Il est toujours difficile de noter ce genre de bd, au départ destinées à être lues à raison d'une page par semaine dans un magazine. Vu sous cet angle, c'est une série efficace (enfin pas de quoi crier au génie non plus) parce que c'est le genre de truc simple qui détend à petite dose. Après, il est vrai qu'enchaîner un album complet relève de l'exploit (ou d'une grande lassitude).
Acheter les albums ? Naaaaaaaan c't'une blague!
Je m’en excuse auprès des auteurs et des fans. J’ai lu cet album une fois et je ne pense pas le relire, ni en lire la suite.
Quoique commune, l’idée de base est intéressante. Il y avait moyen de faire quelque chose de porteur avec cette histoire de maîtrise du temps. Mais le résultat est franchement décevant. L’ensemble du scénario n’est qu’un assemblage des idées les plus communes qu’on puisse avoir concernant l'utilisation de ce pouvoir. Rien de surprenant, rien de transcendant. Mais tout cela ne serait pas encore si grave si cette bd ne souffrait pas de deux autres défauts majeurs.
Tout d’abord, le dessin manque de finesse. Comme il s’agit d’un album de débutant, j’aurais tendance à dire que ce n’est pas trop mal et que les choses sont améliorables. Mais je ne peux pas cacher une réelle sensation de répulsion à la vision de certaines cases, c’est tape à l’œil, froid, pleins de traits tracés à la règle... Ca manque d’âme, tout simplement.
Le deuxième hic est de taille : la narration est d’une lourdeur abyssale… Le scénariste était-il conscient qu’il écrivait un scénario de bd ? Tous ces texte-off remplis de lieux communs et de phrases toutes faites étaient-ils vraiment nécessaires ? Je n’ai rien de particulier contre le procédé et les texte-off en général mais ils doivent apporter quelque chose pour justifier leur utilité. Et surtout, ils doivent être crédibles ! Ce qui n’est pas du tout leur cas ici ! Il suffit de comparer une planche de la série « Le tueur », (autre série qui utilise abondamment le texte-off) et une planche de ce Phenomenum pour comprendre la différence qui existe entre le ton juste trouvé par Matz et le ton compassé utilisé ici. C’est mal écrit, lourdement démonstratif, plein de bons mots faciles et d’expressions toutes faites… Pratiquement chaque phrase se veut charnière, ultime… C’est d’un fatigant ! Des exemples ? Page 13, « Comme tu l’avais pressenti, nous étions condamnés dès nos tout premiers instants ». Page suivante : « Mais je ne faisais que retarder l’inévitable »… C’est bourré de phrase comme celles-là, qui te relancent toutes les trois cases et te disent quoi penser, qui t’annoncent toujours tout, qui ne te laissent interpréter l’histoire que d’une seule manière ! Moi, je dis STOP ! Je suis désolé, si l’on veut qu’un récit prenne un sens et une vraie ampleur, il faut laisser au lecteur la possibilité de jouer son rôle de lecteur, c'est-à-dire : interpréter, faire de l’histoire qu’il est en train de lire le terrain de son propre imaginaire. Et je vous passe les mélodramatiques « Grâce à toi, j’assumais enfin ce que j’étais » de la page 37 ou le « Pour la dernière fois nous faisions l’erreur de croire que nous étions libres de décider… »… C’est du surlignage mâtiné de psychologie de supermarché ! C’est par l’image qu’il faut faire passer ça ! Le faire passer par un texte facile, c’est prouver son incapacité à faire de la bd ! Dans cet album, tout étouffe : l’image, complètement enchaînée à ces phrases chocs, les personnages, enfermés dans un récit qui ressemble trop à un synopsis mal dégrossi… Et je ne parle même pas du personnage d’Emma qui n’a absolument aucune personnalité, juste une potiche…
Dernière chose : la scène où Yann vient foutre le pistolet sous la tempe de Chirac est non seulement nauséabonde mais ridicule. Elle se voulait peut-être humoristique, mais ce n'est pas passé...
Pourquoi je ne lui donne pas une seule étoile, me demanderez-vous? "Parce qu'apparement, t'as vraiment pas aimé...". Et bien, j'avoue que j'ai hésité, non sans sourire au fait que j'en aurais certainement fait crier plus d'un... Et bien, tout simplement parce qu'il y a pire comme bd et que je crois les auteurs sincères. Je ne laisse qu'une étoile qu'aux vraies daubes... Pour moi, "Phenomenum" est juste une bd ratée et maladroite comme il en existe beaucoup d'autres...
