"Maus" est une oeuvre vraiment riche, plus complexe qu'il n'y paraît, et qui peut être abordée sous bien des angles. Je vais me contenter d'exposer les aspects qui me poussent à qualifier cette oeuvre de culte.
L'objectif premier de Spiegelman ? Remplir son devoir de mémoire. Un survivant raconte, comme l'ont fait beaucoup d'autres (Primo Levi en premier, avec beaucoup de talent), mais l'abondance des témoignages est peut-être ce qui justement nous a empêché d'oublier jusqu'ici, et c'est de tout première importance.
Devoir de mémoire, donc. Mais Spiegelman le remplit, bien, en trame de fond uniquement. Car les préoccupations de l'auteur se situent autre part ; oeuvre sur la mémoire en elle-même, sur la sincérité, sur l'artiste en général. La superbe mise en abîme du début du second tome est peut-être en cela le passage le plus passionnant de l'oeuvre. Comment, après l'avoir lu, peut-on encore qualifier "Maus" d'oeuvre classique, banale ?
Enfin, Spiegelman pose sur son père un regard d'autant plus tendre et respectueux qu'il est sincère. Manifestement, il écrit aussi pour se faire pardonner son manque de tolérance vis-à-vis d'un père marqué à jamais par la guerre. Fascinant, de bout en bout. Il est certain qu'on ne referme pas "Maus" à la légère, et j'ai rarement eu entre les mains une bd d'aussi grande portée. Lecture obligatoire. Pour tous.
Comment parler de Watchmen, exercice difficile(impossible?). Moore est un auteur particulier, un franc tireur, un poète, beaucoup pensent qu'il est un génie, moi perso je suis fan mais tout de même ai-je assez de recul pour donner mon avis sur son chef-d’œuvre ? Car oui Watchmen est sa BD ultime et ça ce n'est pas rien car ce type est quand même l'auteur de V pour Vendetta et From Hell entre autres...
J'ai souvent entendu dire que Watchmen décevrait les fans purs et durs de super héros en collant, moi ça me fait bien rigoler. Comme pas mal de monde j'ai commencé à lire avec les revues périodiques de chez MARVEL, j'adorais ça, mais bon au bout d'un certain temps tout ce petit monde bien guimauve et coloré devient lassant, même pour les plus nostalgiques et c'est là, quand on a lâché tout ça depuis longtemps que l'on tombe sur un ouvrage comme Watchmen!
Le seul truc que j'ai regretté en lisant cette histoire c'est de la connaître seulement à sa sortie en intégrale, quel dommage j'ai perdu 10 ans avant de lire cette merveille. Les super héros que l'on trouve dans Watchmen sont vraiment super héroïques dans l'âme, ce sont tous des clichés et pourtant tout le monde s'accorde pour dire qu'ils sont crédibles, humains, réalistes etc...
Et là est la force de Watchmen, car tous ces personnages si caricaturaux soient-ils, ne sont-ils pas le reflet d'une société que Moore dans ses oeuvres ne cesse de fustiger ?
Donc nous voila à suivre à travers 6 volumes, les aventures de ces personnages tous différents autrefois alliés aujourd'hui unis par des circonstances tragiques, et c'est difficile pour ces gens de se recoller à la lourde tâche du sauvetage perpétuel d'une humanité qui n'en demandait pas tant, et qui voit d'un oeil amusé ces vieux comiques kitsch et fatigués. Car presque tous ont oublié leur passé dans ce récit, ils se bornent à en parler comme d'une bonne vieille époque adolescente et tous s'accordent à dire qu'ils se trompaient, comme pour dissimuler des souvenirs dont on a un peu honte.
Ce qu'il est intéressant de constater aussi c'est la complexité et la différence des personnages principaux, mais je ne m'étendrais pas sur ce point car c'est un avis personnel et chacun aura son propre ressenti à la lecture.
