Avec ce premier album, Gregdizer prouve qu’il y a moyen de créer une œuvre originale à partir des paroles de chansons. A une époque où bien des productions se servent de la renommée d’un chanteur pour écouler des œuvres à l’intérêt littéraire discutable, je pense que l’effort est à souligner, et devrait faire réfléchir certains responsables de l’édition.
Ceci dit, cet album n’atteint quand même pas les sommets du monde de la bande dessinée. Cette petite chronique amoureuse met en scène trois couples qui s’entrecroisent autour de billets d’un concert de M au Zénith. Le premier couple est sur le point de rompre, le deuxième n’en est qu’au stade des préliminaires, et le troisième est formé d’un frère complexé et renfermé sur lui-même et de sa sœur, qui essaye de le sortir de son trou, mais dont on ne sait finalement pas grand-chose. Les paroles de M apparaissent de ci de là, sous la forme de guide des pensées des différents protagonistes.
C’est original, mais très superficiel ! Aucune relation n’est vraiment approfondie, aucune psychologie n’est analysée. En fait, lorsque l’on retire les artifices des paroles de M et du style graphique de Gregdizer, on a l’impression de se retrouver devant un roman-photo.
A propos du graphisme, l’artiste est incontestablement doué. Toutefois, il devrait vraiment veiller à conserver une qualité constante, car certains de ses visages sont carrément ratés, alors qu’en général, ils sont plutôt bien réussis. Et, comme le portrait semble être le domaine de prédilection de Gregdizer (la mise en page les favorise au détriment des paysages et des vues d’ensemble), il est encore moins pardonnable d’en rater autant !
Toutes ces raisons justifient ma sévère cote. Mais j’insiste sur la sincérité de l’auteur, ainsi que sur l’originalité de la structure qu’il nous propose ici.
PS : je ne suis pas fan de M, et mon jugement s’en ressent sans doute.
A la fin de cette lecture, je demeure dubitatif. Etait-ce réellement une bonne idée de chercher à combiner la naissance d’un nouvel amour avec une prise d’otages ? Si, par moments, le charme opère, si l’on peut comprendre que dans un climat de tension extrême, le trouble des sentiments trouve un terreau favorable, je trouve que certaines séquences sont réellement ratées. En cause, une narration trop présente. Je doute fort qu’un couple se lance dans un débat sur l’opportunité d’une nouvelle liaison au moment où un fou ceinturé d’explosifs les menace, eux et leurs enfants, d’une mort pour le moins violente.
Ce n’est donc pas le fait qu’une idylle se forme, que certaines barrières inhibitives tombent qui me choque, mais bien la manière dont les auteurs nous font partager ces événements. Plus de non-dits, plus de regard en lieu et place de cette (par moment trop) lourde narration auraient été les bienvenus.
Pas un échec, mais pas concluant, non plus.
PS : graphiquement, je n’ai rien de spécial à dire. Ce style devient habituel pour ce genre de roman graphique. C’est bien réalisé, propre, très lisible, mais le trait de Jean-Philippe Peyraud ne dégage pas de véritable personnalité.
Alors par où commencer ?... Ah oui par le début, alors :
Je ne suis pas un très grand fan de comic, bien entendu je connais les principaux héros et comme beaucoup je connais les films. Ce que je n'aime pas dans le comic c'est généralement cette impression de personnages figés sur du papier glacé.
Par contre je suis un très (trop ?) grand fan d'horreur en tout genre.
Après tout cela peut, peut-être, être fun que de voir ces gentils héros devenir d'implacables monstres.
Le 1er tome : la famine
Que dire ? Commençons par le dessin, eh bien c'est tout ce que je n'aime pas ou à peu près ; les personnages paraissent posés sur le décor, il n'y a que peu d'interaction. Enfin c'est ma première impression car malgré tout le scénario n'est pas si mal. C'est quand même plutôt sympa et très original, donc j'en oublie mes réticences et je me laisse porter durant ces 128 pages.
