Binky Brown n'est malheureusement pas mon genre de bd. Je me suis royalement ennuyé. Pour me distraire, il faut se lever tôt ou essayer de produire une oeuvre intéressante qui arrive à me surprendre ou au moins à retenir mon attention. C'est si difficile que cela ?
Visiblement, je suis dans une véritable période de mauvaise pioche. C'est vrai que j'ai un peu la rage de ne pas être satisfait par mes lectures et finalement passer mon temps à les critiquer. Mais bon, pour 10 mauvaises bd, il y en aura forcément une bonne.
Le sujet est la critique de la religion catholique. Je ne suis absolument pas un partisan de la moindre religion. L'auteur décrit le milieu catholique traditionnel où il a grandi. Forcément, il n'y aura pas que du positif. Je constate toujours la même chose: être religieux, c'est faire l'impasse sur une certaine forme de sexualité. Cela crée de véritables frustrations à l'origine de bien des dérives.
Pour le reste, c'est trop underground en ce qui me concerne.
Je n'aurais jamais pensé donner une note aussi basse pour un sujet qui traite de l'holocauste. C'est comme si je cautionnais le nazisme. Fort heureusement, il n'en n'est rien car je juge l'oeuvre indépendamment du sujet traité qui est certes très sérieux.
En fait, je n'ai pas aimé le dessin avec ses têtes d'animaux très hideux. Mais surtout, j'avoue ne pas avoir compris grand chose sur le sens de ce récit très étrange. Il me faut certainement des repères. L'absurde sur des thèmes aussi sensibles, pour moi, cela ne le fait pas.
Cela a été une lecture très pénible car les situations sont absurdes et très spéciales. Il faut dire que Serge est accompagné dans ses aventures hallucinatoires et métaphysiques par une demi-tête de renard.
Certes, il faut avoir une sacré imagination pour accepter l'impossible ou une certaine forme d'hilarité jubilatoire. Je me suis littéralement ennuyé à cette lecture sans queue ni demi-tête.
Les mutants ne sont pas les X-Men avec des pouvoirs sur-humains mais plutôt un peuple incompris à savoir des adolescents en pleine construction de soi.
Généralement , j’aime ce genre de roman graphique dans un genre sympa mais cela n’a pas été le cas en l’espèce car je ne me suis absolument pas reconnu alors que j’ai vécu à peu près la même période d’adolescence que l’auteur. C’est comme si nous avions été sur des planètes différentes.
Après, il faut savoir accepter les caprices d’une gamine de bourgeois qui se la joue rebelle alors qu’on est obligé de simplement suivre les cours pour avoir une simple chance de réussir lorsque nos parents sont des ouvriers connaissant le chômage. Par ailleurs, occuper un lit d’hôpital en permanence et en jouant la grande malade imaginaire alors que tant de gens souffrent réellement, je n’ai pas vraiment apprécié. Ouais, c’est de la vraie bd pour bobo qui se la joue rebelle sur un mode branleuse mais qui est quand même obligée de voir un psy à cause de ses crises d’angoisse. Répugnant et rien de plus en ce qui me concerne. J'ai eu une vraie nausée suite à cette lecture. Il faut le faire !
Comme dit, je ne suis pas obligé d’accepter et d’aimer ce roman introspectif parce que cela fait bien, parce que c’est primé à Angoulême dans la catégorie jeune talent. Pour moi, c’est une version futile et personnelle qui est encombrée de clichés à l’image de Beverly Hills ou des New Kids on the block. Cela ne correspond pas à la véritable vision des choses. Maintenant, je pourrais accepter si j’avais simplement un peu de sympathie mais là, je suis dégouté par ce que je viens de lire. Aucune psychologie intéressante, des personnages creux, aucune scène marrante et des supers clichés. C'est lent, profondément inintéressant, sans aucune ambition visuelle ou scénaristique.
C'est franchement très restreint mais comme l'a dit Henry Miller, "quand la merde vaudra de l'or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus !".
