Cet album n’est pas très courant, et il se révèle relativement inclassable. Certes, un certain humour domine, mais le cadre historique est aussi très présent.
L’intrigue se déroule à Grenade en 1492, au moment où les rois catholiques vont s’emparer du dernier bastion musulman (et accessoirement refuge pour les juifs) et forcer tout le monde à se convertir (le fameux "jambon pour tout le monde" donc). Dans ce cadre historique bien cerné, Olive s’intéresse surtout à quelques habitants de Grenade, jusqu’à la défaite finale, qui amènera certains à fuir vers l’Afrique (amusant contrepied de la situation actuelle au passage !).
Le ton est globalement à l’humour, Olive utilisant certains anachronismes, surtout au niveau du langage, les personnages usant de termes et d’un phrasé issu des cités de banlieues actuelles (l’auteur est semble-t-il amateur de graffiti et a publié dans plusieurs fanzines hip-hop). Ce décalage aurait pu être amusant, mais ça ne m’a pas souvent convaincu.
Le dessin est très simple, rondouillard, proche de ce que pouvait faire Farid Boudjellal.
Au final, j’ai trouvé cet album original (sujet et ton employé pour le traiter), mais il m’a laissé sur ma faim. Pas assez caustique sans doute.
Note réelle 2,5/5.
Une série concept qui pouvait avoir quelques potentiels, mais qui m’a souvent laissé sur ma faim. En tout cas qui s’est révélée inégale. Et cet album fait partie de ceux qui m’ont déçu.
J’ai trouvé l’histoire creuse, manquant de surprise, trop linéaire, et finalement sans grand intérêt. L’apport de cet « homme » à la grande Histoire – en l’occurrence à la « découverte » des Amériques par Christophe Colomb – m’est apparu ici à la fois mince et artificiel.
Enfin, le dessin, s’il fait le travail et est lisible, n’est pas non plus transcendant. C’est franchement très très quelconque !
Vite lu, aussi vite oublié.
Une nouvelle fois j'ai été très déçu de ma lecture de cette adaptation d'un roman de Manchette. Comme pour mes lectures précédentes je reprends les mêmes critiques sur la construction et le scénario de la série.
On retrouve un texte off surabondant qui veut faire une place au roman. C'est souvent en doublon avec l'image , cela ralentit et alourdit la narration outre mesure à mes yeux. Ensuite les propositions de Manchette sont sans nuance tellement clichées et manichéennes que cela m'ennuie très vite.
Enfin j'ai trouvé certaines scènes quasi ridicules : la choucroute, le dialogue final entre Jules et Joubert et cet épilogue tellement prévisible et non crédible. J'avais pourtant bien aimé la mise en place du personnage de Joubert ( sauf la choucroute) avec une aura de séductrice franchement bien travaillée.
Malheureusement sa pitoyable confession larmoyante pleine d'états d'âme détruit complétement le personnage dans mon esprit. Enfin le final utilise tellement de facilités déjà vues que j'ai refermé le livre avec soulagement.
Je suis partagé sur le graphisme de Cabanes . Je l'ai trouvé inégal sur les personnages parfois même imprécis. Par contre j'ai beaucoup aimé la peinture des extérieurs de Bléville surtout la nuit. Cela fournit une bonne ambiance glauque qui porte la narration. Malheureusement c'est trop peu pour mon goût.
Mouais. Un album qui n’est pas passé, ou qui va le faire rapidement avant de passer à autre chose. Pourtant ça se laisse lire, rapidement, et le dessin de Dany n’est pas désagréable ! Le bonhomme a montré ailleurs qu’il aimait (et savait !) dessiner de jolies femmes, et ici il s’en donne à cœur joie.
Mais j’ai trouvé cette intrigue creuse et franchement artificielle. Creuse, parce que finalement il ne se passe rien, et on a juste un vieux photographe qui raconte à une jeune femme l’histoire de toutes les photos de femmes accrochées sur les murs de sa maison, l’occasion pour lui de nous parler de se nombreuses conquêtes – et donc l’occasion pour Dany de dessiner plein de jolies femmes. Car forcément notre bonhomme est un tombeur, toutes sont des bombasses (Dany cherchant quand même à différencier les visages, à défauts des poitrines).
