Les derniers avis (48438 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Isabelle (Servais)
Isabelle (Servais)

Voilà un petit conte médiéval charmant mais qui ne marquera pas les esprits. Le dessin de Servais y est sympa car il a un style qui colle bien à illustrer l'époque Moyen-Ageuse. Je ne suis pas très fan des personnages dessinés par Servais mais bon, je trouve que cette Bd là est assez jolie. Quant à l'histoire, c'est vraiment un conte, une histoire d'amour entre un jeune troubadour et une princesse romantique qui tourne mal. A la moitié de l'album, le réalisme médiéval laisse la place au fantastique avec l'arrivée de fées et d'un royaume enchanté, mais la fable s'achève d'une façon assez triste, rappelant en cela certains légendes régionales qui privilégient l'aspect moralisateur plutôt que d'offrir une fin heureuse. Le tout est assez plaisant (si ce n'est les poèmes du troubadour que je trouve assez cucul-la-praline et dont je me serais passés) mais se lit bien vite et ne marque pas par son originalité et son interêt.

16/09/2004 (modifier)
Couverture de la série Horologiom
Horologiom

J'ai longtemps hésité entre le 3/5 et le 4/5. "Horologiom" c'est : un univers extrèmement original avec une ville à l'architecture extraordinaire et des machines toutes plus géniales les une que les autres (point fort de la série). S'ajoute à cela une fin surprenante mais qui termine bien l'histoire. Malheureusement, "Horologiom" c'est aussi : un dessin froid et rigide (peut-être pour mieux coller au monde décrit), des couleurs plutôt ternes et des personnages sans véritable charisme (sauf Manac'h). Avec un meilleur dessin et des personnages plus attachants, on allait chercher facilement dans le 4/5. Attention, mon 3/5 est ce qu'on peut appeler un très bon 3/5. Je conseille donc l'achat de cette BD.

16/09/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Kady
Kady

Drôle de BD. Encore une fois, Kokor a réussi à me désarçonner. Je ne saurais dire si j'ai aimé ou non cet album. Il faut savoir que l'intrigue est extrêmement dense, complexe, et qu'il faut du temps pour comprendre réellement de quoi il retourne, quelles sont les motivations des personnages, etc. Au début, ça ressemble à un conte de fées qui aurait pu s'intituler "L'ours et la poupée" (cf résumé) ; puis ça tourne à l'empoignade générale, un retournement complet de situation, et ça finit bizarrement, de façon assez pessimiste. De plus, un personnage qui apparaît au début est supprimé presque sans prévenir, alors qu'on commence à s'y intéresser. Je ne saurais dire si la longueur de l'histoire m'a saoûlé, ou si elle m'a captivé, tant il a fallu de concentration pour tout comprendre. Je regrette que certains personnages n'aient pas été mieux approfondis, cependant. Une chose est sûre, il s'agit là d'une curiosité, à découvrir...

16/09/2004 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Imbéciles heureux !
Imbéciles heureux !

Tout le monde sait que le Japon est une des plus grande puissance mondiale. Dans ce pays ultra-modernisé, des gens y vivent avec leurs habitudes, leurs traditions et mêmes leurs vices. Avec beaucoup de cynisme, Eishô Shaku s'est amusé des moeurs et des principes de la société japonaise pour nous proposer un recueil teinté d'humour noir et de sarcasme. A travers cinq récits differents, l'auteur nous donne une vision personnelle de son peuple. C'est parfois dérangeant et méchant mais c'est souvent drôle et plein de bon sens. Oui, en effet, Shaku ne manque pas de lucidité quant il sagit de nous montrer un angle original de la vie quotidienne sous le soleil levant. Ici, beaucoup de thèmes sont abordés. Tout d'abord nous avons :"Le droit chemin" où l'honneur et la réussite sont égratignés à travers le portrait d'un jeune loubard, fils d'un politicien en vue pour les élections. "Japonaise Modèle" a comme thème la virginité. On y voit une jeune fille qui recherche tant bien que mal le grand amour. Ironie du sort, elle est toujours vierge malgrès ses 21 printemps. J'ai particulièrement bien aimé le retournement de situation à la fin de cette histoire. Ensuite vient "Rue du Parc". Un récit court et très glauque. "Plus fort que moi" met en valeur la discipline si chère aux yeux des japonais. Et pour finir, "Mouches à merde" où on constate qu'une information non fondée peut engendrer un drame. Personnellement, c'est ce dernier chapitre qui m'a semblé le plus réussi. Ceci-dit, j'ai remarqué une constance tout au long de ces mini-histoires. Chacune d'elles nous proposent son lot de surprises. De ce fait, la lecture ne subit aucun temps mort et on est à chaque fois impatient d'entamer un nouveau recit. J'aime beaucoup le dessin d'Eishô Shaku. Son traît ne manque pas d'assurance et je dois dire que j'ai vraiment accroché à ses visages si expressifs devant la peur, la folie ou la colère (Voir la couverture). De plus, son coup de crayon ne manque pas de finesse et celui ci se revèle parfois même très délicat comme par exemple quand on voit le profil de Rié à la page 84 ("Japonaise Modèle"). Trois albums sont prévus pour cette série. Si les deux prochains tomes sont du même gabarit, cela nous promets encore des bons moments en perspective. Imbéciles Heureux est à conseiller ou à essayer !