Au final un 2/5 et un achat pas vraiment conseillé, le scénario et les dessins restent sans plus malgré tout, mais cela reste une oeuvre originale et puis il fallait avoir du cran pour oser.
Le 2e tome : Evil dead
La claque ! Bon les dessins restent pour moi assez moyens et étonnement inégaux par moments, mais je les trouve mieux que dans le 1er tome. Mais le scénario est excellent. Comment ne pas apprécier la venue d'Ash le célèbre héros (vantard) d'Evil Dead, film culte de Sam Raimi dans cette préquelle. Et puis mention spéciale à Howard , il s'agit d'un énorme délire mais avec un scénario bien construit avec pas mal de retournements.
Au final un 3/5 , je ne mets pas plus, il y a toujours un détail, quelque chose, qui cloche ici pour moi, amateur de bd francophones, les dessins restent le hic de tout cette série comic .
Le tome 3 : le goût de la mort
Bon comme j'ai pu le dire précédemment les dessins ne sont pas vraiment ce que j'aime. Ici on a affaire au retour du duo du tome 1 qui poursuit l'aventure. Je ne vais pas mâcher mes mots, ce tome est juste bidon. Pourquoi ont-ils continué ?
!!!!!!!! spoil !!!!!!!!! Les héros apres avoir becté la moitié de l'univers reviennent sur terre et se rendent compte qu'il peuvent se retenir de bouffer. Et on a affaire à de gentils zombies qui combattent des méchants zombies... et une happy end. !!!!! fin du spoil !!!!!
Au final, un tome quelconque qui ne brille pas par sa qualité graphique et encore moins par son scénario. Soit une note de 1/5 (je suis peut être un peu sévère mais faut pas pousser à la consomation au détriment de l'originalité).
Le tome 4 et 5:
pffffff........ à l'image du tome 3 : en gros aucun interet ......tant graphique que scénaristique
Arrêtez-vous au 2e tome maximum...
Coup de cœur de mon libraire, ce Taxi Molloy est à mes yeux plus que moyen. Certes, le dessin est d’une belle qualité, et j’aurais plaisir à retrouver cet artiste dans d’autres circonstances, mais le scénario du présent opus cumule tant de poncifs que l’histoire de ce gentil benêt me laisse on ne peut plus froid.
Imaginez donc un nigaud au faciès bovin, que sa richissime grand-mère ne recueillit qu’après le décès de son chien (à elle), car elle ne pouvait envisager d’élever les deux en même temps.
Imaginez que le rêve de notre crétin soit de faire le taxi, et que sa grand-mère lui en offre un d’occasion, épargnant au maximum son portefeuille (et oui, c’est Cendrillon, version enseignement spécial versus la méchante Reine).
Imaginez que la méchante Reine soit vraiment méchante.
Imaginez que la première cliente du taximan novice soit d’une beauté à couper le souffle.
Imaginez que notre taximan, subjugué par autant de beauté offre la course à sa cliente qui, en guise de remerciement, l’embrasse sur la joue.
Imaginez que cette première expérience hautement érotique marque tellement notre pitoyable héros qu’il offre systématiquement la course à toutes ses clientes dans l’espoir d’un nouveau baiser.
Gardez en mémoire que notre héros ne bénéficie pas de toutes ses facultés mentales et que sa grand-mère est méchante.
Ajoutez une narration omniprésente et plutôt lourdingue.
Vous obtiendrez peut-être quelque chose, mais certainement pas un suspense psychologique digne d’intérêt, tant l’intrigue est convenue, prévisible et l’album pénible à lire.
Reste le beau graphisme d'Alexis Chabert pour éviter le 1/5. L’artiste officie dans un classique style réaliste très lisible et élégant.
Un album à vous dégouter des conseils de votre libraire (tu as compris, Jean-Lou ?)
