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Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série Sigi (Arnoux/Morancho)
Sigi (Arnoux/Morancho)

Tome 1 : opération Brünnhilde Je ne comptais pas acheter cette nouvelle série d'Erik Arnoux et de David Morancho, mais seulement la découvrir à la médiathèque. En effet, je n'avais pas envie de me lancer dans une nouvelle série prévue en 4 volumes, alors que j'avais bien apprécié leur précédente collaboration Sara Lone. j'ai laissé donc passer la sortie du premier volume, quand je suis tombé sur le tirage grand format noir et blanc, paru quelques jours plus tard. J'ai tout de suite été séduit par le dessin réaliste de David Morancho. Pourtant peu porté sur les exploits sportifs en particulier, et le monde automobile en général, je suis resté scotché par le scénario d'Erik Arnoux, qui met tout de suite le lecteur dans l'ambiance. On oscille sans cesse entre défi sportif, montée du nazisme et western, dans ce premier opus. Un cocktail certes original mais assez explosif pour cette pauvre Sigi, qui cumule les ennuis dans un temps record. En tout cas, un très bon moment de détente. Vivement la suite. tome 2 : Terra Inca Deuxième volume d'une série qui en comptera quatre, cet opus se déroule essentiellement en Amérique du sud, sur fond de montée du nazisme en Allemagne. Nous retrouvons Sigi, notre héroïne qui a le don de se retrouver dans des situations difficiles, à tel point que l'on en oublie le but de son aventure, à savoir le tour du monde en voiture. Le dessin et les couleurs de David Morancho sont magnifiques, couleurs que je découvre avec cet opus, puisque j'avais lu le premier volume dans sa version grand format et noir blanc (d'ailleurs je regrette que ce deuxième volume n'ait pas bénéficié d'un tel tirage) Niveau scénario, nous découvrons au cours du périple de notre héroïne, le traitement infligé au travailleurs japonais dans les riches hacienda du Pérou. L'histoire se lit avec délectation même si Erik Arnoux utilise avec parcimonie et justesse l'art de l'éllipse. Je serai évidemment au rendez vous pour le troisième volume des aventures dépaysantes mouvementées de Sigi.

12/09/2023 (MAJ le 12/02/2026) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Coco - L'île magique
Coco - L'île magique

Coco, une petite apprentie sorcière maladroite, incapable de maîtriser ses pouvoirs, qui provoque plus de catastrophes que de miracles, rencontre un chat mystérieux, habitant d'une cité dans le ciel, qui a besoin de l'aide magique de la jeune fille pour pouvoir y retourner. Une petite trame de magie et de secrets se met en place, tranquillement, tome après tome. Visuellement, l'ensemble est très mignon, presque enfantin. Le dessin est rond, simple, parfois même très minimaliste, surtout dans les décors et les costumes à la limite du simpliste. Les pages sont très aérées, peu bavardes, avec beaucoup d'espace, ce qui rend la lecture rapide : chaque tome se lit en moins d'un quart d'heure. Ça fait presque album jeunesse plutôt que manga, d'autant que tout est en couleurs pastels. Au premier abord, ça peut paraître un peu léger, voire simpliste, mais ce n'est jamais niais. Les dialogues restent naturels, pas bébêtes, et le petit voile de mystère autour de Coco, des chats et de cet univers donne quand même envie de savoir où tout ça mène. Du coup, même en tant qu'adulte, je ne me suis pas senti complètement exclu. Et d'ailleurs, c'est assez difficile de classer le public cible de la série car le graphisme fait penser à un public de moins de 10 ans, mais l'intrigue n'est pas si enfantine que ça. C'est souvent le souci avec les Kodomo que les lecteurs occidentaux ont du mal à situer clairement. Par contre, il faut reconnaître que sur cinq tomes, il ne se passe pas grand-chose de vraiment marquant. L'histoire avance à tout petits pas, très calmement, sans vrai pic d'intensité. On est plus dans la tranche de vie magique et contemplative que dans l'aventure. C'est agréable, doux, parfois charmant, mais rarement passionnant. Au final, j'ai trouvé ça mignon, tranquille, et facilement lu, mais la série manque un peu de relief pour vraiment marquer. Sympathique, sans plus.

12/02/2026 (modifier)
Par Jypjpr
Note: 4/5
Couverture de la série Lebensborn
Lebensborn

J'ai beaucoup aimé cet album sur lequel je n'avais aucun a priori. N'ayant aucune attente, j'ai découvert avec beaucoup d'intérêt cet épisode de la Seconde Guerre mondiale que je ne connaissais pas. Je trouve que le récit est très bien mené et l'enquête d'Isabelle Maroger sur son histoire familiale est passionnante et sidérant en même temps. Même s'il ne développe pas, s'il ne va pas chercher les méandres de l'idéologie nazie, ce témoignage est poignant et à le mérite d'exister ! Le dessin, qui pourrait sembler simpliste au début et même de type enfantin, est en fait une ligne claire très dynamique, judicieusement colorée parfois, et très bien illustrée, qui peut faire penser à Sempé, et qui supporte bien le récit. Au final pour un premier album, une réussite. Un album utile et à diffuser au plus grand nombre.