Maintenant un mot sur le découpage : C'est tout simplement fantastique et en accord avec le déroulement de l'intrigue, celle ci étant d'ailleurs constituée de flash-back est parfaitement maîtrisée, c'est déroutant de simplicité. Je finirai avec les dessins de Gibbons qui sont géniaux, en effet leurs formes démodées et les couleurs délavées voire passées nous immergent parfaitement dans le monde rétro où se situe l'intrigue. Bref pour terminer je dirais que Watchmen est un vrai monument, un pavé que l'on ne se lasse pas de relire (c'est plutôt rare) une des meilleures BDs que j'ai lues tout simplement.
Chef d’œuvre cyberpunk! Akira est une aventure saisissante de la première à la dernière page; l’immersion est totale. L’apocalypse comme si vous y étiez, les dessins sont magnifiques. Un INCONTOURNABLE! (Je recommande la version originale en noir et blanc, plus d authenticité, plus de réalisme).
Ici ce n'est pas d'un manga que l'on parle ni d'ailleurs d'une BD, c'est une oeuvre si magistrale qu'elle mérite son statut "CULTE" (cette désignation est devenue galvaudée mais bon). Akira est une claque graphique magistrale que peu de BDs ou même films d'animation arrivent à égaler. Un point très important cependant: Il ne faut pas lire Akira dans sa version colorisée, et oui colorisée et non en couleur, l'oeuvre originale a été publiée en N&B et c'est ainsi qu'il faut la lire. Même si l'édition en noir et blanc souffre de défauts grossiers dus à l'inversion des cases.
Bon venons en à l'histoire maintenant, c'est sûr c'est compliqué et pas forcément accessible mais quand même la trame de fond est facile à cerner. A mon avis c'est une des meilleures oeuvres d'anticipation tous supports confondus, pas moins.
Le récit débute vraiment en l'an 2019: Tokyo est devenu Néo Tokyo citée tentaculaire et futuriste reconstruite sur un tas de cadavres, et là, nous suivons l'histoire de Kanéda et ses compagnons d'infortune qui sont condamnés à n'être que des marginaux, au pire mourir demain en étant criminels... au mieux sans abris.
Certains évènements vont faire sombrer la jeune mégalopole(souffrant pourtant déjà d'une situation économique de récession) dans un chaos total. Alors c'est sûr, la comparaison avec le Japon occupé d'après guerre est inévitable. Mais c'est la quête d'identité des protagonistes principaux le moteur de l'histoire, bien que son propos politique soit intéressant. Je n'en dirai pas plus sur la trame pour ne pas dévoiler certains éléments capitaux. La fin d'Akira a souvent été décriée et pourtant elle est logique, inévitable et de ce fait elle peut paraître attendue.
Ne vous y trompez pas, Akira est LE MANGA qu'il faut lire absolument, que l'on soit fan ou non de ce média.
Une dernière chose sur les différences de versions : au niveau graphique les dessins sont beaucoup mieux rendus sur la version en noir et blanc, il n'y a qu'à comparer les scènes de cataclysmes sur les deux versions pour comprendre... et puis coloriser un dessin d'Otomo, quelle hérésie!
Je suis un fan d'Akira, j'espère avoir été clair et objectif, et, à tous ceux qui l'ont lu sans avoir l'impression de tout saisir, recommencez, l'expérience en vaut la peine.
Voila une série qui est très originale, en effet le thème principal en est la défense des cités, mais c'est bien fait(comprenez par là que ça ne se limite pas à deux armées face à face dans un champ). Les fans de stratégie seront comblés, rien n'est laissé au hasard et tout est très réaliste, on ne trouvera pas ici de super héros "shonen". Ce qui m'a le plus intéressé est sans conteste l'excellent travail sur les personnages, Ke ri l'homme de Mo est un héros qui malgré son aspect misérable, malingre et doté d'un caractère brutal, est très attachant. Les autres ne sont pas en reste et sont très marquants de par leur histoire qui est souvent triste, les amis de Ke ri ses seuls alliés, étaient des parias en temps de paix...
Enfin je trouve les dessins superbes, de plus les inserts de phrases historiques dans certaines cases de l'auteur/narrateur apportent un plus au réalisme et à la tension dramatique du récit.