Didier Daeninckx est un auteur de romans noir que j’apprécie. Et c’est donc sur base de son nom que j’ai emprunté le présent album. Je ne sais s’il s’agit d’une adaptation, mais le résultat me laisse circonspect.
Hors Limite est donc une bd policière réaliste, mais qui manque cruellement de matière. Je ne retrouve pas les qualités de son auteur dans l’analyse psychologique des personnages. Et, alors que certains d’entre eux auraient mérité un autre développement, tous sont survolés ou, au mieux, à peine ébauchés.
L’intrigue n’étant pas, non plus, des plus palpitantes, le résultat est un album qui se laisse lire, mais qui aurait mérité un autre développement pour totalement me convaincre.
Graphiquement, le trait de Hanouka est loin d’être parmi mes préférés. J’ai trouvé son style réaliste mal maitrisé, approximatif et brouillon. L’artiste s’en sort mieux dans ses décors que pour les personnages, mais comme ces derniers prédominent dans cette histoire …
Il ne s’agit certainement pas là de la meilleure série de Frédéric Jannin (épaulé pour la circonstance, et encore une fois, par Liberski aux scénarios). Les gags de Froud et Stouf (Fred (Jannin) et Stef (Liberski)) sont plutôt bavards et donnent fréquemment de la matière à la réflexion, mais ils oublient souvent l’essentiel : être drôles. De plus, les thèmes tournent régulièrement autour du monde de la télévision (logique, puisque la série dérive d’une série de courts dessins animés diffusés par Canal+ à la fin des années 90), ce qui entraine un effet de déjà-vu plutôt désagréable.
D’un point de vue graphique, l’album se révèle plutôt minimaliste. Deux chiens croqués sommairement, pas ou peu de décors. Seuls, les quelques gags mettant en scène des êtres humains bénéficient d’un peu plus de profondeur de champ.
A faible dose, et sous la forme d’une courte séquence animée, les gags de ces deux quadrupèdes étaient encore plaisants, mais se farcir un album entier met en évidence toutes les limites de ce concept.
En résumé : bwouf …
J'aime Moebius mais cette BD est trop opaque pour moi ou trop onirique ou trop tout court...
J'ai adoré le dessin N&B du premier récit s'appelant la déviation.
Le dessin couleur des récits suivants est classique pour l'auteur.
Ces derniers se lisent très vite car ils sont muets.
Les scénarii ne passent pas par contre. Je n'aime pas me battre avec les histoires.
Au final je mets gentiment un 2/5 pour les dessins.
A lire avant d'investir, c'est si particulier !!!
J'ai l'impression que cette BD se réduit à un strip qui ne m'a pas convaincu.
Le dessin est mignon mais si j'aime de plus en plus le N&B, dans le cas présent ce trait se prêtait à la couleur....
Il va de soit que la lecture ne prend pas beaucoup de temps avec de si petites pages si peu nombreuses.
Je n'aurai pas investi sur cette BD. Elle est à réserver aux fans des auteurs.
Tout doit disparaître : on dirait un titre tiré d’une pancarte d’un magasin qui fait les soldes. D’abord, on n’est pas obligé d’acheter et de faire disparaître le stock de marchandises, non mais !
Cette lecture m’a été particulièrement difficile. Il y a des passages très denses où il faut se concentrer sur la multitude de dialogues entre les 3 principaux protagonistes. Puis, il y a des scènes contemplatives qui peuvent durer plusieurs pages. Ce n’est pas une très belle harmonisation de l’ensemble notamment au niveau du rythme.
Le dessin n’est pourtant pas trop mal. Cependant, le scénario fait défaut. Je dois bien avouer avoir été déçu par la fin de ce long récit. Pourtant, rien ne laissait présager que cette bd s’enfonce comme cela. C’est une vraie déception à ce niveau.
