Pour une fois, le superhéros n'est ni un jeune, ni un savant, mais un vieux dévalué par sa famille d'ingrats. La réalité sociale est très perceptive dans les situations, dialogues, dessins. Le vieux tombe sur son devoir encore plus étonné qu'un hobbit sur un anneau de pouvoir, mais il n'en est pas corrompu, seulement un peu dépassé, au début. Pour moi, le vrai sujet du manga est l'inviable sagesse d'un vieillard ignoré. Parmi tant, il rend le monde un peu meilleur, si héros, il va jusqu'au bout, sans faire de phrase. Digne de figurer comme sage si des superhéros plus tourmentés se cherchent quelqu'un qui sait écouter les autres.
Le nouveau pape vient d'être élu : c'est un brave représentant de Dieu sur Terre, souriant et bienveillant, mais il est aussi tout petit. Outre cette incongruité finalement pas bien grave, ce personnage légèrement enfantin qui voit le bien en toute chose et est presque toujours accompagné de son grand cardinal garde du corps va être confronté à des situations touchant gentiment à l'absurde, voire au loufoque.
Cette série m'a laissé une impression assez partagée.
J'aime beaucoup Boucq, pour son dessin comme pour l'originalité de ses univers visuels et humoristiques. Et ici, rien à reprocher au dessin, qui est de très bonne qualité. Son trait caricatural et expressif fonctionne très bien dans ce registre humoristique, d'autant plus avec une colorisation lumineuse qui apporte une vraie légèreté à l'ensemble.
Côté scénario, le début de la série m'a plutôt intrigué. J'étais curieux de voir ce que l'auteur allait faire de ce petit pape. Les premiers chapitres au Vatican sont sympathiques, mais pas hilarants. Par la suite, la fonction papale du héros devient de moins en moins centrale, tant on le voit embarqué dans des situations loufoques qui n'ont plus grand-chose à voir avec son statut, si ce n'est son comportement impassible et bienveillant, ainsi que sa propension à distribuer des bénédictions en toutes circonstances.
L'humour est volontairement bon enfant, respectueux, jamais vraiment mordant, ce qui explique sans doute pourquoi certaines histoires tombent un peu à plat. Boucq y injecte une bonne dose d'absurde et de poésie, avec quelques idées inspirées, mais on reste le plus souvent dans le registre de l'amusant plutôt que du franchement drôle, même si j'ai tout de même ri face à la réaction excessivement outrée du cardinal Gontrand lorsqu'un SDF ose toucher la robe du pape.
C'est une lecture sympathique mais très inégale, avec quelques chapitres un peu poussifs et un humour qui manque d'impact. Mon impression reste globalement positive, essentiellement grâce au dessin et parce que j'apprécie beaucoup Boucq, mais pour le reste, je n'ai pas été enthousiasmé.
Je ne connaissais pas ce roman en partie inachevé de Stevenson. Harambat explique en fin d’album (j’ai lu l’histoire dans l’intégrale des deux tomes) ce qui lui a permis de conclure le récit, à partir de notes de l’auteur. Disons que cette conclusion ne trahit pas ce qui précède, et se révèle « crédible ».
Mais bon, je suis resté en partie à côté de ce récit. Les landes écossaises me plaisent a priori, mais ici elles n’ont pas permis de contrebalancer un récit un peu mollasson (surtout dans le premier tome) et qui reste finalement très – trop – classique (en particulier ce qui concerne les questionnements moraux du héros, et son affrontement avec son magistrat de père).
Quant au dessin, le trait moderne et « jeté » n’est pas inintéressant, mais il est parfois un chouia trop brouillon, un peu maladroit.
Une petite déception me concernant.
Note réelle 2,5/5.
Il s'agit d'un exercice de style ou plutôt d'un défi : une BD peut-elle générer de la peur ?
