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Par Chalybs
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Etait ce bien la peine de ma part de rajouter mon commentaire à cette série incontournable, quand tant de personnes l’a déjà fait ? Enfin, voici cette série en 6 tomes maintenant achevée. Il est l'heure de faire un point. Dés le premier tome, le ton est donné. C’est comme on s’y attend, un tome d’introduction. Il met en place les lieux, la scène, le problème, un peu de background et les personnages. Mais la grande réussite tient au fait qu’on ne s’aperçoit de tout cela. On lit et des les premières pages on est gobé par l’intensité du scénario. On ne comprend pas comment on réussit à partir avec l’équipe Purgatory sans même s’apercevoir que l’on a déjà lu les 48 pages… On referme l’album et on s’aperçoit alors qu’on l’a lu en apnée, tellement l’intensité est élevée. Le second tome est une vraie bombe scénaristique. Bajram nous livre un scénario d'une intensité ahurissante. Les évènements et les faits présentés dans cet opus sont énormes et on se demande comment Bajram va faire pour tenir la distance avec autant de brio. On sent que Bajram a potassé avant de ce lancer dans cette série. Les effets physiques annoncés sont 100% crédibles. Reste à découvrir leur origine et vérifier la cohérence de l'ensemble. Seuls lors des derniers tomes, Bajram passe plus rapidement sur les théories, passant directement à leur effet et implication dans l'histoire. Maintenant, avec du recul, les scientifiques de la flotte sont plutôt des billes car, même si le mur noir est nouveau et surprenant, la physique permettant de le décrire existe déjà. Bajram n'a rien inventé :-). Et comme il le signale lui même, les théories sont pompées chez Einstein. Le tome 3 compose la fin d'une sorte de premier cycle. Ce troisième tome pour ma part en deviendrait presque décevant. La trame ayant déjà été écrite dans les deux premiers… En effet, ici, Bajram utilise un artifice éculé qui déçoit tant le scénario jusqu’à présent été inventif. Et oui, afin de comprendre ce qu’il s’est passé, un mystérieux homme barbu fait son apparition. Et hop, il nous raconte tout ! Trop facile… En revanche, le reste du scénario qui s’imbrique par tranche dans ce récit du passé et du pourquoi de la station orbital est comme le reste bien découpé et surprenant. Je passe vite fait sur le tome 4 qui ne présente aucune nouveauté et continu le travail génial de Bajram. Le tome 5 est plus intimiste. Après la folie de l'action des trois premiers tomes, nous sommes rentrés dans un scénario vraiment élaboré, oscillant entre aventure, polar et thriller de sciences fiction. Nos héros sont confrontés à l'horreur de la folie des hommes. Précipités à cette occasion dans un endroit défiant l'imagination, cela permet à Bajram de nous livrer un début de scénario en huis clos avec nos héros pris dans un drôle de piège. Si la raison est bonne, la solution est toute aussi folle ! Mais cela permet à Bajram de continuer cette série et de constamment relancer l'intérêt. C'est vraiment incroyable le travail scénaristique que Bajram fournit. Chaque tome nous amène au sommet de la folie humaine, au cœur du courage qui réside en chacun de nous, à chaque fois on se dit, ça y est, Bajram ne pourra plus repousser les limites de l'imaginaire, mais, si, chaque fois, Bajram y parvient dans une débauche ahurissante de tension, d'absurdité, d'intimité, d'amour, de haine. Cet album, déborde d'émotion, de fraternité, avec une tension dramatique écrasante. Les vies depuis le début de la série se défont et cet album n'échappe pas à la règle. Est li encore utile d'indiquer que Bajram a manigancé