Pour terminer un petit point que je trouve négatif: La fin de la série est beaucoup trop abrupte est c'est bien dommage. Mais tout de même c'est un très bon manga qui saura plaire à tous les amateurs de belles aventures. Courez l'acheter.
Alors là, je dis bravo!
Bravo pour les personnages tous plus réussis les uns que les autres, et notamment le "héros", excellent.
Bravo pour la sensibilité, l'authenticité, l'humour du scénario.
Bravo pour les dessins noir et blanc. Quand c'est ainsi maîtrisé, avec beaucoup d'originalité, dans un style épuré et complexe à la fois, c'est sans doute comme ça que je préfère la bd.
Mais surtout, et c'est là que ça devient génial, bravo pour avoir su réunir tous ces ingrédients dans une bd de science fiction. Et ici, le genre SF n'est pas seulement un faire valoir, il fait partie intégrante de l'histoire.
Du grand art, certainement ce qu'il se fait de mieux ces temps ci.
Jimmy Corrigan est une BD qui m'avait toujours fait peur. Cet espèce de pavé, au dessin si géométrique et au découpage si particulier, avait quelque chose d'effrayant mais d'intrigant en même temps. Je ne l'avais pas achetée à l'époque, n'étant pas sure d'en apprécier le contenu visiblement spécial.
Et puis on me l'a prêté et j'ai enfin pu attaquer la bête.
Les 50 premières pages m'ont fait l'effet d'un exercice de style intéressant mais un peu rebutant, à digérer à petite dose. J'avais très peur que l'histoire n'ait ni queue ni tête.
Puis l'histoire se met en place, mais là encore, je n'arrrive pas à lire plus de trente pages d'affilées...
Et arrivée au tiers du bouquin, j'ai été littéralement happée par cette histoire terrible et émouvante. Je crois que les brimades dont est victime le grand-père enfant me marqueront longtemps.
Et la narration si hermétique au premier abord s'est révélée en fait d'une richesse incroyable, absolument parfaite vis à vis du propos, en imposant le rythme de lecture qui sied à chaque scène. Le dessin, simpliste au premier abord, se révèle en réalité extrêmement fin et précis, totalement maîtrisé, beau dans son genre.
Par contre, c'est une BD assez terrible parce qu'elle sent le vécu, ce qui est d'ailleurs confirmé par la postface de Chris Ware... c'est sans doute pour ça qu'elle sonne si juste, mais ça donne des frissons dans le dos !
Bref, n'allons pas par quatre chemins, Jimmy Corrigan est un chef d'oeuvre. Un peu exigeant pour le lecteur dans ses 100 premières pages, mais ça vaut le coup de faire l'effort.
Vraiment une belle BD! Je suis tombé amoureux de l'histoire, des dessins splendides, aux couleurs pastelles magnifiques. Ogers et Prugne m'ont vraiment convaincu! Pour conclure, je dirais que c'est du grand art, une BD tout bonnement magnifique...
Coup de foudre instantané pour cette série qui ne souffre d'aucun point faible !!! J'adore.
Les personnages sont attachants et vraiment bien pensés (les gros bras, les caïdes, les big boss de la mafia,...). Arnold, Willie, Priest et les autres ont tous leurs caractéristiques et leur look : un régal.
Le scénario est super avec cette idéé de raconter l'histoire sous plusieurs points de vue qui se recoupent à certains moments.
Le dessin et les couleurs sont directement en provenance du style Pop-art (voir Burton Morris pour les amateurs) et c'est un régal pour nos petit yeux. Il s'en dégage une ambiance jazz-black-bar enfumé-mafia-crime-drogue absolument géniale : du très grand art.
Un coup de coeur absolu donc pour cette BD qui entre sans soucis dans mon top 5. C'est CULTE et IMMANQUABLE.
Après la lecture du tome 2 je n'ai qu'une question : quand sort le tome 3 ?!!!!!:)
Un chef d'oeuvre.
Tout y est: une histoire qui se tient; un monde à la fois familier et tellement différent; un dessin superbe, à l'image de ses héroïnes.
A lire et relire, on ne s'en lasse pas.
