Les derniers avis (114195 avis)

Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Valkyrie Apocalypse
Valkyrie Apocalypse

Il n'y a pas de sens à faire combattre des hommes contre des dieux : par définition, les dieux sont totalement supérieurs. Par nature ! Les walkyries sont bien gentilles de proposer ça pour sauver l'Humanité ça n'aurait aucune chance, sauf par miracle du scénario… Mais bon, c'est un prétexte pour voir des combats entre toutes sortes de grands guerriers, humains et divins. Sauf que malgré le désir de m'amuser et un dessin acceptable, je me suis vite ennuyé. Bien sûr, les dieux ne sont pas assez stupides pour se diviser sous prétexte que les humains de tels ou tels culte croient en certains d'entre eux, mais pas à d'autre. Les êtres supérieurs ne sont-ils pas supérieurs ? Sauf qu'à part ça, ils ne paraissant guère divins. Et les humains ? Guère héroïques. Ne reste que les combats, et j'ai vu bien mieux, dans le genre. Alors bonsoir !

20/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Stringbags
Stringbags

De tous les récits de guerre scénarisée par Garth Ennis que j'ai lu dernièrement, je pense que c'est celui qui m'a le moins intéressé. Pourtant, l'idée de départ n’est pas trop mal. Ennis nous monte différents batailles de la seconde guerre et pour rendre cela excitant on suit un trio de soldats pas très malin qui finissent souvent pas manquer la bataille. Cela apporte un peu d'humour et les trois personnages sont un peu attachants, sauf que dès le chapitre 2 je commençais à trouver le temps un un peu long et au fil des pages j'ai fini par décrocher. L'idée est sympathique, mais au bout d'un moment cela devient répétitif. Je pense que j'aurais plus accroché si c'était un récit qui avait duré 40-50 pages au lieu de pratiquement 200 pages. Il faut dire aussi que le contexte histoire ne m' pas trop passionné parce que je me fous un peu de savoir comment se sont déroulé avec précision des batailles d'avions. Le dessin est correct même s'il est un peu formaté.

20/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Out of the blue
Out of the blue

Garth Ennis raconte encore une fois une histoire se passant durant la seconde guerre mondiale et mettant en vedette des soldats qui essai tant bien de mal de survivre et il y a un commandant peut sympathique, Ennis n'aimant pas trop l'autorité. Le récit est plutôt efficace à défaut d'être extraordinaire. En effet, les personnages sont plutôt stéréotypés à commencer par le héros lui-même qui semble n'être qu'un pleurnichard loser, mais qui est capable d'être héroïque sur un champ de bataille. Le seul personnage qui m'a semblé un peu sortir des clichés est le navigateur du héros qui est un indien qui aimerait bien voir les anglais partir de son pays. Comme souvent avec Ennis, il y a des bons dialogues et il y a des scènes qui sortent un peu du lot. Donc c'est pas extraordinaire, mais cela fait le job et c'est un peu divertissant. À lire si on n'est pas allergique au genre.

20/02/2026 (modifier)
Couverture de la série La Part des lâches
La Part des lâches

Le dessin, et surtout la colorisation (une sorte de monochromie bleu pâle) sont plutôt originaux, et peuvent dérouter le lecteur. Mais je m’y suis fait, et l’ensemble se révèle plutôt agréable. En tout cas très lisible (les décors et arrière-plans sont souvent peu développés). L’histoire est simple à résumer sur le papier. Une jeune femme se questionnant sur son avenir – amoureux, professionnel – rejoint une petite communauté vivant en collectivité dans une maison d’un bled paumé. Une sorte de ressourcerie humaine. Au fil des pages, et des dialogues, on apprend à connaitre les membres du groupe, aux profils finalement hétéroclites. Les dialogues permettent aussi de développer quelques thématiques intéressantes, autour d’une critique plus ou moins « bobo » (mais pas que) de la société de consommation. C’est aussi une réflexion sur la part d’individuel, d’égoïsme qui est en chacun, ce qu’on est prêt à « collectiviser » (y compris au niveau des décisions). Aussi sur le refus de choisir, une fuite en avant qui pourrait donner du relief au titre. Au final, si ce récit ne m’a pas enthousiasmé, il se laisse lire plutôt plaisamment, et assez rapidement. Je ne regrette pas mon emprunt.

