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Les dernier avis (87741 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Hector Krapahutt et le Mont Inaccessibilis
Hector Krapahutt et le Mont Inaccessibilis

J’ai récemment apprécié le chouette travail graphique de Nicolas Julo dans les Aventures en Chartreuse chez les Editions Mosquito… Je découvre maintenant cet album jeunesse qu’il a dessiné et scénarisé. Il s’agit toujours de montagne, mais dans un genre humoristique. Cet album se rapproche donc plutôt de séries telles que Totale maîtrise ou encore Les fondus de la glisse, mais avec un ton plus jeunesse… et franchement, j’ai beaucoup aimé. L’humour est de bon goût, les péripéties de Hector sont variées et franchement rigolotes. J’adore les tentatives imaginatives pour gravir le Mont Inaccessibilis, qui me rappellent un peu les inventions du Coyote pour attraper Bip Bip, avec les mêmes résultats désastreux. Les thèmes et les situations sont variés : marche à pied, escalade, ski, spéléo, bivouac etc. bref, on ne s’ennuie pas. Le dessin est mignon et coloré, et parfaitement adapté à ce genre d’histoire… Un album jeunesse qui devrait ravir les plus jeunes, ainsi que leurs parents !

20/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Catharsis
Catharsis

J'ai découvert et apprécié il y a quelques années l'univers de Luz avec son Cambouis. C'est donc en confiance que je me suis lancé dans "Catharsis" sans en connaître le sujet. Et bien on ne joue plus du tout dans le même registre. Son récit post charlie touche comme un direct au coeur. Bourré de poésies graphiques inlassablement contrées par la bêtise ordinaire, la violence des souvenirs. Le sexe dans l'amour comme ultime refuge à la barbarie sanguinaire. Oeuvre personnelle et nue qui en fait une BD vivante!

19/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Caravage
Le Caravage

J'ai eu un mal fou à finir ces 2 pauvres albums. Tout d'abord les dialogues semblent tellement faux. Et pourtant cette histoire qui ne manque pas de romanesque et de péripéties aurait pu, aurait dû, m'intéresser si elle n'avait été si mal écrite. Peut-être que la traduction en français n'était pas à la hauteur? Puis le dessin est peut-être beau en soi, mais il manque terriblement de fluidité, de mouvement. Alors un dessin statique et des dialogues irréalistes, vous comprendrez la difficulté de se laisser emporter.

19/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Voyageur
Le Voyageur

Belle surprise cette lecture! Particulièrement apprécié l'ambiance qui rappelle un peu Moebius. Traits sobres et monde futuriste en déclin. Puis le mystère qui entoure notre voyageur jusqu'aux dernières planches nous pousse à poursuivre la lecture sans interruption jusqu'à la fin. Il m'a peut-être manqué un peu plus de développement psychologique du héros et son évolution face à son éternel problème, mais je pense que l'auteur souhaitait garder cette histoire à un niveau de 1er degré. Tel un simple récit où ce sont les ressentis du lecteur qui combleraient les vides.

