Les derniers avis (39775 avis)

Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui rit
L'Homme qui rit

Je partage entièrement l'avis d'elveen. Ce one shot retrace le destin tragique de Gwynplaine, jeune homme au visage hilare abandonné par une bande de comprachicos repentis. Le visage déformé de Gwynplaine (bouche fendue et gencives dénudées) est animé d'un rire perpétuel, d'où le surnom de "l'homme qui rit". De Felipe centre son récit autour d'un trio marginalisé mais fortement uni : Gwynplaine (le personnage central), Ursus (philosophe nomade, mi-guérisseur, mi-saltimbanque) accompagné de Homo (le loup) et Déa (nourrisson aveugle devenue jeune femme). La trame de l’histoire est relativement simple mais le récit pèse par les propos sombres mis en avant par l’auteur. En effet, De Felipe s’applique à retranscrire les souffrances et l’espoir de l’homme qui rit sous un trait en parfaite adéquation avec la noirceur du récit. L’alternance des tons chauds et froids participe grandement à l’ambiance glauque mais captivante qui se dégage des planches. J’ai donc apprécié le graphisme et j’ai suivi le récit avec intérêt grâce à des dialogues percutants. Un regret peut être : les desseins de Lord Bellew à l’égard de l’homme qui rit ne sont pas dévoilés mais cela n’est que secondaire après tout . . . Une bd vite lue (une deuxième lecture est d’ailleurs vivement conseillée) mais elle vaut le détour !

22/06/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Décalogue
Le Décalogue

Le Décalogue 4/5 Chaque album ayant un dessinateur et des personnages différents, je vais aviser chaque album. Tome 1 – Le manuscrit Ayant lu ce tome après les deux suivants, j’ai eu une drôle d’impression en le lisant, comme du « déjà lu ». Il me semble d’ailleurs avoir vu une prépublication quelque part (Bo doï ?). Bref, j’ai trouvé cette histoire très prenante, une bonne introduction au reste de la série. Je trouve le dessin de Béhé un peu académique (normal, il est prof de dessin !) mais il est bien agréable. Tome 2 – La Fatwa Pas grand-chose à dire, si ce n’est que c’est un très bon album, très intéressant. Giroud commence à esquisser ce qui fera le sujet de son Décalogue. L’histoire est très intéressante, bien servie par le dessin fort plaisant de Giulio de Vita. Tome 3 – Le Météore J’ai été étonné par deux éléments dans cet opus. Premièrement, le cadre de l’intrigue, les météores, cadre a priori peu en rapport avec la religion musulmane ; cependant, on y retrouve d’autres éléments, l’érudition et la bibliophilie en particulier. Le deuxième élément qui m’a étonné, c’est l’identité du tueur. --SPOILER— Ami lecteur, ce n’est pas le Colonel Moutarde qui a fait le coup. --FIN SPOILER— L’histoire n’est pas trop mal menée, mais n’est pas vraiment originale. Le mauvais point vient du dessin de JF Charles, assez médiocre à mon goût. Tome 4 – Le Serment D’emblée, j’ai été frappé par le dessin de TBC ; il contraste fortement avec les autres dessinateurs de la série. Un encrage plus épais, un style un poil moins réaliste… qui finalement fait plaisir à l’œil. Le choix de TBC n’est pas innocent, car les racines du récit sont en Yougoslavie, pays dont il est originaire. Ce récit, cependant, m’a semblé un peu faiblard par rapport aux trois premiers tomes de la série. Je ne sais pas pourquoi… Mais ça reste très distrayant. Tome 5 – Le Vengeur Une histoire trouble qui plonge au cœur du conflit des Balkans et de leurs conséquences multiples au début du 20ème siècle. Très intéressant pour ce qui est des moments inconnus de l’Histoire (comme souvent chez Giroud) et instructif. L’histoire, celle d’une manipulation, est bien menée. J’ai un peu de mal avec le trait de Rocco, que je trouve un peu léger, même s’il s’apparente à celui de Jean Giraud sur nombre de points. Tome 6 – L’Echange Bof bof… Peut-être l’album le moins intéressant à mon goût. Les histoires de bébés échangés donnent rarement des chefs-d’œuvre. Celle-ci n’échappe pas à la règle. C’est téléphoné, lent et on se lasse vite de l’histoire. Le dessin de Mounier est moche, trop dénué de fantaisie à mon goût. Tome 7 – Les Conjurés Légère déception pour ce tome 7. L’histoire d’une égérie se jetant à corps perdu dans un idéal pour ne pas céder à un amour impossible a déjà été largement traité dans Sambre. le seul véritable intérêt de l’histoire réside dans le tournant essentiel dans l’histoire de Nahik. Paul Gillon est un vieux routard de la BD. Mais j’ai vraiment du mal avec son style et son découpage, qui n’ont pas évolué depuis 40 ans. Tome 8 – Nahik Histoire courte montrant comment Nahik peut rendre fou, ce 8ème tome est un peu supérieur aux précédents dans la mesure où on décroche moins du scénario, axé sur cette descente dans la folie. Le dessin de Rollin n’est pas super-super, n’améliorant pas l’intérêt de ce tome 8. Tome 9 – Nahik L’un des meilleurs albums du Décalogue. Un vrai parfum d’aventure, une ambiance exotique et un destin tragique assortis d’une histoire d’amour impossible, les bons ingrédients sont là, servis par le dessin nerveux et « historique » de Faure. Un album fort plaisant. Tome 10 – La dernière Sourate La série se conclue sur un magnifique album, qui est aussi le dernier du regretté Franz. Celui-ci nous offre le meilleur de son dessin, tout en nervosité et en richesse de détails. Le scénario nous plonge dans le Moyen Age du monde musulman, période méconnue. La recension du Coran a-t-elle réellement existé ? En tous les cas l’album est très intéressant, cohérent et passionnant. Au total, on peut dire que Le décalogue est une série qui marquera la BD franco-belge par l’originalité de son concept. Evoquer un texte fondamental au travers de périodes charnières de l’Histoire et des mésaventures de ses possesseurs successifs, c’est fort. Faire illustrer chacun des segments par un dessinateur différent, c’est osé, mais cela permet à chacun des dessinateurs de s’approprier les personnages et l’époque à laquelle ils appartiennent. Quant au choix de ces artistes, je reste mitigé. Certains ont un trait fort plaisant qui –parfois- sauve l’album du simple intérêt poli. D’autres peuvent le plomber par manque de fantaisie, d’énergie. Cependant les scenarii sont souvent bien menés, nous permettant de prendre connaissance de points inconnus ou obscurs de notre Histoire, spécialité de Frank Giroud.