Le pire c’est que la jeune femme à qui il explique son tableau de chasse le critique pour ça, mais sans que l’histoire ne dévie d’un iota. Je passe sur le rebondissement qui va lier ces deux personnages, c’est du déjà-vu ! Enfin, notre bonhomme est bien sûr un photographe qui a le temps, l’argent de voyager partout dans le monde – plutôt dans les lieux paradisiaques et luxueux, etc. On nage dans les clichés et les facilités qui m’ont fait finir cet album à reculons.
Bon, donc le dessin de Dany est sympa, mais ça ne fait pas tout. Et le rendu est parfois un peu vieillot, avec une sorte de halo qui m’a fait penser à des « Martine à… » (j'ai lu la première version, et je dois dire que la nouvelle couverture a justement ce type de rendu "martinien"...
D’autres ont visiblement trouvé leur compte dans cette histoire, mais pas moi, ça n’est pas ma came.
Les frangins Erre se sont lancés ici dans une uchronie loufoque – qui aurait pu arriver ! En effet, lancée comme une bonne grosse vanne, avec la bénédiction de l’équipe d’Hara-Kiri, la candidature de Coluche à l’élection présidentielle de 1981 a longtemps été traitée comme une bouffonnerie – ce qu’elle était en grande partie – jusqu’à ce que des sondages créditent l’amuseur public de chiffres qui emmerdaient du monde (à gauche surtout). Surtout que Coluche ne manquait pas de balancer vacheries sur vacheries sur ses « collègues » et concurrents politiques à une presse qui lui tendait les micros. Il en eu marre – et a aussi dû subir quelques pressions, et il s’est désisté.
Mais en fait non nous disent les auteurs, et il a été élu. L’album traite donc des premiers mois – très agités – de cette présidence improbable, Coluche surjouant ici le clown anar, au milieu de la chienlit qu’il provoque. Apparaissent les copains d’Hara-Kiri, les grands noms de la politique des années 1970/début des années 1980, avec des dialogues qui utilisent un certain nombre de phrases de sketches de l’humoriste, des paroles d’une chanson de Renaud (période engagée – il est d’ailleurs ministre ici !). On le voit, l’album parlera avant tout aux lecteurs ayant connu cette période, les références pouvant largement échapper aux autres.
Mais, même pour moi qui fait partie de ceux qui ont connu cette période et s’en souviennent, je suis resté sur ma faim. La faute à un humour un peu poussif, qui abuse d’un absurde ronronnant et du coup émoussé. Comme si Coluche devenu président, il ne lui était plus possible de dénoncer les travers d’une société qu’il est censé régenter. Quelques sourires, et le dessin caricatural de Fabrice Erre convient au ton de la farce. Mais pas assez à mon goût.
Boarfff ! Mais que c'est confus !
J'avoue avoir eu du mal à finir ce premier tome. Entre le dessin et la narration, on peine à suivre le fil du destin de ce fils du démon... Les personnages sont antipathiques au possible, les dialogues font surjoués et caricaturaux, et comble de tout notre héros semble immortel. Il enchaîne combats et blessures taillant dans le tas, parfois même dans ses propres coéquipiers, sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter.
Après tout, pourquoi pas, mais la narration est vraiment mauvaise. On saute du coq à l'âne, que ce soit entre 2 chapitres ou parfois entre 2 cases, et pour le coup les noms coréens des personnages ou des tribus qui s'enchaînent nous font perdre le fil des alliances et des objectifs de chaque camp. Tout cela est en plus construit sur une trame des plus manichéenne, bref, pas ma came. La suite se fera sans moi.
*** Tome 2 ***
Bon, pas grand chose à rajouter à ma première impression, ce second tome est tout aussi confus et médiocre. L'histoire est toujours aussi manichéenne et sans grand intérêt, d'autant que c'est toujours aussi confus dans la narration...