Guillaume Sorel crée une histoire policière particulièrement macabre. Les crimes horribles s'enchaînent dans un village gallois de bord de mer, le serial killer s'annonce désireux de choquer via un spectaculaire revendiqué. Mais l'invraisemblance des crimes interroge : est-ce l’œuvre d'un déséquilibré (dans ce cas, comment s'y prend-t-il pour assassiner puis mettre en scène de la sorte ses perversités, sans être remarqué) ? Ou bien une vengeance divine ? Le fantastique s'invite peu à peu, à moins que ce ne soit la folie.
Avec son dessin toujours aussi puissant, Sorel ménage des respirations : la journée, un jeune scientifique enquête, parcourant la plage et les champs de blé aux coquelicots. Mais la tension s'immisce toujours rapidement, via une population locale inquiète et soupçonneuse ou des visions d'enfants déstabilisantes. La nuit, l'horreur reprend le dessus, un nouveau crime surgit, l'enquête avance dans une direction qui terrifie le héros.
Malheureusement, force est de constater que Sorel échoue dans son ambition initiale (générer de la peur) mais aussi dans celle minimale (entretenir un récit policier fantastique haletant). L'enquête avance rapidement et de manière fortuite, le fantastique devient évident et peu enthousiasmant (les éléments pertinents étant découverts trop tardivement pour enrichir l'intrigue).
Du côté de la peur, l'usage d'éléments purement cinématographiques interpellent : le plan de coupe sur l'enfant, les yeux brillants dans la nuit, la figuration des actes horribles ou leur volontaire mise hors-champ et la figuration de la terreur sur les visages des héros. Pourquoi ces éléments-là ne fonctionnent-ils pas ? Je crains qu'il ne faille pas uniquement accuser le "média BD" et l'impossibilité pour l'auteur de gérer le rythme de lecture de son lecteur. Sorel n'a pas assez misé sur son découpage, joué des changements de page pour suspendre l'horreur (visage horrifié en dernière case d'une page de droite, explication -ou non- après avoir tourné la page). Il n'a pas non plus essayé de créer une ambiance sonore particulière, sauf avec ces bulles en rose difficiles à interpréter en termes de voix et de décibels.
Un loupé très intéressant, fort bien dessiné : une lecture pertinente tout autant que décevante.
Il y a quelques années, en pleine période d'écriture d'une de ses bandes-dessinées, Magali Le Huche a découvert qu'elle avait un cancer du sein. Une maladie dégénérative bien connue, de nom en tant cas, qui atteint une femme sur six en moyenne (et qui d'ailleurs attaque sans se soucier du sexe ou du genre), un mal rependu et qui pourtant nous parait presque toujours inconnu, incommensurable aussi. Une sorte de fantôme dont on ne pourrait échapper.
Magali Le Huche, comme beaucoup de gens, a vu sa vie, sa vision d'elle-même, son rapport au corps voler en éclat, du jour au lendemain, et nous partage dans cet album son parcours, sa remontée.
On pourrait se dire naïvement que ce genre de témoignage pullule mais je trouve chacune des itérations nécessaires. Dans cet album comme dans de nombreux précédents témoignages (et sans aucun doute dans la myriade qui suivront), ce n'est pas le caractère scientifique, vulgarisateur qui est intéressant, c'est le fait que le discours, l'expérience est personnelle, vivante et unique. Magali Le Huche nous partage son expérience, à la fois similaire à tant d'autres et, malgré tout, bien unique. On réalise pleinement, comme elle-même le dit dans l'album, que ce ne sont pas toujours les autres à qui ce genre de choses arrivent. Sur la deuxième moitié de l'album on a même droit à de courtes (mais toujours intéressantes) apartés sur la vie d'autres personnes vivant la même expérience qu'elle et de qui elle s'est rapprochée suite à la découverte de son cancer.
