Les derniers avis (114230 avis)

Couverture de la série Voyage en profondeurs
Voyage en profondeurs

J’avais plutôt bien aimé le travail d’Igor et Boccère lorsque je l’avais découvert avec Chambre 121. « Voyage en profondeurs » est une publication antérieure, des histoires courtes publiées sur plusieurs années dans la revue espagnole Kiss Comix. Dans un texte de présentation il est précisé que beaucoup de choses étaient improvisées. Cela se sent. Le dessin est un peu brouillon, moins affirmé que ce l’auteur (aux deux pseudos…) fera par la suite. Mais bon, il est globalement lisible. Les histoires jouent sur des clins d’œil appuyés à quelques grandes œuvres littéraires – de Verne à Swift – dans un esprit qui se veut potache. Hélas, les traits d’humour tombent souvent à plat, les dialogues sont moins réussis que pour la Chambre 121. Et du coup ne reste qu’une longue suite de scènes de cul : le début est significatif, puisque le héros « force » (même si elle ne se défendent que mollement et peu de temps) deux femmes. L’humour étant soit absent soit lourdingue ou raté, les péripéties m’ont ensuite peu intéressé, les scènes de sexe étant moyennement réussies elles aussi. Quelques passages amusants, quelques scènes mieux réussies que d’autres, mais une lecture qui ne m’a pas vraiment captivé.

22/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Isis - Les Mystères dévoilés (Tabou)
Isis - Les Mystères dévoilés (Tabou)

J’avais découvert les deux auteurs avec l’album La Chair des dieux. Je les retrouve sur un projet une nouvelle fois lié à une divinité, mais celle-ci égyptienne (après les divinités nordiques). Le dessin de Winona est plutôt chouette (malgré quelques menus défauts pour certains visages). Cela ressemble à des crayonnés rehaussés à l’aquarelle. C’est parfois assez gras et chargé, tout en étant réellement très beau – mais cela peut sans doute surprendre et dérouter pas mal de lecteurs. Mais, comme pour La Chair des dieux, je me prends à penser qu’un travail uniquement en Noir et Blanc m’attirerait davantage encore (sa colorisation me satisfait clairement moins). Si dans la version plus « soft » publiée par Graph Zeppelin Winona jouait sur un dessin très sensuel, un érotisme latent, on a là plusieurs scènes plus qu’explicites. Là aussi la colorisation m'a un peu gêné. L’intrigue d’Emka est pour le moment un peu obscure, pas toujours facile à suivre. Il mêle vie des dieux et celle des Égyptiens. Mais, après tout, les deux étaient sans doute imbriquées, la frontière entre les deux univers était probablement moins claire que ce que nous pensons aujourd’hui. C’est ainsi qu’Emka propose à la fois une « biographie » d’Isis, mais aussi une vision quelque peu fantasmée, fantastique (ce dernier aspect est très présent), de l’Égypte ancienne. Une vision ésotérique, érotique et fantastique de l’Égypte antique qui sort des sentiers battus.

22/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Kill or be killed
Kill or be killed

Certes, il y a bien des aspects fantastiques dans cette histoire (les apparitions du démon entre autres), mais c’est plutôt en polar que j’aurais classé cette série. Et dans ce domaine, le duo Brubaker/Phillips s’y connait, et il nous a déjà proposé quelques belles petites choses. On sent en effet que Brubaker est un vieux routard, son scénario est plutôt roublard. Il multiplie les flash-backs, certaines scènes tendues et importantes servant souvent de teasers jusqu’à ce que ces flash-backs nous les expliquent. Et les commentaires en off, sorte de réflexions à voix haute du héros, s’adressent aux lecteurs, les prend à partie, pour les inclure dans l’action. Je craignais que ces procédés ne hachent trop le récit, mais il n’en est rien, il n’y a pas de baisse de tension. On ne s’ennuie jamais, et on accepte aisément les facilités scénaristiques (comme ce héros qui se transforme quand même facilement en un tueur hyper efficace, se jouant de la police, de la mafia russe, etc.). Comme à son habitude, Phillips nous propose un dessin efficace et agréable, même si arrière-plans et décors sont un peu trop escamotés. J’ai juste eu du mal avec sa façon de représenter les tirs d’armes à feu. Au final, on a là un très bon thriller. Pas si original que ça, mais redoutablement bien ficelé. Les amateurs du duo d’auteurs y trouveront leur plaisir.

22/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Chants du Chaos
Les Chants du Chaos

Une BD riche en éléments ! Une belle découverte d'un univers beau et construit, avec la construction d'un culte et une exploration de la sexualité, qui ne forme pas pour autant un point central de l'histoire. Le style graphique est épuré et personnel, offrant un confort visuel par la couleur. Celle ci permet de relier les émotions des personnages aux lecteurs. Malgré tout on peut trouver une légère incohérence ou problème de compréhension entre les planches, mais ne fait pas l'exception unique de cette BD. La fin est dynamique et laisse entrevoir une suite qui attise la curiosité et le désir d'un second tome ! Une très belle lecture et découverte ! Je recommande vivement !