un scénario Spatio-temporel d'une complexité énorme et que le plus impressionnant est que tout cela semble étrangement simple et effroyablement logique à la lecture. Dernier tome ! Difficile de ne pas le regretter. Cette série étant bien au-delà de mes espérances. En même temps, cette fin programmée participe au succès de cette série. Pourvue uniquement que la fin soit à la hauteur de tout le reste. Et là, mission 100% réussie ! Si jusqu'à présent, les héros allaient de l'avant afin d'essayer de réécrire le futur, si le futur, on la compris maintenant est écrit depuis longtemps et n'est pas la somme des actions présentes et passées, mais est la somme des actions se produisant de tout temps, rendant son cours immuable, cette fois ci, leur futur sera dicté par le passé de leur futur, ils ne prendront plus les décisions sans connaissance du futur, mais justement parce que le présent leur présente leur futur du passé. M'enfin si vous n'avez rien compris, c'est normal, il faut lire la BD !!! Un album géant qui clôt cette série non moins géante, la toile du destin tissée par Barja est simplement magistrale, je cherche des superlatifs, mais aucun suffisamment fort ne me vient, je crois que même la somme des superlatifs que je connais je suffirait pas à exprimer mon admiration devant cette logique implacable du scénario. L'hypothèse avancée par Bajram est effrayante s'il venait un jour à avoir raison… Autre point fort de Bajram, c'est d'avoir tout osé dans cette série. Nous avons au départ une flottille de héros groupés dans l'escadrille purgatory. Nous nous attachons à chacun d'eux, mais au fil des tomes, Bajram n'hésitera pas à réaliser les sacrifices qui s'imposeront à l'intensité du drame qui se trame. Des héros des vrais jusqu'à offrir leur vie pour le salut de l’univers. Et, je suis obligé de parler de cette bible de Canaan. Enfin, on comprend, au début sans oser y croire, mais en même temps, alors que le scénario tend à nous faire douter de la fin joyeuse de l'Histoire (avec un H, j'ose), la bible nous amène l'espoir d'un monde nouveau et d'une vie meilleure. Une foi encore, Bajram réussit un exploit, celui d'utiliser un livre religieux, comme cela devrait toujours l'être pour la paix de l'univers. La démesure du scénario est à la démesure de l'Homme. C'est effrayant de réalisme. En revanche, si le dessin est bien foutu, dans le premier tome je lui trouve pas mal de défauts de jeunesse. Le trait est fin, mais manque un peu de détails. En revanche, les angles de vu, la mise en page, les couleurs sont de premier ordre et participe grandement à la réussite de l’histoire. Le dessin n'est pas une prouesse de détails, mais les détails utiles sont là et l'ensemble est précis, le trait fin et bien proportionné. Au fil des tomes, le dessin évoluera, en bien toujours. On sent que Bajram maîtrise son sujet de mieux en mieux, osant des découpages, des mises en pages, des cadrages vraiment sympathiques. Le tait dans son ensemble est fin et agréable. Les couleurs donnent une véritable ambiance très réussie de fin fond de l’espace. On ressent le contraste entre le vide de l'espace et la luminosité des étoiles. On ressent cette immensité de l'univers, on se sent aussi perdu que nos héros. Dans les deux derniers albums l'utilisation de l'ordinateur est pour le coup la bien venue. D'ailleurs, je pense que si je n'avais pas lu les critiques antérieures, je ne m'en serai tout simplement pas aperçu ! Le travail est là encore exempt de tout reproche. Le cadrage, l'encrage, la mise en page sont simplement parfaits. Seul les coupes de cheveux comme bien souvent à l'ordinateur perdent de leur vivant pour prendre un effet "casque".

