Les derniers avis (276 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Arche de Noé a flashé sur vous
L'Arche de Noé a flashé sur vous

Une jolie jeune femme décide de tester les rencontres sur Meetic, enchaîne les déceptions, puis finit par donner sa chance à un bel inconnu. Mais très vite, l’homme se révèle envahissant, pressant, déjà en train de se projeter dans une vie commune avec mariage et enfants. Elle accepte malgré tout de le voir, et découvre alors son entourage, dont un ami franchement inquiétant, sorte d’ombre collante qui la jauge comme un objet. À chaque rencontre, les signaux d’alerte se multiplient, mais Léa, pourtant décrite comme séduisante et sûre d’elle, n’ose jamais dire non. C’est là que, pour moi, le récit s’effondre. Tout hurle que ce type est un red flag ambulant, et pourtant l’héroïne se laisse enfermer dans cette spirale sans opposer la moindre résistance. L’histoire me paraît artificielle, forcée, comme si elle sacrifiait toute vraisemblance pour maintenir son malaise. Au lieu d’un humour décalé ou d’une tension maîtrisée, je n’y ai trouvé qu’irritation et incompréhension : pourquoi diable ne l’envoie-t-elle pas balader, voire carrément promener à coups de pied si nécessaire ? Et la fin n’arrange rien : non pas brutale, mais en queue de poisson, comme si l’histoire s’arrêtait sans véritable conclusion. Ni drôle, ni captivante, cette lecture m’a finalement paru plus pénible qu’autre chose.

18/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Fluff Fairyland !
Fluff Fairyland !

Avis après lecture des 3 premiers tomes. Une suite de I hate fairyland que je n’attendais pas mais je n’ai pas boudé mon plaisir, je me suis replongé avec délice dans les délires de l’auteur. Précisons toutefois qu’il vaut mieux connaître le matériau d’origine, beaucoup d’allusions ou personnages y font référence; et que ce coup Skottie Young passe la main sur la partie graphique, je découvre au passage Brett Bean qui reprend le flambeau de belle manière, son style rond convient parfaitement (voir mieux) à cet univers acidulé. Un graphisme qui sait mêler le mignon et le trash avec bonheur. Ma note paraîtra généreuse, je suis plus sur un 3,5*. La série est loin d’être indispensable mais possède un côté loufoque et débridé assez jubilatoire à suivre, les idées (souvent bonnes) fusent à tout va. Les tomes se suivent et s’enchaînent bien pour le plus grand plaisir du lecteur. Si vous avez apprécié le 1er cycle, il y a de fortes chances que vous succombiez à cette suite toute aussi survitaminée. La surprise ne jouera plus vraiment mais nous y trouverons quelques astuces bien trouvées (péripéties, narration, arrière plan …), il y a du savoir-faire.

17/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Dark Vador - Black, White & Red
Star Wars - Dark Vador - Black, White & Red

La collection/vision « Black, White & Red (ou Blood) » est dernièrement une nouvelle lubie de cet éditeur pour y décliner de nombreux héros de ses franchises. Je n’ai lu que Marvel Zombies que j’avais trouvé limité mais esthétique mais d’autre existent autour de Deadpool, Carnage, Alien … Cette anthologie autour de Dark Vador ne viendra malheureusement pas confirmer la petite curiosité que je pouvais avoir autour de ce choix graphique. Pour tout dire, mon intérêt était proche de zéro durant toute ma lecture. Les histoires, de tailles variables (et souvent bien trop courtes), y sont particulièrement insipides et n’apportent rien au personnage. Sur la petite dizaine proposée, aucune n’est à sauver. Je ne m’attendais pas à des miracles sur ce point mais on n’est pas loin du néant. Mais le pire vient tout bonnement des parties graphiques, on a bien 3 ou 4 pages (et les couvertures) qui en jettent mais c’est bien chiche au final, et aucun des dessinateurs ne m’a sublimé. Le grand format ne rend pas non plus honneur, les imperfections de trait y sont bien plus visibles. A noter la présence au casting de Stefano Raffaele, le temps d’une infidélité à Christophe Bec, mais j’avoue que je n’ai même pas reconnu sa patte. Bref passez allègrement votre chemin, pas grand choses pour relever le plat, l’argument esthétique ne fonctionne pas et le personnage a été bien mieux exploité ailleurs.