Toutes les valeurs que je déteste sont véhiculés par cette oeuvre babacool et très hippie sur les bords avec une pointe de nudité et un climat altermondialiste.
Le graphisme ne serait pas trop mal sans les trognes épouvantables des différents personnages. Même les animaux sont dessinées bizarrement.
Pour le reste, cette ballade estivale ne m'a rien apporté sinon des dialogues un peu insipides. L'auteur qu'on surnomme le Woody Allen de la bande dessinée allemande ne m'a absolument pas convaincu. Du même auteur, je n'avais déjà pas été inspiré par On peut toujours rester amis.
L'auteur espagnol tente de nous faire différentes approches humoristiques du sexe. Le style est résolument rétro, gras et appuyé et forcément trop coloré. Je n'ai pas aimé d'emblée. Après, il faut se forcer et cela devient très pénible et presque indigeste.
Ce n'est pas mon style, ce n'est pas mon humour car c'est trop gras. Il n'y a point de grâce ou d'intérêt quelconque. Pour résumer en deux mots : c'est grivois et c'est crade. Maintenant, cela peut plaire car il faut de tout en ce monde.
Je préfère tout de même le préciser: je ne suis pas du tout réfractaire sur ce sujet. Je suis d'ailleurs un grand fan de 50 nuances de Grey et même plus sombres.
Si je devais décerner un prix à Colibri, cela serait celui de la stupéfaction. En effet, je ne comprends pas comment une telle oeuvre a pu susciter tant l'éloge notamment le prix bd 2008 des lecteurs du journal de gauche Libération. Je n'invente rien car un sticker l'annonçant était collé fièrement à la couverture.
Une telle lecture dans un genre de déambulation onirique ne m'a rien apporté que de l'ennui. Cela part dans tous les sens au point de ne ressentir que de la stérilité voire de l'austérité. Certes, il y a cette critique du capitalisme et de la société de consommation mais dans laquelle je ne me reconnais pas. Graphiquement, ce n'est pas mon style. Tout est dit.
C'est certainement le plus mauvais plan cul que j'ai pu lire. Une histoire abracadabrante qui part dans tous les sens dans un genre totalement absurde. Il ne manquait plus que les extraterrestres mais ils l'ont réellement fait !
Après, j'ai compris qu'il s'agissait de détourner de leur contexte les dialogues et les clichés des films pornos dans une espèce de parodie cartoonesque avec des dessins enfantins.
Il faut sans doute faire une lecture au second degré. Certes, mais je ne suis pas un adepte. On aime ou on déteste, c'est comme cela. Au moins, on a quand même réussi à éviter la vulgarité. Ce n'est pas rien.
Alors, Happy ? Je dois plutôt dire que I’m not very happy de cette lecture. Pourtant, le graphisme est plutôt avenant et bien maîtrisé. Ce n’est pas ce qui pose problème.
C’est surtout le langage ordurier et les insultes qui fusent. J'ai rarement lu une bd aussi vulgaire. Toutes les cases sont remplies de gros mots à outrance. Les personnages ne peuvent pas s’exprimer de manière convenable car cela dépasse leurs capacités intellectuelles. Je suis désolé mais cela, je ne l’accepte pas. Je ne lis pas des comics orduriers. Je ne suis pas obligé de subir cela. C’est quand même très désagréable à la lecture. Après, on dira que c’est pour se situer dans le milieu des mafieux, des bas-fonds, du polar noir. Ce n’est pas une raison. Je ne demande pas non plus un langage châtié mais que cela reste convenable. A bon entendeur, salut !
Pour le reste, le fait d’introduire un personnage fantaisiste tout droit issu d’un cartoon, cela ne le fait pas. C’est certainement l’originalité de ce comics mais c’est si inconvenant, si maladroit. Bref, cela n’a pas pris avec moi.
Cette BD m'a donné l'impression que l'auteure s'ennuyait, n'avait pas trop d'idées et s'est mise à dessiner ce qui lui passait par la tête, sans scénario ni objectif précis.
