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Les derniers avis (235 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Zonzo
Zonzo

J'avais déjà régulièrement croisé des gags de Joan Cornella sur le web, trouvant à chaque fois étrange son style mêlant absurde, trash et politiquement incorrect. C'est exactement ce style qu'on retrouve dans cet album. Et je n'y accroche pas... car il n'arrive pas à m'atteindre. Je ressens certes ce sentiment de malaise que l'auteur veut visiblement transmettre, mettant le lecteur face à des situations incongrues, avec des personnages aux expressions figées et irréelles, et des chutes souvent absconses. Le graphisme agit dans ce sens, avec sa ligne très claire, ses couleurs pétantes et ses personnages aux allures d'affiches publicitaires dessinées des années 50. Tout a l'air figé, anormal. De même, la narration muette laisse le lecteur seul face à ce qu'il arrive à comprendre de ces courts récits. Mais voilà, justement, trop régulièrement je ne les comprends pas car ils plongent trop dans l'abstraction ou alors dans un humour absurde et se voulant dérangeant mais qui me glisse sur la peau car je n'arrive pas à le capter pour de bon. Trop de pages dans cet album me laissent sur une impression d'indifférence, me faisant plus ou moins hausser les épaules parce que je ne les trouve ni drôles ni rien. Juste... bizarres... mais sans qu'elles me plaisent ou m'intéressent pour autant, et sans qu'elles me fassent jamais rire.

07/05/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Vinland Saga
Vinland Saga

On a beau bouffer des histoires Vikings à la pelle depuis des années, celle ci vaut vraiment le détour. Je ne vais pas m'étaler et réexpliquer l'histoire une énième fois ici, mes prédécesseurs l'ont très bien fait. J'aimerais juste vous faire part de la pléiade d'émotions que j'ai ressenties durant la lecture de ce manga. Absolument toutes les émotions y passent. Tout d'abord, je dirais de l'admiration et de la fierté envers le père de Thorfinn. On ressent de la colère, du dégoût et ensuite de la tristesse à la disparition de certains personnages. On est également surpris de nombreuses fois, par les tournants que prend l'histoire. Parfois, on est content, juste content de certaines scènes. Certaines batailles m'ont également fait ressentir de la haine, ont fait ressortir mes instincts bestiaux : je voulais que tel ou tel personnage souffre et meurt. J'ai souvent aussi été peiné et plein de compassion envers Thorfinn. Enfin, j'ai également ri, même parfois aux éclats. Je conseille donc vivement ce manga à tous les passionnés de Vikings et plus largement à tous ceux qui aiment des aventures pleines d'émotions. Au passage le dessin vaut à lui tout seul le détour. Un simple coup d’œil vous le confirmera. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

07/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Speed Bump
Speed Bump

Les dessins humoristiques de Dave Coverly sont tous réalisés en une unique case (d'où le terme dessin). Même si on pourra bien sûr remarquer des variations autour d'un même thème, les sujets sont assez variés, ironiques, parfois absurdes, et parfois incisifs sur notre société, nos habitudes, etc. Je reconnais ces qualités, et j'ai de temps en temps eu un sourire mental en découvrant une bonne idée. Cela étant, je n'ai pas ri une seule fois. L'intérêt suscité chez moi par ces dessins relève d'un niveau purement intellectuel et absolument pas viscéral. Le dessin y est probablement aussi pour quelque chose, qui quoique bien exécuté, ne me touche vraiment pas plus que ça. Au final, un recueil que j'ai lu deux fois, avec de bonnes idées, mais qui n'est parvenu ni à réellement susciter mon intérêt ni à me faire rire.