Tout ça c'est bien, vous entends-je dire (c'est faux, je ne vous entends pas, tout ceci est écrit à l'avance), mais quel est donc la touche unique de ce témoignage ? Déjà sa forme, puisque l'on retrouve le dessin simple et expressif de Magali Le Huche, ainsi que sa tendance à rendre chaotique la narration en brisant les "cases" de la bande-dessinée et en multipliant les apartés et les digressions qui lui viennent parfois sur le tas ; mais il y a aussi le fond, puisque qu'au delà de nous parler de son cancer du sein elle nous dresse ici une sorte d'étude d'elle-même dans sa globalité lors de cette période. Son rapport à la musique, notamment, nous parlant de sa fascination pour les Beatles dans sa tendre jeunesse mais aussi (et surtout) de sa redécouverte du groupe The Clash, l'un des premiers groupes de Punk, et sa soudaine fascination pour Joe Strummer, sa vie, ses idéaux, ce qu'il représentait. Le parallèle entre la lutte contre un système oppressant et la réappropriation, la revendication de son corps est assez bien trouvée, je trouve.
Un album intéressant. Pas mon préféré dans son genre, il faut dire que je ne suis pas la plus sensible au style narratif de Magali Le Huche, mais je reconnais aisément que l'œuvre est de bonne facture et, surtout, comme dit plus haut, toujours on ne peut plus nécessaire.
Les avis élogieux m'avaient poussé à intégrer cet album dans la liste de souhaits, un matériel de qualité, des couleurs chatoyantes, une promesse d'aventure, tant de choses qui partaient bien.
Et le premier récit rentre dans l'aventure avec des codes fantasy avec réussite. Les personnages parlent peu, la société matriarcale présentée donne envie de s'y intéresser plus mais nous ne pourrons pas car nous voici déjà en quête. les codes du genre sont là, il n'y a pas vraiment de surprise et difficile de s'attacher aux personnages, un peu quand même à ce paladin servant noblement la cause. Si l'on n'avait pas déjà compris, un peu de texte assez artificiel vient nous expliciter les piliers basés sur des faux semblants de la société que l'on a quitté, un survivant bien peu crédible étant donnés les dangers rencontrés offre un porte de sortie et sans qu'on l'ai vraiment compris notre héroïne accomplit son geste de bravoure avec une froideur qui fait peur et ne nous aide pas à l'apprécier. Le dessin a servi le propos, voyons maintenant l'autre facette.
Si le choix de l'autre personnage m'a surpris, la découverte de cet autre matriarcat est plus verbeux et hélas ce n'est pas une réussite car les textes sont remplis de redondances, très plats et franchement lourds par moments. On va retrouver tous les poncifs qu'il est de bon ton de promouvoir dans notre actualité : le patriarcat c'est moche, le lesbianisme c'est bien, les anciens raisonnent comme des fachos qui ne comprennent rien au monde actuel, sont trop ancrés sur leurs valeurs passéistes et corrompent une belle jeunesse pour qui la vérité doit se trouver en eux. Et on en ajoute des couches... Pff s'il n'y avait ce dessin magnifique en particulier un découpage franchement emballant, la mise en couleur étant réussie mais un poil trop saturée à mon goût, j'aurai fermé le livre depuis longtemps. Milles ans passent et c'est peu dire que de ire qu'on les sent bien passer en tant que lecteur, arrive ce qui unit les deux récits et même à ce moment où une attente d'amour aussi longue et idéale pourrait trouver un climax d'émotions, on n'a que des platitudes navrantes ce qui donne l’impression de voir des personnages qui surjouent. Enfin la chute qui réunit les deux récits et le vieux ringard qui dans un clin d’œil ultime avait bien raison dans sa prédiction à croire que tant d'effort pour montrer de magnifiques matriarcats finalement aussi remplis des mêmes limites que les autres modèles ! Mais là je m'égare et taquine un poil le manifeste qui ne veut probablement adouber cette interprétation.
Cette seconde partie est écœurante, j'ai rarement été aussi dégouté d'une BD et même certains ici m'ont semblé meilleurs.