Les réflexions ainsi que les thèmes brassés étaient intéressants. L’auteur n’a pas su les exploiter correctement. C’est tout à fait manifeste. On a droit presque à 200 pages et tout ça pour cela.
Les relations entre les trois filles pouvaient donner lieu à quelque chose de passionnant. Néanmoins, on se rend vite compte qu’il n’y a rien d’attachant à ces filles totalement disjonctées. Si vous ajoutez à cela des lieux crades et des histoires glauques, on tombe dans la désuétude la plus absolue.
J’aurais pu mettre 3 étoiles ; cependant la déception a été plus forte. Un loupé dans la collection « Futuropolis ».
A l'instar de des autres séries humoristiques des éditions Clair de Lune, le cahier des charges des "écolos" et de sa suite "Vol au-dessus d'un nid d'écologistes" est on ne peut plus basique: traiter son sujet de façon amusante, simple et "accessible à tous", en vue d'un achat-cadeau.
Et à l'instar des autres séries, ça ne vole pas bien haut...
Pourtant, le lecteur un tant soit peu averti prendra soin de feuilleter l'album avant d'acheter. Le dessin de Cabellic (pour qui c'est la première incursion en BD) est ainsi à l'image du contenu: pas bâclé - peut-être un peu anguleux-, une colorisation "informatisée" pas trop criarde... mais sans aucune âme ni originalité.
De même, la plupart des gags ne dépareillent pas non plus de l'immense masse des BD d'humour "bas de gamme". Ne prenant jamais le risque de paraître trop sophistiquées, les situations mettent en scène des scientifiques un peu fou-fous, de jeunes couples à la fibre bien verte prêts à tout sacrifier à leur mode de vie, des "terroristes écologistes" en herbe qui dégonflent les pneus des 4x4, etc.
Ca se lit bien, c'est tendre, jamais cynique ou ironique... et donc très, très fade, comme d'habitude. On l'attend encore la BD d'humour qui osera vraiment rentrer dans le lard des écolos de tous poils!
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Les Mots contre les Maux
Avec ce premier album, Gregdizer prouve qu’il y a moyen de créer une œuvre originale à partir des paroles de chansons. A une époque où bien des productions se servent de la renommée d’un chanteur pour écouler des œuvres à l’intérêt littéraire discutable, je pense que l’effort est à souligner, et devrait faire réfléchir certains responsables de l’édition. Ceci dit, cet album n’atteint quand même pas les sommets du monde de la bande dessinée. Cette petite chronique amoureuse met en scène trois couples qui s’entrecroisent autour de billets d’un concert de M au Zénith. Le premier couple est sur le point de rompre, le deuxième n’en est qu’au stade des préliminaires, et le troisième est formé d’un frère complexé et renfermé sur lui-même et de sa sœur, qui essaye de le sortir de son trou, mais dont on ne sait finalement pas grand-chose. Les paroles de M apparaissent de ci de là, sous la forme de guide des pensées des différents protagonistes. C’est original, mais très superficiel ! Aucune relation n’est vraiment approfondie, aucune psychologie n’est analysée. En fait, lorsque l’on retire les artifices des paroles de M et du style graphique de Gregdizer, on a l’impression de se retrouver devant un roman-photo. A propos du graphisme, l’artiste est incontestablement doué. Toutefois, il devrait vraiment veiller à conserver une qualité constante, car certains de ses visages sont carrément ratés, alors qu’en général, ils sont plutôt bien réussis. Et, comme le portrait semble être le domaine de prédilection de Gregdizer (la mise en page les favorise au détriment des paysages et des vues d’ensemble), il est encore moins pardonnable d’en rater autant ! Toutes ces raisons justifient ma sévère cote. Mais j’insiste sur la sincérité de l’auteur, ainsi que sur l’originalité de la structure qu’il nous propose ici. PS : je ne suis pas fan de M, et mon jugement s’en ressent sans doute.