19/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Navarin
Navarin

Après avoir attaqué cette collection avec les grandes batailles célèbres et bien documentées, Delitte est bien obligé d’aller dénicher celles que l’Histoire a moins mises en avant. Cela permet au lecteur que je suis de découvrir des conflits « secondaires » et des batailles que je ne connaissais pas du tout. Mais ce sont aussi des batailles qui ont moins d’impact que les plus célèbres déjà traitées. Et ici, la bataille elle-même est assez minimaliste. Pas par le bilan : des milliers de victimes, des dizaines de navires coulés ou sévèrement endommagés. Non, c’est une bataille qui visiblement s’est déclenché « par hasard », au gré d’incompréhension, alors qu’une flotte franco-anglaise (avec en appui des Russes) s’était positionnée presque bord à bord avec des navires turcs, pour les impressionner et tenter de leur faire lâcher la pression sur les indépendantistes grecs. Du coup, la bataille en elle-même se résume à une séance de tir à bout portant, où stratégie, tactique n’ont joué aucun rôle. Comme à son habitude, Delitte – ici seul à la manœuvre – fait précéder cette bataille, sur les deux premiers tiers de l’album, d’une « histoire », pour « faire passer le temps », et aussi pour présenter le contexte, au travers d’un jeune peintre/aventurier anglais romantique, Edward Levington, sorte de Byron en moins consistant, qui rejoint les révoltés grecs, puis la flotte anglaise. Son nom est l’occasion pour Delitte de placer un jeu de mots (il est interpelé au début par un « Monsieur Levington je présume ! »). Le dessin de Delitte est classique. Excellent pour tout ce qui est navire, gréements. Bon pour le reste, mais toujours avec le même type de visages « carrés », parfois difficiles à différencier. L’ensemble se laisse lire, sans plus. La faute sans doute à une bataille qui en elle-même n’est pas extraordinaire. Mais aussi à une narration un peu mollassonne. Comme je l’ai remarqué à plusieurs reprises, Delitte reprend dans ses texte plusieurs passages du court dossier final (qui du coup est un peu redondant). Je commence à avoir lu la majorité des albums de cette collection, et ça doit être la troisième fois (pour des batailles différentes donc) je crois que Delitte explique dans son dossier final que cette bataille sonne le glas des navires à voiles, qu’elle est la dernière bataille opposant ce type de navire… Il faudrait savoir… A réserver aux amateurs d’Histoire (dont je suis), mais il manque quand même à cet album – ou à la bataille qui en est au cœur – quelque chose pour dynamiser la lecture. Note réelle 2,5/5.

19/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Pillages
Pillages

Un chouia romancé – avec quelques personnages inventés et des noms de navires changés – on a quand même là un reportage tout à fait intéressant, et dont la lecture est hautement recommandée. J’avais déjà lu un dossier sur la question dans Le Monde diplomatique je crois, mais cet album a le mérité de synthétiser les connaissances, et surtout de les présenter de façon très simples – mais pas simplistes. En particulier, j’ai beaucoup aimé l’idée, utilisée à plusieurs reprises, de mettre en parallèle le développement du pillage des mers par les navires usines européens ou chinois, et l’émigration des populations appauvries de l’Afrique vers l’Europe. Car si les pays riches savent bien critiquer l’immigration, ils sont plus discrets sur les causes. Et si nos médias se gargarisent de la lutte contre la piraterie des Africains (en Somalie anciennement, maintenant dans le Golfe de Guinée), on ne parle jamais de piraterie ou de vol lorsque des navires espagnols – ou chinois, mais balayons d’abord devant nos portes – pillent illégalement les ressources des pays africains incapables de surveiller ou protéger leurs ressources (ou alors gangrénés par la corruption). Les questions du développement de l’aquaculture, et de la consommation de saumon hors périodes de fête, sont aussi intéressantes, et clairement mises en perspectives ici. La narration est fluide, le dessin agréable, le propos fondé et étayé, tout en restant « vulgarisateur ». On a donc tous les ingrédients d’un bon documentaire.