Au final dur de donner un avis global, car autant la première partie serait entre un bof et un pas mal avec de bonnes choses sous exploitées au détriment d'autres sans intérêt tandis que la seconde me plonge dans une perplexité sur la vacuité en BD. Je n'ai vraiment pas aimé le scénario et les personnages ainsi que les textes, mais le dessin et l'environnement créé méritent mieux allons donc pour le bof, j'aurai tendance à penser que cet auteur devrait s'associer avec un scénariste pour donner le meilleur de lui même
Pas vraiment convaincu par cette BD ... C'est une réflexion sur la vie à l'aube de la cinquantaine, mais franchement c'est pas hyper intéressant lorsqu'on est pas concerné par le sujet.
Et je suis un peu déçu parce que j'avais un bon sentiment en ouvrant la BD. Ca commence bien sur cet homme largué dans sa vie qui remet en question ce qu'il a vécu et voit tout lui échapper. Sauf que très vite, ça devient des considérations personnelles notamment dans ses liens familiaux, il y a plein de petits moments sentimentaux sincères mais qui ne font pas avancer l'intrigue, il se tape la première femme qu'il recroise parce que c'était important de montrer un mec qui se tape une femme (je veux dire, quel autre état d'âme il aurait, ça reste un MEC, non ?). Le tout sans résolution réelle, avec pleins de détails qui manque. La question de son chômage forcé et sa peur de ne pas trouver de travail vu son âge et son statut, ça pourrait donner des considérations intéressantes sur le monde du travail. Mais on l'évoque à peine, de même sur la question des évolutions du couple, de la famille, de l'engagement pour la justice ou le climat ... Ces sujets existent en filigrane du récit mais on reste en surface et le personnage principal ne m'est pas particulièrement sympathique. De fait, je suis assez hermétique à ses problèmes qui ne me parlent pas et ne me concernent pas, de même que sa "dépression" est une petite baisse de moral passagère assez vite résolu. Au final, ça fait parenthèse de vie qui questionne ce qu'on a fait jusqu'à nos cinquante ans. Mais ce n'est ni mordant, ni particulièrement intéressant. Personnellement, ses états d'âmes ne me touchent pas et du coup, il ne reste pas grand chose du récit.
Niveau dessin Davodeau fait son style habituel, c'est propre mais ça ne rehausse pas l'ensemble. Pas sur qu'il y avait moyen de faire mieux, mais ça renforce l'aspect très "film d'auteur" du récit, qui n'arrive pas à m'intéresser. Je passe mon tour pour celle-là.
Je me suis plongé dans Une romance anglaise, la bande dessinée de Jean-Luc Fromental au scénario et Miles Hyman au dessin, qui s’inspire de l’affaire Profumo, ce scandale politico-sexuel qui a secoué l’Angleterre en 1963 – année de ma naissance ! Malheureusement, malgré le sujet prometteur, l’ensemble m’a laissé plutôt indifférent.
D’abord, le dessin : les couleurs sont trop vives, presque agressives, et le trait me semble grossier, manquant de finesse pour rendre l’atmosphère feutrée et sulfureuse de l’époque. Le découpage des planches, très classique, ne m’a pas surpris et m’a même paru stéréotypé, comme si on avait recyclé des codes sans vraiment les réinventer.
Ensuite, l’histoire : je me suis souvent perdu dans les méandres de l’intrigue, d’autant que les personnages se ressemblent visuellement beaucoup. Difficile de les distinguer, et donc de s’attacher à eux. Le scénario, pourtant inspiré d’un fait divers passionnant, ne parvient pas à captiver. On a l’impression de survoler les événements sans jamais s’y immerger.
Le seul intérêt de cette BD, à mes yeux, est d’avoir éveillé ma curiosité sur l’affaire Profumo, que je ne connaissais pas. Pour ça, merci. Mais en tant qu’œuvre graphique et narrative, je reste sur ma faim. Pour résumer... bof !