Mise en bouche
A la fin de cette lecture, je demeure dubitatif. Etait-ce réellement une bonne idée de chercher à combiner la naissance d’un nouvel amour avec une prise d’otages ? Si, par moments, le charme opère, si l’on peut comprendre que dans un climat de tension extrême, le trouble des sentiments trouve un terreau favorable, je trouve que certaines séquences sont réellement ratées. En cause, une narration trop présente. Je doute fort qu’un couple se lance dans un débat sur l’opportunité d’une nouvelle liaison au moment où un fou ceinturé d’explosifs les menace, eux et leurs enfants, d’une mort pour le moins violente. Ce n’est donc pas le fait qu’une idylle se forme, que certaines barrières inhibitives tombent qui me choque, mais bien la manière dont les auteurs nous font partager ces événements. Plus de non-dits, plus de regard en lieu et place de cette (par moment trop) lourde narration auraient été les bienvenus. Pas un échec, mais pas concluant, non plus. PS : graphiquement, je n’ai rien de spécial à dire. Ce style devient habituel pour ce genre de roman graphique. C’est bien réalisé, propre, très lisible, mais le trait de Jean-Philippe Peyraud ne dégage pas de véritable personnalité.
Marvel zombies
Alors par où commencer ?... Ah oui par le début, alors : Je ne suis pas un très grand fan de comic, bien entendu je connais les principaux héros et comme beaucoup je connais les films. Ce que je n'aime pas dans le comic c'est généralement cette impression de personnages figés sur du papier glacé. Par contre je suis un très (trop ?) grand fan d'horreur en tout genre. Après tout cela peut, peut-être, être fun que de voir ces gentils héros devenir d'implacables monstres. Le 1er tome : la famine Que dire ? Commençons par le dessin, eh bien c'est tout ce que je n'aime pas ou à peu près ; les personnages paraissent posés sur le décor, il n'y a que peu d'interaction. Enfin c'est ma première impression car malgré tout le scénario n'est pas si mal. C'est quand même plutôt sympa et très original, donc j'en oublie mes réticences et je me laisse porter durant ces 128 pages. Au final un 2/5 et un achat pas vraiment conseillé, le scénario et les dessins restent sans plus malgré tout, mais cela reste une oeuvre originale et puis il fallait avoir du cran pour oser. Le 2e tome : Evil dead La claque ! Bon les dessins restent pour moi assez moyens et étonnement inégaux par moments, mais je les trouve mieux que dans le 1er tome. Mais le scénario est excellent. Comment ne pas apprécier la venue d'Ash le célèbre héros (vantard) d'Evil Dead, film culte de Sam Raimi dans cette préquelle. Et puis mention spéciale à Howard , il s'agit d'un énorme délire mais avec un scénario bien construit avec pas mal de retournements. Au final un 3/5 , je ne mets pas plus, il y a toujours un détail, quelque chose, qui cloche ici pour moi, amateur de bd francophones, les dessins restent le hic de tout cette série comic . Le tome 3 : le goût de la mort Bon comme j'ai pu le dire précédemment les dessins ne sont pas vraiment ce que j'aime. Ici on a affaire au retour du duo du tome 1 qui poursuit l'aventure. Je ne vais pas mâcher mes mots, ce tome est juste bidon. Pourquoi ont-ils continué ? !!!!!!!! spoil !!!!!!!!! Les héros apres avoir becté la moitié de l'univers reviennent sur terre et se rendent compte qu'il peuvent se retenir de bouffer. Et on a affaire à de gentils zombies qui combattent des méchants zombies... et une happy end. !!!!! fin du spoil !!!!! Au final, un tome quelconque qui ne brille pas par sa qualité graphique et encore moins par son scénario. Soit une note de 1/5 (je suis peut être un peu sévère mais faut pas pousser à la consomation au détriment de l'originalité). Le tome 4 et 5: pffffff........ à l'image du tome 3 : en gros aucun interet ......tant graphique que scénaristique Arrêtez-vous au 2e tome maximum...