Bref, je lâche l'affaire.
Mon fils de trois ans sait où se trouve le bouchon d'essence de notre voiture. C'est dire si la plupart des situations proposées par Kek m'ont laissé de glace. Sur les 150 gags seuls quelques uns m'ont tiré un sourire.
Ce genre convient bien en bas de page d'un journal pour s'extirper de la morosité des nouvelles. Je suis bien plus dubitatif sur sa présentation en série. C'est souvent répétitif et lassant au bout de quelques pages . Toutefois ce n'est jamais vulgaire ni méchant.
Le graphisme est très minimaliste avec un trait souvent approximatif ici encore convenable pour un blog mais très limite pour une série.
Une lecture très rapide (15 minutes) à picorer en cas d'ennui intense. 2.5
J'ai souvent de la difficulté avec les scénarios d'Azzarello et encore une fois il n'a pas réussi à me captiver.
Il faut dire qu'il n'est pas aidé par un dessin que je n'ai pas trop aimé. Les personnages ont un physique un peu trop grotesque pour moi. Le style me fait penser à du Eduardo Risso, mais en moins bien réussi.
Sinon, c'est du polar noir avec sa galerie de personnages peu sympathiques et souvent minables. C'est un genre que j'aime bien, mais ici je me suis plutôt ennuyé. Le scénario m'a semblé poussif et avec des longueurs. Franchement, il y a pas grand chose qui a retenu mon attention. Je ne suis jamais rentré dans le récit, attendant l'événement qui allait enfin rendre le scénario passionnant, et évidemment ça n'est jamais arrivé.
Bon ben c'est simple, si vous aimez le scénariste, c'est un album pour vous !
Un tout petit album, qui se lit très vite (format de la collection oblige), et plutôt agréablement. L’auteure nous présente sa relation avec son grand-père, et sa maison au fin fond de l’Auvergne où elle le rejoignait pour y passer des vacances, maison qui donne son titre à l’album.
Histoire et dessin simple, mais fluide, la lecture est agréable donc. Mais je ne pense pas que ce type de récit soit adapté à ce genre de collection. Les quelques anecdotes peinent, faute de place, à développer une ambiance, une réelle histoire, et ce format très court convient mieux à de l’humour. En tout cas cet album, sans réel défaut finalement, m’a pourtant laissé sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Un album étrange dont j’aurai très rapidement oublié l’histoire. C’est bien simple, je l’ai lu il y a une semaine et j’ai dû lire le résumé proposé sur le site de l’éditeur pour vraiment me rappeler de quoi ça causait. Et encore ! Il me manque des détails…
Album étrange car il s’agit en théorie d’un manga mais je n’en ai pas trouvé les marqueurs. Le sens de lecture occidental n’aide pas mais ce n’est pas le premier manga que je lis qui est publié dans ce sens-là. Le dessin n’est vraiment pas typique des standards du genre et me fait beaucoup plus penser à du comics qu’à du manga. De ce point de vue, déjà, c’est beaucoup plus déstabilisant. Mais c’est la narration en elle-même que j’ai trouvé très différente de celles traditionnellement employées dans le genre manga. Et là encore, j’ai bien plus eu le sentiment de lire un comics ou une bande dessinée underground qu’un manga.
Bon ! Je ne suis pas contre le fait d’être un peu bousculé dans mes certitudes et si l’histoire m’avait plu, le fait que cet album ne ressemble pas à l’idée que je me fais d’un manga ne m’aurait en rien dérangé. Malheureusement, j’ai trouvé cette histoire décousue et peu captivante. De plus, le dessin se révèle souvent difficile à lire. Au final, j’ai vraiment peiné pour finir cette lecture et comme dit au début de cet avis, j’ai beaucoup trop rapidement oublié l’histoire qui m’a été racontée pour oser vous dire que celle-ci est marquante.
