Les derniers avis (114425 avis)

Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La Vision de Bacchus
La Vision de Bacchus

Thématique : l'art, c'est bien, mais le dessin, pas au niveau, si on veut du digne de parler peinture, je signale Black Dog, les rêves de Paul Nash. Et de plus, les protagonistes ne m'ont pas intéressé plus que ça, je lisais pour dissiper l'ennui et en espérant une vision de Bacchus. Le dieu du vin. Comme j'aime les mythes… et le vin. A propos de vin, je ne saurais trop recommander Les gouttes du Dieu, série que je garde chez moi. Bref, les visions de Bacchus peuvent se laisser lire, mais si on a le choix, je suggère de préférer mes suggestions !

11/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Sinisterra
Sinisterra

Bec se lance dans une nouvelle série, dans un western relativement classique (tendance spaghetti un peu « adoucie » je trouve). Elle est prévue en trois tomes, et cet album introductif place bien le contexte et les présente clairement les personnages principaux : une chef de bande mexicain à la personnalité ambivalente, qui a « enlevé » l’institutrice du coin (mais en fait elle est consentante !), qui est pris en chasse par un shérif revanchard (et tout aussi ambigu) aidé d’un Texas Ranger métis (Sinisterra donc), qui lui aussi possède une personnalité difficile à cerner. Ajoutons un mystérieux cavalier, qui semble suivre notre duo de justiciers. Bec a semé quelques pistes pour le lecteur, autour du shérif, qui cache certaines choses à Sinisterra (même si je pense avoir décelé sa motivation dans la traque), autour du bandit, ou autour du passé de Sinisterra. L’ambiance fait penser à du spaghetti, mais il n’y a pas – en tout cas pour le moment – la noirceur, la violence, qui souvent accompagnent ce type de production. Le dessin est correct, dynamique, même si manquant parfois de détails, et un peu trop « taillé à la serpe » sur certains visages. Il y a semble-t-il eu des difficultés avec le dessinateur pressenti au départ, et peut-être que Giorgiani, qui l'a remplacé, a dû avoir des délais assez courts pour son travail (simples suppositions de ma part). En tout cas pour le moment je reste intrigué, mais l’intrigue doit se densifier pour maintenir rythme et intérêt. Bec reste dans du classique – pas désagréable au demeurant.

11/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues

Apprendre en s'amusant, les deux "héros" sont complémentaires. Problème, je n'aime pas vraiment le dessin. Je sais bien que les aventures comiques n'ont pas forcément des personnages bien beaux, mais ils ne sont pas non plus plaisants à regarder pour leur caractère ou quoi que ce soit. C'est tout de même un problème pour lire tant d'albums ! J'en ai donc parcouru certains puis ai laissé tomber. Des années plus tard, je dirais sur le fond, et quoi qu'on puisse dénoncer la guerre, je trouve qu'il est assez peu légitime de s'en prendre à la Guerre de Sécession, parce qu'expérience de pensée : imagions que le Nord se soit soumis à tous les désirs du Sud… Je ne vois pas pourquoi l'esclavage aurait été aboli. Je comprends le désir de placer une série aux States, sur un conflit mal connu, qui plus est, mais enfin, c'est en bonne partie par cette guerre - comme par la chasse maritime de l'Angleterre sur les navires esclavagistes - que l'esclavage a été aboli. Bien sûr, cela ne nous concerne pas directement, mais faisons un pas de plus : les Américains n'entrent pas dans la Seconde Guerre mondiale et ne débarquent pas, sans parler des Canadiens et autres. Que serait donc devenue l'Europe ? A présent que les Américains nous retirent leur protection et que nous devons songer à nous protéger nous-mêmes, la question de la nécessité de défendre sa liberté me semble une question sur laquelle on ne peut plus faire l'impasse. Rêver d'un monde sans conflit est bien agréable, mais les Ukrainiens qui ont renoncé à la bombe sont bombardés. Qui fera jamais une série sur tous ceux qui a force de rêver se sont retrouvés en enfer ? Humour noir garanti, je pense…

11/03/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Phantom Road
Phantom Road