Eh bien moi, je n'ai pas aimé cet album. Je reconnais que l'histoire est originale et peut être touchante, mais...
Mais déjà je n'aime pas le dessin. Je ne sais pas comment on peut qualifier ce style qu'a Loustal, mais ce que je sais c'est que je n'aime pas lire une BD dessinée ainsi.
Ensuite l'histoire... Je n'ai pas accroché aux personnages. Entre ce gentil noir, trop bon trop con (une belle caricature du bon sauvage, d'une certaine manière) et la femme mûre désabusée... Alors quand on aime ni l'un ni l'autre, on a du mal à apprécier cette sorte d'histoire d'amour particulière entre les deux.
Et puis tout le reste de l'histoire m'est apparu sordide et noir. Tout ça pour arriver à un final qui m'a laissé froid...
Donc autant d'un côté, je reconnais l'originalité du scénario, la reflexion et la qualité du travail de l'auteur, autant la BD qui en est le résultat ne m'a pas plu et je n'en ai tiré aucun plaisir ni interêt à la lecture.
Le dessin très très particulier de Loustal, avec son aspect parfois trop géométrique, ses couleurs très chamarrées (qu'on dirait souvent faites aux crayons de couleur), les traits tordus des personnages qui ne sont pas sans rappeler certaines oeuvres cubistes... tout cela n'est pas vraiment pour me plaire.
Quand en plus il modifie la perception que le lecteur a du scénario, de sorte que d'une histoire somme toute assez classique mais tout de même pas mal -- assez fataliste de par le fait que l'héroïne ne parvient pas à se sortir des mailles de ce filet même en voulant corps et âme y échapper -- on ne retient qu'une espèce de soupe polardesque vite oubliée, il signe pour moi la fin de mes lectures de cet auteur.
Par contre si vous arrivez à passer le cap du dessin, l'histoire pourra vous plaire...
Etrange album : images étranges et textes étranges, qui créent des ambiances mystérieuses, souvent assez noires, mais presque sans réellement raconter d’histoires… Certains se laisseront sans doute complètement séduire par les rêveries de McKean, empreintes de poésie et de mélancolie.
J’avoue que moi-même, j’ai pas mal accroché à certains moments ; malheureusement, il y a aussi pas mal de trucs qui m’ont déplu, voire gavé, dans cet album. Les textes sont bien loin d’être tous réussis ; les histoires muettes que contient l’album sont trop abstraites pour mon esprit terre-à-terre ; quant au graphisme, il y a du bon et du moins bon… Je n’aime pas, par exemple, certaines planches dont le côté léché/chic/banché rappelle trop une certaine imagerie à la mode dans les pubs de luxe (pas étonnant puisque, parallèlement à son travail artistique, McKean vend son savoir-faire au monde de la publicité). Et puis bon, les BD à base de photos retouchées sur Macintosh, pourquoi pas, mais ce n’est pas ce que je préfère.
Bref, cet ouvrage chicos et coûteux est, à mon sens, plutôt réservé aux gros fans de McKean ; ceux qui ne le connaissent pas préféreront commencer par les œuvres qu’il a réalisées avec d’autres scénaristes, et même ceux qui l’apprécient n’ont pas forcément 30 euros à mettre dans cet album.
Le dessin : le dessinateur a réussi une tête, alors il la met sur les épaules de tous ses personnages. Heureusement, à chaque fois que quelqu'un parle, il prononce le nom de la personne à qui il s'adresse, comme ça, on est moins perdu.
Certaines planches sont réussies, d'autres moins, c'est assez inégal. Ca l'est aussi au niveau des couleurs.
L'histoire : bon ben là, je suis larguée. Je ne vois pas où l'auteur veut en venir, et à vrai dire, vers la fin je m'en fichais un peu.
Ce n'est pas franchement mauvais, j'ai vu pire et plus illisible, mais je n'ai pas du tout accroché à cette histoire.
Bof, mais franchement bof. Je n'ai pas totalement détesté mais franchement je me suis rapidement mis à lire à la va-vite tant je n'ai pas accroché.
Je n'aime pas du tout le dessin. En principe de type réaliste, il est bourré d'erreurs de perspective. Les expressions des visages sont souvent moches et souvent également sans rapport avec ce qu'ils sont sensés exprimer.