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Maus
"Maus" est une oeuvre vraiment riche, plus complexe qu'il n'y paraît, et qui peut être abordée sous bien des angles. Je vais me contenter d'exposer les aspects qui me poussent à qualifier cette oeuvre de culte. L'objectif premier de Spiegelman ? Remplir son devoir de mémoire. Un survivant raconte, comme l'ont fait beaucoup d'autres (Primo Levi en premier, avec beaucoup de talent), mais l'abondance des témoignages est peut-être ce qui justement nous a empêché d'oublier jusqu'ici, et c'est de tout première importance. Devoir de mémoire, donc. Mais Spiegelman le remplit, bien, en trame de fond uniquement. Car les préoccupations de l'auteur se situent autre part ; oeuvre sur la mémoire en elle-même, sur la sincérité, sur l'artiste en général. La superbe mise en abîme du début du second tome est peut-être en cela le passage le plus passionnant de l'oeuvre. Comment, après l'avoir lu, peut-on encore qualifier "Maus" d'oeuvre classique, banale ? Enfin, Spiegelman pose sur son père un regard d'autant plus tendre et respectueux qu'il est sincère. Manifestement, il écrit aussi pour se faire pardonner son manque de tolérance vis-à-vis d'un père marqué à jamais par la guerre. Fascinant, de bout en bout. Il est certain qu'on ne referme pas "Maus" à la légère, et j'ai rarement eu entre les mains une bd d'aussi grande portée. Lecture obligatoire. Pour tous.
Watchmen
Comment parler de Watchmen, exercice difficile(impossible?). Moore est un auteur particulier, un franc tireur, un poète, beaucoup pensent qu'il est un génie, moi perso je suis fan mais tout de même ai-je assez de recul pour donner mon avis sur son chef-d’œuvre ? Car oui Watchmen est sa BD ultime et ça ce n'est pas rien car ce type est quand même l'auteur de V pour Vendetta et From Hell entre autres... J'ai souvent entendu dire que Watchmen décevrait les fans purs et durs de super héros en collant, moi ça me fait bien rigoler. Comme pas mal de monde j'ai commencé à lire avec les revues périodiques de chez MARVEL, j'adorais ça, mais bon au bout d'un certain temps tout ce petit monde bien guimauve et coloré devient lassant, même pour les plus nostalgiques et c'est là, quand on a lâché tout ça depuis longtemps que l'on tombe sur un ouvrage comme Watchmen! Le seul truc que j'ai regretté en lisant cette histoire c'est de la connaître seulement à sa sortie en intégrale, quel dommage j'ai perdu 10 ans avant de lire cette merveille. Les super héros que l'on trouve dans Watchmen sont vraiment super héroïques dans l'âme, ce sont tous des clichés et pourtant tout le monde s'accorde pour dire qu'ils sont crédibles, humains, réalistes etc... Et là est la force de Watchmen, car tous ces personnages si caricaturaux soient-ils, ne sont-ils pas le reflet d'une société que Moore dans ses oeuvres ne cesse de fustiger ? Donc nous voila à suivre à travers 6 volumes, les aventures de ces personnages tous différents autrefois alliés aujourd'hui unis par des circonstances tragiques, et c'est difficile pour ces gens de se recoller à la lourde tâche du sauvetage perpétuel d'une humanité qui n'en demandait pas tant, et qui voit d'un oeil amusé ces vieux comiques kitsch et fatigués. Car presque tous ont oublié leur passé dans ce récit, ils se bornent à en parler comme d'une bonne vieille époque adolescente et tous s'accordent à dire qu'ils se trompaient, comme pour dissimuler des souvenirs dont on a un peu honte. Ce qu'il est intéressant de constater aussi c'est la complexité et la différence des personnages principaux, mais je ne m'étendrais pas sur ce point car c'est un avis personnel et chacun aura son propre ressenti à la lecture. Maintenant un mot sur le découpage : C'est tout simplement fantastique et en accord avec le déroulement de l'intrigue, celle ci étant d'ailleurs constituée de flash-back est parfaitement maîtrisée, c'est déroutant de simplicité. Je finirai avec les dessins de Gibbons qui sont géniaux, en effet leurs formes démodées et les couleurs délavées voire passées nous immergent parfaitement dans le monde rétro où se situe l'intrigue. Bref pour terminer je dirais que Watchmen est un vrai monument, un pavé que l'on ne se lasse pas de relire (c'est plutôt rare) une des meilleures BDs que j'ai lues tout simplement.
