Bah là... c'est le drame. La couverture me plaisait bien, j'avais feuilleté rapidement et trouvé ça pas mal, alors hop, j'étais passé à la caisse.
La deception.
Au final, j'ai pas trouvé ça beau du tout. Ca fait paté, je ne connais rien d'autre de Civiello mais je le vois plus illustrateur qu'autre chose, je trouve que ce style de dessin (cf. galerie, ça sera toujours plus explicatif que moi) se prête vraiment pas à la BD. Le visage des personnages donnent l'impression qu'ils vont sortir de la page, on dirait qu'ils sont superposés comme si il y avait eu un copié-collé. En gros je trouve que les têtes ne coincident pas avec les corps et les décors. J'ai peut-être le compas dans l'oeil remarque car tout le monde trouve ça beau, je dois passer à côté de quelque chose. Tant pis pour moi.
Néanmoins il y a quelques passages où le dessin m'émerveille, notamment avec la fée dans le 1er tome(pg 19) ou la tour (pg 33) !
Pour l'histoire, j'ai pas réussi à pousser jusqu'au bout, j'ai été lire (en diagonale) le T2 et 3 à la Fnac et j'ai jamais eu l'envie d'aller plus loin. J'ai l'étrange impression qu'il n'y a pas d'histoire ou alors elle émerge après mais bon, 3 tomes pour metre une histoire en route c'est trop !
On prend les mêmes que pour Aldébaran et on recommence. Pas d'amélioration en vue, alors aucune chance que j'aille au boût. Toujours le même dessin statique, les mêmes personnages cucu-gnangnan, une nouvelle planète aux originalités rares. Si on peut saluer l'effort de ne pas tomber dans le raccolage classique et l'esthétique hollywoodienne, là on bascule un peu dans l'inintéressant. Même si je me suis posé des questions sur la mantrisse, je n'ai pas eu la force de me taper plusieurs albums pour risquer de n'avoir qu'une demie réponse comme dans Aldébaran.
A propos de "Carnage Boogie" tome 2 de la série :
C'est plein d'espoir que cette "oeuvre" sous le bras je quittais mon magasin favori. Et c'est toujours plein d'espoir (après un premier tome que j'avais jugé naïvement prometteur) que j'en entamais la lecture dans la joie et la bonne humeur.
Je finis la lecture et... comment dire... un de ces grands moments de solitude face à l'incommensurable.
Tout le plaisir que j'avais pu avoir à la lecture du premier tome s'était envolé. Pourquoi me direz-vous ?
Le premier tome m'avait plu par le décalage de ton, au niveau des dialogues et de la langue utilisée. "Les tontons flingueurs" trône en excellente place dans ma dvdthèque, autre raison de mon intérêt pour le premier tome. Oh cela n'était certes pas au niveau des tontons, mais suffisamment bien torché pour que cela m'accroche.
Le dessin semi réaliste m'a toujours plu et là, c'est plutôt bien réalisé par rapport à la moyenne. De ce point de vue, le dessin, la qualité s'est maintenue, et de ce point de vue seulement. Ce n'est pas un chef d'oeuvre de dessin et de composition, mais c'est bien foutu.
Le scénario de ce deuxième opus par contre... L'histoire est très vite résumée, à choix :
1° "Les barbouzes" revisité façon "Rambo" et "Commando", sans les traits d'esprit du premier nommé, ou
2° boum, pan pan, pif paf pouf, ratatatatatatata, bam badaboum avec des "rebondissements" d'une "crédibilité".
Je peux paraître dur comme ça, et pourtant, il s'agit typiquement d'un genre de production pour lequel je suis plutôt bon public.
A mon avis, vous avez meilleur temps d'aller lire L'Effaceur, c'est dans un créneau proche et beaucoup, beaucoup plus drôle. Mais comme de toute façon c'est à vous de voir... Ne venez pas dire que vous n'aurez pas été averti...
Oh là là !! Cette bd est une catastrophe en papier !!
On ne rit jamais, on sourit très rarement, et encore, c'est peut-être par compassion pour l'auteur. Je n'avais pas aimé Les Gendarmes, mais en lisant "L'Agent 212", je me suis rendu compte de ce qu'était une bd d'humour ratée !