07/05/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 3/5
Couverture de la série Jackal
Jackal

J'ai passé un bon moment à la lecture de ce titre , mais c'est sûr je le mettrai au panthéon des Westerns. Le dessin fait un peu brouillon par moment , c'est pas le meilleur noir & blanc, il lui manquait je ne sais quoi à ce N&B . Les protagonistes font preuve d'un certain sadisme, surtout un certain Jeremiah Johnson, qui est Marshall et bien plus encore. Il y avait trop de facilité scénaristique à mon goût, le récit débute en 1858 par l'attaque d'un camp Navajo, la capture d'une indienne etc.. on fait un bond dans le temps en 1869 et l'on retrouve cette indienne qui a toujours été la captive du grand boss qui va fuir avec le héros (plus anti-héros), et peu de temps après elle sera à la tête d'une révolte… Pour la révolte passons, mais c'est son agilité et l'extrême précision au tir a l'arc, c'est ce genre de petits détails qui viennent polluer le bon déroulement de l'aventure. j'ai voulu mettre 2/5, mais ce serait tout de même trop sévère, car il y a quand même de bonnes trouvailles dans ce titre et je ne me suis pas ennuyé, alors 3/5 sera ma note.

07/05/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Voyages d'Ulysse
Les Voyages d'Ulysse

J'ai toujours tendance à me laisser influencer par les autres avis lorsque je laisse le mien, mais là je fais totalement abstraction des autres pour exprimer pleinement mon ressenti : j'ai adoré cette BD ! Dans la continuité et la complémentarité de Les Voyages d'Anna, nous avons ici un épisode de la vie de ce peintre -Jules Toulet- qui la recherche à travers le monde. Embarquant par hasard sur un navire dont la capitaine semble chercher quelqu'un, elle aussi, il est entrainé avec elle à la recherche d'un peintre. L'histoire peut sembler banale, ainsi racontée, mais la force de cette BD tient au propos qui est développé au cours de celle-ci. Cette BD parle de l'Odyssée (le titre étant assez explicite), en faisant à la fois un voyage à travers la Méditerranée comme le fit Ulysse en son temps, mais aussi en reprenant certains points clés de ce récit mythologique pour en faire des métaphores, symboliques et réinterprétation de cette histoire millénaire. Et enfin, le récit prend aussi le parti d'intégrer l'Odyssée directement dans la trame, en tant qu'histoire connue des protagonistes, narrés par eux (et dont des extraits sont également lisibles dans l'ouvrage par des pages intermédiaires qui sont parfaitement bien intégrés) et peint également. C'est un récit complètement tourné autour de l'Odyssée, qui parle de lui et à travers lui. Le tout est sublimé par le dessin de Lepage et de René Follet, qui donne vie à ces paysages ensoleillés de la mer Méditerranée, ainsi qu'à la mer elle-même et à ces bateaux qui fendent les eaux pour marchander de part le monde. C'est sublime, osons le dire, et c'est également clair et lisible. Les pages sont souvent magnifiques, certaines illustrations en pleine pages (voir en double page) en jettent plein la vue, et font autant partie de la BD qu'elles font penser à des toiles de maitres. C'est réellement magnifique, pour peu que l'on aime le trait de Lepage, et le rendu est immersif au possible. L'auteur a déjà montré son amour des lieux, des paysages et de la mer, ainsi que de l'aventure. Ici, le tout est combiné avec les représentations de René Follet, qui ajoutent un charme à l'ensemble, avec un style complètement différent. Mais surtout, ce qui me fait tant aimer ce récit, c'est que j'aime l'Odyssée, qui fut l'un des premiers romans que j'ai dévoré enfant, lu et relu durant mon adolescence, et dont je connais encore aujourd'hui des scènes par cœur tant elle m'a plu. L'Illiade et l'Odyssée m'ont accompagné durant ma vie, et cette BD m'a donnée envie de retourner la lire, puis de relire l'Odyssée, et ensuite de relire la BD. C'est prenant, réellement, et une vraie déclaration d'amour à ce récit, parmi les plus vieux du monde. Et je ne parle pas de tout ce qui est dedans, entre les deux personnages principaux, écorchés par la vie et motivé par une quête qui les réparera. Les quelques moments d'amours qui passent dans le récit, les moments de vie et de bonheur ... C'est une belle histoire, une magnifique aventure maritime et une superbe déclaration d'amour à l'Odyssée. Et c'est tout ce que j'en demande. Et puis ... Nom de nom, parfois faut savoir se laisser porter par un récit, sentir le souffle qui passe par les pages et se laisser porter par l'histoire. C'est peut-être trop simple pour certains, un peu trop fleur bleue ... Mais si on fait abstraction de ces détails, franchement, je ne peux que vous recommander cette lecture !