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Last Hero Inuyashiki
Pour une fois, le superhéros n'est ni un jeune, ni un savant, mais un vieux dévalué par sa famille d'ingrats. La réalité sociale est très perceptive dans les situations, dialogues, dessins. Le vieux tombe sur son devoir encore plus étonné qu'un hobbit sur un anneau de pouvoir, mais il n'en est pas corrompu, seulement un peu dépassé, au début. Pour moi, le vrai sujet du manga est l'inviable sagesse d'un vieillard ignoré. Parmi tant, il rend le monde un peu meilleur, si héros, il va jusqu'au bout, sans faire de phrase. Digne de figurer comme sage si des superhéros plus tourmentés se cherchent quelqu'un qui sait écouter les autres.
Le Petit Pape Pie 3,14
Le nouveau pape vient d'être élu : c'est un brave représentant de Dieu sur Terre, souriant et bienveillant, mais il est aussi tout petit. Outre cette incongruité finalement pas bien grave, ce personnage légèrement enfantin qui voit le bien en toute chose et est presque toujours accompagné de son grand cardinal garde du corps va être confronté à des situations touchant gentiment à l'absurde, voire au loufoque. Cette série m'a laissé une impression assez partagée. J'aime beaucoup Boucq, pour son dessin comme pour l'originalité de ses univers visuels et humoristiques. Et ici, rien à reprocher au dessin, qui est de très bonne qualité. Son trait caricatural et expressif fonctionne très bien dans ce registre humoristique, d'autant plus avec une colorisation lumineuse qui apporte une vraie légèreté à l'ensemble. Côté scénario, le début de la série m'a plutôt intrigué. J'étais curieux de voir ce que l'auteur allait faire de ce petit pape. Les premiers chapitres au Vatican sont sympathiques, mais pas hilarants. Par la suite, la fonction papale du héros devient de moins en moins centrale, tant on le voit embarqué dans des situations loufoques qui n'ont plus grand-chose à voir avec son statut, si ce n'est son comportement impassible et bienveillant, ainsi que sa propension à distribuer des bénédictions en toutes circonstances. L'humour est volontairement bon enfant, respectueux, jamais vraiment mordant, ce qui explique sans doute pourquoi certaines histoires tombent un peu à plat. Boucq y injecte une bonne dose d'absurde et de poésie, avec quelques idées inspirées, mais on reste le plus souvent dans le registre de l'amusant plutôt que du franchement drôle, même si j'ai tout de même ri face à la réaction excessivement outrée du cardinal Gontrand lorsqu'un SDF ose toucher la robe du pape. C'est une lecture sympathique mais très inégale, avec quelques chapitres un peu poussifs et un humour qui manque d'impact. Mon impression reste globalement positive, essentiellement grâce au dessin et parce que j'apprécie beaucoup Boucq, mais pour le reste, je n'ai pas été enthousiasmé.
Hermiston
Je ne connaissais pas ce roman en partie inachevé de Stevenson. Harambat explique en fin d’album (j’ai lu l’histoire dans l’intégrale des deux tomes) ce qui lui a permis de conclure le récit, à partir de notes de l’auteur. Disons que cette conclusion ne trahit pas ce qui précède, et se révèle « crédible ». Mais bon, je suis resté en partie à côté de ce récit. Les landes écossaises me plaisent a priori, mais ici elles n’ont pas permis de contrebalancer un récit un peu mollasson (surtout dans le premier tome) et qui reste finalement très – trop – classique (en particulier ce qui concerne les questionnements moraux du héros, et son affrontement avec son magistrat de père). Quant au dessin, le trait moderne et « jeté » n’est pas inintéressant, mais il est parfois un chouia trop brouillon, un peu maladroit. Une petite déception me concernant. Note réelle 2,5/5.
