Je dois dire que je ne comprends pas très bien l'intérêt de cet album dans la collection La Sagesse des Mythes. Déjà que Les Guerres de Zeus reprenait une bonne partie de La Naissance des Dieux, j'ai ici eu une impression de redite encore plus marquée : Typhon recycle tellement d'éléments de Les Guerres de Zeus que je me suis sincèrement demandé à plusieurs reprises si je ne l'avais pas déjà lu. La différence principale tient au fait que l'album développe davantage l'affrontement entre Zeus et Typhon, et introduit le personnage de Cadmos, dont je n'avais pas le souvenir qu'il apparaissait dans l'album précédent.
Le dessin est toujours de belle qualité quoique parfois un peu brouillon, et sur le fond, c'est malgré tout relativement instructif. J'ai trouvé intéressant de découvrir cette version du mythe, notamment la manière dont Typhon est finalement vaincu avec l'aide des Moires, ainsi que certains ajouts ou variantes issus de traditions différentes. Mais cela ne suffit pas à rendre l'ensemble vraiment captivant.
Le principal problème vient du déséquilibre du récit. Les combats occupent une place écrasante, au point de saturer rapidement la lecture. L'histoire, elle, se résume finalement à deux ou trois éléments narratifs importants, assez vite expédiés entre deux affrontements spectaculaires. Du coup, malgré un certain souffle épique et quelques passages plus originaux (comme l'intervention de Cadmos), l'ensemble manque de substance et devient assez monotone.
C'est une lecture rapide, pas désagréable, mais assez peu marquante. J'ai appris quelques éléments sans réellement être passionné, et c'est l'un des albums les plus dispensables de la collection La Sagesse des Mythes. A tout prendre, je dirais que si vous avez lu La Naissance des Dieux, il n'y a finalement pas d'intérêt à lire ni Les Guerres de Zeus ni Typhon.
Belle histoire : un enfant abandonné adopté dans par le monde magique adopte en quelque sorte tous les enfants humains en devenant le Père Noel. Que dire de plus ? Les images illustrent parfaitement l'enchantement d'une magie finissant pas éclabousser tout le monde, enfants au premier chef, mais aussi adules, qui ont tous été des enfants. Sans compter qu'ainsi tout parent sait qu'il n'y a pas que lui à se soucier de ses enfants et de ceux des autres, si on y songe… L'univers magique est rendu assez proche de tous mais reste assez lointain pour favoriser le rêve, et le dessin et les couleurs que je dirais féériques, répondent à l'image. Le grand format s'impose, à l'image du Père Noel et des sapins de Noel et de féérie, soit une image discrète mais intense de protection et de rêve pour tous. A offrir si on cherche à donner quelque chose de l'esprit de noël à quelqu'un.
Mouais. Ma médiathèque doit posséder tous les tomes je crois. J’ai emprunté les trois premiers pour découvrir la série, et je n’ai finalement lu que les deux premiers albums.
Ça n’est pas illisible, et il y a même quelques récits intéressants, savoureux, amusants ou flippants. Quelques infos généralistes instructives. Mais je n’ai pas accroché plus que ça et après le deuxième album, ma lassitude l’a emporté.
Je ne suis a priori pas intéressé par les changements de dessinateurs en cours de série, donc ce genre de collaborations multiples ne me siéent pas trop. Mais bon, je peux passer outre. En tous cas tous les styles cohabitent. Disons que la plupart passent bien, et que l’intérêt principal est sans doute ailleurs.
Je ne connais pas le blog de Baud semble-t-il à l’origine de cette série, puisqu’il pioche dans celui-ci pour fournir la matière aux « adaptateurs. C’est clairement fourre-tout. Et donc, comme pour le dessin, c’est très inégal. Une sorte d’encyclopédie de l’étrange, où sont rassemblés des merveilles ou bizarreries de la nature, des phénomènes étranges, des personnalités plus ou moins originales, des connaissances ou découvertes scientifiques plus ou moins importantes, quelques faits-divers, etc. Le tout dans des récits qui vont d’une simple page à une dizaine généralement.
Alors, certes, il y a des choses qui interpellent, qui peuvent intéresser. Mais pas tout, et l’empilement est à consommer à petite dose, par petits bouts. Je déconseille de lire tous les albums d’une traite (deux ont suffi me concernant). Je suis sûr qu’une lecture par « pastilles » sur un blog ou dans une revue serait mieux passé.
Cela dit, d’autres que moi peuvent y trouver davantage leur compte. Si le concept m’a un peu déçu, c’est peut-être affaire de goûts personnels.