19/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Formica - Une tragédie en trois actes
Formica - Une tragédie en trois actes

Je ne suis pas un grand fan de Fabcaro, mais ses albums parviennent en général au moins à me faire sourire. Ici, ces moments ont été beaucoup trop rares. L’idée de départ, un repas de famille où personne ne trouve de sujet de conversation, aurait sans doute suffi pour un gag court, mais elle s’étire excessivement et, très vite, j’ai ressenti le même ennui que les convives. Même graphiquement, je n’ai pas été convaincu. Le dessin m’a semblé assez quelconque et figé, avec des personnages souvent raides, un encrage qui me rebute, et une mise en scène globalement dépourvue de dynamisme. Le décalage entre cette immobilité et l’absurdité, voire la folie des situations, aurait pu nourrir l’humour, mais cela ne fonctionne pas, tant l’ensemble paraît statique, presque paresseux. Côté scénario, la déception est similaire. L’absurdité des scènes, parfois franchement couillonnes, pourrait faire mouche si elle était portée par un véritable rythme et une bonne montée en puissance. Mais le ton demeure morose, les dialogues s’étirent, tournent en rond, deviennent bavards, parfois plombants. Le comique de répétition épuise rapidement le dispositif, sans réel renouvellement. Quelques trouvailles fonctionnent (le jeu des sept familles, notamment, ou l’instantanéité de morts traitées comme de simples détails), mais elles restent trop rares pour sauver l’ensemble. J’ai même eu l’impression que l’auteur lui-même s’ennuyait par moments, comme si la mécanique tournait à vide.

19/02/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Histoires d'Elles
Histoires d'Elles

Une BD qui est sympathique mais dont le dessin est trop figé, tandis que les histoires s'enchainent avec leurs idées pas toujours bien amenées. Le fond est honnête, avec une volonté de questionner le fantasme des femmes, leur sexualité et de proposer une série de petites pistes pour mieux la vivre et l'accepter. On reste sur la frontière entre le réel et le fantasme, sur les tabous d'une société patriarcale, etc ... Mais la BD est assez sommaire dans son dessin, trop classique et pas du tout bien exploitée. Le petit nombre de pages n'aide pas à la réalisation, d'autant que les planches font assez vite chargées, ne laissant pas vraiment l'aspect sensuel du dessin s'épanouir. C'est surtout que ce dessin est assez froid, la faute en revenant à la colorisation, mais aussi qu'il y a un aspect pas très abouti techniquement. Les visages manquent de vie et d'expression, de même avec les corps et les postures qui sont raides et souvent pas bien adaptés au format. L'ensemble donne un côté mal dégrossi, pas assez peaufiné. C'est le gros point noir de la BD pour moi, celui qui empêche de vraiment l'apprécier. Les idées de fond sont bonnes, sympathiques mais avec un léger manque de corps et surtout ce dessin qui pêche vraiment. Dommage, mais j'encourage les auteurs à poursuivre et travailler leur matériaux, il y a de quoi faire mieux !