Quant à l'histoire, elle est également d'un très bas niveau à mon goût. C'est du déjà-vu, du thriller facile, des rebondissements sans surprise si ce n'est que je les trouvais exagérés.
Bref, j'avais l'impression de lire la BD de deux débutants, aussi bien le dessinateur que le scénariste, pour un premier essai plutôt médiocre.
La préface d'Adrian Tomine propose un lien entre cet album et son oeuvre. Plus précisément, la lecture rappellera probablement "Les yeux à vifs", ensemble de petits morceaux de vie, sans fin véritable, assez étrange à lire mais intéressant.
Ici en revanche, ma lecture a été très désintéressée... Les histoires montrent des situations sombres, glauques, où l'espoir n'a pas de place, mais elles proposent une "chute" qui n'en est pas une. L'auteur ne veut en venir nulle part, juste montrer, mettre en scène un court moment de vie où un personnage se débat, et je suis ressorti de chacune de ces histoires avec un sentiment de vide, un "Ah" très dépassionné.
Plus que le dessin, que je trouve exagéré, mais bon, c'est un style, c'est l'ambiance générale qui ne me plaît pas. Ca fait bd comics qui se prend au sérieux, et la mayonnaise ne prend pas. J'ai longtemps pensé que le scénario allait déboucher sur quelque chose d'original, mais je m'arrête définitivement au tome six, et c'est déjà une performance pour moi que d'être arrivé jusque là.
Je mets 2/5, car je considère que même si je n'ai pas accroché, le travail des auteurs est quand même soigné.
Bon, je me répète mais y en a qui aiment le dessin de Reiser, mais pas moi.
Et là, il est utilisé pour illustrer des blagues de Coluche. Alors oui, ce sont des bonnes blagues, mais quand on connaît Coluche, on les connait déjà. Alors en le lisant à l'instant, j'ai trouvé UNE blague que je ne connaissais pas et qui m'a fait rire, mais tout le reste, je l'ai passé vite fait car déjà entendu.
Alors bon, payer aussi cher pour voir illuster d'une manière que je n'aime pas des blagues que je connais déjà, bof bof...
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L'Agent 212
Il est toujours difficile de noter ce genre de bd, au départ destinées à être lues à raison d'une page par semaine dans un magazine. Vu sous cet angle, c'est une série efficace (enfin pas de quoi crier au génie non plus) parce que c'est le genre de truc simple qui détend à petite dose. Après, il est vrai qu'enchaîner un album complet relève de l'exploit (ou d'une grande lassitude). Acheter les albums ? Naaaaaaaan c't'une blague!
Phenomenum
Je m’en excuse auprès des auteurs et des fans. J’ai lu cet album une fois et je ne pense pas le relire, ni en lire la suite. Quoique commune, l’idée de base est intéressante. Il y avait moyen de faire quelque chose de porteur avec cette histoire de maîtrise du temps. Mais le résultat est franchement décevant. L’ensemble du scénario n’est qu’un assemblage des idées les plus communes qu’on puisse avoir concernant l'utilisation de ce pouvoir. Rien de surprenant, rien de transcendant. Mais tout cela ne serait pas encore si grave si cette bd ne souffrait pas de deux autres défauts majeurs. Tout d’abord, le dessin manque de finesse. Comme il s’agit d’un album de débutant, j’aurais tendance à dire que ce n’est pas trop mal et que les choses sont améliorables. Mais je ne peux pas cacher une réelle sensation de répulsion à la vision de certaines cases, c’est tape à l’œil, froid, pleins de traits tracés à la règle... Ca manque d’âme, tout simplement. Le deuxième hic est de taille : la narration est d’une lourdeur abyssale… Le scénariste était-il conscient qu’il écrivait un scénario de bd ? Tous ces texte-off remplis de lieux communs et de phrases toutes faites étaient-ils vraiment nécessaires ? Je n’ai rien de particulier contre le procédé et les texte-off en général mais ils doivent apporter quelque chose pour justifier leur utilité. Et surtout, ils doivent être crédibles ! Ce qui n’est pas du tout leur cas ici ! Il suffit de comparer une planche de la série « Le tueur », (autre série qui utilise abondamment le texte-off) et une planche de ce