19/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Flamme
La Flamme

Jorge González met en scène quatre générations de sa propre famille, de son grand-père footballeur dans l'Argentine du début du 20e siècle jusqu'à son propre fils de nos jours en Espagne. La Flamme était le surnom du fameux grand-père dont les cheveux roux éclatants lui donnaient l'allure d'une fusée sur les terrains de foot du Racing Club de Avellaneda. La Flamme c'est aussi le nom de cet album composé de chapitres d'une vingtaine de pages, séparés chacun d'environ une dizaine d'années et donnant un aperçu de plusieurs périodes entre 1904 et nos jours. L'histoire s'entame par la construction du fameux stade du Racing Club, financé par tous les amateurs de foot de ce quartier pauvre en banlieue de Buenos Aires. C'est là que quelques ans plus tard le jeune grand-père de l'auteur verra ses premiers matchs avant de rejoindre l'équipe et d'y trouver la gloire. Puis ce footballeur aura un fils, lui aussi doué pour le foot mais n'ayant pas la passion de son père resté trop distant de lui. Ce fils aura aussi un fils qui s'éloignera radicalement du foot pour devenir auteur de BD. Et puis viendra la quatrième génération, ayant la vie devant elle et ne voyant pour le moment le foot que comme un agréable divertissement. C'est une histoire de relations père-fils et de liberté dans le choix de sa vocation. Présenté ainsi, le récit parait dense, d'autant que l'album fait presque 300 pages. Pourtant chaque planche contient peu de cases, peu de détails visuels et peu de dialogues, à quelques exceptions près, amenant à un feuilletage rapide. On saute ainsi d'une époque à une autre de manière très rapide, parfois trop. On s'attache difficilement à ces personnages qu'on ne croise que peu de temps, sans les connaitre. Le graphisme n'aide pas non plus à l'imprégnation. Il est majoritairement réalisé en teintes de gris et de marrons sombres, assez moroses, avec des personnages et décors qui paraissent régulièrement griffonnées au crayon par dessus ces fonds brumeux. Rares y sont les moments ensoleillés et cela plombe l'ambiance. Et ces fameux personnages que le récit ne nous laisse pas le temps de découvrir sont dessinés de telle manière qu'on en vient souvent à les confondre. Plusieurs fois, je me suis demandé si la planche que je lisais traitait de jeune Jorge ou de son ami Hernán dont on suit un moment les parcours parallèles. Ce n'est que vers la fin de l'album que j'ai saisi où voulait en venir l'auteur et où il a failli me toucher, quand il finit de boucler la boucle et d'ouvrir la discussion sur le droit à l'auto-détermination de sa vocation et sur l'impact de la relation entre père et fils sur cette dernière. Le message est même asséné avec lourdeur dans un chapitre qui m'a été pénible, dédié à une débat philosophique bavard entre trois experts parmi lesquels l'ami de l'auteur. Je suis passé à côté de cet album qui m'a plusieurs fois ennuyé et dont je n'ai su goûter ni le graphisme ni la mise en scène.

19/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Blagues de Toto
Les Blagues de Toto

« Les Blagues de Toto » sont des Bd que j’ai depuis mes 3 ans et oui ça date. A l’époque, je m’en rappelle qu'un de mes camarades de classe passait toute la récré à me raconter des blagues de toto, c’était bon enfant et on riait bien. Il arrivait aussi qu’il me racontait des blagues se trouvant dans ces albums. À l'époque c’était drôle pour moi, ayant à peine 6/7 ans c’était gentillet et mignon à lire, je faisais partie du public visé et ça marchait bien. Mais maintenant ayant grandi, je ne trouve plus les blagues si intéressantes que ça, on les connaît tous par cœur et ça tombe vite à plat. Le dessin est par contre très mignon avec de beaux décors plutôt sympathiques. Voilà mais c’est des Bd à surtout réserver à un public très jeune. Ça marchait quand j’étais petite donc ça peut bien marcher avec des enfants, même si en terme de série jeunesse je conseillerais plutôt les P’tits diables ou Ariol, mais ça reste un petit passe temps par contre des adultes ou ados vont s’ennuyer très vite.

19/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Daddy's Girl
Daddy's Girl

Comme beaucoup l’ont souligné, c’est d’un sujet lourd que traite cet album, dans lequel Debbie Drechsler dévoile la part voilée, franchement très noire, de son enfance et de son adolescence. Et elle le fait de façon presque dépassionnée, alors même que ce qu’elle nous montre, par petites touches (l’inceste, le viol, etc. qu’elle subit) relève d’une rare violence. A part les deux derniers, l’album regroupe les chapitres quasiment dans l’ordre inverse de leur rédaction – je ne sais pas si ce choix fait sens. Il n’y a de toute façon pas « d’ordre », puisque les anecdotes distillées ici s’accumulent plus qu’elles ne s’expliquent. Et d’ailleurs le point de vue change parfois, ainsi que les prénoms des jeunes filles. Même si nous suivons Lilly, sa mère et son père, ainsi que ses sœurs, dans des histoires où la tristesse est souvent très forte, saturant la lecture : la façon dont son père l’empêche de connaître des petits moments de bonheur (lorsqu’une copine de Lilly vient voir avec elle les étoiles par exemple) est assez terrible. J’ai vraiment bien aimé le dessin, qui use très bien du Noir et Blanc. La colorisation parfois utilisée (dans les derniers chapitres uniquement) est elle aussi très belle je trouve. Au final, c’est un album fort, qui ne joue ni sur le pathos ni sur le sous-entendu hypocrite : un « équilibre de la terreur » qui ne peut laisser indifférent le lecteur. Mais c’est une lecture que je vous recommande.