Je suis friand de récits horrifiques, et ces deux premiers tomes ne m'ont pas déçu. Au scénario Jeff Lemire montre de nouveau son savoir faire pour captiver son lecteur et il a un don pour choisir ceux qui l'accompagnent au dessin lorsqu'il ne s'y colle pas. Une voiture accidentée sur cette longue route, un camion qui s'arrête pour porter secours. Bilan, le mari est mort et les emmerdes commencent. Dom est chauffeur poids lourd, cela lui permet de s'évader, de laisser derriere lui ses problemes familiaux. Birdie, l'épouse, est bien énigmatique. La découverte d'un objet mystérieux va les mener vers une destination dans un monde parallele où vivent d'horribles créatures et dont les portes d'entrée se trouvent non loin des stations services pour PL Billy Bear. Et ce Billy Bear sera bien plus que la mascotte de ces stations services. Dans le même temps une enquête du FBI est menée par Teresa Weaver, une jeune femme au passé trouble. Des personnages qui ont un point commun, celui d'étranges visions pendant leur enfance (un thème cher à Lemire). Un récit violent (le pied-de-biche sur la couverture ne va pas servir à retirer des clous) qui ne prend pas de chemins détournés pour planter l'intrigue. Par contre, Lemire distille par doses homéopathiques des indices, mais le voile enveloppant ce monde parallèle reste toujours bien mystérieux. Une lecture rapide, palpitante et au suspense savamment dosé. Classique mais efficace. Le dessin de Gabriel Hernandez Walta participe grandement à l'atmosphère angoissante du récit avec son trait gras et précis, il est très bien accompagné avec les couleurs sombres de Jordie Bellaire. Du très bon boulot. Curieux de decouvrir la suite, mais le tome 3 se fait attendre...

11/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Matisse - Le Rêve absolu
Matisse - Le Rêve absolu

Les BD relatives à la peinture ne sont pas trop ma tasse de thé, mais je tente quand même ma chance avec cette BD qui évoque la vie, ou du moins une partie de la vie, d'un artiste majeur du début du XXème siècle. En effet si Henri Matisse était déjà connu avant de rencontrer Amélie, c'est celle-ci qui va lui faire prendre une nouvelle dimension : elle devient rapidement sa muse, pose pour lui avant de devenir son épouse et de lui faire deux enfants. Mais Matisse n'en fait qu'à sa tête, et quelques années plus tard c'est une réfugiée russe, Lydia, qui va l'inspirer et occuper tout son esprit. Ce qui va provoquer le départ d'Amélie. Entre-temps Matisse bénéficie d'un grand succès, achète des espaces de plus en plus grands pour réaliser ses toiles, est connu à l'international... Il essaie parfois de rallumer la flamme entre son épouse et lui, lui propose de voyager, mais toujours la passion de la peinture prend le dessus. J'avoue que n'ai pas été passionné par l'histoire, ce qui ne serait probablement pas le cas d'un amateur des travaux du peintre, ou de la peinture de manière plus générale. Je n'aime pas trop le dessin : Jörg Mailliet a un style un peu trop libertaire quant à l'anatomie à on goût, la déformation de ses personnages me pose souci, même si certaines cases m'ont quand même plu, du fait de l'énergie qu'elles dégagent ou de l'ambiance colorée apportée par Sandra Desmazières.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Paroles d'anges
Paroles d'anges