22/02/2026 (modifier)
Par GREG
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Commissaire Kouamé
Commissaire Kouamé

En toute franchise, j'ai bien aimé. C'est très dépaysant: on nous place dans le quotidien d'un commissaire de police ivoirien, qui donne son nom à la série. Il est effectivement assisté par un flic blanc, qui est venu s'exiler sur place pour des raisons que nous découvrirons bien plus tard. Rien que le cadre vaut le détour, c'est très très rare dans la BD franco-belge de nous placer dans ce genre de contexte. Ajoutons à cela que c'est assez déjanté: on est confronté à la corruption endémique, les superstitions, et le commissaire a un sens de l'éthique et de la morale assez particulier, nous abreuvant de discussions / proverbes philosophiques locaux. Mais ce n'est pas une comédie pour autant: les sujets traités sont très sérieux: brutalités policières, traites d'humains, kidnapping, trafic de drogue, meurtres..Le côté déjanté /excentrique des personnages et de certaines situations vient juste adoucir un ensemble qui sinon serait très sombre. Et puisqu'on parle d'excentricité: un des running gags touche la passion du flic blanc pour des véhicules anciens "populaires" avec lesquels il promène le commissaire régulièrement, qui ne manque pas une opportunité pour critiquer (gentiment) les limitations en terme de confort des véhicules en question. Bref, dépaysement garanti! Deux regrets: -Un rythme de parution très lent. Il semble que les auteurs suivent une approche de publication en diptyques, au rythme d'un album tout les 4-5 ans, et le tome 3 s'achève sur un cliffhanger haletant. -Une absence de vraies infos pour contextualiser: ignorant tout de la cote d'ivoire, j'aurais aimé savoir si tout est vraiment crédible/a une base de vérité.

22/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Silent Jenny
Silent Jenny

Je pense que j'ai de la difficulté avec Mathieu Bablet, un auteur que plusieurs trouve remarquable, mais qui la plupart du temps ponds des œuvres qui me semblent au mieux correct du niveau du scénario. Parce que oui au niveau du dessin cela sort du lot. Il y a de très belles trouvailles graphiques, la mise en scène est magistrale....Honnêtement je vois les efforts qu'accomplit cet auteur dans chacune de ses œuvres et je voudrais bien le récompenser en mettant plus d'étoiles, mais voilà ça ne serait pas honnête au niveau de ce que j'ai ressenti en tenant compte du scénario. Je pense qu'ici c'est son album qui m'a le moins accroché. J'ai pas trouvé que cette univers futuriste ce détachait du lot de tous ces futurs apocalyptiques que j'ai vu en fiction jusqu'à présent et les personnages ne m'ont pas trop intéressé ainsi que leurs préoccupations. Je crois que c'est mon gros problème avec Bablet: au niveau de la technique, c'est irréprochable, mais lorsqu'il s'agit de me transmettre des émotions, ça fonctionne moins. C'est trop froid. En plus, le scénario est un peu long. Heureusement qu'il y a des scènes avec peu ou pas du tout de textes. J'avais tout de même pensé mettre 3 étoiles parce qu'il y a quelques trucs pas trop mal, mais je me suis tout de même ennuyé durant une bonne partie du récit, j'ai du rependre l'album deux fois pour le finir et lorsque je l'ai enfin fini j'ai eu un peu l'impression d'avoir perdu mon temps.

22/02/2026 (modifier)
Par Le poulpe
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Chants du Chaos
Les Chants du Chaos

Une belle histoire avec un style graphique personnel au créateur, avec un univers individuel et développé. Les dernières planches donnent envie de lire la suite de cette magnifique histoire ! Je l'attends avec impatience !

21/02/2026 (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5
Couverture de la série La Bête du nord
La Bête du nord

C'est un très bon moment de lecture , on est en terrain balisé : la Taverne avec sa bagarre générale , les femmes sexy etc.. et en fin de compte on a un récit qui tient bien la route avec une fin inattendue, graphiquement c'est pas mauvais, tous les ingrédients sont réunis pour tous fans du Cimmerien. Il y a quelques belles passes d'armes et ça découpe allègrement. C'est le genre de projet qui mériterait d'être réitéré.

21/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Cléopâtre - La Reine fatale
Cléopâtre - La Reine fatale

Cléopâtre méritait bien évidemment d’intégrer cette collection – elle est même probablement l’incarnation idéale de la reine forte. Elle méritait tout autant de voir développées sa vie et sa personnalité sur un nombre conséquent de tomes. C’était un peu la frustration du Cléopâtre (Glénat). Mais ici on est passé à cinq tomes, et je pense que c’est un de trop. En effet, les deux derniers auraient pu être réduits à un seul, c’est un peu dilué, avec en plus certaines ellipses brutales, pour les relations entre Cléopâtre et Marc-Antoine, et du coup ça développe surtout – parfois en délayant (voir aussi le rappel un peu inutile et artificiel des conquêtes d’Alexandre, racontées par Cléopâtre à Marc-Antoine) – un moment finalement court, et certes final, mais pas forcément le plus crucial ? Mais globalement, ça reste une bonne biographie de cette dame qui a marqué l’Histoire. Gloris a certes « romancé » ou inventé certains passages (voir les moments où Cicéron drague – pour ne pas dire plus – Cléopâtre), mais il a essayé de rester le plus possible dans ce que l’on sait, ancrant son récit dans la grande Histoire au moyen de rappels guerriers (batailles, alliances entre grands noms de cette période charnière de Rome – et donc de l’Antiquité). Le récit est plaisant à lire. Aussi parce que le dessin est agréable. J’ai été surpris au début par le rendu des visages, mais je m’y suis fait, et je dois dire que c’est plutôt du très bon travail (idem pour la colorisation).

21/02/2026 (modifier)