En plus, le dessin est loin de rattraper le niveau : c'est vraiment nullissime !!
. . . et dire que cet album se vend bien. Ceci dit, pas besoin de faire une bd de qualité pour bien la vendre. Il suffit juste de trouver un thème suffisamment aguicheur et vendeur, peu importe le contenu. Et cela, les auteurs l’ont bien compris. C’est la bd type achetée pour offrir et non pour satisfaire l’appétit du bédéphile passionné que nous sommes. Les gags sont issus de blagues pour la plupart connues de tous. Pas très original et encore moins drôle. Malheureusement, la transposition de ces blagues en bd est faite sans soins particuliers, tant le découpage, le cadrage que les dialogues paraissent négligés. Concernant le dessin, les têtes sortent toutes du même moule (normal, toutes les bondes se ressemblent), avec la même expression niaise. Seuls les crayonnés sont bons mais l’encrage baveux ne permet pas de nous en rendre compte.
Si j'ai lu cette BD, c'est par curiosité, parce que j'ai vu que c'était Froideval au scénario. Mais dès la première page, j'ai aussitôt vérifié si c'était bien le Froideval des Chroniques de la lune noire tellement j'étais persuadé d'avoir là un mauvais fanzine amateur de fantasy burlesque.
Le dessin est amateur, un amateur très moyen, souvent mauvais. Les compositions sont complètement ratées avec des planches incompréhensibles tant elles sont fouillis. Les couleurs sont moches. L'encrage informatique (Arial majuscule ?) est désagéable à lire au possible. Bref, c'est laid et j'ai peine à croire que Dargaud aie publié un tel ouvrage en 1996.
Le scénario lui aussi est digne d'une BD de lycéen. Un groupe de fées en principe au corps de canons (mais comme c'est mal dessiné, ça se voit assez peu) passent leur temps à foutre le bordel autour d'elles et à transformer tous ceux qui les entourent en cochons, grenouilles, champignons, et autres. A part ça, elles sont querelleuses, un peu nymphos, susceptibles, irritantes et exaspérantes. Dès la seconde page, on nage en pleine clownerie, gags minables à tout bout de champ et dialogues infantiles (notamment de remplacer tous les sons "fai" dans les dialogues par "fée" : "qu'est-ce qu'on fée ?" "Chais pas, qu'est-ce t'as envie de féere ?"). On ne peut même pas excuser la chose en se disant que finalement ce doit être une mauvaise BD jeunesse car le sexe et les femmes à poil sont un des éléments les plus importants de l'intrigue aux yeux des auteurs semble-t-il.
Bref, c'est une mauvaise BD.
A la demande générale de Ro, j’ai donc lu cette bd. En me forçant un peu, tant le dessin et les couleurs me semblaient repoussants. Sur la couverture, un gros sticker attire l’attention : « La nouvelle série de l’auteur des 7 vies de l’épervier et des eaux de Mortelune »… Sticker qui nous rappelle que les heures de gloire du scénariste Cothias sont bien loin. Depuis ces deux séries qui ont fait sa renommée, il s’est perdu dans les innombrables et dispensables séries parallèles à celle des 7 vies de l'épervier et dans des titres de seconde zone comme Le Lièvre de Mars… Et heureusement que Bamboo nous rappelle qu’il s’agit d’un « grand » scénariste, parce que si on n’avait pas fait gaffe on en aurait rien su. Car il est difficile de croire, à la lecture de cet album qu’on a affaire à une scénariste avec 20 ans d’expérience… C’est d’un linéaire assez désespérant. Le héros accumule tant les clichés que cela en devient kitsch, les dialogues sont réellement drôles et pitoyables. Chaque personnage essaie à tout moment à faire un bon mot… L'intrigue est complètement poussive et les rebondissements tout à fait invraisemblables… J’ai vu plus de cohérence dans certains Bob et Bobette…
Dès le début, quand le perso principal rencontre la meuf pulpeuse de service qui vient lui proposer une mission spéciale, il sort : « Je peux aussi vous sauter dans la foulée ? »… 40 pages plus loin, ils baisent enfin, comme ça, là dans la foulée… Voilà… C’est le seul fil conducteur solide que j’ai trouvé dans cet album… Un peu mince, me direz-vous… Oui, d’autant qu'une bd de cul n’est intéressante que lorsque le dessin en vaut la peine… Le Bras, lui, a dû se servir d’une poupée gonflable comme modèle de sa bonne femme à poil… Ses pages « érotiques » sont aussi sensuelles qu’une pub pour les Knacki Herta (Enclume’s style). Parlons en du dessin : il évoque celui de Malfin (Golden City)… mais en raté : mise en scène assez plate, erreurs de perspectives, cadrages mal foutus. Les couleurs sont horribles. Preuve s’il en était besoin, que le travail de coloriste est un vrai métier, et un vrai art.