Note réelle 2,5/5.
Allan Karlson va fêter ses cents ans. Mais comment un homme ayant une vie aussi trépidante peut-il fêter son anniversaire dans un EHPAD ....
Cette adaptation de roman nous offre des situations ubuesques à travers un siècle (XXème) marqué par les innovations et des changements politiques majeurs.
C'est souvent drôle même si par moment c'est saugrenu. Mais plus c'est gros plus ça passe
Non pour ma part le bémol vient du dessin. Je trouve qu'il ne met pas en valeur le scénario.
En effet contrairement à Binet avec Les Bidochon ou Larcenet et Le Combat ordinaire, là la magie n'opère pas et finalement le graphisme vient un peu gâcher la fête.
Dommage
Note réelle 2.5/5
Un one-shot sympathique à lire.
Un homme se réveille dans un monde où il est le dernier terrien vivant et pour une raison nébuleuse plusieurs extraterrestres veulent le capturer. Le scénario est correct au début au fil des chapitres je l'ai plus apprécié lorsque les enjeux de l'intrigue sont dévoilés et que l'univers imaginé par les auteurs se diversifie. Les personnages sont des archétypes et j'aurais aimé qu'on approfondisse plus quelques points du scénario, mais ce n'est pas trop grave parce que l'histoire était divertissante et c'est le minium que je demande à une œuvre de fiction. Le dessin fait très film d'animation et d'ailleurs dans ma tête je visualisais facilement comment ressemblerait les scènes si c'était fait en animation. Cette impression accentue un peu le fait que c'est parfois un peu cliché avec des personnages et une structure scénaristique qui aurait totalement sa place dans un film d'animation pour enfants.
Donc voilà c'est pas une histoire qui va révolutionner l'histoire de la BD, mais on passe un bon moment.
Un récit autobiographique, qui joue sur les souvenirs d’enfance, et aussi sur l’avenir que l’auteur imaginait (pour lui et/ou le monde), pour « l’An 2000 » donc. Dans ce genre de récit d’enfance déjà pas mal traité, Arnaud Quéré (que je découvre avec cet album) nous propose quelque chose de léger, frais, et agréable à lire.
En effet, ses petits souvenirs sont joliment mis en avant. Par le dessin déjà, que j’ai trouvé fluide et très agréable. Un Noir et Blanc un peu charbonneux, plaisant, évacuant le traditionnel gaufrier.
Mais c’est aussi une belle présentation de l’auteur (l’adulte, l’auteur de BD), qui a en plus su mêler quelques réflexions intéressantes (sur la notion relative de vieillesse par exemple) au simple conglomérat de souvenirs.
Note réelle 3,5/5.
L'histoire d'O pourrait peut-être se sauver grâce au contexte historique de sa réalisation, ou grâce aux environnements art déco qui encadrent l'action et les personnages. Quand j'ai découvert, encore dans des photocopies clandestines, j'étais stupéfait et j'ai essayé de copier quelques dessins dans mes cahiers secrets.
Mais tout est trop daté et me suscite de l'aversion aujourd'hui. Crepax a de la valeur principalement pour l'expérimentation avec les pages et les cadrages des histoires de Valentina. Beaucoup trop peu au-delà de cela.
Je suis familier avec le terme « Kafkaesque », mais je n’avais jamais lu d’histoires de Franz Kafka, en roman ou en BD… lacune comblée, mais dans la douleur !
Je ne suis certes pas amateur d’absurde, mais j’ai adoré « Julius Corentin Acquefacques », et ce dernier est souvent comparé à Kafka, alors j’ai décidé d’emprunter « The trial » à la bibliothèque de l’université où je bosse… mauvaise pioche !
Je ne suis jamais rentré dans cette histoire sans queue ni tête, je ne me suis jamais intéressé aux personnages ou à l’intrigue. Il s’y cache peut-être un message ou une métaphore sur nos systèmes légaux, mais si c’est le cas, tout ça m’est complètement passé au dessus de la tête. J’ai fini ma lecture dans la douleur, je ne lisais presque plus les textes sur la fin.
Je trouve pourtant l’aspect technique intéressant. Le dessin en noir et blanc est joli et très détaillé, et le découpage souvent réussi. De plus, et contrairement à Ro, je ne trouve pas la narration trop chargée textuellement (un défaut courant dans les adaptations de romans).
Une lecture interminable et sans intérêt pour moi… je ne suis pas prêt de retenter une expérience Kafkaesque !