Pas ma came.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Jambon pour tout le monde
Cet album n’est pas très courant, et il se révèle relativement inclassable. Certes, un certain humour domine, mais le cadre historique est aussi très présent. L’intrigue se déroule à Grenade en 1492, au moment où les rois catholiques vont s’emparer du dernier bastion musulman (et accessoirement refuge pour les juifs) et forcer tout le monde à se convertir (le fameux "jambon pour tout le monde" donc). Dans ce cadre historique bien cerné, Olive s’intéresse surtout à quelques habitants de Grenade, jusqu’à la défaite finale, qui amènera certains à fuir vers l’Afrique (amusant contrepied de la situation actuelle au passage !). Le ton est globalement à l’humour, Olive utilisant certains anachronismes, surtout au niveau du langage, les personnages usant de termes et d’un phrasé issu des cités de banlieues actuelles (l’auteur est semble-t-il amateur de graffiti et a publié dans plusieurs fanzines hip-hop). Ce décalage aurait pu être amusant, mais ça ne m’a pas souvent convaincu. Le dessin est très simple, rondouillard, proche de ce que pouvait faire Farid Boudjellal. Au final, j’ai trouvé cet album original (sujet et ton employé pour le traiter), mais il m’a laissé sur ma faim. Pas assez caustique sans doute. Note réelle 2,5/5.
L'Homme de l'Année - 1492
Une série concept qui pouvait avoir quelques potentiels, mais qui m’a souvent laissé sur ma faim. En tout cas qui s’est révélée inégale. Et cet album fait partie de ceux qui m’ont déçu. J’ai trouvé l’histoire creuse, manquant de surprise, trop linéaire, et finalement sans grand intérêt. L’apport de cet « homme » à la grande Histoire – en l’occurrence à la « découverte » des Amériques par Christophe Colomb – m’est apparu ici à la fois mince et artificiel. Enfin, le dessin, s’il fait le travail et est lisible, n’est pas non plus transcendant. C’est franchement très très quelconque ! Vite lu, aussi vite oublié.
Fatale (Manchette/Cabanes)
Une nouvelle fois j'ai été très déçu de ma lecture de cette adaptation d'un roman de Manchette. Comme pour mes lectures précédentes je reprends les mêmes critiques sur la construction et le scénario de la série. On retrouve un texte off surabondant qui veut faire une place au roman. C'est souvent en doublon avec l'image , cela ralentit et alourdit la narration outre mesure à mes yeux. Ensuite les propositions de Manchette sont sans nuance tellement clichées et manichéennes que cela m'ennuie très vite. Enfin j'ai trouvé certaines scènes quasi ridicules : la choucroute, le dialogue final entre Jules et Joubert et cet épilogue tellement prévisible et non crédible. J'avais pourtant bien aimé la mise en place du personnage de Joubert ( sauf la choucroute) avec une aura de séductrice franchement bien travaillée. Malheureusement sa pitoyable confession larmoyante pleine d'états d'âme détruit complétement le personnage dans mon esprit. Enfin le final utilise tellement de facilités déjà vues que j'ai refermé le livre avec soulagement. Je suis partagé sur le graphisme de Cabanes . Je l'ai trouvé inégal sur les personnages parfois même imprécis. Par contre j'ai beaucoup aimé la peinture des extérieurs de Bléville surtout la nuit. Cela fournit une bonne ambiance glauque qui porte la narration. Malheureusement c'est trop peu pour mon goût.