Deux récits s'enchevêtrent, alternant de manière hachée et sans transition une poignée de pages de l'un, puis de l'autre, et ainsi de suite.
Il y a celui d'une adolescente mignonne qui bronze à la piscine en essayant vaguement de lire le livre Antigone en préférant laisser vaquer ses pensées et faire jouer son pouvoir de séduction.
Et il y a celui plus abstrait de personnages imaginaires dont on ne sait trop qui ils sont, deux filles, une pieuvre, un danseur de tango ou encore une bête bizarre se définissant comme étant l'amour incarné. Ceux-là parlent de tout et de rien, surtout de rien, et papotent dans des discussions sans queue ni tête aux allures presque psychanalytiques, comme ces dialogues qu'on peut se faire dans sa tête entre personnages imaginaires quand on n'a pas trop d'idée.
J'aime bien le dessin, enfin surtout celui de l'histoire de la jeune fille puisqu'il est nettement plus travaillé que celui du récit abstrait. Entre ce trait lâché et l'ambiance mêlant adolescente et dialogues futiles, ça me rappelle les œuvres de Bastien Vives.
Mais alors le récit est d'un chiant !
L'histoire avec la jeune fille est simple mais il ne s'y passe quasiment rien et c'est ennuyeux. Et l'autre histoire, avec les personnages imaginaires, est très rapidement pénible tant les dialogues sont inutiles et bavards. Il s'agit très probablement des pensées divagantes de l'adolescente qui s'ennuie mais j'ai bien du mal à voir le rapport avec sa situation réelle au moment où elle y pense et surtout je n'ai pas réussi à m'y intéresser. J'ai lâché la lecture de cette partie là au premier tiers de l'album, et je me suis contenté de suivre l'histoire avec l'ado pour constater qu'elle ne menait nulle part et que je pouvais fermer l'album sans regret si ce n'est un peu de temps perdu.
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Binky Brown rencontre la Vierge Marie
Binky Brown n'est malheureusement pas mon genre de bd. Je me suis royalement ennuyé. Pour me distraire, il faut se lever tôt ou essayer de produire une oeuvre intéressante qui arrive à me surprendre ou au moins à retenir mon attention. C'est si difficile que cela ? Visiblement, je suis dans une véritable période de mauvaise pioche. C'est vrai que j'ai un peu la rage de ne pas être satisfait par mes lectures et finalement passer mon temps à les critiquer. Mais bon, pour 10 mauvaises bd, il y en aura forcément une bonne. Le sujet est la critique de la religion catholique. Je ne suis absolument pas un partisan de la moindre religion. L'auteur décrit le milieu catholique traditionnel où il a grandi. Forcément, il n'y aura pas que du positif. Je constate toujours la même chose: être religieux, c'est faire l'impasse sur une certaine forme de sexualité. Cela crée de véritables frustrations à l'origine de bien des dérives. Pour le reste, c'est trop underground en ce qui me concerne.
Achtung Zelig !
Je n'aurais jamais pensé donner une note aussi basse pour un sujet qui traite de l'holocauste. C'est comme si je cautionnais le nazisme. Fort heureusement, il n'en n'est rien car je juge l'oeuvre indépendamment du sujet traité qui est certes très sérieux. En fait, je n'ai pas aimé le dessin avec ses têtes d'animaux très hideux. Mais surtout, j'avoue ne pas avoir compris grand chose sur le sens de ce récit très étrange. Il me faut certainement des repères. L'absurde sur des thèmes aussi sensibles, pour moi, cela ne le fait pas.
Serge & Demi-Serge
Cela a été une lecture très pénible car les situations sont absurdes et très spéciales. Il faut dire que Serge est accompagné dans ses aventures hallucinatoires et métaphysiques par une demi-tête de renard. Certes, il faut avoir une sacré imagination pour accepter l'impossible ou une certaine forme d'hilarité jubilatoire. Je me suis littéralement ennuyé à cette lecture sans queue ni demi-tête.