A lire ? Oui, pour rire un bon coup, mais faudrait veiller à ne pas l’acheter, faut pas exagérer… quand on achète une bd à 13 euros, on est en droit d’avoir autre chose qu’une série B de seconde zone. Sauf si évidemment, vous rêviez depuis longtemps d’un croisement entre le côté parfois involontairement comique d’un Largo Winch et la subtilité psychologique et la finesse des dialogues d’un Marc Dorcel… (J’en entends penser : « J’aime bien les deux, ça devrait me plaire… »…)
Si certains albums des années 60, 70 ne sont pas trop mauvais (ils ont quand même pris un sacré coup de vieux). La série a depuis longtemps sombré dans des stéréotypes, que ce soit au point de vue du dessin ou du scénario.
L'adjectif qui m'est venu à l'idée en refermant cet album était tout simple : "pathétique". Dans une acceptation péjorative du terme. Car franchement, c'est vraiment le pire roman graphique que j'ai jamais lu. On suit les déambulations d'un paumé japonais à Paris et Londres. Le gars se balade, fait l'intéressant, est recueilli par tout un tas de gens, mais il ne lui arrive rien. Franchement rien. Le vide absolu. Et quand le dessin s'y met, c'est vraiment pas beau. Le trait de la mangaka Yamada Naito n'a vraiment rien pour lui. Certes, c'est un style très particulier. Mais il est... laid. Les personnages changent d'allure d'une case à l'autre, on les confond avec le gars d'à côté...
Affreux affreux affreux !
Suite à la lecture très laborieuse de cet... de ce... de cette BD (?), je me suis un peu renseigné sur son scénariste, Appel Guery. Et voilà ce que ça donne : unitaryscienceinstitute.com... Merde alors ! Cette BD, publiée en 1982 par Glénat, puis rééditée chez Aedena en 1987, est ni plus ni moins le manifeste illustré d'une... secte à mi-chemin entre scientologie et raëliens ! (NB : après recherche, cette "secte" à laquelle appartenait Appel Guery s'appelait le groupe ISOZEN, secte soucoupiste adepte d'hypnose collective et autres délires du genre)
Dans les faits, cette BD oscille entre le Nanar absolu, la Bouse illisible et le discours sectaire dangereux et peut-être même criminel de nos jours.
Le dessin est ahurissant tant il est kitsch. Couleurs flashy et pastels, dessins typés SF des années 70, personnages figés et ratés, scènes improbables de ridicule. Quand on feuillète cet album, c'est avec les yeux écarquillés en se disant qu'il faut absolument lire un tel Nanar pour rigoler un bon coup.
L'ennui, c'est que derrière, oui c'est ridicule, mais c'est aussi illisible. Je vous cite un dialogue tel qu'on va en avoir durant des pages entières :
Porte interdimensionnelle Terre 3 est cadrée par les circuits du cerveau internel des Surveyors 12. L'analyseur synthétique va pénétrer la zone spatio-temporelle de Terre 3 en l'an 7300 temps galactique où l'hyper-cerveau cosmique en matière psychonique indestructible résultant de l'évolution humaine totale au cours des milliers d'années précédentes réalise une conscience cosmique synthétisant les connaissances acquises durant les expériences du cycle de la vie humaine et qui est le seul capable, à ce stade, d'entrer en résonnance avec nos schèmes de conscience internelle.