31/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rapide Blanc
Rapide Blanc

Quand j'ai feuilleté par curiosité cet album, je me suis demandé durant quelques secondes si c'était vraiment une BD. Je croyais en effet parcourir un recueil d'illustrations semblables à des affiches publicitaires à la façon du début du 20e siècle, réalisées en utilisant un graphisme proche des animations shockwave, à base d'aplats de couleurs et de formes géométriques et contrastées. Mais quand je l'ai lu pour de bon, Rapide Blanc s'est révélé non seulement être une vraie BD mais en outre un récit prenant et intéressant doté d'une narration et d'un graphisme aussi originaux et réussis l'un que l'autre. Comme dit plus haut, le graphisme est proche du design publicitaire du début du 20e siècle. Les couleurs sont dans des teintes chaudes, marron et orangées. Le style est teinté Art Déco, les compositions sont très esthétiques et agréables à lire comme à regarder. La narration est réalisée à l'aide d'une image unique par page, mais ces images sont souvent très parlantes qu'elles soient muettes ou qu'au contraire elles incluent des textes qui s'assimilent dans leur décor. En effet, certaines images que l'on croit dénuées de texte narratif les présentent en réalité de manière plus ou moins dissimulés ou du moins élégamment inclus dans les éléments de l'image, texte écrit en générique du film pour raconter que le soir les gens allaient au cinéma, narration sous forme d'indication des étages d'un ascenseur pour décrire l'immeuble où la scène va se passer, et autres exemples qu'il vaut mieux voir de soi-même pour bien comprendre. Bref, c'est une BD au graphisme de toute beauté et surtout joliment rétro et original. Quant à l'histoire, c'est celle d'une petite ville artificielle créée dans les années 30 au fin fond du Québec par la société qui allait construire et exploiter le barrage de Rapide-Blanc. Ce n'est finalement rien d'autre qu'un documentaire mais la narration est fluide et emphasée, transformant les simples faits en une belle épopée des temps modernes, une utopie de ville où tout est pour le mieux. C'est véridique et beau à la fois. Et la simple petite anecdote de ce fameux brochet légendaire, Le Général, suffit à donner une humanité et même un certain humour à ce récit. Les reproches que je pourrais faire cependant sont que le récit traîne un peu en longueur vers le milieu. Quand on a bien compris que la vie dans cette ville était très agréable, on finit par se lasser légèrement de voir que oui, en plus, les habitants pouvaient aussi aller se baigner ou voyager en voiture. En outre, dès le début, on imagine bien quelle sera la fin hélas prévisible de cette aventure humaine. Et finalement, tout le monde n'est peut-être pas prêt à s'acheter une BD au prix relativement élevé qui ne soit qu'un très beau documentaire sur une ville champignon où il faisait bon vivre. Ceci dit, face à la beauté et à l'originalité des planches et de la narration, face à ce récit à la fois intéressant et émouvant sur la fin, j'ai eu un petit coup de coeur et vous en conseille vraiment la lecture.

30/01/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le chat du kimono
Le chat du kimono

Attention, voilà une BD qui va marquer l'histoire du genre. Encore une fois, Nancy Peña réinvente le conte, à partir de motifs simples, pour nous emmener dans un tourbillon de poésie, de grâce et de passion. Le point de départ ? Alice au pays des merveilles, probablement, un puisard symbolique où pas mal d'auteurs sont déjà venus s'abreuver pour livrer de nombreux chefs-d'oeuvres. Mais elle a également su mêler inextricablement des légendes japonaises avec une trame propre à l'époque victorienne. Le motif du canevas est décidément un élément-phare de l'oeuvre de Nancy Peña. Son histoire est envoûtante, et nous emmène sur des rivages inconnus, enivrants, charmants. Son utilisation du noir et blanc est vraiment exceptionnelle pour illustrer ce conte étrange, car par moments on ne sait distinguer la réalité du décor, l'action réelle du motif d'un kimono... Mais attention, car "le Chat du kimono" ne peut se saisir dès la première tentative. Il est espiègle, malin, et très complexe. Plusieurs lectures seront sans doute nécessaires pour en saisir toute la saveur (en civet ?). De la pure poésie.