17/08/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Justice Society of America - Le nouvel âge
Justice Society of America - Le nouvel âge

C'est la première fois que je lis des aventures de la Justice Society of America (le groupe de super-héros des années 40 de DC Comics) par Geoff Johns qui a produit beaucoup d'histoires sur ce groupe. La qualité est dans la moyenne de ce que j'ai lu de Geoff Johns à savoir du bon divertissement si on est fan de super-héros, mais avec quelques défauts. Déjà, il y a une très longue histoire qu'on retrouve dans les deux volumes qui dure un peu trop long. J'ai eu l'impression que cela n'allait jamais finir et lorsque c'était enfin fini j'en avais plus grand chose à foutre du récit. Il faut aussi avoir une bonne connaissance de l'univers DC, notamment sur les univers parallèles comme 'Kingdom Come' sinon on risque de s'y perdre facilement. Il faut dire aussi qu'il y a paquet de personnages et moi-même je ne connaissais pas ou très peu certains d'entre-eux. Globalement, ce sont au final des histoires dont j'ai surtout apprécié certaines scènes, notamment les scènes plus intimistes entre super-héros. Je pense que je deviens trop vieux pour les scènes de bastons avec pleins de super-héros qui affrontent les méchants. Quant au dessinateur, hormis Alex Ross, ils ont le style standard et sans personnalité des comics de l'époque. C'est correct, mais je ne suis pas un fan du style que l'on retrouve dans les comics de super-héros modernes, préférant le style des vieux dessinateurs des années 60-80.

17/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Islander
Islander

Attiré par sa magnifique couverture probablement réalisée à la peinture, c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai ouvert cette nouvelle série de Corentin Rouge et Caryl Férey. Cette série se démarque, il est vrai, avant-tout par le trait magnifique de Corentin Rouge. On sent qu'il a bossé les paysages et les villages constitutifs de l'Islande et qu'il prend un réel plaisir à dessiner les littoraux et les fjords sur de pleines pages. Le lecteur en prend réellement plein les mirettes! De plus, il a un réel talent pour croquer les visages des personnages et son trait très dynamique s'adapte parfaitement à cette série d'action. Du point de vue du scénario, s'agissant du premier tome d'un triptyque, les auteurs se contentent de poser les bases de l'histoire en amenant quelques zones d'ombre qui trouveront, on l'espère, leur réponse dans les deux prochains tomes : Quelle est l'histoire de Liam, le héros ? Qu'est-ce que le projet "Islander" ? Bien que le scénario ne précise pas réellement les catastrophes qui sont à l'origine du déplacement des personnes, il s'appuie sur un postulat de base qui doit amener chaque lecteur à s'interroger sur l'avenir de notre planète à l'heure du changement climatique et des migrations de populations qui devront nécessairement s'opérer dans les décennies à venir au vu de la probable inhabilité de certains territoires de la planète (submersions marines, températures trop élevées, etc). Les auteurs nous donnent ainsi un avant-goût (pas très réjouissant il est vrai) de ce que pourrait-être le monde si les pays se replient sur eux-mêmes en fermant les frontières et en ne recherchant pas une solution qui devra être nécessairement mondiale. Bien que certains personnages restent un peu trop caricaturaux à mon goût et ce premier tome étant résolument tourné vers l'action, on suit avec un réel plaisir les pérégrinations de Liam et des deux sœurs Islandaises en se demandant quel sera le fin mot de l'histoire. Un bon 3/5 pour l'instant que j'augmenterai par la suite en fonction de l'évolution de l'histoire des tomes 2 et 3. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10 NOTE GLOBALE : 14/20

17/08/2025 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Fluink
Le Fluink

Cela faisait des années que j’avais repéré Le Fluink, intrigué par son format à l’italienne, son esthétique atypique et son expérimentation narrative. Mais je n’avais jamais réussi à franchir le pas de la lecture, freiné par l’impression d’une narration compliquée et d’un texte verbeux, trop artificiel. J’ai finalement pris le temps de m’y plonger, et je comprends mieux pourquoi j’avais tant de mal à dépasser le stade du simple feuilletage. Graphiquement, il y a de vraies qualités. Le contraste entre le noir et le blanc est très réussi, avec une belle maîtrise visuelle qui rappelle par moments les Idées Noires de Franquin. L’idée des deux niveaux de narration, le monde du haut noir sur blanc et celui du bas blanc sur noir, fonctionne par instants, créant des effets de parallèles ou d’oppositions qui auraient pu donner un souffle particulier à l’ensemble. Malheureusement, cette expérimentation graphique et narrative reste à mes yeux limitée : elle manque d’ampleur et surtout d’originalité. Dans tous les cas, mon principal reproche tient à la lecture elle-même. La double (et parfois triple) narration est trop pénible : je ne savais jamais dans quel ordre lire, et dès que je me concentrais sur une ligne, j’en zappais une autre, ce qui finissait par rendre le récit confus. Cette impression de brouillage est renforcée par la profusion de noms propres inventés, qui non seulement alourdissent le texte, mais ajoutent une couche de confusion supplémentaire. À force, j’ai eu l’impression que l’effort demandé pour suivre l’histoire dépassait largement le plaisir de lecture. Malgré mon intérêt pour le dessin et l'expérience graphique proposée, je n’ai pas pris de plaisir à lire Le Fluink. J’y ai trouvé davantage de frustration que de satisfaction, au point que cette BD repérée depuis si longtemps m’a laissé une impression pénible et décevante.