Ouf... Et ça, c'est quoi ? C'est une bulle sur 2 sur chaque planche du début à la fin de l'album. Incompréhensible, et seulement hilarant quand on en lit une par-ci par-là mais pas quand on essaie un tant soit peu de suivre le... processus narratif symbiotique de cet histoire conscientifique et intra-luminiquement visuelle. Argh ! Je suis contaminé !
Bon, bref, pour le moment, ce dessin kitschissime, cette histoire de SF qui aurait été ridicule même en 1850 (temps galactique) et ces dialogues incongrus ont tout pour faire un bon nanar qu'on lit en se fendant la gueule. Et ce fut chose faite pour moi à pas mal de moments.
Mais à énormément d'autres moments, j'étais tout simplement effaré par le contenu de cette histoire, par les messages qu'elle fait passer sans aucun détour. Les hommes sont issus de souche extra-terrestre, certains privilégiés ont été illuminés par les puissances extra-terrestres qui dominent l'univers, ils doivent mener les hommes vers le salut et pour cela, leurs disciples doivent abandonner tout bien matériel pour développer uniquement leur esprit à la recherche du bonheur spirituel, ils doivent rejoindre la communauté du gourou Yogan, et s'ils veulent en sortir c'est qu'ils ont été pervertis par le Mal Innommable, et à la fin la Terre doit périr dans un grand cataclysme dont seuls les plus proches disciples de Yogan seront sauvés par les extra-terrestres pour rejoindre un Nirvana où ils pourront refaire le monde à leur image. Je résume mais je vous épargne au passage tous les messages insidieux, les affirmations plus que douteuses, les déclarations qui seraient sans doute passibles de prison pour incitation à entrer dans une secte destinée à glorifier un gourou unique.
Si seulement les auteurs faisaient ça au second degré, mais non, le scénariste est le gourou de cette "science unitaire" ("Pour la jonction entre la conscience énergie de l'intra-univers et de l'extra-univers") et le dessinateur écrit dans la post-face de la BD à quel point il a été convaincu par la doctrine de son scénariste.
Franchement incroyable que cette BD aie pu être publiée... et rééditée...
J'en reste comme deux ronds de flan...
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la Graine de Folie
Bah là... c'est le drame. La couverture me plaisait bien, j'avais feuilleté rapidement et trouvé ça pas mal, alors hop, j'étais passé à la caisse. La deception. Au final, j'ai pas trouvé ça beau du tout. Ca fait paté, je ne connais rien d'autre de Civiello mais je le vois plus illustrateur qu'autre chose, je trouve que ce style de dessin (cf. galerie, ça sera toujours plus explicatif que moi) se prête vraiment pas à la BD. Le visage des personnages donnent l'impression qu'ils vont sortir de la page, on dirait qu'ils sont superposés comme si il y avait eu un copié-collé. En gros je trouve que les têtes ne coincident pas avec les corps et les décors. J'ai peut-être le compas dans l'oeil remarque car tout le monde trouve ça beau, je dois passer à côté de quelque chose. Tant pis pour moi. Néanmoins il y a quelques passages où le dessin m'émerveille, notamment avec la fée dans le 1er tome(pg 19) ou la tour (pg 33) ! Pour l'histoire, j'ai pas réussi à pousser jusqu'au bout, j'ai été lire (en diagonale) le T2 et 3 à la Fnac et j'ai jamais eu l'envie d'aller plus loin. J'ai l'étrange impression qu'il n'y a pas d'histoire ou alors elle émerge après mais bon, 3 tomes pour metre une histoire en route c'est trop !
Bételgeuse
On prend les mêmes que pour Aldébaran et on recommence. Pas d'amélioration en vue, alors aucune chance que j'aille au boût. Toujours le même dessin statique, les mêmes personnages cucu-gnangnan, une nouvelle planète aux originalités rares. Si on peut saluer l'effort de ne pas tomber dans le raccolage classique et l'esthétique hollywoodienne, là on bascule un peu dans l'inintéressant. Même si je me suis posé des questions sur la mantrisse, je n'ai pas eu la force de me taper plusieurs albums pour risquer de n'avoir qu'une demie réponse comme dans Aldébaran.