15/09/2004 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Haellifa - Conte oriental à propos des femmes et de l’ivresse
Haellifa - Conte oriental à propos des femmes et de l’ivresse

Ce qui caractérise le travail de Christian Cailleaux c'est que chacun de ces albums est une invitation au voyage. De plus, ces voyages en question sont souvent axés vers des destinations exotiques, ce qui n'enlève rien au charme de ses recits. L'auteur nous parle ici d'un jeune homme elevé par vieil homme riche qui s'est mit en tête de decouvrir la vie et l'amour. Une chose est sûr, Cailleaux a un réel talent de narrateur. Il jongle avec les mots avec une aisance naturelle. La lecture de chacun des chapîtres est un vrai régal. L'histoire en elle-même est très plaisante sans pourtant être transcendante. On suit le périple de Mogo, le héros, avec beaucoup de plaisir, tout en douceur, un peu comme si le temps s'était arrêté. C'est très agréable. mais si connaissez l'oeuvre de Cailleaux, vous devez savoir que ce coté délicat revient régulièrement dans ces recits. Niveaux dessin, c'est du beau travail. Le finesse de son traît est remarquable. On devine parfois un inspiration evoquant la ligne claire surtout dans les paysages. Haëllifa est un album à l'italienne. Les textes sont en général du coté gauche et une grande planche accompagne ceux-ci à chaque fois. Nous pouvons ainsi mieux apprécier le talent de l'auteur. Je conseille cette bd pour son coté appaisant . C'est très agréable et c'est à suivre !

15/09/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

Mon avis ne porte également que sur le tome 2 de cette série mais j'ai moins apprécié que Spooky. En fait, cet album se sépare pour moi en 2 parties bien distinctes : le début, avec Van Gogh qui va jouer presque un rôle à la Bill Baroud, en mission sur le front de 14-18. J'ai assez apprécié cette partie, le décalage entre la guerre et le peintre qui agit et parle comme si la peinture était une arme et un art complexe à la fois. La description de la guerre par des peintures fortes et réalistes (inspirées à Larcenet par des photos réelles) est assez réussie et pleine d'émotion. Par contre, ensuite, la 2e partie, avec son côté plus fantastique, plus mystique, m'a moins plu. Cette histoire de la mère des obus ne m'a pas touché, laissé même plutôt froid et circonspect. Je me suis demandé où voulait en venir Larcenet car il tente vraiment de faire passer un message là, message qui n'a pas su m'atteindre du tout. Sympa à lire, mais pas vraiment exceptionnel dans l'ensemble, je trouve.

15/09/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Jolie mer de Chine
Jolie mer de Chine

Voilà un album sympathique. Un qui sent l'aventure exotique, les voyages. Loustal a parfaitement su recréer l'atmosphère envoûtante de la Mer de Chine, mais aussi l'ambiance qui règne à bord des paquebots de luxe. Du coup, on se laisse bercer par ces deux nouvelles au ton étrange, un peu décalé, mais plutôt sympathiques.

15/09/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Pieter Hoorn
Pieter Hoorn