Paroles d'anges, ce sont quatre histoires courtes, chacune centrée sur un moment de la vie sentimentale ou sexuelle de personnages différents : les premiers émois de l'adolescence, les questionnements amoureux de jeunes adultes, l'usure d'un couple installé ou encore la sexualité au grand âge. Dans chaque cas, de petits anges plus ou moins facétieux interviennent pour tenter de débloquer la situation. Depuis Magasin général, j'ai une certaine affection pour l'œuvre de Jean-Louis Tripp. J'aime beaucoup son dessin, très rond et expressif, et je retrouve ici ce style caractéristique, en plus joliment mis en valeur par une colorisation douce aux tons pastel. L'ensemble repose sur une narration sans véritables dialogues, les bulles étant remplacées par des pictogrammes et des symboles qui traduisent les pensées et les intentions des personnages. J'ai trouvé ce procédé relativement clair, mais je n'ai pas toujours réussi à capter les intentions exactes des auteurs. En effet, Ces quatre historiettes m'ont laissé perplexe. Les deux premières se lisent sans difficulté mais ne m'ont guère intéressé. Elles racontent des situations qui se comprennent bien mais qui m'ont laissé indifférent, sans que l'humour ou l'émotion ne parviennent vraiment à décoller. La troisième histoire m'a paru beaucoup plus obscure et je dois avouer ne pas avoir vraiment compris ce que les auteurs cherchaient à raconter ou à suggérer. Quant à la dernière, elle m'a laissé une impression mitigée. Elle met en scène une sexualité tardive qui bascule vers une sorte de partouze de vieillards présentée sur un ton léger et libéré. Je sais que Tripp revendique assez ouvertement son intérêt pour les formes de sexualité multiples, comme il l'explique sans détour dans Extases, mais ce type de propos ne me parle pas du tout, et cette conclusion m'a laissé circonspect. Malgré un dessin toujours agréable et une forme narrative originale, je suis resté extérieur à ces histoires. Je comprends l'intention d'aborder les relations humaines et la sexualité à différents âges de la vie avec humour et liberté, mais je peine à voir l'intérêt réel ou le message de cet album.

11/03/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Les Petits Garçons
Les Petits Garçons

Difficile de noter cette œuvre assez atypique. Déjà, comme l'a souligné Gaston, c'est difficile de rentrer dedans lorsqu'on est pas prêt aux expressions québecoises mais surtout à l'anglais omniprésent et non-traduit, obligeant à être bilingue faute de comprendre tout. L'ensemble a une vraie justification, mais c'est brutal d'ouverture. Une fois passé le premier effet étrange, on rentre dans une BD sympathique autour de trois colocataires, dont l'une vient de revenir après un an d'absence, et enceinte de surcroit. C'est une BD en mode tranche de vie, avec trois personnages hauts en couleurs mais sympathiques, représentant une certaine jeunesse et leur vie pas tout à fait au point. Il y a des passages comiques franchement drôle, une atmosphère bon enfant et des sujets plus durs évoqués. Chacune des colocataires est attachante à sa façon, même s'il faut parfois attendre pour voir ce qui est sous la surface. Le hic c'est que la BD ne va pas spécialement quelque part et qu'elle s'arrête un peu au milieu de rien, dans un départ d'une des colocataires et sans qu'on ne sache pourquoi. Tout s'arrête soudainement, donnant l'impression d'une tranche de vie mouvementée mais un peu vaine, comme si tout revenait à sa place à la fin. C'est dommage, j'aurais apprécié une fin plus marquée sur certains aspects. Je comprends l'idée de "la vie continue", mais ça laisse un gout d'inachevé qui reste un peu trop présent en bouche. Une lecture distrayante mais pas touchante, malheureusement. Le genre de roman graphique bien fait que je vois souvent dans les rayonnages, qui se lisent et s'oublient un peu trop vite pour qu'on les trouve vraiment bon.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Quotidien délirant
Quotidien délirant

