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Les Sous-sols du Révolu
Et bien je dois dire que je suis fortement déçu. Cette BD est très loin de la richesse à laquelle Marc-Antoine Mathieu nous avait habitué ! Pas d’histoire, pas d’humour, pas de génie… Seules notes d’esprit remarquables, les très nombreux anagrammes sortis de l’imagination de l’auteur et le chapitre avec les tableaux imbriqués. Et malheureusement ce n’est pas une nouveauté puisque ça nous rappelle Le Dessin. A part ça les déambulations de cet expert dans les sous-sols du musée sont d’un ennui interminable. Les dialogues sont dénués d’intérêt, il n’y a pas d’histoire. On assiste à une succession de chapitres où MAM décrit à sa façon les différents services du Musée (encadrement, restauration, etc.…). Original oui, mais ennuyeux. Une lecture laborieuse que j’ai terminée péniblement. A éviter…
Les Champs d'honneur
Un véritable supplice que la lecture de ce volume, vite achevée heureusement. Le style graphique très vaporeux, dilué, sans contour précis lasse rapidement, l'histoire est sans grand intérêt et les personnages tout sauf attachants. Autre point négatif, s'il est nécessaire d'en rajouter : le texte des bulles est non manuscrit et contrairement à certaines BD où le style de la police est judicieusement choisi, ici cela se voit trop, de plus c'est en complet décalage avec le style graphique ! Le seul intérêt aurait pu résider dans le style même du dessin, mais on est plus près du travail bâclé que de la recherche impressionniste ;o). Sur ce premier avis très négatif, j'en conviens, je vais tout de même examiner le reste de la production de Deprez, que je ne connais pas encore.
Table rase
Dans un hôpital, un homme, dépossédé de sa mémoire et de son identité, et Petra, une petite fille hospitalisée on ne sait trop pourquoi, sympathisent. L’homme, en plein désarroi, est harcelé par un autre patient qui se prétend médecin, et cherche à le manipuler. Saurait-il des choses sur son passé ? La suite ? Un enchaînement de coups de théâtre qui m’ont laissée assez perplexe, et une fin qui n’en est pas une. Cette histoire m’a semblé bien tortueuse, et bâclée dans son écriture, les personnages étant à peine esquissés sur le plan psychologique. Et pourtant, j’ai découvert sur Amazon que ce one-shot avait reçu le prix de la "meilleure bande dessinée de l'année 2001" au Danemark. Bigre. Il paraît également, toujours d’après la même source (à ce sujet, Toomoo, si jamais tu lis ces lignes, merci à toi pour cet avis plein d’humour et ces infos, et n’hésite pas à venir faire profiter BDthèque de ta prose ;) ) que l’auteur, “Thomas Thorhauge est le Lars von Trier de la bande dessinée danoise”. Ceux qui connaissent ses films sont prévenus. D’une certaine façon, ... les autres aussi. C’est dommage, car le dessin, lui, est assez maîtrisé ; Thorauge est plutôt à l’aise dans le noir et blanc, et nous propose différents styles de traits, tantôt très gras, tantôt fins, et fait preuve de beaucoup de talent dans le modelé et l’expression des visages. Un dessinateur à suivre, assurément, mais alors avec un meilleur scénario !
Fantôme
On est dans un futur relativement proche, post-apocalyptique mais déjà reconstruit. Il n’existe plus qu’un gouvernement mondial et la sécurité générale a été léguée à des sociétés privées, dont certaines sont spécialisées dans la lutte contre le terrorisme. Ces sociétés travaillent de manière étroite avec certaines télévisions. Ce qui assure à ces dernières des images chocs et un audimat certain. Heureusement que l’éditeur présente un résumé en début d’ouvrage, car à la lecture de ce manwha, rien n’est clair. On a du mal à différencier les personnages et leurs rôles, beaucoup de dialogues sont soit extrêmement mal écrits, soit pitoyablement traduits. Il faut parfois relire plusieurs fois certains passages pour tenter de donner sens à toutes les répliques. Et quand on y arrive, il y a de quoi se sentir peu récompensé, car cette intrigue ne bénéficie d’aucune gestion audacieuse du suspense, tous les évènements arrivent de manière soudaine et impromptue... et quand arrivent enfin les explications scientifiques tant attendues, elles sont peu convaincantes, peu crédibles, mal présentées et incomplètes… Le fond ? Inexistant, malgré ce que pourrait laisser penser mon résumé ou celui de l’éditeur. Les sujets de la sécurité et des médias ne sont pas du tout exploités. De la situation de départ, l’auteur ne tire aucun prolongement qui pourrait prêter à réflexion. Pas de métaphore, pas d’analyse… J’ai rarement vu une sous-exploitation aussi flagrante de sujets qui ne demandaient qu’à l’être. Sur exactement les mêmes thèmes, préférez largement Cyclopes, de Jacamon et Matz. Rien à sauver alors ? Le dessin paraissait sympa, mais le découpage ne suit pas toujours, surtout dans les scènes d’action, difficiles à suivre. Donc, non… rien à sauver. En résumé : lecture laborieuse, zéro plaisir, zéro étoile…
Les 4 As
Je n'ai lu que 4 ou 5 albums des 4 as étant jeune adolescent et à chaque fois je me suis forcé à les finir. Les personnages sont stéréotypés que c'en est navrant, aucune touche d'originalité, l'humour est au ras des paquerettes. Le dessin est bien pour ce que c'est, mais c'est le minimum syndical, aucune tentative de créativité ou d'originalité ici non plus. Et les histoires sont sans grand intêret ni surprise. Je me demande comment une série pareille a pu sortir tant d'albums, il y aurait donc un public ? Oui peut-être entre 4 et 6 ans.