Les Mutants - Un peuple d'incompris
Les mutants ne sont pas les X-Men avec des pouvoirs sur-humains mais plutôt un peuple incompris à savoir des adolescents en pleine construction de soi. Généralement , j’aime ce genre de roman graphique dans un genre sympa mais cela n’a pas été le cas en l’espèce car je ne me suis absolument pas reconnu alors que j’ai vécu à peu près la même période d’adolescence que l’auteur. C’est comme si nous avions été sur des planètes différentes. Après, il faut savoir accepter les caprices d’une gamine de bourgeois qui se la joue rebelle alors qu’on est obligé de simplement suivre les cours pour avoir une simple chance de réussir lorsque nos parents sont des ouvriers connaissant le chômage. Par ailleurs, occuper un lit d’hôpital en permanence et en jouant la grande malade imaginaire alors que tant de gens souffrent réellement, je n’ai pas vraiment apprécié. Ouais, c’est de la vraie bd pour bobo qui se la joue rebelle sur un mode branleuse mais qui est quand même obligée de voir un psy à cause de ses crises d’angoisse. Répugnant et rien de plus en ce qui me concerne. J'ai eu une vraie nausée suite à cette lecture. Il faut le faire ! Comme dit, je ne suis pas obligé d’accepter et d’aimer ce roman introspectif parce que cela fait bien, parce que c’est primé à Angoulême dans la catégorie jeune talent. Pour moi, c’est une version futile et personnelle qui est encombrée de clichés à l’image de Beverly Hills ou des New Kids on the block. Cela ne correspond pas à la véritable vision des choses. Maintenant, je pourrais accepter si j’avais simplement un peu de sympathie mais là, je suis dégouté par ce que je viens de lire. Aucune psychologie intéressante, des personnages creux, aucune scène marrante et des supers clichés. C'est lent, profondément inintéressant, sans aucune ambition visuelle ou scénaristique. C'est franchement très restreint mais comme l'a dit Henry Miller, "quand la merde vaudra de l'or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus !".
Welcome Home
Toutes les valeurs que je déteste sont véhiculés par cette oeuvre babacool et très hippie sur les bords avec une pointe de nudité et un climat altermondialiste. Le graphisme ne serait pas trop mal sans les trognes épouvantables des différents personnages. Même les animaux sont dessinées bizarrement. Pour le reste, cette ballade estivale ne m'a rien apporté sinon des dialogues un peu insipides. L'auteur qu'on surnomme le Woody Allen de la bande dessinée allemande ne m'a absolument pas convaincu. Du même auteur, je n'avais déjà pas été inspiré par On peut toujours rester amis.
Sexorama
L'auteur espagnol tente de nous faire différentes approches humoristiques du sexe. Le style est résolument rétro, gras et appuyé et forcément trop coloré. Je n'ai pas aimé d'emblée. Après, il faut se forcer et cela devient très pénible et presque indigeste. Ce n'est pas mon style, ce n'est pas mon humour car c'est trop gras. Il n'y a point de grâce ou d'intérêt quelconque. Pour résumer en deux mots : c'est grivois et c'est crade. Maintenant, cela peut plaire car il faut de tout en ce monde. Je préfère tout de même le préciser: je ne suis pas du tout réfractaire sur ce sujet. Je suis d'ailleurs un grand fan de 50 nuances de Grey et même plus sombres.
Colibri
Si je devais décerner un prix à Colibri, cela serait celui de la stupéfaction. En effet, je ne comprends pas comment une telle oeuvre a pu susciter tant l'éloge notamment le prix bd 2008 des lecteurs du journal de gauche Libération. Je n'invente rien car un sticker l'annonçant était collé fièrement à la couverture. Une telle lecture dans un genre de déambulation onirique ne m'a rien apporté que de l'ennui. Cela part dans tous les sens au point de ne ressentir que de la stérilité voire de l'austérité. Certes, il y a cette critique du capitalisme et de la société de consommation mais dans laquelle je ne me reconnais pas. Graphiquement, ce n'est pas mon style. Tout est dit.
