment de l’humain qui gâche tout.
Certes, l'héroïne collégienne est battue par son cousin et violée par son oncle afin de nous tirer de force les larmes des yeux et permettre une sympathie mais c'est l'une des premières fois où malgré ma sensiblerie, cela ne le fait pas tant c'est prévisible et tartiné. Certes, elle sera victime du syndrome psychologique d'Alice au pays des merveilles mais elle ne pourra se soigner faute d'argent. Bon, de toute façon, elle serait vouée à combattre les démons. Cela sera sans moi.
Il y a des bd où la lecture devient très vite pénible. Cela sera le cas avec ces trois étudiantes déjantées et superficielles dont les dialogues sont tout de suite très assommants.
On n’a pas véritablement envie de savoir la suite, ce qu’il va leur arriver car l’auteur n’a pas permis dès le départ d’attirer l’attention au niveau de l’intrigue à défaut d’identification possible avec ces énergumènes immatures.
Giants days est réellement insipide et sans intérêt. Que dire de plus ? On se consolera avec d’autres lectures et justement, ce n’est pas ce qui manque.
Ca, mesdames et messieurs, c'est ce que j'appelle une imposture intellectuelle. Comprenez par là qu'on va vous vendre quelque chose sans que vous n'ayez forcément les armes pour vous prémunir contre ce qu'il y a à l'intérieur. Et ce qu'il y a, c'est des erreurs historiques.
Je ne vais pas détailler énormément, mais cette BD part d'une intension louable (et que je trouvais intéressante), à savoir de retracer l'histoire de la sexualité. Exercice des plus délicats s'il en est, puisqu'il s'agit ici de retracer ce qui relève de l'ordre du privé et de l'intime, donc le plus compliqué à retranscrire en BD. Et il s'avère que cet exercice fut trop difficile pour eux.
Pour passer rapidement dessus, le dessin est très bon, même s'il est un support pour le texte. Je dirais presque qu'il s'agit d'un livre illustré, mais ce serait être tatillon.
Non, le gros souci, c'est qu'en trois chapitres j'ai relevé bon nombre d'erreurs historiques assez énormes. Je n'ai que fait une licence d'histoire, donc pour que je les relève, il faut qu'elles soient très grosses. Mais quand même les auteurs se contredisent d'une page à l'autre, c'est quand même très gros. Et le problème dans le cadre d'un documentaire, c'est que lorsqu'on commence à repérer une erreur, on remet en cause toute la crédibilité de la BD.
N'ayant ni le temps ni l'envie de prendre au cas par cas toutes les affirmations de la BD, je m'en tiendrais simplement éloigné et la déconseille fortement. Un documentaire de cette ampleur nécessite un travail énorme, alors peut-être aurait-il mieux valu s'en tenir à des périodes plus courtes et plus facilement exploitables en termes de documentation et de conjectures ? Reste que nous avons ici une BD dont j'aurais envie de remettre en cause chaque chapitre par une vérification approfondie des dires. Même en tant que ressource pour se faire une idée générale, on se retrouve face à quelque chose de trop imparfait. Les erreurs minuscules en Histoire finissent par faire des écarts énormes (surtout quand on touche au privé). Il faut noter aussi que c'est parfois un peu tiré par les cheveux pour l'explication (notamment lorsque la BD parle des mythes grecques : c'est pas tant le mythe que la façon que les contemporains avaient de le voir qui est primordiale)
D'autre part je n'aime pas cette projection du futur. Un historien sait que l'Histoire fiction est la pire des déviances : elle conduit à une mauvaise interprétation de tout ce qui fait la complexité de l'Histoire.
En résumé, je déconseille cette BD qui est un piège tentant : de l'Histoire trop rapidement balayée et des bonnes intentions qui ne suivent pas l'ampleur de la tâche.
Et quand on se retrouve à grossir les traits, arranger l'histoire et détourner les faits, c'est une imposture intellectuelle. Et cela remet en cause tout ce que cette BD contient. Passez votre chemin donc !
Raté.
Même en étant historien et admirateur de Robespierre, j'ai trouvé cette BD pleine de défauts. D'abord, l'histoire en elle-même. Ca va beaucoup trop vite. 5 ans en 50 pages, c'est comme de condenser Tolkien sur un ticket de métro. Donc finalement les scènes s'enchainent à la va-vite et sans aucun sens. Des événements essentiels sont à peine mentionnés (pour faire place à des soupers et des promenades sans intérêt). Les personnages apparaissent et disparaissent, sont mal présentés... (Il n'y a même pas de fin !)