30/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Normannia - L'Epte, des Vikings aux Plantagenêts
Normannia - L'Epte, des Vikings aux Plantagenêts

J'ai rencontré les auteurs à Tourcoing, en Novembre 2004. Darvil ?... Un sacré coup de patte !... Marseillais, il offre un dessin réaliste, méticuleux, détaillé, résultante d'une très bonne documentation. Eriamel ?... Alors là, quel conteur !... Féru d'histoire médiévale, ce normand a étudié l'épopée du Viking Hasting et a d'abord scénarisé "Moi, Svein, Compagnon d'Hasting" (3 tomes en 2004) dessiné -aussi- par Darvil. "L'Epte" ?... c'est tout à la fois Histoire et divertissement. Le héros ?... c'est elle, la rivière. D'album en album, elle m'a narré ses souvenirs... souvenirs de douceur de vivre, de drames, de guerres, de batailles féroces, de faits d'armes qui vont changer la face de certains états ; alors qu'elle... elle court toujours dans ses méandres, nonchalante, entre ses rives fleuries et herbues, ses saules qui y laissent traîner leurs branches... comme pour la caresser... Une magnifique série (toujours en cours, bien que les 2 tomes datent de 1997 et 2003), qui marque les tous premiers pas de ce qu'on appellera "le Moyen Age". Très bien fait. Vraiment. Un vrai coup de coeur.

28/01/2007 (modifier)
Par Jam
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Ange & le Dragon
L'Ange & le Dragon

Bon, essayons d'être impartial... moi qui adore Téhy et ma passion étant l'infographie ... Alors... cette BD est ... magnifique! On est évidement, au premier coup d’œil, attiré par la superbe couverture de Lalie… à vous de juger. Pour moi je n’aurai pas acheté cette BD uniquement sur la couverture s’il n’y avait pas eu le nom d’un des meilleurs scénariste : Téhy Comme d’habitude, Téhy arrive à faire passer tant d’émotions en si peu de pages. Attention, L’Ange & le Dragon se rapproche plus de Fée et tendres Automates que de Yiu ! On retrouve donc le thème de l’amour éternel où, là encore, le prix à payer sera … une malédiction. Pauvre Hanaé Rose. Coté « coup de crayon » … est bien … y a pas de crayon. Tout le projet est de sortir les deux BD entièrement réalisées en image de synthèse. Bien sur il y en à qui écriront au scandale ! Je répondrais à ces personnes : prenez 2 minutes et ouvrez cet album. C’est simplement une merveille : le cadrage, le mouvement, les ombres. Qu’Hanaé Rose est belle ! C’est simple je pense que les 2 planches centrales dans la serre aux roses sont les plus belles que j’ai pu voir depuis bien longtemps. Alors pourquoi pas 5/5 pour ce chef d’œuvre. Simplement je veux voir le deuxième album avant de juger ! Que l’on ait pas la même déconvenue qu’avec le tome 3 de Fée et tendres Automates et de son changement de dessinateur ou du style de Freaks Agency et le s’abordage de la série. Sans réserve, achetez, lisez et appréciez. Dépêchez vous vous n’avez que 6 minutes ! Jam

28/01/2007 (modifier)
Par bloedwenn
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

Culte, le mot est faible ! Remarquable comme toujours, la collaboration Loeb/Sale (Haunted Knight, Dark Victory) nous livre une des meilleures aventures du Chevalier Masqué. Située au début de la "carrière" de Batman, l'intrigue se déroule au cœur de la mafia locale où un serial killer rôde les jours de fête… Voilà un thriller palpitant à la hauteur du personnage de Batman, à des années lumières des supers héros en collants, où tout se déroule dans la pénombre, dévoilant la noirceur chacun. Le trio Batman/Gordon/Dent nous interroge sur la dualité héros/vilain et nous rappelle que le côté obscur de la Force n'est jamais bien loin… Les dessins de Tim Sale sont remarquables et dépeignent l'univers sombre de Batman avec brio. La scène du tribunal marque la naissance d'un des meilleurs vilains de l'univers des comics et pose l'éternelle question de la double vie. Incontournable pour tous les fans de Batman ! À compléter avec la série "Dark Victory" et le plus récemment sorti "Catwoman à Rome".