22/06/2004 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Des lendemains sans nuage
Des lendemains sans nuage

J'ai vraiment bien aimé cette bd entrecoupée de courtes nouvelles très bien pensées. Je suis assez friand de science-fiction en général et ces nouvelles "inventées" mais en fait basées sur la réalité du futur par cet homme qui en vient sont intéressantes. Même si on pourra leur reprocher certains clichés sur le monde tel qu'il sera dans le futur, on les suit volontiers et leur chute est souvent originale. Le dessin, par le même auteur que les derniers SODA, est très bon et les couleurs bien choisies.

22/06/2004 (modifier)
Par elveen
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui rit
L'Homme qui rit

Le scénario est assez limité: il ne se passe pas grand chose et c'est prévisible. Cependant, le dessin est d'une telle qualité que je mets un 4/5. De Felipe nous offre des planches superbes. Les pleines pages sont particulièrement magnifiques. Ce dessin de caractère est mis en relief par de très belles couleurs, dans des tons froids le plus souvent. Cela donne à l'histoire une ambiance de misère qui lui convient bien. Quand en plus la mise en page est si bien faite... Du grand art! Je vous conseille donc cette BD pour les dessins de Fernando De Felipe. Ceux qui ont lu Hugo auront peut-être en plus le plaisir de retrouver cette histoire, mais la force de l'album n'est pas là.

22/06/2004 (modifier)
Par soso
Note: 4/5
Couverture de la série Sans Famille
Sans Famille

Il ne se passe pas grand chose dans ce tome, qui est une introduction, qui permet ainsi de présenter le contexte, les personnages... Néanmoins il y a quelque chose, on sent un certain potentiel. Rémi a l'air si déchiré quand il aperçoit sa mère de loin, qu'on a un petit pincement au coeur... Même sans avoir lu le roman, on sent déjà qu'au tome 2, la série va démarrer plein pot, parce que l'histoire est accrocheuse, en particulier grâce à cet homme si étrange, qui "loue" Rémi, et à ses chiens... A l'exception de quelques cases par-ci par-là, le dessin est très beau je trouve, avec des couleurs originales, qui donnent une atmosphère assez particulière... Pas besoin de dialogues, les dessins suffisent parfois. Un premier tome très sympa donc, une série à surveiller de près...

21/06/2004 (modifier)
Par philémon
Note: 5/5
Couverture de la série L'Histoire du conteur électrique
L'Histoire du conteur électrique

Quand Fred, maître du domaine du rêve, s'attaque à notre monde, il fait mal. Il bouscule nos habitudes, introduit du fantastique dans nos gestes les plus quotidiens, mélange farce et poésie dans une même page, colère, rire, tristesse, et surtout le bonheur de se sentir moins seul face aux méchants et aux abrutis qui ne prennent même plus le temps de contempler la Lune ou de s'intéresser à leurs rêves. Un merveilleux conte moderne, ni mièvre ni moralisateur.