Ensuite, le texte. Je plains le lecteur qui ne connait ni Robespierre, ni la révolution. Pour lui, c'est indigeste et incompréhensible. Pour les connaisseurs, les anachronismes et les discours hachés donnent des boutons (Où sont les phrases-choc: "Personne n'aime les missionnaires armés", De l'audace!", "Un roi doit régner ou mourir" ??). C'est bavard pour ne rien dire et aussi ampoulé et prétentieux qu'une thèse universitaire. Barbant.
Enfin, le graphisme. J'ai eu envie de pleurer tellement c'est mal fait (à la rigueur les couleurs valent 1 étoile). On ne reconnait personne tellement les traits sont basiques, confus, irréalistes, parfois carrément moches (même Robespierre est parfois méconnaissable !). Et franchement, c'est si compliqué de leur donner leur âge réel ? On dirait qu'ils ont tous 50 ans passé ? Arrêtez de montrer les révolutionnaires comme des politiques actuels. Robespierre a 35 ans, comme Danton. Desmoulins 34. Saint-Just 26 ! (Saint-Just qui, honteusement, apparaît à peine - malgré son rôle énorme - contrairement à un Desmoulins surexploité). Il n'y a aucune recherche historique dans la représentation des personnages.
Alors avoir enfin une BD sur Robespierre, non à charge, et se retrouver avec ça...
Cela fait longtemps qu'une série m'avait autant ennuyé ! J'ai lu l’édition double qui contient 2 tomes par volume et je n'ai même pas tenu jusqu'à la fin du premier volume. J'ai lâché durant ce qui doit être le tome 2.
Je pensais que l'idée de départ aurait pu donner un shojo sympathique et que c'était un bon scénario pour qu'une fille se retrouve avec un harem de beaux garçons vu qu'il a quelques séries de ce genre (appelé 'reverse harem' dans le monde anglophone) que j'ai bien aimé. Malheureusement, l’héroïne se retrouve vite à n'aimer qu'un seul garçon et les événements s’enchaînent comme n'importe quel shojo sans trop d'imagination.
Aucun personnage n'est intéressant et il ne se passe rien de captivant dans un récit qui m'a semblé cousu de fil blanc et qui m'a vite ennuyé au point où c'était une torture de tourner les pages. Je me souvenais à peine des scènes que je venais de lire ! La narration est parfois confuse et j'ai pas bien compris l’enchaînement de certaines scènes.
Je suis peut-être un peu méchant vu que je ne fais pas partie du public-cible et peut-être que plusieurs adolescentes trouveront cette série géniale. Disons que c'est à emprunter pour les fans de shojos, mais si ce n'est pas un genre qui vous attire trop ou que vous détestez, ne lisez jamais cette série.
Une découverte, cela ne tient à rien. Un médecin qui vous prend très en retard, une Bande Dessinée inconnue au milieu d’une pile de magazines de salle d’attente, et me voilà plongeant dans la lecture de « Le Minotaure d’Akam », premier tome de cette oubliable série.
« Les aventures de MEKALY se situent dans un futur proche. La crise économique du début du 21e siècle, l'aggravation des déséquilibres naturels liés à la pollution extrême et à la disparition de la plupart des sources d'énergie ont abouti à la désagrégation des structures des états. »
Voilà comment commence le premier album, sur une idée proche de Simon du Fleuve ou d’autres bandes post-catastrophe.
En fait de catastrophe, on est en plein dedans lorsqu’on se plonge dans la lecture de cette série, que j’ai trouvée d’une pauvreté quasi absolue.
Pour faire simple, Mékaly vient en aide à tous ceux qu’il rencontre, et devient le bienfaiteur des habitants d’une région/d’un village, après les avoir débarrassés de bandits, et avoir vaincu un ersatz de Minotaure. D’ailleurs, l’essentiel des noms des habitants font Grec, s’inspirent de cette période de l’antiquité – sans que cela ait un réel intérêt je trouve. Si j’en crois les titres et/ou couvertures des tomes suivants, l’auteur a repris ce procédé en changeant de période de référence.