Deryn Du
Il s'agit d'un exercice de style ou plutôt d'un défi : une BD peut-elle générer de la peur ? Guillaume Sorel crée une histoire policière particulièrement macabre. Les crimes horribles s'enchaînent dans un village gallois de bord de mer, le serial killer s'annonce désireux de choquer via un spectaculaire revendiqué. Mais l'invraisemblance des crimes interroge : est-ce l’œuvre d'un déséquilibré (dans ce cas, comment s'y prend-t-il pour assassiner puis mettre en scène de la sorte ses perversités, sans être remarqué) ? Ou bien une vengeance divine ? Le fantastique s'invite peu à peu, à moins que ce ne soit la folie. Avec son dessin toujours aussi puissant, Sorel ménage des respirations : la journée, un jeune scientifique enquête, parcourant la plage et les champs de blé aux coquelicots. Mais la tension s'immisce toujours rapidement, via une population locale inquiète et soupçonneuse ou des visions d'enfants déstabilisantes. La nuit, l'horreur reprend le dessus, un nouveau crime surgit, l'enquête avance dans une direction qui terrifie le héros. Malheureusement, force est de constater que Sorel échoue dans son ambition initiale (générer de la peur) mais aussi dans celle minimale (entretenir un récit policier fantastique haletant). L'enquête avance rapidement et de manière fortuite, le fantastique devient évident et peu enthousiasmant (les éléments pertinents étant découverts trop tardivement pour enrichir l'intrigue). Du côté de la peur, l'usage d'éléments purement cinématographiques interpellent : le plan de coupe sur l'enfant, les yeux brillants dans la nuit, la figuration des actes horribles ou leur volontaire mise hors-champ et la figuration de la terreur sur les visages des héros. Pourquoi ces éléments-là ne fonctionnent-ils pas ? Je crains qu'il ne faille pas uniquement accuser le "média BD" et l'impossibilité pour l'auteur de gérer le rythme de lecture de son lecteur. Sorel n'a pas assez misé sur son découpage, joué des changements de page pour suspendre l'horreur (visage horrifié en dernière case d'une page de droite, explication -ou non- après avoir tourné la page). Il n'a pas non plus essayé de créer une ambiance sonore particulière, sauf avec ces bulles en rose difficiles à interpréter en termes de voix et de décibels. Un loupé très intéressant, fort bien dessiné : une lecture pertinente tout autant que décevante.
Punk à sein
Il y a quelques années, en pleine période d'écriture d'une de ses bandes-dessinées, Magali Le Huche a découvert qu'elle avait un cancer du sein. Une maladie dégénérative bien connue, de nom en tant cas, qui atteint une femme sur six en moyenne (et qui d'ailleurs attaque sans se soucier du sexe ou du genre), un mal rependu et qui pourtant nous parait presque toujours inconnu, incommensurable aussi. Une sorte de fantôme dont on ne pourrait échapper. Magali Le Huche, comme beaucoup de gens, a vu sa vie, sa vision d'elle-même, son rapport au corps voler en éclat, du jour au lendemain, et nous partage dans cet album son parcours, sa remontée. On pourrait se dire naïvement que ce genre de témoignage pullule mais je trouve chacune des itérations nécessaires. Dans cet album comme dans de nombreux précédents témoignages (et sans aucun doute dans la myriade qui suivront), ce n'est pas le caractère scientifique, vulgarisateur qui est intéressant, c'est le fait que le discours, l'expérience est personnelle, vivante et unique. Magali Le Huche nous partage son expérience, à la fois similaire à tant d'autres et, malgré tout, bien unique. On réalise pleinement, comme elle-même le dit dans l'album, que ce ne sont pas toujours les autres à qui ce genre de choses arrivent. Sur la deuxième moitié de l'album on a même droit à de courtes (mais toujours intéressantes) apartés sur la vie d'autres personnes vivant la même expérience qu'elle et de qui elle s'est rapprochée suite à la découverte de son cancer. Tout ça c'est bien, vous entends-je dire (c'est faux, je ne vous entends pas, tout ceci est écrit à l'avance), mais quel est donc la touche unique de ce témoignage ? Déjà sa forme, puisque l'on retrouve le dessin simple et expressif de Magali Le Huche, ainsi que sa tendance à rendre chaotique la narration en brisant les "cases" de la bande-dessinée et en multipliant les apartés et les digressions qui lui viennent parfois sur le tas ; mais il y a aussi le fond, puisque qu'au delà de nous parler de son cancer du sein elle nous dresse ici une sorte d'étude d'elle-même dans sa globalité lors de cette période. Son rapport à la musique, notamment, nous parlant de sa fascination pour les Beatles dans sa tendre jeunesse mais aussi (et surtout) de sa redécouverte du groupe The Clash, l'un des premiers groupes de Punk, et sa soudaine fascination pour Joe Strummer, sa vie, ses idéaux, ce qu'il représentait. Le parallèle entre la lutte contre un système oppressant et la réappropriation, la revendication de son corps est assez bien trouvée, je trouve. Un album intéressant. Pas mon préféré dans son genre, il faut dire que je ne suis pas la plus sensible au style narratif de Magali Le Huche, mais je reconnais aisément que l'œuvre est de bonne facture et, surtout, comme dit plus haut, toujours on ne peut plus nécessaire.