Les Teigneux
A propos de "Carnage Boogie" tome 2 de la série : C'est plein d'espoir que cette "oeuvre" sous le bras je quittais mon magasin favori. Et c'est toujours plein d'espoir (après un premier tome que j'avais jugé naïvement prometteur) que j'en entamais la lecture dans la joie et la bonne humeur. Je finis la lecture et... comment dire... un de ces grands moments de solitude face à l'incommensurable. Tout le plaisir que j'avais pu avoir à la lecture du premier tome s'était envolé. Pourquoi me direz-vous ? Le premier tome m'avait plu par le décalage de ton, au niveau des dialogues et de la langue utilisée. "Les tontons flingueurs" trône en excellente place dans ma dvdthèque, autre raison de mon intérêt pour le premier tome. Oh cela n'était certes pas au niveau des tontons, mais suffisamment bien torché pour que cela m'accroche. Le dessin semi réaliste m'a toujours plu et là, c'est plutôt bien réalisé par rapport à la moyenne. De ce point de vue, le dessin, la qualité s'est maintenue, et de ce point de vue seulement. Ce n'est pas un chef d'oeuvre de dessin et de composition, mais c'est bien foutu. Le scénario de ce deuxième opus par contre... L'histoire est très vite résumée, à choix : 1° "Les barbouzes" revisité façon "Rambo" et "Commando", sans les traits d'esprit du premier nommé, ou 2° boum, pan pan, pif paf pouf, ratatatatatatata, bam badaboum avec des "rebondissements" d'une "crédibilité". Je peux paraître dur comme ça, et pourtant, il s'agit typiquement d'un genre de production pour lequel je suis plutôt bon public. A mon avis, vous avez meilleur temps d'aller lire L'Effaceur, c'est dans un créneau proche et beaucoup, beaucoup plus drôle. Mais comme de toute façon c'est à vous de voir... Ne venez pas dire que vous n'aurez pas été averti...
L'Agent 212
Oh là là !! Cette bd est une catastrophe en papier !! On ne rit jamais, on sourit très rarement, et encore, c'est peut-être par compassion pour l'auteur. Je n'avais pas aimé Les Gendarmes, mais en lisant "L'Agent 212", je me suis rendu compte de ce qu'était une bd d'humour ratée ! En plus, le dessin est loin de rattraper le niveau : c'est vraiment nullissime !!
Les Blondes
. . . et dire que cet album se vend bien. Ceci dit, pas besoin de faire une bd de qualité pour bien la vendre. Il suffit juste de trouver un thème suffisamment aguicheur et vendeur, peu importe le contenu. Et cela, les auteurs l’ont bien compris. C’est la bd type achetée pour offrir et non pour satisfaire l’appétit du bédéphile passionné que nous sommes. Les gags sont issus de blagues pour la plupart connues de tous. Pas très original et encore moins drôle. Malheureusement, la transposition de ces blagues en bd est faite sans soins particuliers, tant le découpage, le cadrage que les dialogues paraissent négligés. Concernant le dessin, les têtes sortent toutes du même moule (normal, toutes les bondes se ressemblent), avec la même expression niaise. Seuls les crayonnés sont bons mais l’encrage baveux ne permet pas de nous en rendre compte.
Les Fées
Si j'ai lu cette BD, c'est par curiosité, parce que j'ai vu que c'était Froideval au scénario. Mais dès la première page, j'ai aussitôt vérifié si c'était bien le Froideval des Chroniques de la lune noire tellement j'étais persuadé d'avoir là un mauvais fanzine amateur de fantasy burlesque. Le dessin est amateur, un amateur très moyen, souvent mauvais. Les compositions sont complètement ratées avec des planches incompréhensibles tant elles sont fouillis. Les couleurs sont moches. L'encrage informatique (Arial majuscule ?) est désagéable à lire au possible. Bref, c'est laid et j'ai peine à croire que Dargaud aie publié un tel ouvrage en 1996. Le scénario lui aussi est digne d'une BD de lycéen. Un groupe de fées en principe au corps de canons (mais comme c'est mal dessiné, ça se voit assez peu) passent leur temps à foutre le bordel autour d'elles et à transformer tous ceux qui les entourent en cochons, grenouilles, champignons, et autres. A part ça, elles sont querelleuses, un peu nymphos, susceptibles, irritantes et exaspérantes. Dès la seconde page, on nage en pleine clownerie, gags minables à tout bout de champ et dialogues infantiles (notamment de remplacer tous les sons "fai" dans les dialogues par "fée" : "qu'est-ce qu'on fée ?" "Chais pas, qu'est-ce t'as envie de féere ?"). On ne peut même pas excuser la chose en se disant que finalement ce doit être une mauvaise BD jeunesse car le sexe et les femmes à poil sont un des éléments les plus importants de l'intrigue aux yeux des auteurs semble-t-il. Bref, c'est une mauvaise BD.