En fait, ces aventures du pauvre sont d’une totale indigence. C’est manichéen, sans réelle surprise ni intérêt notable, et les dialogues naviguent dans les mêmes basses eaux. Et, hélas aucun second ou dixième degré pour tourner vers l’humour ce ratage insipide !
Pour couronner le tout – mais du coup c’est parfaitement raccord ! – le dessin est lui aussi d’une naïveté (et pour tout dire est mauvais), au point que j’en suis rapidement arrivé à me demander si cette maison d’édition (que je ne connaissais pas du tout) existait vraiment (mais en fait si !).
J’ai eu le temps de finir l’album avant que mon médecin ne vienne me chercher – j’ai même lu certains passages en diagonale tellement je trouvais d’intérêt à ma lecture ! – et je ne chercherai pas les autres albums de la série. Je rentre tout de même cette série dans la base du site, pour le rendre plus exhaustif, mais je pense que je resterai le seul à l’aviser (même si les goûts et les couleurs, hein…).
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Druuna
Eh bien, je viens de lire les avis les plus sévères et je suis ... d'accord! Certes le personnage de Druuna est plus que plantureuse et sur le plan de la maîtrise du trait, le talent est présent mais le scénario et les textes font mal aux yeux (sans parler des couleurs qui nécessitent après lecture un contrôle de vision des couleurs chez l'ophtalmologue). Ca ne passe pas. En film, le soir tard même sur une chaine publique cela ne vaudrait pas le coup de veiller. J'en ai lu 4 tomes et cela ne se fera qu'une fois.
Le Troisième Fils de Rome
Voilà le type de série qui témoigne du problème de surproduction en bande-dessinée. C’est d’une mollesse, et je me suis ennuyé à un point… Tout est dit dans les 9 premières pages, limite il n’y a pas besoin de lire la suite puisqu’on connaît le déroulé dans les grandes lignes (mais où est le souffle de l’intrigue, la part de mystère ?! ). Très déçu lorsque j’ai compris qu’il ne s’agirait pas d’un récit s’écoulant sur 5 tomes mais d’une série de one shot portant chacun sur une période. Cinq événements majeurs de l’antiquité romaine : la victoire de Scipion l’Africain sur Hannibal à Zama en -202, soulèvement d’esclaves menés par Eunus en -138, l’opposition des consuls Scylla et Pompée en -83, César vainc Vercingétorix à Alésia en -52, et Marc Antoine et Cléopâtre en -32. Tous ces incidents traités sous l’angle complotiste de la secte secrète visant la destruction de Rome. Le pitch étant que Romulus et Rémus les pères fondateurs de Rome et fils du dieu de la guerre Mars, auraient eu un autre frère né du viol incestueux de leur oncle Amulius avec leur mère Rhéa Silvia. Celui-ci aurait juré la perte de Rome. Au début je me suis dit que ça pourrait être chouette, que s’il y avait un fond d’ésotérisme derrière tout cela avec ce « troisième fils de Rome » immortel qui complote depuis des siècles pour s’accaparer le pouvoir ou je ne sais pas, détruire la ville éternelle, cela aurait pu être intéressant à suivre (c’est par ailleurs le scénario de l’iconique Le Troisième Testament). Mais la réalité est beaucoup moins ambitieuse. C’est simple : un tome, un complot foireux qui ne change pas le cours de l’Histoire telle qu’on le connaît. Aucun intérêt donc puisque chaque tome est espacé de plusieurs décennies-siècles. D’autant plus qu’on en reste à la sacro-sainte pagination à 52 planches qui empêche de développer des personnages intéressants et psychologiquement travaillés. Non mais quand bien même, ce premier volet intitulé « Martius » est incroyablement mal ficelé. Le personnage éponyme est d’une inutilité affligeante, je n’ai pas compris pourquoi l’album porte son nom. Son père adoptif cours un danger mortel et lui préfère se tirer en loucedé la nuit tombée, quel héros ! Il sert à rien le gars quoi. Et puis je n’ai pas pigé pourquoi les membres de la secte considèrent le troisième fils de Rome comme un dieu, parce que deux mortels n’ont jamais engendré un immortel que je sache. Leurs ambitions sont pour le moins bancales : que le troisième fils de Rome, s’il a jamais existé, ait cherché à se venger de ses frères, c’est une chose. Mais quel est l’intérêt pour les membres de la secte, dont la plupart sont des romains, de détruire leur propre cité ? Hormis pour rajouter un effet intrigue à deux sous, ça n’a pas de sens ce truc. Bon après les dialogues en eux-même ne m’ont pas captivé plus que cela, j’ai trouvé le ton assez ampoulé (les insultes à base de « maudits ! »…). Quant au dessin de Martino, ils font le taf mais pareil, rien ne m’a subjugué. Il y a un peu un style comics parfois, on mise sur l’ambiance avec des jeux d’ombres raccords avec le côté complotiste du bouquin avec des personnages à demi masqués dans l’ombre. Mais sinon visuellement c’est de la bd « random ». Franchement je ne sais pas qui ça peut intéresser parce qu’on n’est pas tout à fait dans de l’historique et il n’y a pas de réel fil conducteur sur les différents tomes à part cette secte de bras cassés. Récemment il y a eu une approche un peu similaire avec Ira Dei, sauf que graphiquement Toulhoat boxe chez les poids lourds et que niveau scénario il y a un récit qui se poursuit d’un album à l’autre. Vae Victis, sorry.