Planplan culcul
C'est certainement le plus mauvais plan cul que j'ai pu lire. Une histoire abracadabrante qui part dans tous les sens dans un genre totalement absurde. Il ne manquait plus que les extraterrestres mais ils l'ont réellement fait ! Après, j'ai compris qu'il s'agissait de détourner de leur contexte les dialogues et les clichés des films pornos dans une espèce de parodie cartoonesque avec des dessins enfantins. Il faut sans doute faire une lecture au second degré. Certes, mais je ne suis pas un adepte. On aime ou on déteste, c'est comme cela. Au moins, on a quand même réussi à éviter la vulgarité. Ce n'est pas rien.
Happy! (Morrison/Robertson)
Alors, Happy ? Je dois plutôt dire que I’m not very happy de cette lecture. Pourtant, le graphisme est plutôt avenant et bien maîtrisé. Ce n’est pas ce qui pose problème. C’est surtout le langage ordurier et les insultes qui fusent. J'ai rarement lu une bd aussi vulgaire. Toutes les cases sont remplies de gros mots à outrance. Les personnages ne peuvent pas s’exprimer de manière convenable car cela dépasse leurs capacités intellectuelles. Je suis désolé mais cela, je ne l’accepte pas. Je ne lis pas des comics orduriers. Je ne suis pas obligé de subir cela. C’est quand même très désagréable à la lecture. Après, on dira que c’est pour se situer dans le milieu des mafieux, des bas-fonds, du polar noir. Ce n’est pas une raison. Je ne demande pas non plus un langage châtié mais que cela reste convenable. A bon entendeur, salut ! Pour le reste, le fait d’introduire un personnage fantaisiste tout droit issu d’un cartoon, cela ne le fait pas. C’est certainement l’originalité de ce comics mais c’est si inconvenant, si maladroit. Bref, cela n’a pas pris avec moi.
Antigone
Cette BD m'a donné l'impression que l'auteure s'ennuyait, n'avait pas trop d'idées et s'est mise à dessiner ce qui lui passait par la tête, sans scénario ni objectif précis. Deux récits s'enchevêtrent, alternant de manière hachée et sans transition une poignée de pages de l'un, puis de l'autre, et ainsi de suite. Il y a celui d'une adolescente mignonne qui bronze à la piscine en essayant vaguement de lire le livre Antigone en préférant laisser vaquer ses pensées et faire jouer son pouvoir de séduction. Et il y a celui plus abstrait de personnages imaginaires dont on ne sait trop qui ils sont, deux filles, une pieuvre, un danseur de tango ou encore une bête bizarre se définissant comme étant l'amour incarné. Ceux-là parlent de tout et de rien, surtout de rien, et papotent dans des discussions sans queue ni tête aux allures presque psychanalytiques, comme ces dialogues qu'on peut se faire dans sa tête entre personnages imaginaires quand on n'a pas trop d'idée. J'aime bien le dessin, enfin surtout celui de l'histoire de la jeune fille puisqu'il est nettement plus travaillé que celui du récit abstrait. Entre ce trait lâché et l'ambiance mêlant adolescente et dialogues futiles, ça me rappelle les œuvres de Bastien Vives. Mais alors le récit est d'un chiant ! L'histoire avec la jeune fille est simple mais il ne s'y passe quasiment rien et c'est ennuyeux. Et l'autre histoire, avec les personnages imaginaires, est très rapidement pénible tant les dialogues sont inutiles et bavards. Il s'agit très probablement des pensées divagantes de l'adolescente qui s'ennuie mais j'ai bien du mal à voir le rapport avec sa situation réelle au moment où elle y pense et surtout je n'ai pas réussi à m'y intéresser. J'ai lâché la lecture de cette partie là au premier tiers de l'album, et je me suis contenté de suivre l'histoire avec l'ado pour constater qu'elle ne menait nulle part et que je pouvais fermer l'album sans regret si ce n'est un peu de temps perdu.