Le Sceau de l'Ange
A la demande générale de Ro, j’ai donc lu cette bd. En me forçant un peu, tant le dessin et les couleurs me semblaient repoussants. Sur la couverture, un gros sticker attire l’attention : « La nouvelle série de l’auteur des 7 vies de l’épervier et des eaux de Mortelune »… Sticker qui nous rappelle que les heures de gloire du scénariste Cothias sont bien loin. Depuis ces deux séries qui ont fait sa renommée, il s’est perdu dans les innombrables et dispensables séries parallèles à celle des 7 vies de l'épervier et dans des titres de seconde zone comme Le Lièvre de Mars… Et heureusement que Bamboo nous rappelle qu’il s’agit d’un « grand » scénariste, parce que si on n’avait pas fait gaffe on en aurait rien su. Car il est difficile de croire, à la lecture de cet album qu’on a affaire à une scénariste avec 20 ans d’expérience… C’est d’un linéaire assez désespérant. Le héros accumule tant les clichés que cela en devient kitsch, les dialogues sont réellement drôles et pitoyables. Chaque personnage essaie à tout moment à faire un bon mot… L'intrigue est complètement poussive et les rebondissements tout à fait invraisemblables… J’ai vu plus de cohérence dans certains Bob et Bobette… Dès le début, quand le perso principal rencontre la meuf pulpeuse de service qui vient lui proposer une mission spéciale, il sort : « Je peux aussi vous sauter dans la foulée ? »… 40 pages plus loin, ils baisent enfin, comme ça, là dans la foulée… Voilà… C’est le seul fil conducteur solide que j’ai trouvé dans cet album… Un peu mince, me direz-vous… Oui, d’autant qu'une bd de cul n’est intéressante que lorsque le dessin en vaut la peine… Le Bras, lui, a dû se servir d’une poupée gonflable comme modèle de sa bonne femme à poil… Ses pages « érotiques » sont aussi sensuelles qu’une pub pour les Knacki Herta (Enclume’s style). Parlons en du dessin : il évoque celui de Malfin (Golden City)… mais en raté : mise en scène assez plate, erreurs de perspectives, cadrages mal foutus. Les couleurs sont horribles. Preuve s’il en était besoin, que le travail de coloriste est un vrai métier, et un vrai art. A lire ? Oui, pour rire un bon coup, mais faudrait veiller à ne pas l’acheter, faut pas exagérer… quand on achète une bd à 13 euros, on est en droit d’avoir autre chose qu’une série B de seconde zone. Sauf si évidemment, vous rêviez depuis longtemps d’un croisement entre le côté parfois involontairement comique d’un Largo Winch et la subtilité psychologique et la finesse des dialogues d’un Marc Dorcel… (J’en entends penser : « J’aime bien les deux, ça devrait me plaire… »…)
Ric Hochet
Si certains albums des années 60, 70 ne sont pas trop mauvais (ils ont quand même pris un sacré coup de vieux). La série a depuis longtemps sombré dans des stéréotypes, que ce soit au point de vue du dessin ou du scénario.
Corduroy
L'adjectif qui m'est venu à l'idée en refermant cet album était tout simple : "pathétique". Dans une acceptation péjorative du terme. Car franchement, c'est vraiment le pire roman graphique que j'ai jamais lu. On suit les déambulations d'un paumé japonais à Paris et Londres. Le gars se balade, fait l'intéressant, est recueilli par tout un tas de gens, mais il ne lui arrive rien. Franchement rien. Le vide absolu. Et quand le dessin s'y met, c'est vraiment pas beau. Le trait de la mangaka Yamada Naito n'a vraiment rien pour lui. Certes, c'est un style très particulier. Mais il est... laid. Les personnages changent d'allure d'une case à l'autre, on les confond avec le gars d'à côté... Affreux affreux affreux !