Bonne santé
Non ! Je veux bien croire que le quotidien d’un médecin hospitalier soit souvent assez terrible, et qu’il lui soit presque vital, pour le supporter, de se forger un blindage fait de cynisme et d’humour bien lourdingue, mais était-ce bien nécessaire de nous jeter tout ça au visage ? C’est bien simple, après avoir péniblement supporté les premières, j’ai fini par zapper les têtes de chapitre où l’auteur nous inflige sa tournée des patients. J’étais au bord de la nausée. Et après, on voudrait nous émouvoir ? Gagner notre compréhension ? Hé bien non, pas avec moi ! Le dessin ? J’aime beaucoup la couverture.
La Beauté à Domicile
Non, franchement non. Déjà, ce n’était certainement pas le dessin qui aurait pu m’inciter à emprunter cet album, car ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, ce trait réaliste et ces contours noirs bien gras. De plus, il y a quelques défauts de proportions au niveau de la représentation des corps, assez gênants. Les couleurs, ternes, sont au diapason, donc, non, sans moi, le dessin. Le scénario ? Disons que je n’ai pas accroché à cette histoire ; hormis le premier narrateur, les personnages me semblent assez creux, et ce qu’il leur arrive m’a totalement indifférée. Quant à savoir, s’il s’agit d‘un dédoublement de la personnalité ou bien d’une jumelle, peu m’importe là encore. A quoi est-ce dû ? Problème de rythme ? De mode de narration ? Je n’en sais rien, peut-être un peu des deux. En fait, je commence à me demander si ce n’est pas carrément l’esprit de la collection Aire libre qui ne me correspond pas du tout, car je constate que ce n’est pas la première fois qu’un de ses titres me déçoit.
L'Europe en flammes
Bon je pense que je suis passé à côté de ce one shot du tandem argentin. Il s'agit apparemment d'une parabole de l'Europe de 1992, avec des représentants de toutes les nations (enfin, juste quelques-unes) embarqués dans une chasse à l'or en poudre blanche, de façon parallèle, à la fois complices et secrètement très tentés de se trahir les uns les autres. Je n'ai pas aimé du tout cet album. C'est viscéral. le trait de Jose Muñoz ne me plaît pas du tout. Il est tordu, irrégulier, trop caricatural. Le scénario de Sampayo ne m'a pas non plus convaincu. Il est bordélique, inconsistant, trop ubuesque. Finalement ils se sont bien trouvés ces deux-là. Bref, une lecture difficile, qui ne me laisse aucun bon souvenir. Ca doit être pour quelqu'un d'autre.
Mort aux autres
Heureusement que certaines bonnes âmes ont plus de courage que moi pour poster les fonds de tiroirs de bibliothèques. "Mort aux autres" est l'archétype d'une bande dessinée sans queue ni tête, même pas rattrapée par son dessin trop géométrique avec des couleurs d'un goût douteux. Il faut dire que cet album a plus de 15 ans et a plutôt mal vieilli.
Honey and clover
Bon, attention, ma note ne reflète que mon plaisir de lecture, et pas du tout la qualité intrinsèque de ce manga. D'autres que moi auront peut-être un sentiment réellement opposé à celui que je vais exprimer. Car mon plaisir de lecture a été proche du néant sur ces deux premiers tomes. A tel point que j'ai eu du mal à finir le premier tome, et que j'ai abandonné la lecture du second en cours de route. Pourtant ça commençait pas trop mal, avec cette histoire d'étudiants vivant dans des tout petits apparts, qui s'invitent les uns les autres. Il y avait un climat potache bienvenu... qui a duré 10 pages. Très vite, les défauts caractéristiques du shojo ont fait leur apparition : personnages très expansifs sans réelle raison, expressions faciales exagérées (oui enfin, ils pleurent ou ouvrent bien grand leur bouche, quoi) et histoire à la fois confuse et trop simpliste. Confuse parce qu'on se retrouve en cours de route dans un chassé-croisé soi-disant amoureux sans écriture préalable. Simpliste parce qu'une fille apparaît, et hop, tous les mecs sauf un en tombent vaguement amoureux. J'avoue que la couverture très laide du tome 1 m'avait fait craindre le pire, et que mes craintes se sont révélées fondées. C'est mou, ce n'est pas intéressant, ça manque d'épaisseur, et en plus le dessin est vraiment quelconque. La suite se fera donc sans moi. Ah si, il y a UN élément qui m'a fait sourire : le fait que l'un des protagonistes assimile la petite Hagumi à un Koropokkuru, un petit personnage légendaire comparable à un schtroumpf.