Un homme qui passe
Mouais. Un album qui n’est pas passé, ou qui va le faire rapidement avant de passer à autre chose. Pourtant ça se laisse lire, rapidement, et le dessin de Dany n’est pas désagréable ! Le bonhomme a montré ailleurs qu’il aimait (et savait !) dessiner de jolies femmes, et ici il s’en donne à cœur joie. Mais j’ai trouvé cette intrigue creuse et franchement artificielle. Creuse, parce que finalement il ne se passe rien, et on a juste un vieux photographe qui raconte à une jeune femme l’histoire de toutes les photos de femmes accrochées sur les murs de sa maison, l’occasion pour lui de nous parler de se nombreuses conquêtes – et donc l’occasion pour Dany de dessiner plein de jolies femmes. Car forcément notre bonhomme est un tombeur, toutes sont des bombasses (Dany cherchant quand même à différencier les visages, à défauts des poitrines). Le pire c’est que la jeune femme à qui il explique son tableau de chasse le critique pour ça, mais sans que l’histoire ne dévie d’un iota. Je passe sur le rebondissement qui va lier ces deux personnages, c’est du déjà-vu ! Enfin, notre bonhomme est bien sûr un photographe qui a le temps, l’argent de voyager partout dans le monde – plutôt dans les lieux paradisiaques et luxueux, etc. On nage dans les clichés et les facilités qui m’ont fait finir cet album à reculons. Bon, donc le dessin de Dany est sympa, mais ça ne fait pas tout. Et le rendu est parfois un peu vieillot, avec une sorte de halo qui m’a fait penser à des « Martine à… » (j'ai lu la première version, et je dois dire que la nouvelle couverture a justement ce type de rendu "martinien"... D’autres ont visiblement trouvé leur compte dans cette histoire, mais pas moi, ça n’est pas ma came.
Coluche président !
Les frangins Erre se sont lancés ici dans une uchronie loufoque – qui aurait pu arriver ! En effet, lancée comme une bonne grosse vanne, avec la bénédiction de l’équipe d’Hara-Kiri, la candidature de Coluche à l’élection présidentielle de 1981 a longtemps été traitée comme une bouffonnerie – ce qu’elle était en grande partie – jusqu’à ce que des sondages créditent l’amuseur public de chiffres qui emmerdaient du monde (à gauche surtout). Surtout que Coluche ne manquait pas de balancer vacheries sur vacheries sur ses « collègues » et concurrents politiques à une presse qui lui tendait les micros. Il en eu marre – et a aussi dû subir quelques pressions, et il s’est désisté. Mais en fait non nous disent les auteurs, et il a été élu. L’album traite donc des premiers mois – très agités – de cette présidence improbable, Coluche surjouant ici le clown anar, au milieu de la chienlit qu’il provoque. Apparaissent les copains d’Hara-Kiri, les grands noms de la politique des années 1970/début des années 1980, avec des dialogues qui utilisent un certain nombre de phrases de sketches de l’humoriste, des paroles d’une chanson de Renaud (période engagée – il est d’ailleurs ministre ici !). On le voit, l’album parlera avant tout aux lecteurs ayant connu cette période, les références pouvant largement échapper aux autres. Mais, même pour moi qui fait partie de ceux qui ont connu cette période et s’en souviennent, je suis resté sur ma faim. La faute à un humour un peu poussif, qui abuse d’un absurde ronronnant et du coup émoussé. Comme si Coluche devenu président, il ne lui était plus possible de dénoncer les travers d’une société qu’il est censé régenter. Quelques sourires, et le dessin caricatural de Fabrice Erre convient au ton de la farce. Mais pas assez à mon goût.
Chunchu (Chonchu)
Boarfff ! Mais que c'est confus ! J'avoue avoir eu du mal à finir ce premier tome. Entre le dessin et la narration, on peine à suivre le fil du destin de ce fils du démon... Les personnages sont antipathiques au possible, les dialogues font surjoués et caricaturaux, et comble de tout notre héros semble immortel. Il enchaîne combats et blessures taillant dans le tas, parfois même dans ses propres coéquipiers, sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter. Après tout, pourquoi pas, mais la narration est vraiment mauvaise. On saute du coq à l'âne, que ce soit entre 2 chapitres ou parfois entre 2 cases, et pour le coup les noms coréens des personnages ou des tribus qui s'enchaînent nous font perdre le fil des alliances et des objectifs de chaque camp. Tout cela est en plus construit sur une trame des plus manichéenne, bref, pas ma came. La suite se fera sans moi. *** Tome 2 *** Bon, pas grand chose à rajouter à ma première impression, ce second tome est tout aussi confus et médiocre. L'histoire est toujours aussi manichéenne et sans grand intérêt, d'autant que c'est toujours aussi confus dans la narration... Bref, je lâche l'affaire.