Voyage Intemporel
Suite à la lecture très laborieuse de cet... de ce... de cette BD (?), je me suis un peu renseigné sur son scénariste, Appel Guery. Et voilà ce que ça donne : unitaryscienceinstitute.com... Merde alors ! Cette BD, publiée en 1982 par Glénat, puis rééditée chez Aedena en 1987, est ni plus ni moins le manifeste illustré d'une... secte à mi-chemin entre scientologie et raëliens ! (NB : après recherche, cette "secte" à laquelle appartenait Appel Guery s'appelait le groupe ISOZEN, secte soucoupiste adepte d'hypnose collective et autres délires du genre) Dans les faits, cette BD oscille entre le Nanar absolu, la Bouse illisible et le discours sectaire dangereux et peut-être même criminel de nos jours. Le dessin est ahurissant tant il est kitsch. Couleurs flashy et pastels, dessins typés SF des années 70, personnages figés et ratés, scènes improbables de ridicule. Quand on feuillète cet album, c'est avec les yeux écarquillés en se disant qu'il faut absolument lire un tel Nanar pour rigoler un bon coup. L'ennui, c'est que derrière, oui c'est ridicule, mais c'est aussi illisible. Je vous cite un dialogue tel qu'on va en avoir durant des pages entières : Porte interdimensionnelle Terre 3 est cadrée par les circuits du cerveau internel des Surveyors 12. L'analyseur synthétique va pénétrer la zone spatio-temporelle de Terre 3 en l'an 7300 temps galactique où l'hyper-cerveau cosmique en matière psychonique indestructible résultant de l'évolution humaine totale au cours des milliers d'années précédentes réalise une conscience cosmique synthétisant les connaissances acquises durant les expériences du cycle de la vie humaine et qui est le seul capable, à ce stade, d'entrer en résonnance avec nos schèmes de conscience internelle. Ouf... Et ça, c'est quoi ? C'est une bulle sur 2 sur chaque planche du début à la fin de l'album. Incompréhensible, et seulement hilarant quand on en lit une par-ci par-là mais pas quand on essaie un tant soit peu de suivre le... processus narratif symbiotique de cet histoire conscientifique et intra-luminiquement visuelle. Argh ! Je suis contaminé ! Bon, bref, pour le moment, ce dessin kitschissime, cette histoire de SF qui aurait été ridicule même en 1850 (temps galactique) et ces dialogues incongrus ont tout pour faire un bon nanar qu'on lit en se fendant la gueule. Et ce fut chose faite pour moi à pas mal de moments. Mais à énormément d'autres moments, j'étais tout simplement effaré par le contenu de cette histoire, par les messages qu'elle fait passer sans aucun détour. Les hommes sont issus de souche extra-terrestre, certains privilégiés ont été illuminés par les puissances extra-terrestres qui dominent l'univers, ils doivent mener les hommes vers le salut et pour cela, leurs disciples doivent abandonner tout bien matériel pour développer uniquement leur esprit à la recherche du bonheur spirituel, ils doivent rejoindre la communauté du gourou Yogan, et s'ils veulent en sortir c'est qu'ils ont été pervertis par le Mal Innommable, et à la fin la Terre doit périr dans un grand cataclysme dont seuls les plus proches disciples de Yogan seront sauvés par les extra-terrestres pour rejoindre un Nirvana où ils pourront refaire le monde à leur image. Je résume mais je vous épargne au passage tous les messages insidieux, les affirmations plus que douteuses, les déclarations qui seraient sans doute passibles de prison pour incitation à entrer dans une secte destinée à glorifier un gourou unique. Si seulement les auteurs faisaient ça au second degré, mais non, le scénariste est le gourou de cette "science unitaire" ("Pour la jonction entre la conscience énergie de l'intra-univers et de l'extra-univers") et le dessinateur écrit dans la post-face de la BD à quel point il a été convaincu par la doctrine de son scénariste. Franchement incroyable que cette BD aie pu être publiée... et rééditée... J'en reste comme deux ronds de flan...