Les Fausses Blondes
Dommage que le zéro n'existe pas ; Mais il mériterait d'être inventé rien que pour cette BD ! Pillage, copie, pompage, plagia, contrefaçon, calque, piratage, duplicata de "Les blondes tome 1" avec un dessin moins intéressant et des blagues qui tombent souvent à plat . Voici une bd qui arrive à voler beaucoup moins haut que "Les Blondes tome 1", qui déjà ne volait pas haut mais arrivait à me faire sourire sur des gags maintes et maintes fois répétés . Tellement décevant que je regrette mon achat à 2€ dans une solderie . Si décevant que je ne peux pas m'empêcher de déposer un avis alors que cette bd ne mérite pas que je perde mon temps à écrire un avis ! N'achetez pas "Les Fausses Blondes", au risque de passer pour ... une fausse blonde !
Scary Town
Scary Town en tient également une bonne couche. On est dans un monde où tout est possible et même les pires choses. Le style des monstres rappelle l’inspiration des œuvres de Ito Junji mais malheureusement sans le talent du maître. Il y a un mélange de genre entre l’horrifique et l’humour mais celui-ci parait bien indigeste à la lecture. L’enchainement des situations est assez absurde avec comme point commun le père de notre jeune héros. Je n‘aime pas les récits qui n’ont ni queue, ni tête. J’ai eu beaucoup de mal à suivre. La lecture s’est révélée assez pénible. Dans ces cas, on se dit qu’on aimerait bien passer à autre chose.
World War Demons
Les titres à la World War ne désemplissent plus depuis un certain World War Z. On remplace juste les zombies par les démons et le tour est joué. Il est vrai que j’ai souvent lu des crétineries pareilles en manga mais là, il faut dire que cela dépasse largement les bornes du supportable. Qu’est ce qui fait défaut ? On peut dire à peu près tout. Le scénario se prend au sérieux alors qu’il faut avaler des choses totalement invraisemblables dans un semblant de normalité. Et puis, cette surenchère d’effets spéciaux au détriment de l’humain qui gâche tout. Certes, l'héroïne collégienne est battue par son cousin et violée par son oncle afin de nous tirer de force les larmes des yeux et permettre une sympathie mais c'est l'une des premières fois où malgré ma sensiblerie, cela ne le fait pas tant c'est prévisible et tartiné. Certes, elle sera victime du syndrome psychologique d'Alice au pays des merveilles mais elle ne pourra se soigner faute d'argent. Bon, de toute façon, elle serait vouée à combattre les démons. Cela sera sans moi.
Giant Days
Il y a des bd où la lecture devient très vite pénible. Cela sera le cas avec ces trois étudiantes déjantées et superficielles dont les dialogues sont tout de suite très assommants. On n’a pas véritablement envie de savoir la suite, ce qu’il va leur arriver car l’auteur n’a pas permis dès le départ d’attirer l’attention au niveau de l’intrigue à défaut d’identification possible avec ces énergumènes immatures. Giants days est réellement insipide et sans intérêt. Que dire de plus ? On se consolera avec d’autres lectures et justement, ce n’est pas ce qui manque.