Je me range du côté de la majorité : j’ai trouvé cet album agréable mais pas spécialement marquant.
J’ai beaucoup aimé suivre le quotidien de notre antihéros, très timide et renfermé, et clairement passionné de peinture. Je l’ai trouvé attachant – la scène de « drague » avec la voisine est à ce titre assez cocasse.
L’aspect graphique intrigue, avec cette narration contemplative, faite de successions d’images d’une même scène, comme issues d’une pellicule de film… La lecture est en conséquence plutôt rapide. Le style me rappelle un peu Jon McNaught, comme le souligne déjà un autre posteur (voir Hors scène par exemple).
Un album vite lu, que j’ai emprunté en bibliothèque, et qui ne figurera pas dans ma collection personnelle, mais que je suis content d’avoir lu.
Je suis un gros lecteur de poésie, et Jean Teulé est un auteur qui a priori m’intéresse.
Mais je ne suis pas vraiment friand de la poésie de Verlaine (et je connais peu le personnage lui-même), lui préférant d’autres auteurs pour la même époque. Et si l’adaptation est fidèle (je n’ai pas lu le roman de Teulé), ça n’est clairement pas l’histoire la plus palpitante de cet auteur. Je suis donc sorti quelque peu déçu de cette lecture.
Le Verlaine qui nous est présenté ici est en fin de vie et de carrière. Un bonhomme acariâtre, alcoolique, survivant sans trop lutter contre la maladie et la dèche.
C’est sans doute d’ailleurs l’aspect qui m’a le plus intéressé, cette bohème mouiseuse et pleine de vie (artistes, étudiants, anarchistes), celle qui fera une certaine renommée de l’époque et de Paris, alors qu’elle choquait le bon bourgeois. Quelques personnages étonnants, amoureux de la poésie de Verlaine et le protégeant – a minima et à son insu – contre quelques vicissitudes…
Mais bon, si le décor m’intéresse, je ne me suis pas vraiment passionné pour notre mourant merveilleux, ni pour les quelques aléas de l’intrigue, ou pour les dialogues. Ça se laisse lire, mais j’en attendais peut-être autre chose.
Note réelle 2,5/5.
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Typhon
Je dois dire que je ne comprends pas très bien l'intérêt de cet album dans la collection La Sagesse des Mythes. Déjà que Les Guerres de Zeus reprenait une bonne partie de La Naissance des Dieux, j'ai ici eu une impression de redite encore plus marquée : Typhon recycle tellement d'éléments de Les Guerres de Zeus que je me suis sincèrement demandé à plusieurs reprises si je ne l'avais pas déjà lu. La différence principale tient au fait que l'album développe davantage l'affrontement entre Zeus et Typhon, et introduit le personnage de Cadmos, dont je n'avais pas le souvenir qu'il apparaissait dans l'album précédent. Le dessin est toujours de belle qualité quoique parfois un peu brouillon, et sur le fond, c'est malgré tout relativement instructif. J'ai trouvé intéressant de découvrir cette version du mythe, notamment la manière dont Typhon est finalement vaincu avec l'aide des Moires, ainsi que certains ajouts ou variantes issus de traditions différentes. Mais cela ne suffit pas à rendre l'ensemble vraiment captivant. Le principal problème vient du déséquilibre du récit. Les combats occupent une place écrasante, au point de saturer rapidement la lecture. L'histoire, elle, se résume finalement à deux ou trois éléments narratifs importants, assez vite expédiés entre deux affrontements spectaculaires. Du coup, malgré un certain souffle épique et quelques passages plus originaux (comme l'intervention de Cadmos), l'ensemble manque de substance et devient assez monotone. C'est une lecture rapide, pas désagréable, mais assez peu marquante. J'ai appris quelques éléments sans réellement être passionné, et c'est l'un des albums les plus dispensables de la collection La Sagesse des Mythes. A tout prendre, je dirais que si vous avez lu La Naissance des Dieux, il n'y a finalement pas d'intérêt à lire ni Les Guerres de Zeus ni Typhon.