Ce recueil rassemble des histoires humoristiques de quatre pages chacune, qui observent avec cynisme et un certain sarcasme les travers de la société humaine à travers une série de saynètes diverses, parfois réalistes parfois plus absurdes. Je me souviens bien de la sortie de cet album, que j'avais aperçu et feuilleté dans les bacs de la FNAC. En le relisant aujourd'hui pour de bon, je me rends compte à quel point cela remonte à longtemps, car son contenu reflète fortement l'époque de sa création et a finalement assez mal vieilli à mes yeux. C'est dommage, car j'aurais vraiment aimé aimer cet album : j'ai beaucoup d'affection pour l'œuvre de Miguelanxo Prado. Son dessin peut parfois être formidable (je pense par exemple à son histoire dans Sandman - Nuits Éternelles ou encore à Trait de craie) et il est ici encore de très bonne facture. Les planches sont soignées, avec de belles couleurs et des personnages comme des décors très bien rendus. On sent aussi une vraie liberté graphique : Prado varie les techniques selon les histoires et modifie parfois sensiblement son style. Ce sont des pages qui donnent envie d'être lues. Dommage toutefois que l'essentiel de la narration repose surtout sur les dialogues, la mise en scène et le dessin étant finalement assez peu sollicités pour porter l'humour. Mais c'est surtout l'impression de désuétude qui domine à la lecture, trente ans après la parution. Les histoires et leurs contextes sentent fortement les années 1980 et le début des années 1990. L'auteur y dénonce notamment le machisme latino, un patriarcat encore très présent, les excès des années fric et de la société de consommation, ou encore l'intrusion progressive de technologies qui nous paraissent aujourd'hui totalement dépassées mais qui semblaient alors envahissantes ou inquiétantes. Relu aujourd'hui, cet humour fonctionne moins bien. Ce qui devait produire un effet de surprise ou de révélation chez le lecteur de l'époque paraît désormais assez attendu : les personnages apparaissent aujourd'hui trop caricaturaux ou dépassés, et les situations trop évidentes. Là où Prado cherchait sans doute à provoquer un sourire grinçant en mettant en lumière certaines attitudes, le lecteur actuel se contente souvent de constater que, oui, tel personnage est macho ou tel autre rétrograde, sans que cela produise encore beaucoup d'effet comique. Il en découle des histoires assez bavardes, mollassonnes dans leur mise en scène, et qui peinent à décrocher un sourire. C'est d'autant plus frustrant que le talent graphique de Prado est bien présent et que certaines idées montrent encore par moments son imagination et son goût pour la satire sociale.

11/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Ric Hochet
Ric Hochet

Ah Ric Hochet... Ma bande dessinée préférée avec Spirou du temps de mon enfance. Contrairement à Tintin ou Astérix, Ric Hochet ne comporte pas plusieurs niveaux de lecture et il sera difficile de recommander cette série à quelqu'un qui a plus de 12 ans. J'ai lu la plupart des volumes qui me sont passés sous la main à l'époque entre 7 et 10 ans. "Les compagnons du diable", "Le fantôme de l'alchimiste","La nuit des vampires"... Une entrée en matière parfaite pour découvrir le genre du fantastique/policier quand on est gamin. Pour l'anecdote j'étais tellement accro que ma bibliothécaire achetait les dernières parutions le jour de leur sortie pour me faire plaisir. Allez, merci Ric.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Ton père, ce héros
Ton père, ce héros

À travers d'autres œuvres comme Robinsons père & fils ou encore "Le Footballeur du dimanche", j'avais déjà pu constater à quel point Didier Tronchet est proche de son fils. Il revient une nouvelle fois sur ce thème avec cet album, qui est en réalité l'adaptation en bande dessinée d'un roman qu'il avait publié en 2006. À l'époque, son fils Antoine avait encore moins de dix ans. C'est d'ailleurs plutôt rassurant : j'aurais trouvé étrange que l'auteur revienne sur la petite enfance de son fils dans une œuvre écrite après celles où celui-ci apparaît déjà adolescent. L'album rassemble des anecdotes tirées de cette période, des réflexions d'enfant, des situations parfois cocasses ou inattendues, que Tronchet accompagne de ses propres pensées sur la paternité, son rapport à son fils, mais aussi sur la société et le temps qui passe. L'ensemble est structuré en une succession de strips courts (généralement d'une à quatre cases), avec une mise en page assez libre qui alterne entre gags en quelques cases, dessins isolés ou petites séquences. Je suis moi-même père et je me retrouve dans pas mal de réflexions de cet autre père et dans l'amour évident qu'il porte à son enfant. Il y a dans ces pages une forme de sagesse très simple, attentive aux petits riens du quotidien et à la logique parfois désarmante des enfants. Rien n'est vraiment hilarant, rien n'est particulièrement marquant non plus, mais c'est souvent amusant et régulièrement doucement touchant. L'album dégage une réelle tendresse et une authenticité qui parleront probablement à beaucoup de parents. Tronchet évoque aussi, en filigrane, les doutes du père face à sa responsabilité et la crainte de ne pas être à la hauteur. En revanche, il a parfois tendance à revenir un peu trop souvent sur la même idée : celle que ce sont les enfants qui nous apprennent la vie, davantage que l'inverse. Ce n'est sans doute pas un album majeur dans la bibliographie de Tronchet, mais c'est une lecture sympathique et sincère, qui devrait surtout trouver un écho chez les parents.

11/03/2026 (modifier)