L'incroyable Histoire du sexe (Sex story)
Ca, mesdames et messieurs, c'est ce que j'appelle une imposture intellectuelle. Comprenez par là qu'on va vous vendre quelque chose sans que vous n'ayez forcément les armes pour vous prémunir contre ce qu'il y a à l'intérieur. Et ce qu'il y a, c'est des erreurs historiques. Je ne vais pas détailler énormément, mais cette BD part d'une intension louable (et que je trouvais intéressante), à savoir de retracer l'histoire de la sexualité. Exercice des plus délicats s'il en est, puisqu'il s'agit ici de retracer ce qui relève de l'ordre du privé et de l'intime, donc le plus compliqué à retranscrire en BD. Et il s'avère que cet exercice fut trop difficile pour eux. Pour passer rapidement dessus, le dessin est très bon, même s'il est un support pour le texte. Je dirais presque qu'il s'agit d'un livre illustré, mais ce serait être tatillon. Non, le gros souci, c'est qu'en trois chapitres j'ai relevé bon nombre d'erreurs historiques assez énormes. Je n'ai que fait une licence d'histoire, donc pour que je les relève, il faut qu'elles soient très grosses. Mais quand même les auteurs se contredisent d'une page à l'autre, c'est quand même très gros. Et le problème dans le cadre d'un documentaire, c'est que lorsqu'on commence à repérer une erreur, on remet en cause toute la crédibilité de la BD. N'ayant ni le temps ni l'envie de prendre au cas par cas toutes les affirmations de la BD, je m'en tiendrais simplement éloigné et la déconseille fortement. Un documentaire de cette ampleur nécessite un travail énorme, alors peut-être aurait-il mieux valu s'en tenir à des périodes plus courtes et plus facilement exploitables en termes de documentation et de conjectures ? Reste que nous avons ici une BD dont j'aurais envie de remettre en cause chaque chapitre par une vérification approfondie des dires. Même en tant que ressource pour se faire une idée générale, on se retrouve face à quelque chose de trop imparfait. Les erreurs minuscules en Histoire finissent par faire des écarts énormes (surtout quand on touche au privé). Il faut noter aussi que c'est parfois un peu tiré par les cheveux pour l'explication (notamment lorsque la BD parle des mythes grecques : c'est pas tant le mythe que la façon que les contemporains avaient de le voir qui est primordiale) D'autre part je n'aime pas cette projection du futur. Un historien sait que l'Histoire fiction est la pire des déviances : elle conduit à une mauvaise interprétation de tout ce qui fait la complexité de l'Histoire. En résumé, je déconseille cette BD qui est un piège tentant : de l'Histoire trop rapidement balayée et des bonnes intentions qui ne suivent pas l'ampleur de la tâche. Et quand on se retrouve à grossir les traits, arranger l'histoire et détourner les faits, c'est une imposture intellectuelle. Et cela remet en cause tout ce que cette BD contient. Passez votre chemin donc !
Robespierre
Raté. Même en étant historien et admirateur de Robespierre, j'ai trouvé cette BD pleine de défauts. D'abord, l'histoire en elle-même. Ca va beaucoup trop vite. 5 ans en 50 pages, c'est comme de condenser Tolkien sur un ticket de métro. Donc finalement les scènes s'enchainent à la va-vite et sans aucun sens. Des événements essentiels sont à peine mentionnés (pour faire place à des soupers et des promenades sans intérêt). Les personnages apparaissent et disparaissent, sont mal présentés... (Il n'y a même pas de fin !) Ensuite, le texte. Je plains le lecteur qui ne connait ni Robespierre, ni la révolution. Pour lui, c'est indigeste et incompréhensible. Pour les connaisseurs, les anachronismes et les discours hachés donnent des boutons (Où sont les phrases-choc: "Personne n'aime les missionnaires armés", De l'audace!", "Un roi doit régner ou mourir" ??). C'est bavard pour ne rien dire et aussi ampoulé et prétentieux qu'une thèse universitaire. Barbant. Enfin, le graphisme. J'ai eu envie de pleurer tellement c'est mal fait (à la rigueur les couleurs valent 1 étoile). On ne reconnait personne tellement les traits sont basiques, confus, irréalistes, parfois carrément moches (même Robespierre est parfois méconnaissable !). Et franchement, c'est si compliqué de leur donner leur âge réel ? On dirait qu'ils ont tous 50 ans passé ? Arrêtez de montrer les révolutionnaires comme des politiques actuels. Robespierre a 35 ans, comme Danton. Desmoulins 34. Saint-Just 26 ! (Saint-Just qui, honteusement, apparaît à peine - malgré son rôle énorme - contrairement à un Desmoulins surexploité). Il n'y a aucune recherche historique dans la représentation des personnages. Alors avoir enfin une BD sur Robespierre, non à charge, et se retrouver avec ça...