19/02/2026 (modifier)
Par Fastsnake
Note: 4/5
Couverture de la série Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy

Comme beaucoup d'enfants nés au tout début des années 90, mon premier contact avec l'univers de Troy s'est fait sur les étagères du CDI de mon collège. Au milieu des ouvrages pédagogiques et des classiques imposés, la série détonnait : entre les effusions de sang et un côté "graveleux" assumé, ça marquait forcément l'imaginaire adolescent. Pourtant, à l'époque, j'ai délaissé Lanfeust au profit de l'explosion du manga, passant à côté de ce qui allait devenir un pilier de la fantasy française. À 35 ans, alors que je me replonge sérieusement dans le "Médiéval-Fantastique", j'ai enfin décidé de franchir le pas, malgré quelques a priori. Je craignais de n'y trouver qu'une imagerie un peu datée, portée par des personnages féminins très "bimbos" et un humour potache de lycéen. Le verdict après lecture de l'intégrale ? Une excellente surprise. Certes, le "fan service" est omniprésent et parfois un peu lourd, mais derrière les décolletés, il y a une vraie proposition : - Un univers riche : On sent une profondeur qui ne demande qu'à être explorée. Si huit tomes semblent presque trop courts pour faire le tour de ce monde, on comprend vite pourquoi tant de spin-offs ont vu le jour (au-delà de la simple logique commerciale). - Une galerie de personnages attachants : Contre toute attente, l'évolution du groupe fonctionne très bien. Mention spéciale à Hébus le Troll, et à la gestion des relations amoureuses qui évitent les clichés habituels pour offrir une conclusion inattendue. - Un parti pris graphique rafraîchissant : Le trait de Tarquin est efficace, mais c'est surtout la palette de couleurs qui détonne. Là où la fantasy moderne s'enfonce souvent dans le sombre et le désespoir, Lanfeust reste éclatant et lumineux. Cette série mérite donc pour moi sa place dans toute bédéthèque de genre. C’est une porte d’entrée idéale pour les adolescents, même si je reste perplexe face au prix reçu à Angoulême dans la catégorie "9-12 ans". L'univers et le ton adopté s'apprécient pleinement qu'à partir de 14 ou 15 ans, pour garder un peu de recul.

19/02/2026 (MAJ le 19/02/2026) (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tongues
Tongues

Ouais, culte ! C'est pas souvent (c'est le 4e en 5 ans), mais ce premier tome de cette série m'a totalement conquis ! Pfiouuuu... Il y a en effet bien longtemps qu'une BD ne m'avait pas fait autant halluciner. Que ce soit par le fond et la forme, Anders Nilsen qui gère dessin et scénario, nous embarque dans une œuvre grandiose. Oubliez déjà les cases, et je ne parle même pas de gaufrier ; Anders Nilsen explose les codes du découpage avec des planches renversantes de beauté où l'angle droit n'a pas sa place. Pas une case rectangle ou carré, tout s'agence en courbes ou en parallélépipèdes. Les pleines pages ou doubles pages qu'il intègre avec régularité nous ravissent les yeux et valorisent pleinement son graphisme et son imagination. Car la folie de son scénario lui donne l'occasion de nous en mettre plein la vue, mais jamais gratuitement. C'est beau sensuel, barré, mais jamais gratuit, toujours pour pousser plus loin graphiquement ce que son histoire raconte. Et de ce côté là on est plus que servis aussi. Ok, on est paumés pendant un bon petit moment, le temps que les multiples facettes se rapprochent, s'assemblent pour commencer à former un prisme qui va nous offrir une perspective renversante qui donne le vertige. Jouant sur le temps, la mythologie grecque et l'actualité brûlante de notre monde, Anders Nilsen compose une saga éblouissante qui remet étonnamment en perspective notre humanité... et sa connerie légendaire. Bref, j'ai plus que hâte de découvrir la suite de ce premier opus, et je ne peux que recommander chaudement la lecture de cette série, même si je pense que certains y resteront hermétique ou passeront complètement à côté. Mais pour les curieux et ceux qui aiment ce qui ne rentre pas dans les cases, attention, c'est la grosse baffe !

19/02/2026 (modifier)