Taxi Molloy
Coup de cœur de mon libraire, ce Taxi Molloy est à mes yeux plus que moyen. Certes, le dessin est d’une belle qualité, et j’aurais plaisir à retrouver cet artiste dans d’autres circonstances, mais le scénario du présent opus cumule tant de poncifs que l’histoire de ce gentil benêt me laisse on ne peut plus froid. Imaginez donc un nigaud au faciès bovin, que sa richissime grand-mère ne recueillit qu’après le décès de son chien (à elle), car elle ne pouvait envisager d’élever les deux en même temps. Imaginez que le rêve de notre crétin soit de faire le taxi, et que sa grand-mère lui en offre un d’occasion, épargnant au maximum son portefeuille (et oui, c’est Cendrillon, version enseignement spécial versus la méchante Reine). Imaginez que la méchante Reine soit vraiment méchante. Imaginez que la première cliente du taximan novice soit d’une beauté à couper le souffle. Imaginez que notre taximan, subjugué par autant de beauté offre la course à sa cliente qui, en guise de remerciement, l’embrasse sur la joue. Imaginez que cette première expérience hautement érotique marque tellement notre pitoyable héros qu’il offre systématiquement la course à toutes ses clientes dans l’espoir d’un nouveau baiser. Gardez en mémoire que notre héros ne bénéficie pas de toutes ses facultés mentales et que sa grand-mère est méchante. Ajoutez une narration omniprésente et plutôt lourdingue. Vous obtiendrez peut-être quelque chose, mais certainement pas un suspense psychologique digne d’intérêt, tant l’intrigue est convenue, prévisible et l’album pénible à lire. Reste le beau graphisme d'Alexis Chabert pour éviter le 1/5. L’artiste officie dans un classique style réaliste très lisible et élégant. Un album à vous dégouter des conseils de votre libraire (tu as compris, Jean-Lou ?)
Hors limites
Didier Daeninckx est un auteur de romans noir que j’apprécie. Et c’est donc sur base de son nom que j’ai emprunté le présent album. Je ne sais s’il s’agit d’une adaptation, mais le résultat me laisse circonspect. Hors Limite est donc une bd policière réaliste, mais qui manque cruellement de matière. Je ne retrouve pas les qualités de son auteur dans l’analyse psychologique des personnages. Et, alors que certains d’entre eux auraient mérité un autre développement, tous sont survolés ou, au mieux, à peine ébauchés. L’intrigue n’étant pas, non plus, des plus palpitantes, le résultat est un album qui se laisse lire, mais qui aurait mérité un autre développement pour totalement me convaincre. Graphiquement, le trait de Hanouka est loin d’être parmi mes préférés. J’ai trouvé son style réaliste mal maitrisé, approximatif et brouillon. L’artiste s’en sort mieux dans ses décors que pour les personnages, mais comme ces derniers prédominent dans cette histoire …
Froud & Stouf
Il ne s’agit certainement pas là de la meilleure série de Frédéric Jannin (épaulé pour la circonstance, et encore une fois, par Liberski aux scénarios). Les gags de Froud et Stouf (Fred (Jannin) et Stef (Liberski)) sont plutôt bavards et donnent fréquemment de la matière à la réflexion, mais ils oublient souvent l’essentiel : être drôles. De plus, les thèmes tournent régulièrement autour du monde de la télévision (logique, puisque la série dérive d’une série de courts dessins animés diffusés par Canal+ à la fin des années 90), ce qui entraine un effet de déjà-vu plutôt désagréable. D’un point de vue graphique, l’album se révèle plutôt minimaliste. Deux chiens croqués sommairement, pas ou peu de décors. Seuls, les quelques gags mettant en scène des êtres humains bénéficient d’un peu plus de profondeur de champ. A faible dose, et sous la forme d’une courte séquence animée, les gags de ces deux quadrupèdes étaient encore plaisants, mais se farcir un album entier met en évidence toutes les limites de ce concept. En résumé : bwouf …
Arzach
J'aime Moebius mais cette BD est trop opaque pour moi ou trop onirique ou trop tout court... J'ai adoré le dessin N&B du premier récit s'appelant la déviation. Le dessin couleur des récits suivants est classique pour l'auteur. Ces derniers se lisent très vite car ils sont muets. Les scénarii ne passent pas par contre. Je n'aime pas me battre avec les histoires. Au final je mets gentiment un 2/5 pour les dessins. A lire avant d'investir, c'est si particulier !!!