Akira
Chef d’œuvre cyberpunk! Akira est une aventure saisissante de la première à la dernière page; l’immersion est totale. L’apocalypse comme si vous y étiez, les dessins sont magnifiques. Un INCONTOURNABLE! (Je recommande la version originale en noir et blanc, plus d authenticité, plus de réalisme).
Akira
Ici ce n'est pas d'un manga que l'on parle ni d'ailleurs d'une BD, c'est une oeuvre si magistrale qu'elle mérite son statut "CULTE" (cette désignation est devenue galvaudée mais bon). Akira est une claque graphique magistrale que peu de BDs ou même films d'animation arrivent à égaler. Un point très important cependant: Il ne faut pas lire Akira dans sa version colorisée, et oui colorisée et non en couleur, l'oeuvre originale a été publiée en N&B et c'est ainsi qu'il faut la lire. Même si l'édition en noir et blanc souffre de défauts grossiers dus à l'inversion des cases. Bon venons en à l'histoire maintenant, c'est sûr c'est compliqué et pas forcément accessible mais quand même la trame de fond est facile à cerner. A mon avis c'est une des meilleures oeuvres d'anticipation tous supports confondus, pas moins. Le récit débute vraiment en l'an 2019: Tokyo est devenu Néo Tokyo citée tentaculaire et futuriste reconstruite sur un tas de cadavres, et là, nous suivons l'histoire de Kanéda et ses compagnons d'infortune qui sont condamnés à n'être que des marginaux, au pire mourir demain en étant criminels... au mieux sans abris. Certains évènements vont faire sombrer la jeune mégalopole(souffrant pourtant déjà d'une situation économique de récession) dans un chaos total. Alors c'est sûr, la comparaison avec le Japon occupé d'après guerre est inévitable. Mais c'est la quête d'identité des protagonistes principaux le moteur de l'histoire, bien que son propos politique soit intéressant. Je n'en dirai pas plus sur la trame pour ne pas dévoiler certains éléments capitaux. La fin d'Akira a souvent été décriée et pourtant elle est logique, inévitable et de ce fait elle peut paraître attendue. Ne vous y trompez pas, Akira est LE MANGA qu'il faut lire absolument, que l'on soit fan ou non de ce média. Une dernière chose sur les différences de versions : au niveau graphique les dessins sont beaucoup mieux rendus sur la version en noir et blanc, il n'y a qu'à comparer les scènes de cataclysmes sur les deux versions pour comprendre... et puis coloriser un dessin d'Otomo, quelle hérésie! Je suis un fan d'Akira, j'espère avoir été clair et objectif, et, à tous ceux qui l'ont lu sans avoir l'impression de tout saisir, recommencez, l'expérience en vaut la peine.
Bokko (Stratège)
Voila une série qui est très originale, en effet le thème principal en est la défense des cités, mais c'est bien fait(comprenez par là que ça ne se limite pas à deux armées face à face dans un champ). Les fans de stratégie seront comblés, rien n'est laissé au hasard et tout est très réaliste, on ne trouvera pas ici de super héros "shonen". Ce qui m'a le plus intéressé est sans conteste l'excellent travail sur les personnages, Ke ri l'homme de Mo est un héros qui malgré son aspect misérable, malingre et doté d'un caractère brutal, est très attachant. Les autres ne sont pas en reste et sont très marquants de par leur histoire qui est souvent triste, les amis de Ke ri ses seuls alliés, étaient des parias en temps de paix... Enfin je trouve les dessins superbes, de plus les inserts de phrases historiques dans certaines cases de l'auteur/narrateur apportent un plus au réalisme et à la tension dramatique du récit. Pour terminer un petit point que je trouve négatif: La fin de la série est beaucoup trop abrupte est c'est bien dommage. Mais tout de même c'est un très bon manga qui saura plaire à tous les amateurs de belles aventures. Courez l'acheter.