16/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Mademoiselle Sophie ou la fable du lion et de l'hippopotame
Mademoiselle Sophie ou la fable du lion et de l'hippopotame

Une mignonne petite histoire sur une institutrice souffrant de troubles alimentaires et d'une mauvaise image d'elle-même et de l'un de ses élèves qui entre dans l'adolescence et souhaite l'aider (mais ne parvient pas à être assez courageux pour enfin le faire). C'est une jolie petite histoire sur la maturité et l'image que l'on a de soi-même traitée comme une fable animalière. Romain est un lion, l'éponyme mademoiselle Sophie est un hippopotame et les élèves moqueurs sont des hyènes et des vautours. Simple, touchant, mais pas parfait pour autant. J'avoue que même pour un récit tout public je m'attendais à un peu plus de coffre, un peu plus de développement sur le propos et le message encourageant. Le résultat n'est pas mauvais mais m'a vraiment semblé manquer de quelque chose, voire même m'a paru trop facile narrativement à certains moments. Encore une fois l'album reste tout de même bon et je comprends totalement pourquoi d'autres personnes semblent l'avoir bien plus apprécié.

16/08/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Un putain de salopard
Un putain de salopard

Je continue d'explorer la bibliographie de Loisel avec cette série que j'avais en visu depuis des années et que j'ai enfin pu trouver à la bibliothèque du quartier, avec les quatre volumes enfin disponibles. Et je dois dire que malgré quelques clichés parfois un peu redondants et pas nécessaire, la série se laisse très bien lire avec quelques commentaires intéressants à l'intérieur. Le récit est porté par des personnages bien campés, surtout féminins d'ailleurs, dans une histoire qui profite de son cadre de jungle pour parler de violence masculine, thématique centrale à cette BD et exploitée sous différente formes. L'exploitation de l'homme blanc (de la nature, des femmes, des autres ....) est aussi présente en permanence avec cette façon violente de toujours régler chaque problème. Le dessin de Olivier Pont convient à merveille à cette aventure, avec la jungle présente comme un immense décor dangereux, tout en ayant une réelle patte graphique sur les têtes. Une jolie maitrise qui ne faiblit jamais tout au long de quatre tomes ! J'avais déjà grandement apprécié son style avec DesSeins et je confirme mon gout. Comme dit plus haut, le récit est parfois émaillé de petits détails qui m'ont fait tiquer et n'auraient pas été indispensable selon moi. J'ai noté par exemple la course-poursuite ou la fusillade finale qui semblent un peu trop récit d'action, pas forcément indispensable (notamment pour l'émotion) ni parfaitement bien intégré. Ça fait un peu artificiel, comme s'il fallait relancer le récit avec ces moments de tensions avant la relâche de chaque fin de tome, et personnellement j'ai trouvé que ça faisait trop. Ces détails mis à part, je dois dire que j'ai adoré ma lecture. Plaisante, entrainante, posant plusieurs comportements problématiques et indiquant clairement ce qu'ils en pensent, les deux auteurs ont accouchés d'une bonne série que je recommande.

16/08/2025 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Paris des Dragons
Le Paris des Dragons