Bébert le Cancrelat
J'ai l'impression que cette BD se réduit à un strip qui ne m'a pas convaincu. Le dessin est mignon mais si j'aime de plus en plus le N&B, dans le cas présent ce trait se prêtait à la couleur.... Il va de soit que la lecture ne prend pas beaucoup de temps avec de si petites pages si peu nombreuses. Je n'aurai pas investi sur cette BD. Elle est à réserver aux fans des auteurs.
Tout doit disparaître
Tout doit disparaître : on dirait un titre tiré d’une pancarte d’un magasin qui fait les soldes. D’abord, on n’est pas obligé d’acheter et de faire disparaître le stock de marchandises, non mais ! Cette lecture m’a été particulièrement difficile. Il y a des passages très denses où il faut se concentrer sur la multitude de dialogues entre les 3 principaux protagonistes. Puis, il y a des scènes contemplatives qui peuvent durer plusieurs pages. Ce n’est pas une très belle harmonisation de l’ensemble notamment au niveau du rythme. Le dessin n’est pourtant pas trop mal. Cependant, le scénario fait défaut. Je dois bien avouer avoir été déçu par la fin de ce long récit. Pourtant, rien ne laissait présager que cette bd s’enfonce comme cela. C’est une vraie déception à ce niveau. Les réflexions ainsi que les thèmes brassés étaient intéressants. L’auteur n’a pas su les exploiter correctement. C’est tout à fait manifeste. On a droit presque à 200 pages et tout ça pour cela. Les relations entre les trois filles pouvaient donner lieu à quelque chose de passionnant. Néanmoins, on se rend vite compte qu’il n’y a rien d’attachant à ces filles totalement disjonctées. Si vous ajoutez à cela des lieux crades et des histoires glauques, on tombe dans la désuétude la plus absolue. J’aurais pu mettre 3 étoiles ; cependant la déception a été plus forte. Un loupé dans la collection « Futuropolis ».
Les Ecolos
A l'instar de des autres séries humoristiques des éditions Clair de Lune, le cahier des charges des "écolos" et de sa suite "Vol au-dessus d'un nid d'écologistes" est on ne peut plus basique: traiter son sujet de façon amusante, simple et "accessible à tous", en vue d'un achat-cadeau. Et à l'instar des autres séries, ça ne vole pas bien haut... Pourtant, le lecteur un tant soit peu averti prendra soin de feuilleter l'album avant d'acheter. Le dessin de Cabellic (pour qui c'est la première incursion en BD) est ainsi à l'image du contenu: pas bâclé - peut-être un peu anguleux-, une colorisation "informatisée" pas trop criarde... mais sans aucune âme ni originalité. De même, la plupart des gags ne dépareillent pas non plus de l'immense masse des BD d'humour "bas de gamme". Ne prenant jamais le risque de paraître trop sophistiquées, les situations mettent en scène des scientifiques un peu fou-fous, de jeunes couples à la fibre bien verte prêts à tout sacrifier à leur mode de vie, des "terroristes écologistes" en herbe qui dégonflent les pneus des 4x4, etc. Ca se lit bien, c'est tendre, jamais cynique ou ironique... et donc très, très fade, comme d'habitude. On l'attend encore la BD d'humour qui osera vraiment rentrer dans le lard des écolos de tous poils!