Santa Claus
Belle histoire : un enfant abandonné adopté dans par le monde magique adopte en quelque sorte tous les enfants humains en devenant le Père Noel. Que dire de plus ? Les images illustrent parfaitement l'enchantement d'une magie finissant pas éclabousser tout le monde, enfants au premier chef, mais aussi adules, qui ont tous été des enfants. Sans compter qu'ainsi tout parent sait qu'il n'y a pas que lui à se soucier de ses enfants et de ceux des autres, si on y songe… L'univers magique est rendu assez proche de tous mais reste assez lointain pour favoriser le rêve, et le dessin et les couleurs que je dirais féériques, répondent à l'image. Le grand format s'impose, à l'image du Père Noel et des sapins de Noel et de féérie, soit une image discrète mais intense de protection et de rêve pour tous. A offrir si on cherche à donner quelque chose de l'esprit de noël à quelqu'un.
Axolot
Mouais. Ma médiathèque doit posséder tous les tomes je crois. J’ai emprunté les trois premiers pour découvrir la série, et je n’ai finalement lu que les deux premiers albums. Ça n’est pas illisible, et il y a même quelques récits intéressants, savoureux, amusants ou flippants. Quelques infos généralistes instructives. Mais je n’ai pas accroché plus que ça et après le deuxième album, ma lassitude l’a emporté. Je ne suis a priori pas intéressé par les changements de dessinateurs en cours de série, donc ce genre de collaborations multiples ne me siéent pas trop. Mais bon, je peux passer outre. En tous cas tous les styles cohabitent. Disons que la plupart passent bien, et que l’intérêt principal est sans doute ailleurs. Je ne connais pas le blog de Baud semble-t-il à l’origine de cette série, puisqu’il pioche dans celui-ci pour fournir la matière aux « adaptateurs. C’est clairement fourre-tout. Et donc, comme pour le dessin, c’est très inégal. Une sorte d’encyclopédie de l’étrange, où sont rassemblés des merveilles ou bizarreries de la nature, des phénomènes étranges, des personnalités plus ou moins originales, des connaissances ou découvertes scientifiques plus ou moins importantes, quelques faits-divers, etc. Le tout dans des récits qui vont d’une simple page à une dizaine généralement. Alors, certes, il y a des choses qui interpellent, qui peuvent intéresser. Mais pas tout, et l’empilement est à consommer à petite dose, par petits bouts. Je déconseille de lire tous les albums d’une traite (deux ont suffi me concernant). Je suis sûr qu’une lecture par « pastilles » sur un blog ou dans une revue serait mieux passé. Cela dit, d’autres que moi peuvent y trouver davantage leur compte. Si le concept m’a un peu déçu, c’est peut-être affaire de goûts personnels. Note réelle 2,5/5.
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Allan Karlson va fêter ses cents ans. Mais comment un homme ayant une vie aussi trépidante peut-il fêter son anniversaire dans un EHPAD .... Cette adaptation de roman nous offre des situations ubuesques à travers un siècle (XXème) marqué par les innovations et des changements politiques majeurs. C'est souvent drôle même si par moment c'est saugrenu. Mais plus c'est gros plus ça passe Non pour ma part le bémol vient du dessin. Je trouve qu'il ne met pas en valeur le scénario. En effet contrairement à Binet avec Les Bidochon ou Larcenet et Le Combat ordinaire, là la magie n'opère pas et finalement le graphisme vient un peu gâcher la fête. Dommage Note réelle 2.5/5
Traqué dans l'espace
Un one-shot sympathique à lire. Un homme se réveille dans un monde où il est le dernier terrien vivant et pour une raison nébuleuse plusieurs extraterrestres veulent le capturer. Le scénario est correct au début au fil des chapitres je l'ai plus apprécié lorsque les enjeux de l'intrigue sont dévoilés et que l'univers imaginé par les auteurs se diversifie. Les personnages sont des archétypes et j'aurais aimé qu'on approfondisse plus quelques points du scénario, mais ce n'est pas trop grave parce que l'histoire était divertissante et c'est le minium que je demande à une œuvre de fiction. Le dessin fait très film d'animation et d'ailleurs dans ma tête je visualisais facilement comment ressemblerait les scènes si c'était fait en animation. Cette impression accentue un peu le fait que c'est parfois un peu cliché avec des personnages et une structure scénaristique qui aurait totalement sa place dans un film d'animation pour enfants. Donc voilà c'est pas une histoire qui va révolutionner l'histoire de la BD, mais on passe un bon moment.