Phenomenum pour comprendre la différence qui existe entre le ton juste trouvé par Matz et le ton compassé utilisé ici. C’est mal écrit, lourdement démonstratif, plein de bons mots faciles et d’expressions toutes faites… Pratiquement chaque phrase se veut charnière, ultime… C’est d’un fatigant ! Des exemples ? Page 13, « Comme tu l’avais pressenti, nous étions condamnés dès nos tout premiers instants ». Page suivante : « Mais je ne faisais que retarder l’inévitable »… C’est bourré de phrase comme celles-là, qui te relancent toutes les trois cases et te disent quoi penser, qui t’annoncent toujours tout, qui ne te laissent interpréter l’histoire que d’une seule manière ! Moi, je dis STOP ! Je suis désolé, si l’on veut qu’un récit prenne un sens et une vraie ampleur, il faut laisser au lecteur la possibilité de jouer son rôle de lecteur, c'est-à-dire : interpréter, faire de l’histoire qu’il est en train de lire le terrain de son propre imaginaire. Et je vous passe les mélodramatiques « Grâce à toi, j’assumais enfin ce que j’étais » de la page 37 ou le « Pour la dernière fois nous faisions l’erreur de croire que nous étions libres de décider… »… C’est du surlignage mâtiné de psychologie de supermarché ! C’est par l’image qu’il faut faire passer ça ! Le faire passer par un texte facile, c’est prouver son incapacité à faire de la bd ! Dans cet album, tout étouffe : l’image, complètement enchaînée à ces phrases chocs, les personnages, enfermés dans un récit qui ressemble trop à un synopsis mal dégrossi… Et je ne parle même pas du personnage d’Emma qui n’a absolument aucune personnalité, juste une potiche… Dernière chose : la scène où Yann vient foutre le pistolet sous la tempe de Chirac est non seulement nauséabonde mais ridicule. Elle se voulait peut-être humoristique, mais ce n'est pas passé... Pourquoi je ne lui donne pas une seule étoile, me demanderez-vous? "Parce qu'apparement, t'as vraiment pas aimé...". Et bien, j'avoue que j'ai hésité, non sans sourire au fait que j'en aurais certainement fait crier plus d'un... Et bien, tout simplement parce qu'il y a pire comme bd et que je crois les auteurs sincères. Je ne laisse qu'une étoile qu'aux vraies daubes... Pour moi, "Phenomenum" est juste une bd ratée et maladroite comme il en existe beaucoup d'autres...
Kid Congo
Eh bien moi, je n'ai pas aimé cet album. Je reconnais que l'histoire est originale et peut être touchante, mais... Mais déjà je n'aime pas le dessin. Je ne sais pas comment on peut qualifier ce style qu'a Loustal, mais ce que je sais c'est que je n'aime pas lire une BD dessinée ainsi. Ensuite l'histoire... Je n'ai pas accroché aux personnages. Entre ce gentil noir, trop bon trop con (une belle caricature du bon sauvage, d'une certaine manière) et la femme mûre désabusée... Alors quand on aime ni l'un ni l'autre, on a du mal à apprécier cette sorte d'histoire d'amour particulière entre les deux. Et puis tout le reste de l'histoire m'est apparu sordide et noir. Tout ça pour arriver à un final qui m'a laissé froid... Donc autant d'un côté, je reconnais l'originalité du scénario, la reflexion et la qualité du travail de l'auteur, autant la BD qui en est le résultat ne m'a pas plu et je n'en ai tiré aucun plaisir ni interêt à la lecture.
White Sonya
Le dessin très très particulier de Loustal, avec son aspect parfois trop géométrique, ses couleurs très chamarrées (qu'on dirait souvent faites aux crayons de couleur), les traits tordus des personnages qui ne sont pas sans rappeler certaines oeuvres cubistes... tout cela n'est pas vraiment pour me plaire. Quand en plus il modifie la perception que le lecteur a du scénario, de sorte que d'une histoire somme toute assez classique mais tout de même pas mal -- assez fataliste de par le fait que l'héroïne ne parvient pas à se sortir des mailles de ce filet même en voulant corps et âme y échapper -- on ne retient qu'une espèce de soupe polardesque vite oubliée, il signe pour moi la fin de mes lectures de cet auteur. Par contre si vous arrivez à passer le cap du dessin, l'histoire pourra vous plaire...