Fantasy - Yourcenar / Alma
Les avis élogieux m'avaient poussé à intégrer cet album dans la liste de souhaits, un matériel de qualité, des couleurs chatoyantes, une promesse d'aventure, tant de choses qui partaient bien. Et le premier récit rentre dans l'aventure avec des codes fantasy avec réussite. Les personnages parlent peu, la société matriarcale présentée donne envie de s'y intéresser plus mais nous ne pourrons pas car nous voici déjà en quête. les codes du genre sont là, il n'y a pas vraiment de surprise et difficile de s'attacher aux personnages, un peu quand même à ce paladin servant noblement la cause. Si l'on n'avait pas déjà compris, un peu de texte assez artificiel vient nous expliciter les piliers basés sur des faux semblants de la société que l'on a quitté, un survivant bien peu crédible étant donnés les dangers rencontrés offre un porte de sortie et sans qu'on l'ai vraiment compris notre héroïne accomplit son geste de bravoure avec une froideur qui fait peur et ne nous aide pas à l'apprécier. Le dessin a servi le propos, voyons maintenant l'autre facette. Si le choix de l'autre personnage m'a surpris, la découverte de cet autre matriarcat est plus verbeux et hélas ce n'est pas une réussite car les textes sont remplis de redondances, très plats et franchement lourds par moments. On va retrouver tous les poncifs qu'il est de bon ton de promouvoir dans notre actualité : le patriarcat c'est moche, le lesbianisme c'est bien, les anciens raisonnent comme des fachos qui ne comprennent rien au monde actuel, sont trop ancrés sur leurs valeurs passéistes et corrompent une belle jeunesse pour qui la vérité doit se trouver en eux. Et on en ajoute des couches... Pff s'il n'y avait ce dessin magnifique en particulier un découpage franchement emballant, la mise en couleur étant réussie mais un poil trop saturée à mon goût, j'aurai fermé le livre depuis longtemps. Milles ans passent et c'est peu dire que de ire qu'on les sent bien passer en tant que lecteur, arrive ce qui unit les deux récits et même à ce moment où une attente d'amour aussi longue et idéale pourrait trouver un climax d'émotions, on n'a que des platitudes navrantes ce qui donne l’impression de voir des personnages qui surjouent. Enfin la chute qui réunit les deux récits et le vieux ringard qui dans un clin d’œil ultime avait bien raison dans sa prédiction à croire que tant d'effort pour montrer de magnifiques matriarcats finalement aussi remplis des mêmes limites que les autres modèles ! Mais là je m'égare et taquine un poil le manifeste qui ne veut probablement adouber cette interprétation. Cette seconde partie est écœurante, j'ai rarement été aussi dégouté d'une BD et même certains
ici m'ont semblé meilleurs.