Euh ... Voila une BD vraiment étrange. Je pense que je ne sais pas trop quoi en dire ... Comme Dereteline dont l'avis est assez clair, j'ai du mal à juger cette BD. C'est un gros défouloir, assez foutraque et partant dans tout les sens, avec une bonne d'ose d'humour et un zeste d'érotisme, porté par deux femmes amoureuses et allant assez loin dans son délire. En fait, c'est une grosse BD délirante, où le scénario est assez peu intéressant et prétexte à aller en tout sens avec plein de trucs que les auteurs apprécient. C'est un gloubi-boulga pas totalement indigeste et qui semble presque (presque) maitrisé. Mais en même temps, l'histoire est tellement foutraque qu'un détachement s'est produit à ma lecture. Il y a un tel flot de choses qui semblent non-maitrisés que ça donne l'impression d'avoir pondu une histoire un soir de beuverie sans avoir canalisé cette créativité. L'histoire va a fond la caisse sans cesse, avec énormément d'éléments qu'on n'expliquera jamais (et dont le lecteur se fout un peu) mais donnant l'impression global que rien n'est vraiment important au final. D'où une lecture qui laisse une impression ... mitigée. C'est créatif, un peu fou, trop léger, trop inventif. Le dessin de Tony Sandoval que j'avais découvert sur son Oscuro en Rosa est très particulier mais colle parfaitement à ce genre de récit. On y retrouve ses têtes habituels mais aussi une passion pour les détails notamment dans l'action ainsi qu'une maitrise de la couleur remarquable. C'est joli et parfaitement de pair avec l'ambiance du récit. Je ne connais largement pas assez la bibliographie de Joan Sfar (pour lequel je n'ai posté aucune critique sur ce site avant celle-ci, c'est dire !) donc à ce niveau-là je ne pourrais comparer. Mais de ce que je connais de l'auteur, ça ressemble un peu à ce que j'avais entendu de lui : créatif et foisonnant d'idée mais avec parfois du mal à canaliser celles-ci et les exploiter proprement. Bref, étrange BD assez difficile à classer et que je ne suis pas sur d'avoir aimé ou détesté.

16/08/2025 (modifier)
Couverture de la série Adieu Eri
Adieu Eri

Bon, il n'y a pas à dire, j'aime énormément le style de Fujimoto ! Ce mélange de tragique et de fantaisie, ces dialogues qui sonnent on ne peut plus banals et pourtant si joliment dits, cette noirceur de l'humain (dans sa cruauté et son égoïsme) qui permet de mettre en lumière ces qualités (l'attachement et l'affection notamment), tout ça me parle et me touche sincèrement ! "Adieu Eri" nous raconte l'histoire de Yûta, un lycéen qui a pris pour habitude de capturer sur son portable chaque instant de sa vie depuis que sa mère lui a expressément demandé de la filmer jusqu'à son dernier souffle. De cette demande mine de rien cruelle de la part de sa mère, Yûta créé à titre posthume un court métrage qu'il présente à ces camarades lycéen-ne-s lors d'un festival, mais contre toute attente tout le monde trouve le résultat abject, ignoble, de mauvais goût. Personne, au grand personne, ne comprend pourquoi Yûta a décidé de terminer son court-métrage par lui refusant de filmer sa mère le jour de son trépas et par l'hôpital où elle se trouvait explosant. Raillé par ses camardes, n'ayant toujours pas réussi à intériorisé ce qu'il s'est passé avec sa mère non plus, Yûta décide de mettre fin à ses jours, et, alors qu'il allait sauter du toit, fait la rencontre d'Eri, une jeune fille étrange qui va l'embarquer dans un nouveau projet : réaliser un nouveau film dans le but d'arracher des larmes à tous-tes celleux qui l'ont conspué ! C'est une œuvre qui m'a profondément touchée. Par son traitement du sujet du deuil, du trauma qu'à subi Yûta, de la relation qu'il développe avec Eri, du propos filé sur le pouvoir des images et l'importance du ressenti qu'elles nous procurent, c'est une lecture qui parvient toujours à me donner la larme à l’œil. Le traitement du fantastique et de la fantaisie comme fuite mais aussi et surtout comme extériorisation des douleurs, comme une façon de s'exprimer et de représenter le réel à par entière, est très bien vu. J'aime particulièrement le fait que plus le récit avance et plus la frontière entre fiction et réalité se confondent. Le dessin de Fujimoto est toujours très léché, il a une belle patte pour les visages très expressifs avec pourtant si peu de détails, et ici il s'amuse pleinement avec le parti pris "found footage" de l'album. On saute très régulièrement d'un instant T à un autre, la netteté même des images est variable selon la scène, l'auteur se permet même des jeux d'arrière plans et d'hors cadres intimistes lors de passages où la caméra n'est pas tournée sur la scène et où l'on devine ce qu'il s'y passe par les sons et le peu de décor que l'on peut voir, où l'on met en avant les non-dits aussi. C'est un récit que je trouve magnifique, traitant son sujet du deuil, de la fuite et de la création artistique avec beaucoup de justesse, et même si je me doute qu'il ne touchera pas tout le monde comme il a su me toucher cela reste une œuvre qui a su pleinement résonner avec moi. En tout cas, à mes yeux, même s'il n'est pas parfait pour autant, c'est un album qui mérite facilement la note maximale et un gros coup de cœur. "Mais... Pourquoi avoir tout fait sauter à la fin ?"

16/08/2025 (modifier)