J'ai lu hier soir cette série sans savoir du tout à quoi m'attendre. Et première bonne nouvelle, alors que je croyais m'attaquer à une nouvelle série historique à rallonge inachevée comme tant d'autres dans la collection Vécu de chez Glénat, il s'avère que cette série est en trois tomes et parfaitement achevée. Ca fait plaisir d'autant que le tout n'est pas baclé et plutôt bien construit. Côté dessin, c'est franchement inégal. Ca se lit bien à mon goût et certaines images sont même bien réussies (certains beateaux, certains personnages...). Mais d'autres images sont franchement ratées, notamment au niveau de la perspective. Je pense tout particulièrement aux vues d'ensemble des ports dans le tome 1 (Amsterdam, Plymouth) et dans le tome 3 (Batavia) où la perspective est complètement nulle à mes yeux, et où les bateaux ont l'air d'être tous plaqués sur l'image de manière complètement irréaliste et moche. Et côté colorisation, les 2 premiers tomes sont tout à fait corrects, tandis que dans le tome 3, le dessinateur a voulu coloriser lui-même à la place du coloriste spécialisé précédent, et franchement le résultat est moins bon. Côté scénario maintenant, c'est un série assez sympa. Sur le plan historique, elle aborde un sujet original et intéressant : la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales, les navigateurs maritimes et le difficile et évolutif métier de cartographe à l'époque où Louis XIV faisait régner la peur sur les océans du monde entier. C'est assez amusant d'ailleurs pour un lecteur français comme moi de voir que dans cette BD, ce sont les Français les méchants. La série est construite de manière assez réussie sur 3 tomes. Le tome 1 introduit le tout, avec une large part de mystère sur ce qui est arrivé à ce navire, le Jupiter, perdu à l'autre bout du monde. Passée l'introduction et le début de l'aventure, l'album se poursuit sur un épisode qui m'a pas mal rappelé le tome 2 des Passagers du Vent sauf que cette fois-ci, c'est dans une prison française que le héros est incarcéré et ce sont les côtes de France qu'il fuit à bord d'un navire contrebandier pour rejoindre l'Angleterre. Le tome 2 porte sur le long voyage et les errements depuis la Manche jusqu'aux côtes de l'Australie en passant par le Cap, la Polynésie et la Tasmanie (oui, ils se sont un peu paumés en chemin). Ce tome m'a moins captivé que le premier, notamment à cause de son épisode sur une île paradisiaque de Polynésie où les indigènes m'ont parus trop bons, trop cons. Quant au tome 3, il apporte la résolution du mystère de l'histoire, un dénouement où les intrigues complexes se mêlent et un final étonnamment réaliste et assez pessimiste qui n'est pas sans rappeler le final vain et pessimiste de A la recherche de la Licorne, autre série historique en 3 tomes. Assez instructif, prenant juste ce qu'il faut, un dessin potable, un scénario pas mauvais malgré quelques invraisemblances (pourquoi les Français n'ont-ils pas tué le héros quand il était prisonnier à Dieppe ?) et quelques facilités (nos héros gagnent un peu facilement quand ils sont confrontés à l'armée française alors que eux ne sont que des explorateurs, et le méchant espion français use de détours bien trop complexes et inefficaces pour entraver le périple du héros quand une solution radicale semblerait bien plus évidente) : tout cela donne une lecture assez agréable en définitive même si elle n'a rien d'exceptionnelle.

15/09/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 3/5
Couverture de la série Thamara & Juda
Thamara & Juda

Le dessin est forcément le point fort de cette BD (ouf) mais c'est encore un peu insuffisant pour que j'aime cette BD puisque le scénario et surtout les différentes scènes porno ne sont pas vraiment intéressantes. Pourtant, les femmes ont un petit quelque chose de troublant (en bien), la cambrure de leur dos reste une réelle image de plaisir :) Le problème aussi, c'est qu'en essayant de faire un scénar, l'auteur est obligé d'inclure des scènes plutôt longues où il ne se passe rien d'intéressant, c'est chiant ! Allez, pour le dessin et pour l'époque...

14/09/2004 (modifier)
Par elveen
Note: 3/5
Couverture de la série Professeur Bell
Professeur Bell

C’est pas mal. Point de vue dessin, c’est du Sfar, pour les deux premiers tomes. Style particulier qui ne me déplaît pas. Le dessin du troisième me plaît un peu moins: trop chargé de petites hachures... A noter la taille minuscule de certains caractères dans le premier tome, ce qui gêne la lecture et la rend fastidieuse. Point de vue scénario, j’ai trouvé le tome 1 pas mal. Une histoire qui, l’air de rien, ne manque pas d’épaisseur. Une lecture plaisante. J’ai préféré le tome 2, avec son côté spirituel et profond. La ville de Jérusalem pour décor d’une lutte avec le démon... Par contre, le tome 3 m’a un peu déçue, par sa fin trop attendue. C’est toute la dernière partie, en fait, qui m’a moins intéressée. J’ajouterai qu’il se dégage de cette série une certaine atmosphère qui n’est pas mal du tout. Et puis j’aime beaucoup le personnage d’Eliphas.

14/09/2004 (modifier)