Au final dur de donner un avis global, car autant la première partie serait entre un bof et un pas mal avec de bonnes choses sous exploitées au détriment d'autres sans intérêt tandis que la seconde me plonge dans une perplexité sur la vacuité en BD. Je n'ai vraiment pas aimé le scénario et les personnages ainsi que les textes, mais le dessin et l'environnement créé méritent mieux allons donc pour le bof, j'aurai tendance à penser que cet auteur devrait s'associer avec un scénariste pour donner le meilleur de lui même
Les Couloirs aériens
Pas vraiment convaincu par cette BD ... C'est une réflexion sur la vie à l'aube de la cinquantaine, mais franchement c'est pas hyper intéressant lorsqu'on est pas concerné par le sujet. Et je suis un peu déçu parce que j'avais un bon sentiment en ouvrant la BD. Ca commence bien sur cet homme largué dans sa vie qui remet en question ce qu'il a vécu et voit tout lui échapper. Sauf que très vite, ça devient des considérations personnelles notamment dans ses liens familiaux, il y a plein de petits moments sentimentaux sincères mais qui ne font pas avancer l'intrigue, il se tape la première femme qu'il recroise parce que c'était important de montrer un mec qui se tape une femme (je veux dire, quel autre état d'âme il aurait, ça reste un MEC, non ?). Le tout sans résolution réelle, avec pleins de détails qui manque. La question de son chômage forcé et sa peur de ne pas trouver de travail vu son âge et son statut, ça pourrait donner des considérations intéressantes sur le monde du travail. Mais on l'évoque à peine, de même sur la question des évolutions du couple, de la famille, de l'engagement pour la justice ou le climat ... Ces sujets existent en filigrane du récit mais on reste en surface et le personnage principal ne m'est pas particulièrement sympathique. De fait, je suis assez hermétique à ses problèmes qui ne me parlent pas et ne me concernent pas, de même que sa "dépression" est une petite baisse de moral passagère assez vite résolu. Au final, ça fait parenthèse de vie qui questionne ce qu'on a fait jusqu'à nos cinquante ans. Mais ce n'est ni mordant, ni particulièrement intéressant. Personnellement, ses états d'âmes ne me touchent pas et du coup, il ne reste pas grand chose du récit. Niveau dessin Davodeau fait son style habituel, c'est propre mais ça ne rehausse pas l'ensemble. Pas sur qu'il y avait moyen de faire mieux, mais ça renforce l'aspect très "film d'auteur" du récit, qui n'arrive pas à m'intéresser. Je passe mon tour pour celle-là.
Une romance anglaise
Je me suis plongé dans Une romance anglaise, la bande dessinée de Jean-Luc Fromental au scénario et Miles Hyman au dessin, qui s’inspire de l’affaire Profumo, ce scandale politico-sexuel qui a secoué l’Angleterre en 1963 – année de ma naissance ! Malheureusement, malgré le sujet prometteur, l’ensemble m’a laissé plutôt indifférent. D’abord, le dessin : les couleurs sont trop vives, presque agressives, et le trait me semble grossier, manquant de finesse pour rendre l’atmosphère feutrée et sulfureuse de l’époque. Le découpage des planches, très classique, ne m’a pas surpris et m’a même paru stéréotypé, comme si on avait recyclé des codes sans vraiment les réinventer. Ensuite, l’histoire : je me suis souvent perdu dans les méandres de l’intrigue, d’autant que les personnages se ressemblent visuellement beaucoup. Difficile de les distinguer, et donc de s’attacher à eux. Le scénario, pourtant inspiré d’un fait divers passionnant, ne parvient pas à captiver. On a l’impression de survoler les événements sans jamais s’y immerger. Le seul intérêt de cette BD, à mes yeux, est d’avoir éveillé ma curiosité sur l’affaire Profumo, que je ne connaissais pas. Pour ça, merci. Mais en tant qu’œuvre graphique et narrative, je reste sur ma faim. Pour résumer... bof !