07/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Nippon Folklore - Mythes et légendes du Soleil-levant
Nippon Folklore - Mythes et légendes du Soleil-levant

Je me reconnais dans l'avis de Guillaume.M. Le style de dessin est parfait pour illustrer des contes japonais, les histoires choisies ne sont pas les plus connues qu'on voit souvent en référence dans les mangas (enfin, celui avec la carpe géante me fait penser au conte avec l'homme qui aide un oiseau qui va le remercier et qui semble être un des contes les plus célèbres au Japon, vu le nombre de références que j'ai vues depuis que je consomme des produits artistiques japonais). C'est donc un album idéal pour découvrir le folklore de ce pays. Sauf que voilà, les histoires ont beau être bonnes (il y a en a tout de même une ou deux qui sont plus faibles que les autres), elles me laissent sur ma faim. Les fins sont souvent abruptes et j'ai l'impression qu'on n'a pas assez creusé les sujets. Un bel exemple est le premier récit. Le tanuki, il a prévu ce qui allait se passer ou pas ? Parce que là ça se termine en pleine action, on sait pas ce qui arrive ensuite. Bref, c'est un peu décevant et c'est pour cela que je recommanderais plus un emprunt qu'un achat. Cela reste un livre à lire si on aime découvrir les contes du monde entier.

07/05/2021 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 3/5
Couverture de la série Mais où est Kiki ? - Une aventure de Tif et Tondu
Mais où est Kiki ? - Une aventure de Tif et Tondu

On sait que Blutch aime la bande dessinée classique, son nom fait d'ailleurs référence à l'un des célèbres tuniques bleues. Il s'intéresse cette fois à Tif et Tondu -série mythique- de la bd franco-belge. Son frère Robber signe le scénario. On est ici dans la réappropriation ; bien évidemment, Blutch n'envisage pas de reprendre la série qui semble en stand-by depuis pas mal d'années. Je me rappelle que plus jeune, je me demandais ce que faisaient Tif et Tondu : journalistes ? détectives ? écrivains ? Blutch met un terme à ces discussions ; pour lui, les deux hommes sont romanciers, ce qu'il appelle même des justicio-romanciers. La série a été marquée principalement par le graphisme de Will qui a signé une bonne trentaine d'albums. Les scénaristes, eux, ont beaucoup changé : que ce soit Fernand Dineur au début, Rosy qui inventa le célèbre Monsieur Choc, Tillieux qui se servaient d'intrigues policières souvent tirées de Félix, Desberg et plus récemment le duo Sikorski et Lapierre. Les intrigues avaient souvent une petite note fantastique surtout avec Rosy et Desberg. Blutch et Robber rajoutent donc une petite note d'étrange en plus de l'intrigue policière. Choc ne sera pas de la partie ; par contre, on retrouve Kiki d'Yeu personnage créé par Tillieux. Celle-ci a disparu kidnappée. A cela s'ajoute une affaire de vengeance suite à l'arrestation d'un antiquaire véreux. Blutch et Robber placent les deux héros dans une atmosphère qui respire les années 80, sans cesse rappelée par la tonalité de couleurs constituées d'aplats bleus et de jaunes ou d'ocre qui rappellent les vieilles séries télévisées où les Renault 5 abondaient (j'ai fortement repensé à Médecin de nuit par exemple). Blutch s'en sort bien dans le dessin de Tif et Tondu, accentuant la part d'ombre des deux détectives par ses hachures omniprésentes. On regrettera une fin un peu hâtive, mais dans l'ensemble le projet m'a assez convaincu.