L'An 2000
Un récit autobiographique, qui joue sur les souvenirs d’enfance, et aussi sur l’avenir que l’auteur imaginait (pour lui et/ou le monde), pour « l’An 2000 » donc. Dans ce genre de récit d’enfance déjà pas mal traité, Arnaud Quéré (que je découvre avec cet album) nous propose quelque chose de léger, frais, et agréable à lire. En effet, ses petits souvenirs sont joliment mis en avant. Par le dessin déjà, que j’ai trouvé fluide et très agréable. Un Noir et Blanc un peu charbonneux, plaisant, évacuant le traditionnel gaufrier. Mais c’est aussi une belle présentation de l’auteur (l’adulte, l’auteur de BD), qui a en plus su mêler quelques réflexions intéressantes (sur la notion relative de vieillesse par exemple) au simple conglomérat de souvenirs. Note réelle 3,5/5.
Histoire d'O
L'histoire d'O pourrait peut-être se sauver grâce au contexte historique de sa réalisation, ou grâce aux environnements art déco qui encadrent l'action et les personnages. Quand j'ai découvert, encore dans des photocopies clandestines, j'étais stupéfait et j'ai essayé de copier quelques dessins dans mes cahiers secrets. Mais tout est trop daté et me suscite de l'aversion aujourd'hui. Crepax a de la valeur principalement pour l'expérimentation avec les pages et les cadrages des histoires de Valentina. Beaucoup trop peu au-delà de cela.
Le Procès (Actes Sud)
Je suis familier avec le terme « Kafkaesque », mais je n’avais jamais lu d’histoires de Franz Kafka, en roman ou en BD… lacune comblée, mais dans la douleur ! Je ne suis certes pas amateur d’absurde, mais j’ai adoré « Julius Corentin Acquefacques », et ce dernier est souvent comparé à Kafka, alors j’ai décidé d’emprunter « The trial » à la bibliothèque de l’université où je bosse… mauvaise pioche ! Je ne suis jamais rentré dans cette histoire sans queue ni tête, je ne me suis jamais intéressé aux personnages ou à l’intrigue. Il s’y cache peut-être un message ou une métaphore sur nos systèmes légaux, mais si c’est le cas, tout ça m’est complètement passé au dessus de la tête. J’ai fini ma lecture dans la douleur, je ne lisais presque plus les textes sur la fin. Je trouve pourtant l’aspect technique intéressant. Le dessin en noir et blanc est joli et très détaillé, et le découpage souvent réussi. De plus, et contrairement à Ro, je ne trouve pas la narration trop chargée textuellement (un défaut courant dans les adaptations de romans). Une lecture interminable et sans intérêt pour moi… je ne suis pas prêt de retenter une expérience Kafkaesque !
Hubert
Je me range du côté de la majorité : j’ai trouvé cet album agréable mais pas spécialement marquant. J’ai beaucoup aimé suivre le quotidien de notre antihéros, très timide et renfermé, et clairement passionné de peinture. Je l’ai trouvé attachant – la scène de « drague » avec la voisine est à ce titre assez cocasse. L’aspect graphique intrigue, avec cette narration contemplative, faite de successions d’images d’une même scène, comme issues d’une pellicule de film… La lecture est en conséquence plutôt rapide. Le style me rappelle un peu Jon McNaught, comme le souligne déjà un autre posteur (voir Hors scène par exemple). Un album vite lu, que j’ai emprunté en bibliothèque, et qui ne figurera pas dans ma collection personnelle, mais que je suis content d’avoir lu.
Ô Verlaine
Je suis un gros lecteur de poésie, et Jean Teulé est un auteur qui a priori m’intéresse. Mais je ne suis pas vraiment friand de la poésie de Verlaine (et je connais peu le personnage lui-même), lui préférant d’autres auteurs pour la même époque. Et si l’adaptation est fidèle (je n’ai pas lu le roman de Teulé), ça n’est clairement pas l’histoire la plus palpitante de cet auteur. Je suis donc sorti quelque peu déçu de cette lecture. Le Verlaine qui nous est présenté ici est en fin de vie et de carrière. Un bonhomme acariâtre, alcoolique, survivant sans trop lutter contre la maladie et la dèche. C’est sans doute d’ailleurs l’aspect qui m’a le plus intéressé, cette bohème mouiseuse et pleine de vie (artistes, étudiants, anarchistes), celle qui fera une certaine renommée de l’époque et de Paris, alors qu’elle choquait le bon bourgeois. Quelques personnages étonnants, amoureux de la poésie de Verlaine et le protégeant – a minima et à son insu – contre quelques vicissitudes… Mais bon, si le décor m’intéresse, je ne me suis pas vraiment passionné pour notre mourant merveilleux, ni pour les quelques aléas de l’intrigue, ou pour les dialogues. Ça se laisse lire, mais j’en attendais peut-être autre chose. Note réelle 2,5/5.