21/06/2004 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Transperceneige
Le Transperceneige

Recréer notre société et ses travers à l’échelle d’un train, idée alléchante sur le papier, et heureusement la réalisation ne déçoit pas. L’histoire, si elle n’apporte rien de vraiment nouveau à l’édifice des œuvres d’anticipation, est suffisamment riche et captivante pour intéresser le lecteur de la première à la dernière page. Les réflexions sur notre société fusent, et si le 1er tome se contente de décrire un régime très autoritaire, le 2ème, lui, se penche sur le cas plus compliqué de nos soi-disant démocraties, et la façon dont nos dirigeants nous gouvernent « par la peur ». Je trouve que ce dernier donne une cohérence à l’ensemble, et fait vraiment honneur au 1er tome (à l’origine un one-shot). Par contre c’est vrai que le 3eme tome est peut-être de trop. Il n’est pas mauvais, loin de là, sa lecture est agréable, mais il n’apporte rien de nouveau par rapport aux deux premiers tomes. En conclusion : une série indispensable pour tout fan de SF.

21/06/2004 (modifier)
Par philémon
Note: 5/5
Couverture de la série Philémon
Philémon

Comment décrire mon amour pour cette série ? Il ne se passe pas un jour sans que je pense à Philémon, au point que je prends partout son nom comme pseudonyme ! J'aime tout, du dessin foullis, tordu qui fait partie de ce monde parallèle dans lequel Fred nous emporte, au idées merveilleuses, poétiques, drôles de cet auteur unique en son genre, des dialogues si saugrenus (entre deux étoiles : "on est bien peu de chose" "parlez pour vous!") aux petits tics de langage de tous ces personnages délirants ("hum" "le fond de l'air est frais" "Vous venez souvent ici ?"). Autant d'éléments qui font que je me sens ici chez moi, que je ris encore, que je m'émerveille encore après avoir lu et relu des centaines de fois chaque album. Ne vous arrêtez pas au dessin qui rebute certains, il est beau pour qui accepte de partir dans un monde vraiment différent, un monde où les centaures seuls comprennent les licornes, et où la mer est au fond des puits...

21/06/2004 (modifier)
Par philémon
Note: 4/5
Couverture de la série Le Petit Cirque
Le Petit Cirque

Comment ça, bof le petit cirque ? On retrouve ici tout l'univers de Fred, poussé à l'extrême. C'est cruel mais drôle, tout est caricaturé, des rapports homme/femme dans le couple principal à la ville inhumaine, à nos rapports aux "vieux", aux exclus. Peut-être que ce n'est pas le meilleur de Fred, mais c'est très loin d'être du mauvais... C'est donc une excellente BD !

21/06/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La pension du docteur Eon
La pension du docteur Eon

Rien que les couvertures, le titre et les noms des deux auteurs me faisaient présager une bonne BD; et je n'ai pas été déçu. Le dessin est très bon, même si, à mes yeux, en deçà de celui du même Griffo sur Monsieur Noir (certaines scènes modernes comme la ville du début ou le tableau de bord de la voiture sont assez moyennes à mon goût). Le choix des couleurs lui aussi n'est pas parfait. Mais globalement, ça reste une BD de très bonne qualité graphique. Quant au scénario, c'est tout à fait le genre que j'aime. Un peu de philosophie de vie "à part", un peu de fantastique, d'onirique, de l'humour aussi et une fin qui justifie la totalité des deux albums précédents. Le thème de la folie douce est abordée d'une manière sympathique, amusante. Ce n'est pas de la psychologie, encore moins une étude sérieuse de pathologies noires et angoissantes : c'est de la folie façon "entonnoir sur la tête", un petit univers clos (encore une fois un peu à la façon du château de Monsieur Noir mais cette fois en version moderne) où tout est possible. Puis l'intrusion dans ce monde de la "civilisation moderne" ajoute encore de l'intérêt à partir du tome 2. Ce que je pourrais reprocher à cette Bd est une petite surabondance de texte par moments (notamment les discours de psycho ou de philo sur la folie et la société) qui sont certes intéressants mais qui brisent le rythme et une partie du charme de la BD. C'est d'ailleurs l'autre petit défaut de la BD : un rythme assez inégal et souvent trop lent. Et aussi un petit peu trop de sexe ou d'exhibition, je trouve que ça n'ajoute pas grand chose à l'intérêt du scénario. Mais pour le reste, pour l'originalité des fous de cette pension, pour le charme du scénario, pour l'humour et pour cette fin qui m'a pris par surprise (pourtant j'aurais dû m'en douter (en fait, j'ai compris juste la page avant que tout soit dévoilé)), je trouve que c'est un diptyque très abouti et très sympathique.

21/06/2004 (modifier)