06/05/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 1/5
Couverture de la série Umbrella Academy
Umbrella Academy

Je précise que je me suis arrêté à la 61ème page du tome 1, stoppé net dans ma lecture : aucun plaisir, aucune accroche, aucun intérêt pour l’intrigue. J’avais voulu lire cette bd parce qu’elle a reçu le Eisner Award en 2008 et que de loin sans avoir lu de pitch, j’avais l’impression que ça pouvait être une sorte de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires pour jeunes héros, une sorte d’Academy de jeunes aux supers pouvoirs cornaqués par un professeur « Xavier ». Au final sur ce que j’ai lu, je la trouve complètement fouillis, diverses choses pas compréhensibles pour deux sous, ça part dans tous les sens, ça va trop vite, le rythme n’est pas bien géré du tout. Du coup, ce non plaisir total de lecture a certainement pollué mon appréhension du dessin que je n’ai pas apprécié ni dans le trait ni dans la colorisation, avec un léger côté famille Adams que je n’aime pas non plus. Une grosse déception, je m’attendais à mieux pour une bd récompensée par le Eisner et le Harvey Award.

06/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Aguirre
Aguirre

Voilà un album que j’ai vraiment beaucoup aimé, mais j’en ressors pourtant avec une double frustration. D’abord le dessin de Breccia, expressif et baroque m'a bien plu, avec des personnages à trognes, au visage buriné, c’est vraiment noir, crasseux et adapté au décor et à l’intrigue. La colorisation est elle aussi plaisante. Quant au scénario de Cava, je l’ai aussi bien aimé, malgré quelques ellipses obscures (le sort de Ramiro – j’ai, comme Ro, dû faire quelques retours en arrière pour vérifier si je n’avais pas loupé quelque chose, parce que je n’ai pas trop compris ce qu’il lui était réellement arrivé). En effet (et le dessin de Breccia, donnant des airs de Klaus Kinski à certains protagonistes, y était pour beaucoup), je me voyais avec plaisir partir dans quelque chose de ressemblant au film d’Herzog « Aguirre la colère de Dieu » que j’avais beaucoup aimé. Et la fin de l’album, lorsque les conquistadors partent et s’enfoncent dans la jungle à la recherche de l’eldorado, renforce mon plaisir, et… Et ma frustration. Car ça s’arrête là. C’est en allant sur le site que j’ai appris que la version originale comportait trois tomes, Soleil n’en ayant publié qu’un seul. Il est vrai que cet éditeur s’est signalé par de nombreux abandons de série en cours… Bref, un bel album, de belles promesses, mais je reste clairement sur ma faim : d’abord parce que je ne connaitrai pas la fin de l’intrigue, mais en plus parce que j’en attendais beaucoup.

06/05/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Le Pré derrière l'église
Le Pré derrière l'église

Dans un petit village d'Irlande, se prélassent des moutons et des "cornus". Tous les matins, ils ont pour habitude d'aller écouter l'homme en noir. Ils ne comprennent rien, mais ils apprécient les friandises que ce dernier leur donne. En parallèle, les hommes vont tous les matins à l'église. Mais il faut savoir qu'un bistrot est adossé contre l'un des murs de l'église, ce qui, vous l'imaginez, ne plait pas à tout le monde. Un événement va venir perturber la tranquillité de ce village: la disparition de l'homme en noir, alias le curé. Ce que j'ai le plus apprécié dans cette petite BD, est le parallèle entre les hommes et les animaux. La disparition du curé va provoquer tout un tas d'événements, de querelles et de tensions autant chez les hommes que chez les animaux. Durant toute la lecture, on se demande parfois si les hommes ne sont pas plus bestiales, plus bêtes que les animaux et si les animaux ne sont pas plus humains et civilisés que les hommes. Enfin, qu'il est bon de lire une BD campagnarde. Le dessin fait vraiment du bien. Il fait beau, les abeilles butinent, les oiseaux chantent, les écureuils grimpent, le chien dort, les lapins gambadent, le hibou fait des insomnies et les moutons ruminent. Cette BD nous fait changer d'air et nous donne l'envie de tout plaquer pour aller à la montagne créer un élevage d'alpaga ! 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

06/05/2021 (modifier)