12/02/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Il faut flinguer Ramirez
Il faut flinguer Ramirez

Jacques Ramirez est un as du service après vente de la Robotop, entreprise d'électroménager. Sauf qu'il est aussi le portrait craché de son père qui, lui, est également un as dans son domaine : le nettoyage pour les cartels. S'ensuivra toute une série de quiproquos entrainants notre brave Jacquo dans une folle chevauchée. C'est quoi cette put… de BD ? Nicolas Pétrimaux rend un hommage magnifique au cinéma d'action des 80's-90's mais également à ses premiers amours, le jeu vidéo en plongeant son héros dans une sorte de GTA absolument délirant et par conséquent délicieux. Quel régal que de suivre les aventures complètement folles de cet employé modèle et surtout qu'est ce que l'on se marre. Nicolas Pétrimaux a pensé à absolument tout. Les clins d'œil à la culture pop sont ultra présents (Magnum par exemple) y compris dans les fausses pubs qui sont justes … exceptionnelles Enfin le dessin est hyper dynamique, à l'image de l'intrigue , les différentes gueules des protagonistes sont géniales, les décors bien modélisés, les couleurs parfaites. On sent un vrai talent chez l'auteur Alors pourquoi ne pas mettre la note maximale à cette série qui aura su me transporter avec bonheur dans son univers ? Et bien juste parce que je réserve le "culte" lorsque la série sera enfin finie. Espérons qu'elle le soit un jour car elle le mérite 10 000 fois https://www.flinguerramirez.com/iffr-3-chargement-toujours-en-cours/#:~:text=L'attente%20de%20l'acte,Le%2011%20avril%202025.

12/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 5/5
Couverture de la série Murena
Murena

Rome me fascine, mais je dois dire que les péplums et même Alix prêtent plus à rire à leurs dépens qu'autre chose. Mais Murena ! Série parfaite, vraiment parfaite, dessins, dynamisme du découpage, intrigues et sérieux historique. On voudrait que cette série n'ait pas de fin, mais on a peur qu'elle dégénère, comme ce qui est trop long, quel dilemme ! Néron n'est bien sûr pas l'incendiaire de Rome, ne fut-ce que pour le rappeler cette histoire est de salubrité publique. L'utilisation de gladiateurs pour l'intrigue est bien vue : elle apporte de l'action et est cohérente avec les mœurs de l'époque où on s'en servait parfois pour la bagarre en dehors des arènes. Deux sont intéressants : un Noir que je dirais loyal et détaché, dont la présence rappelle que le racisme est une invention moderne, non antique, une femme, eh oui, on les a invibilisées par la suite, au secret que je me garderais bien de dévoiler… Bref; levons le pouce pour cette série !

12/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La Passion de Dodin-Bouffant
La Passion de Dodin-Bouffant

Bon moment, le personnage du gastronome et de sa cuisinière forment un binôme parfait. Les amis du bourgeois et ce dernier vont bien ensemble, et ce qui est bien, c'est que ni la dame, ni les amis, ne vont tenter de détacher notre bon vivant d'un des pôles de sociabilité de sa vie. Quelle harmonie ! Sinon, tout a été dit sur cette ode à la bonne nourriture et au partage. Cependant, je dois bien admettre avoir préféré le partage des Gaulois dans le banquet final d'Astérix, et les dessins et les descriptions des vins dans Les gouttes de Dieu !

12/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Joker - Les derniers jours d'un clown
Joker - Les derniers jours d'un clown

2.5 L'histoire où on va voir le Joker faire son gros plan final avant de mourir de son cancer incurable ! Bon vu que ça date de 2001 et que depuis le Joker a fait au minimum un billion d'appariation dans les comics, vous vous doutez qu'il ne va pas vraiment mourir. L'important est qu'au moins c'est divertissant et malheureusement ce n'est pas trop le cas. J'avais un peu d'espoir que ça soit très bon parce que le scénario principal, Chuck Dixon, a fait de très bonnes histoires de Batman incluant plusieurs avec le Joker, mais là je pense que c'est sa moins bonne utilisation du Joker jusqu'à présent. Il faut dire que c'est un gros crossover alors on a droit à tous les défauts des crossovers de comics de super-héros: pleins de personnages dont la plupart servent à rien, on a droit en français qu'au épisodes principaux alors il y a des trucs qui se passent hors-champs et il faut aller lire les comics originaux en anglais pour avoir tout l'histoire et le pire est qu'il y a tellement de scènes d'actions non-stop qu'à la longue cela devient épuisant à lire, comme si on regardait un film d'action en accéléré. Même si c'était une simple histoire de Batman, je ne pense pas que j'aurais adoré parce que le plan principal du Joker est d'utiliser son poison sur tous les méchants afin qu'ils deviennent comme lui et si le Joker est marrant en un seul exemplaire, voir une bonne centaine de méchants agir et parler comme lui devient vite énervant. Il reste quelques bons moments et j'ai bien aimé comment on utilise certains personnages, mais la plupart du temps on dirait un mauvais blockbuster.