Rockin' heaven
Cela fait longtemps qu'une série m'avait autant ennuyé ! J'ai lu l’édition double qui contient 2 tomes par volume et je n'ai même pas tenu jusqu'à la fin du premier volume. J'ai lâché durant ce qui doit être le tome 2. Je pensais que l'idée de départ aurait pu donner un shojo sympathique et que c'était un bon scénario pour qu'une fille se retrouve avec un harem de beaux garçons vu qu'il a quelques séries de ce genre (appelé 'reverse harem' dans le monde anglophone) que j'ai bien aimé. Malheureusement, l’héroïne se retrouve vite à n'aimer qu'un seul garçon et les événements s’enchaînent comme n'importe quel shojo sans trop d'imagination. Aucun personnage n'est intéressant et il ne se passe rien de captivant dans un récit qui m'a semblé cousu de fil blanc et qui m'a vite ennuyé au point où c'était une torture de tourner les pages. Je me souvenais à peine des scènes que je venais de lire ! La narration est parfois confuse et j'ai pas bien compris l’enchaînement de certaines scènes. Je suis peut-être un peu méchant vu que je ne fais pas partie du public-cible et peut-être que plusieurs adolescentes trouveront cette série géniale. Disons que c'est à emprunter pour les fans de shojos, mais si ce n'est pas un genre qui vous attire trop ou que vous détestez, ne lisez jamais cette série.
Les Aventures de Mékaly
Une découverte, cela ne tient à rien. Un médecin qui vous prend très en retard, une Bande Dessinée inconnue au milieu d’une pile de magazines de salle d’attente, et me voilà plongeant dans la lecture de « Le Minotaure d’Akam », premier tome de cette oubliable série. « Les aventures de MEKALY se situent dans un futur proche. La crise économique du début du 21e siècle, l'aggravation des déséquilibres naturels liés à la pollution extrême et à la disparition de la plupart des sources d'énergie ont abouti à la désagrégation des structures des états. » Voilà comment commence le premier album, sur une idée proche de Simon du Fleuve ou d’autres bandes post-catastrophe. En fait de catastrophe, on est en plein dedans lorsqu’on se plonge dans la lecture de cette série, que j’ai trouvée d’une pauvreté quasi absolue. Pour faire simple, Mékaly vient en aide à tous ceux qu’il rencontre, et devient le bienfaiteur des habitants d’une région/d’un village, après les avoir débarrassés de bandits, et avoir vaincu un ersatz de Minotaure. D’ailleurs, l’essentiel des noms des habitants font Grec, s’inspirent de cette période de l’antiquité – sans que cela ait un réel intérêt je trouve. Si j’en crois les titres et/ou couvertures des tomes suivants, l’auteur a repris ce procédé en changeant de période de référence. En fait, ces aventures du pauvre sont d’une totale indigence. C’est manichéen, sans réelle surprise ni intérêt notable, et les dialogues naviguent dans les mêmes basses eaux. Et, hélas aucun second ou dixième degré pour tourner vers l’humour ce ratage insipide ! Pour couronner le tout – mais du coup c’est parfaitement raccord ! – le dessin est lui aussi d’une naïveté (et pour tout dire est mauvais), au point que j’en suis rapidement arrivé à me demander si cette maison d’édition (que je ne connaissais pas du tout) existait vraiment (mais en fait si !). J’ai eu le temps de finir l’album avant que mon médecin ne vienne me chercher – j’ai même lu certains passages en diagonale tellement je trouvais d’intérêt à ma lecture ! – et je ne chercherai pas les autres albums de la série. Je rentre tout de même cette série dans la base du site, pour le rendre plus exhaustif, mais je pense que je resterai le seul à l’aviser (même si les goûts et les couleurs, hein…).