28/01/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Roman de Renart
Le Roman de Renart

Album jeunesse aux superbes planches, Le Roman de Renart reprend avec réussite les fables médiévales de Renart, ce rusé Goupil dont l'intelligence se moque des stupides hommes et du gros loup Ysengrin. Les dessins de Thierry Martin sont excellents. Un trait souple, un encrage harmonieux, des compositions exquises, toutes les cases sont belles mais certaines sont vraiment superbes. J'adore ce dessin, qui me rappelle d'ailleurs un peu celui de Nancy Peña. Les histoires courtes qui composent cette BD ont la simplicité et le bon sens des histoires paysannes. Une narration fluide et légère permet d'éviter la lourdeur de certaines histoires médiévales qui auraient pu mal vieillir. Agréables à lire, elles sont amusantes pour le lecteur adulte et captivantes pour les enfants (testé et approuvé par ma fille de 4 ans). Une saine lecture, un vrai plaisir à lire comme à regarder.

25/01/2007 (modifier)
Couverture de la série Cat Shit One
Cat Shit One

Un très bon manga qui, malgré les a priori, dégage une grande maturité et une réalité historique fidèle. On notera également dans le deuxième volume que le mécontentement des américains pendant la guerre et les mouvements pacifistes sont représentés.

24/01/2007 (modifier)
Couverture de la série Le Scorpion
Le Scorpion

Au risque d'en choquer certains, pour moi cette série est culte car je trouve les dessins très beaux ainsi que les couleurs chaudes et chatoyantes ; mais là n'est pas le plus important car il faut voir le scénario pour se rendre compte de tout l'intérêt de cette bd de cape et d'épée avec un sens du rythme bien mis en valeur. Excellent, à acheter les yeux fermés pour qui aime la grande aventure et les nostalgiques des films avec Jean Marais.

24/01/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bessy
Bessy

Bessy ?... c'est MA série !... Elle débute dans le quotidien belge "La Libre Belgique", n° 359, 69ème année, du 24 Décembre 1952. Elle existe toujours... mais éditée en langue flamande. Une bien belle série, inspirée par le film "Lassie". Aux commandes ?... Willy Vandersteen et Karel Verschuere, qui signent sous le pseudo commun de Wirel (WIlly/KaREL). C'est vers mes dix ans que je l'ai connue, directement en albums. J'attendais vraiment avec impatience la sortie de chaque nouvel opus (un par mois puis- plus tard- un par quinzaine !) où je rencontrais bandits, hors-la-loi, indiens, renégats, malfrats de tous genres. J'appréciais également des planches didactiques relatives à la faune et la flore et qui -occasionnellement- "ornaient" les pages. Les histoires ?... chacune est basée sur un fait, un type de personnages ayant vécus dans cet Ouest mythique : les chercheurs d'or, les forestiers, le pony-express, le chemin de fer, etc... Chaque album permet ainsi de revivre une tranche de vie de cette époque révolue. Bessy ?... c'est 151 albums édités en langue française. Les 68 premiers sont en bichromie (2 pages au trait rouge, 2 autres au trait bleu, etc... Par la suite, les opus auront un format quasi de type A4 en hauteur, seront en couleurs et réalisés par un collectif de dessinateurs. Pourquoi ?... En Belgique le succès est énorme : plusieurs MILLIONS d'albums vendus à ce jour. Un studio a ainsi été créé pour faire face à la demande et soutenir un rythme rapproché de parutions. Fini le travail "artisanal" ; productivité et rentabilité pour l'éditeur obligent. Et là, j'aime beaucoup moins. Le dessin ?... Un magnifique trait réaliste de Verschuere ; lequel n'a pas son pareil -dans son style- pour croquer personnages et animaux. Les décors sont parfois "simples" mais m'ont toujours fait ressentir ce qu'était l'Ouest d'alors. Bessy ?... Une très belle série qui -curieusement- n'a jamais captivé le public français ; ce malgré plusieurs tentatives d'édition. Personnellement, " Bessy", ce sont les 68 premiers albums à "bord bleu" qui composent une très belle saga. Les autres ?... de bonnes histoires de "cow-boys" -bien faites, certes- mais qui n'ont plus cette aura des années 50-60. Néanmoins, c'est mon vrai coup de coeur de ma jeunesse... et encore maintenant. 5/5. C'est comme ça !...

23/01/2007 (modifier)