11/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Harley Quinn Solo
Harley Quinn Solo

Harley Quinn est un personnage tellement populaire que seulement un an après que DC la finalement accueil dans son univers de comics, elle a eu droit à sa propre série, la première des plusieurs qui sont venus par la suite. Harley a encore son costume classique tiré de la série animée de Batman des années 90 et elle est encore plus ou moins en couple avec le Joker même si durant la majeur partie de la série elle essai de se faire un nom en solo. C'est une série humoristique et de ce coté là j'ai trouvé que c'était inégal. Il y a des bons gags, mais aussi plusieurs trucs vraiment lourds comme par exemple Double-Face qui n'arrête pas de dire deux ou d'autres mots du même genre. Le principal problème que j'ai eu est que la narration m'a semblé lourde. Les cases sont parfois surchargées et les personnages sont parfois un peu figés lorsqu'il y a de l'action. Cela reste sympathique à lire, on était encore à une époque où il se passait des choses à chaque page et qu'un comics ne mettait pas 5-6 numéros pour raconter une histoire. J'aime bien comment on utilise les personnages de la mythologie Batman. Ce n'est pas une série extraordinaire et si vous n'êtres pas fan du personnage d'Harley Quinn, ce n'est pas cette série qui va vous faire changer d'idée, mais cela reste divertissant.

11/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série La Déchéance d'un homme
La Déchéance d'un homme

J'ai lu cette bd par devoir vu que le roman est prestigieux et le mangaka aussi et que je m'étais exempté du roman… Intéressant ! Juste équilibre entre le gâchis et le glauque. Déchéance donc glauque, tragique car inévitable. Je me doutais que ce serait triste, je pensais en fait que ce serait encore plus dur… Que je m'explique : il y a quelques éclaircies, mais on est d'autant plus d'humeur sombre que notre protagoniste les gâche. Les femmes lui sont indulgentes, mais il les tire vers le bas. Une notation psychologique assez profonde : il est dit que sans argent, il n'y a plus d'amour dans le couple. Non parce que la femme chercherait l'argent, mais parce que sans l'argent, l'homme perd sa foi en lui-même, son allant, sa capacité à aimer sa femme, et que l'amour s'en va dans ce naufrage. L'argent ne donne pas l'amour, mais du moins, avec lui on n'est pas accablé de ces problèmes minant le couple, et c'est déjà ça. Or donc le papa du fils à papa lui coupe les vivres, problème ! Si le déclassé finit par gagner un peu d'argent en dessinant des mangas, pour tenir le rythme il doit se droguer ! Le malheureux boit d'abord pour s'amuser, ensuite pour tenir, et tous ces excès le laissent sur le carreau avant que son frère ne finisse par le prendre en charge. Dessin, bravo, arrive à exprimer la déchéance, mais avec assez de dynamisme pour qu'il nous tienne… Ainsi, on lit la déchéance de notre pauvre victime jusqu'au bout. On tire une certaine compassion de ce destin mais aussi un avertissement : attention aux mauvaises fréquentations ! Notre déchu ne pouvait éviter les domestiques et dépendait de son père… Mais c'est le faux ami qui l'a achevé. Tant qu'à lui, sans mauvaises intentions, il a tiré les femmes avec qui il allait vers le bas, elles qui croyaient qu'en le protégeant, en l'encourageant, elles le tireraient du malheur. Eh bien, pas du tout, elles tombaient dans son malheur !

11/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Irons
Irons

Du polar sans grande originalité, mais plutôt bien fichu, dynamique, donc le contrat est rempli our cette collection. Si, quand même, une originalité, le héros enquêteur/fouille merde, qui n’est ni un privé ni un flic, mais un ingénieur spécialiste des ponts toute sa vie tourne autour, puisque ses parents sont morts dans un accident dont il a réchappé, suite à un pont qui s’est écroulé). Bon, il est costaud et fort à la bagarre, et possède un gros sex-appeal (même si son succès express auprès de la policière dans le premier tome me laissait croire qu’on allait en abuser, mais en fait non), il est aussi asocial, froid. Le premier tome peut se lire comme un one-shot, et se déroule comme une enquête classique. Les deux tomes suivants (qui constituent un diptyque – mais dont la fin livre une petite surprise sur la vie du héros en revenant sur l’accident de ses parents), plus exotiques, nous emportent en Asie, dans un récit moins « intimiste », une aventure mêlant arnaque d’une multinationale et trafiquants de drogue. La série se laisse lire agréablement, quelques facilités permettent au héros de se sortir de toutes les situations (c’est surtout flagrant dans le diptyque), mais ça passe. Un premier tome plus cérébral, deux suivants plus « action », une petite série que les amateurs du genre apprécieront sans doute. Le dessin est dynamique, très lisible. Je suis moins fan de la colorisation informatique, qui lisse trop les détails, mais l’ensemble n’est pas désagréable.

11/02/2026 (modifier)