19/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Cesare
Cesare

Que se passe t-il avec les mangas ? Je constate que certains titres ont tout pour plaire tant la qualité peut être au rendez-vous. Cesare était d'ailleurs recommandé par Historia. Or, les recommandations ne sont pas toujours très satisfaisantes. Bref, je me suis laissé surprendre et le résultat a dépassé toutes mes espérances. C'est le meilleur manga de toutes ces dernières années. On va suivre le parcours que n'aurait pas renié un certain Machiavel et son fameux Prince. Récemment, j'avais avisé un manga sur Le Prince et j'en avais appris un peu plus l'oeuvre de cet auteur si critiqué. Il est vrai que César Borgia est un homme fascinant et talentueux derrière son côté froid et calculateur. C'est une personnalité que l'on prend plaisir à découvrir. Bien que le titre du manga soit Cesare, on le voit au travers des yeux d'un certain Angelo Da Canossa dont le grand-père était tailleur de pierre au service de la famille des Médicis. Ce jeune homme est naïf et met souvent les pieds dans le plat au milieu des différentes factions politiques. Il fait office de narrateur ou de reporter afin d'avoir un point de vue neutre. C'est bien pensé. L'auteur Fuyumi Soryo a fait appel à un spécialiste de la renaissance italienne qui est également professeur d'université à savoir Motoaki Hara. On constate bien un parcours sans faute qui respecte jusqu'à la typologie des lieux. Et puis, on va faire des rencontres tout à fait intéressantes et qui vont marquer à tout jamais la renaissance à savoir Christophe Colomb ou Léonard de Vinci sans parler de Machiavel. Comme dit, je ne suis pas hostile aux mangas lorsqu'ils parviennent à égaler une richesse historique rare. Par ailleurs, j'ai aimé la beauté et l'élégance du trait. Décors, vêtements, personnages : rien n'est laissé au hasard. En un mot : c'est réellement passionnant ! Déjà 8 tomes avec un rythme de parution assez rapide. La trame narrative est plutôt longue mais cela crédibilise le récit. On fait également plus ample connaissance avec les différents personnages qui se rajoutent au fil des tomes et dont on sent qu'ils vont jouer un grand rôle dans la guerre qui se prépare. Certains personnages comme Angelo évoluent également. Par ailleurs, le contexte historique est de plus en plus enrichi. C'est que du bonheur pour ceux qui aiment l'Histoire. Bref, je ne regrette pas mon achat. La série s'arrête brutalement au 10ème tome. J'avoue le regretter car j'aurais eu envie de connaître la suite du destin de ce personnage hors du commun des mortels. On ne saura rien de ce qu'il advient également de son père alors que les jeux vont se faire au Vatican à l'occasion d'un futur conclave. C'est une tranche de vie qui va se refermer de façon assez classique comme pour marquer une étape. Des lecteurs ou certains sites de bd n'ont d'ailleurs toujours pas compris que c'est bel et bien terminé. On les entend déjà crier au scandale car ils sont en rade ! Bref, il y a comme une impression d'inachevée. Or, ce n’était que la fin d’un cycle. Un peu plus d’information et de communication n’aurait pas fait de mal à l’attention des lecteurs. Le tome 11 marque le début d’un second cycle qui commence avec la mort de l’un des piliers et soutien de la famille des Borgia. On se demande comment va évoluer la succession ainsi que la politique à mener alors que tout semble explosif. Les intrigues vont se multiplier notamment au niveau du clergé. Cela va au-delà du simple report d’événements historiques. On a du plaisir à suivre cette lecture. On retiendra au final la beauté graphique pleine de poésie d'une œuvre historique passionnante ! Il a fallu attendre presque 5 ans pour avoir droit au tome 12 alors que nous étions au cœur de l’action avec le pape Innocent VIII au chevet de la mort et surtout la disparition du grand Lorenzo de Médicis ce qui redistribue les cartes. Enfin, le fameux conclave de 1492 a commencé et on entre dans les manigances du pouvoir et des intrigues politiciennes pour se faire élire pape. Le parti pris est de soutenir Rodriguo Borgia face à son principal ennemi qui ne fait pas dans la finesse et qui semble avoir l’avantage des alliances de la péninsule italienne. Bref, on atteint le point culminant de ce récit entamé en 2013. Cette lecture m’avait manqué, je dois bien l’avouer. Je rehausse la note à 5 étoiles car de tous les mangas que j’ai lu, c’est le meilleur et dans tous les domaines. La qualité graphique est époustouflante. La mangaka a effectivement fait une pause de quelques années pour se consacrer à une étude historique approfondie afin de coller au plus près de la réalité. J’apprécie beaucoup cette rigueur et cela se voit au résultat. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