Lupus
Alors là, je dis bravo! Bravo pour les personnages tous plus réussis les uns que les autres, et notamment le "héros", excellent. Bravo pour la sensibilité, l'authenticité, l'humour du scénario. Bravo pour les dessins noir et blanc. Quand c'est ainsi maîtrisé, avec beaucoup d'originalité, dans un style épuré et complexe à la fois, c'est sans doute comme ça que je préfère la bd. Mais surtout, et c'est là que ça devient génial, bravo pour avoir su réunir tous ces ingrédients dans une bd de science fiction. Et ici, le genre SF n'est pas seulement un faire valoir, il fait partie intégrante de l'histoire. Du grand art, certainement ce qu'il se fait de mieux ces temps ci.
Jimmy Corrigan
Jimmy Corrigan est une BD qui m'avait toujours fait peur. Cet espèce de pavé, au dessin si géométrique et au découpage si particulier, avait quelque chose d'effrayant mais d'intrigant en même temps. Je ne l'avais pas achetée à l'époque, n'étant pas sure d'en apprécier le contenu visiblement spécial. Et puis on me l'a prêté et j'ai enfin pu attaquer la bête. Les 50 premières pages m'ont fait l'effet d'un exercice de style intéressant mais un peu rebutant, à digérer à petite dose. J'avais très peur que l'histoire n'ait ni queue ni tête. Puis l'histoire se met en place, mais là encore, je n'arrrive pas à lire plus de trente pages d'affilées... Et arrivée au tiers du bouquin, j'ai été littéralement happée par cette histoire terrible et émouvante. Je crois que les brimades dont est victime le grand-père enfant me marqueront longtemps. Et la narration si hermétique au premier abord s'est révélée en fait d'une richesse incroyable, absolument parfaite vis à vis du propos, en imposant le rythme de lecture qui sied à chaque scène. Le dessin, simpliste au premier abord, se révèle en réalité extrêmement fin et précis, totalement maîtrisé, beau dans son genre. Par contre, c'est une BD assez terrible parce qu'elle sent le vécu, ce qui est d'ailleurs confirmé par la postface de Chris Ware... c'est sans doute pour ça qu'elle sonne si juste, mais ça donne des frissons dans le dos ! Bref, n'allons pas par quatre chemins, Jimmy Corrigan est un chef d'oeuvre. Un peu exigeant pour le lecteur dans ses 100 premières pages, mais ça vaut le coup de faire l'effort.
L'Auberge du Bout du Monde
Vraiment une belle BD! Je suis tombé amoureux de l'histoire, des dessins splendides, aux couleurs pastelles magnifiques. Ogers et Prugne m'ont vraiment convaincu! Pour conclure, je dirais que c'est du grand art, une BD tout bonnement magnifique...
Inner City Blues
Coup de foudre instantané pour cette série qui ne souffre d'aucun point faible !!! J'adore. Les personnages sont attachants et vraiment bien pensés (les gros bras, les caïdes, les big boss de la mafia,...). Arnold, Willie, Priest et les autres ont tous leurs caractéristiques et leur look : un régal. Le scénario est super avec cette idéé de raconter l'histoire sous plusieurs points de vue qui se recoupent à certains moments. Le dessin et les couleurs sont directement en provenance du style Pop-art (voir Burton Morris pour les amateurs) et c'est un régal pour nos petit yeux. Il s'en dégage une ambiance jazz-black-bar enfumé-mafia-crime-drogue absolument géniale : du très grand art. Un coup de coeur absolu donc pour cette BD qui entre sans soucis dans mon top 5. C'est CULTE et IMMANQUABLE. Après la lecture du tome 2 je n'ai qu'une question : quand sort le tome 3 ?!!!!!:)
Le Cycle de Cyann
Un chef d'oeuvre. Tout y est: une histoire qui se tient; un monde à la fois familier et tellement différent; un dessin superbe, à l'image de ses héroïnes. A lire et relire, on ne s'en lasse pas.