Encyclopédie des petits moments chiants
Mon fils de trois ans sait où se trouve le bouchon d'essence de notre voiture. C'est dire si la plupart des situations proposées par Kek m'ont laissé de glace. Sur les 150 gags seuls quelques uns m'ont tiré un sourire. Ce genre convient bien en bas de page d'un journal pour s'extirper de la morosité des nouvelles. Je suis bien plus dubitatif sur sa présentation en série. C'est souvent répétitif et lassant au bout de quelques pages . Toutefois ce n'est jamais vulgaire ni méchant. Le graphisme est très minimaliste avec un trait souvent approximatif ici encore convenable pour un blog mais très limite pour une série. Une lecture très rapide (15 minutes) à picorer en cas d'ennui intense. 2.5
Sale fric
J'ai souvent de la difficulté avec les scénarios d'Azzarello et encore une fois il n'a pas réussi à me captiver. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par un dessin que je n'ai pas trop aimé. Les personnages ont un physique un peu trop grotesque pour moi. Le style me fait penser à du Eduardo Risso, mais en moins bien réussi. Sinon, c'est du polar noir avec sa galerie de personnages peu sympathiques et souvent minables. C'est un genre que j'aime bien, mais ici je me suis plutôt ennuyé. Le scénario m'a semblé poussif et avec des longueurs. Franchement, il y a pas grand chose qui a retenu mon attention. Je ne suis jamais rentré dans le récit, attendant l'événement qui allait enfin rendre le scénario passionnant, et évidemment ça n'est jamais arrivé. Bon ben c'est simple, si vous aimez le scénariste, c'est un album pour vous !
Le Tureau
Un tout petit album, qui se lit très vite (format de la collection oblige), et plutôt agréablement. L’auteure nous présente sa relation avec son grand-père, et sa maison au fin fond de l’Auvergne où elle le rejoignait pour y passer des vacances, maison qui donne son titre à l’album. Histoire et dessin simple, mais fluide, la lecture est agréable donc. Mais je ne pense pas que ce type de récit soit adapté à ce genre de collection. Les quelques anecdotes peinent, faute de place, à développer une ambiance, une réelle histoire, et ce format très court convient mieux à de l’humour. En tout cas cet album, sans réel défaut finalement, m’a pourtant laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Le Chant de la femme cryptée
Un album étrange dont j’aurai très rapidement oublié l’histoire. C’est bien simple, je l’ai lu il y a une semaine et j’ai dû lire le résumé proposé sur le site de l’éditeur pour vraiment me rappeler de quoi ça causait. Et encore ! Il me manque des détails… Album étrange car il s’agit en théorie d’un manga mais je n’en ai pas trouvé les marqueurs. Le sens de lecture occidental n’aide pas mais ce n’est pas le premier manga que je lis qui est publié dans ce sens-là. Le dessin n’est vraiment pas typique des standards du genre et me fait beaucoup plus penser à du comics qu’à du manga. De ce point de vue, déjà, c’est beaucoup plus déstabilisant. Mais c’est la narration en elle-même que j’ai trouvé très différente de celles traditionnellement employées dans le genre manga. Et là encore, j’ai bien plus eu le sentiment de lire un comics ou une bande dessinée underground qu’un manga. Bon ! Je ne suis pas contre le fait d’être un peu bousculé dans mes certitudes et si l’histoire m’avait plu, le fait que cet album ne ressemble pas à l’idée que je me fais d’un manga ne m’aurait en rien dérangé. Malheureusement, j’ai trouvé cette histoire décousue et peu captivante. De plus, le dessin se révèle souvent difficile à lire. Au final, j’ai vraiment peiné pour finir cette lecture et comme dit au début de cet avis, j’ai beaucoup trop rapidement oublié l’histoire qui m’a été racontée pour oser vous dire que celle-ci est marquante. Pas ma came.