10/11/2013 (MAJ le 19/02/2020) (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Le Tueur - Affaires d'Etat
Le Tueur - Affaires d'Etat

La suite de la série Le tueur n'était pas de ces BD que j'attendais, la série mère se finissant sur un dernier volume qui était parfait à mes yeux, avec tout ce qu'il fallait de noirceur et de considérations sociétales très marquées par le dégoût d'une humanité. C'est donc un peu circonspect que je me suis penché sur ce nouvel opus qui semble inaugurer une nouvelle ère du Tueur. Et c'est relativement bon pour l'instant ! Si la série démarre en douceur, avec ce qu'il faut d'action et de considérations sociétales, on se penche plus directement sur les affaires internes de la France et la façon dont certains problèmes sont réglés de manière bien rude. Ce n'est toujours pas la série que je recommande au déprimé ou à ceux qui ont envie de découvertes joyeuses : entre la morale politique et les échanges bien acides sur la façon de diriger un pays, on est dans une BD qui tire à boulet rouge sur le pouvoir, ses armes et ses protagonistes. Encore une fois, c'est à charge envers l'humanité, mais avec un ciblage plus précis sur les arcanes du pouvoir et ses différents personnages, tous aussi pourris. Le ton du récit laisse envisager une suite potentiellement surprenante, et j'ai hâte de découvrir ce que Matz nous prépare dans la suite. Le dessin est toujours aussi bon, il n'y a pas à tortiller : précis et vif, dans l'action et parfaitement en adéquation avec le propos. Rien à redire de plus dessus. Bref, une nouvelle série qui a de bonnes idées et qui démarre fort, j'ai bien envie de découvrir la suite du Tueur !

18/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Aujourd'hui est un beau jour pour mourir
Aujourd'hui est un beau jour pour mourir

Un gros album qui m'a pris une grosse partie de la matinée pour le lire. Je rejoins l'avis de Mac Arthur. Je trouve dommage que je n'ai pas réussi à trouver le récit captivant parce que je vois bien que l'auteur a mis tous ses efforts dans cet album et qu'il a des choses à dire. Il présente une galerie de personnages intéressants qui ont tous une personnalité bien distincte et le monde futuriste qu'il a créé est pas mal à défaut d'être original. Le principal problème est que je trouve que l'action est lente. Lorsque je suis arrivé au tiers de l'album je me demandais quand est-ce qu'il va y avoir de l'action parce qu'on a surtout des personnages qui parlent et qui parlent. Même lorsqu'il y avait de l'action le rythme était lent. Il y a des bonnes réflexions, mais d'autres m'ont laissé indifférent. Vers le milieu de l'album, mon intérêt variait selon quel personnage apparaissait dans la scène que j'étais en train de lire, parce qu'à la longue j'ai fini par me lasser de certains d'entre-eux. Dommage parce que c'est vraiment une BD ambitieuse. Le dessin et la mise en page sont bons. Bref, un autre album que je trouve moyen et que j'aurais aimé plus apprécier.

18/02/2020 (modifier)