echos graphiques
Etrange album : images étranges et textes étranges, qui créent des ambiances mystérieuses, souvent assez noires, mais presque sans réellement raconter d’histoires… Certains se laisseront sans doute complètement séduire par les rêveries de McKean, empreintes de poésie et de mélancolie. J’avoue que moi-même, j’ai pas mal accroché à certains moments ; malheureusement, il y a aussi pas mal de trucs qui m’ont déplu, voire gavé, dans cet album. Les textes sont bien loin d’être tous réussis ; les histoires muettes que contient l’album sont trop abstraites pour mon esprit terre-à-terre ; quant au graphisme, il y a du bon et du moins bon… Je n’aime pas, par exemple, certaines planches dont le côté léché/chic/banché rappelle trop une certaine imagerie à la mode dans les pubs de luxe (pas étonnant puisque, parallèlement à son travail artistique, McKean vend son savoir-faire au monde de la publicité). Et puis bon, les BD à base de photos retouchées sur Macintosh, pourquoi pas, mais ce n’est pas ce que je préfère. Bref, cet ouvrage chicos et coûteux est, à mon sens, plutôt réservé aux gros fans de McKean ; ceux qui ne le connaissent pas préféreront commencer par les œuvres qu’il a réalisées avec d’autres scénaristes, et même ceux qui l’apprécient n’ont pas forcément 30 euros à mettre dans cet album.
Tard dans la nuit
Le dessin : le dessinateur a réussi une tête, alors il la met sur les épaules de tous ses personnages. Heureusement, à chaque fois que quelqu'un parle, il prononce le nom de la personne à qui il s'adresse, comme ça, on est moins perdu. Certaines planches sont réussies, d'autres moins, c'est assez inégal. Ca l'est aussi au niveau des couleurs. L'histoire : bon ben là, je suis larguée. Je ne vois pas où l'auteur veut en venir, et à vrai dire, vers la fin je m'en fichais un peu. Ce n'est pas franchement mauvais, j'ai vu pire et plus illisible, mais je n'ai pas du tout accroché à cette histoire.
6 Jours et Mourir
Bof, mais franchement bof. Je n'ai pas totalement détesté mais franchement je me suis rapidement mis à lire à la va-vite tant je n'ai pas accroché. Je n'aime pas du tout le dessin. En principe de type réaliste, il est bourré d'erreurs de perspective. Les expressions des visages sont souvent moches et souvent également sans rapport avec ce qu'ils sont sensés exprimer. Quant à l'histoire, elle est également d'un très bas niveau à mon goût. C'est du déjà-vu, du thriller facile, des rebondissements sans surprise si ce n'est que je les trouvais exagérés. Bref, j'avais l'impression de lire la BD de deux débutants, aussi bien le dessinateur que le scénariste, pour un premier essai plutôt médiocre.
Coups d'éclat
La préface d'Adrian Tomine propose un lien entre cet album et son oeuvre. Plus précisément, la lecture rappellera probablement "Les yeux à vifs", ensemble de petits morceaux de vie, sans fin véritable, assez étrange à lire mais intéressant. Ici en revanche, ma lecture a été très désintéressée... Les histoires montrent des situations sombres, glauques, où l'espoir n'a pas de place, mais elles proposent une "chute" qui n'en est pas une. L'auteur ne veut en venir nulle part, juste montrer, mettre en scène un court moment de vie où un personnage se débat, et je suis ressorti de chacune de ces histoires avec un sentiment de vide, un "Ah" très dépassionné.
Vortex
Plus que le dessin, que je trouve exagéré, mais bon, c'est un style, c'est l'ambiance générale qui ne me plaît pas. Ca fait bd comics qui se prend au sérieux, et la mayonnaise ne prend pas. J'ai longtemps pensé que le scénario allait déboucher sur quelque chose d'original, mais je m'arrête définitivement au tome six, et c'est déjà une performance pour moi que d'être arrivé jusque là. Je mets 2/5, car je considère que même si je n'ai pas accroché, le travail des auteurs est quand même soigné.
Y'en aura pour tout le monde
Bon, je me répète mais y en a qui aiment le dessin de Reiser, mais pas moi. Et là, il est utilisé pour illustrer des blagues de Coluche. Alors oui, ce sont des bonnes blagues, mais quand on connaît Coluche, on les connait déjà. Alors en le lisant à l'instant, j'ai trouvé UNE blague que je ne connaissais pas et qui m'a fait rire, mais tout le reste, je l'ai passé vite fait car déjà entendu. Alors bon, payer aussi cher pour voir illuster d'une manière que je n'aime pas des blagues que je connais déjà, bof bof...