Il y a des suites qui ne s'imposent pas : celle-ci en fait partie.
Le premier album qui nous permet de retrouver Ariane de Troil dans un asile et nous relate son départ de la France, est relativement intéressant. La suite n'a ni "queue ni tête" et le récit part dans tous les sens. La fin est totalement ratée et tient en 3 pages alors qu'elle méritait de plus amples développements. On a vraiment le sentiment que cette série répond à des considérations commerciales.
Le dessin de Juillard, fabuleux dans la série Les 7 vies de l'épervier est ici bâclé. On a plutôt le sentiment que c'est le dessinateur CONVARD qui a dessiné cette série ! Les traits des personnages sont moins travaillés, plus arrondis ; on constate peut de gros plans. Bref c'est une succession de "cadrages à l'ancienne" qui nous est proposée exactement comme dans les BDs des années 50 et 60. Le personnage de Champlain ressemble d'ailleurs étonnement à Olrik !
En fait, je me demande si le fait pour Juillard de s'être attaqué à Blake et Mortimer ne lui a pas fait perdre son dessin si particulier. Et le fait de s'être consacré à cette série l'a peut-être conduit à bâcler cette suite des "7 vies de l'épervier". Dommage !
Arg! J'ai eu un mal fou à terminer ces deux tomes. Je me suis fait chier un peu comme lorsque qu'on file du Bergson à un gosse de 12 ans pour le distraire. Je déteste les remarques dans les avis du style: "je dois être trop vieux pour apprécier, c'est surement drôle pour un gamin" parce que ça donne l'impression qu'on traite les autres d'immatures chroniques. Mais c'est franchement ce que j'ai pensé en lisant les avis (surtout en voyant que Kael adorait :)) donc je vous prie lecteurs de bien vouloir m'en excuser.
Je ne sais pas ce qu'il en sera des autres lecteurs mais ThePatrick avait raison s'agissant de moi: je n'ai pas du tout aimé "Comme une rivière". Passons sur le dessin que je trouve bien moche et concentrons-nous sur l'histoire: oui, ça se veut fort, tragique, puissant et peut-être que d'autres le ressentiront tel quel parce que Wazem ne sort pas ses gros sabots et cherche sincèrement à toucher le lecteur. En ce qui me concerne, j'ai trouve le fond larmoyant quasi-insupportable et l'histoire familiale d'un intérêt vraiment incertain. Bref, une BD qui m'a laissé de marbre en plus de m'abimer les yeux mais qui en touchera d'autres, probablement.
Arf !
Les dessins sont assez sympas, mais je n’ai vraiment pas accroché à l’histoire.
Il ne se passe vraiment pas grand-chose. On ne s’attache pas aux personnages et ce n’est pas drôle. La seule chose intéressante est la référence aux légendes arthuriennes. Mais dans ce cas, mieux vaut lire par exemple le Roman de Perceval, ou alors regardez un des nombreux films qui exploitent cette histoire.
Si vous voulez une histoire de chevalier, je vous conseille Le chevalier inexistant d’Italo Calvino (et aussi Le vicomte pourfendu du même auteur, d’ailleurs).
Pour ce qui est du Pauvre chevalier... si j’étais vous je laisserais tomber!
Je ne serai pas aussi lyrique et mordante que Cassidy, mais je n'en pense pas moins ! Je n'ai pas du tout été touchée ni par les persos, ni par ce qu'il leur arrive ou pas. Probable que je ne me suis pas reconnue dans le perso d'Eva, d'où ma relative indifférence, mais ce n'est pas tout : le dessin, lui-même ne m'a pas rallié à la cause de cette BD. Tout (y compris le scénario) me paraît figé, artificiel, improbable voire un peu énervant. Dans le genre peinture sensible du quotidien et des rapports humains, je préfère très nettement le Davodeau de Chute de Vélo.
Il émerge ici et là quelques belles images dans une débâcle de dessins bâclés. Si c'est un style graphique, je n'y ai rien compris (et pourtant je suis BDphile depuis longtemps). Quant à l'histoire, ou bien c'est du 456ème degré, ou c'est vraiment raté, ou je suis royalement nul (mais j'ai des doutes sur la dernière hypothèse :D).
Ca me rappelle les adaptations lapidaires de certains films connus faites par des obscurs tâcherons ou studios...
J'ai déjà vu des BDs pas géniales, celle-ci en devient un cas d'école.
Rares sont les fois où je mets une note comme celle-là. Mais avec cette bd, je crois sincèrement qu'on touche le fond. Et pourtant, j'aime bien Beinex. "Diva", "I.P.5", "Mortel transfert", entre autres, sont des oeuvres que j'ai aimées, qui ont su captiver mon attention.
Mais honnêtement, les qualités du réalisateur qui sont pour moi indéniables (d'où mon respect pour Beinex), ne se retrouvent en rien dans la bd. Si le thème d'une histoire n'est en soi, jamais mauvais (des chefs d'oeuvre dans tous les compartiments de la création partent parfois d'idées saugrenues, légères, bizarres), ce qui fait la différence, c'est le traitement de l'ensemble, la manière dont l'auteur va transcender son idée. Cela passe par la construction de l'intrigue, la qualité des dialogues, la capacité de l'auteur à embarquer le lecteur sur des pistes inattendues. Et toutes ces dimensions ne se retrouvent jamais dans le scénario de Beinex. Si on sent qu'il a voulu mettre du deuxième degré dans les échanges de ses personnages (l'héroïne qui ne veut pas mourir parce qu'elle se demande ce que ses chaussures deviendraient sans elle), tout tombe à plat, et chassant les vampires de l'histoire d'un simple souffle d'ennui, un ange passe...
A la fin de la lecture, j'ai vraiment été mal pour Beinex. Au delà des polémiques qu'a soulevé sa bd, a-t'il vraiment conscience d'avoir raté son coup ? Pourra-t'il entendre, que la bd n'est pas un univers si facile que cela, qu'il ne suffit pas d'avoir réalisé de bons films pour devenir forcément un grand auteur de bd ?
Ceci dit, je ne m'attarderai pas plus avant sur le scénario. J'ai dit l'essentiel, et continue de croire que pour Beinex, tout n'est pas forcément perdu. Je préfère finir par le pire. Le dessin ! Là, je serai un peu plus méchant. Il est lamentable. C'est du foutage de gueule puissance mille. Je ne connais pas De Dieuleveult, et peut être est-il capable de beaucoup mieux, mais sur ce que j'ai vu, c'est pas gagné pour lui... Dire que des dessinateurs plein de talent sont sur la touche, et que ce type là sort un album de 80 pages, avec la publicité qu'on connaît. C'est affligeant. C'est inquiétant. C'est pas juste !
Je n'ai lu que le T1 et je ne lirai certainement jamais le T2 (et les autres à paraître) tellement je me suis fait chier.
Le dessin n'a qu'un seul vrai défaut, c'est celui de manque cruellement d'originalité. Le dessinateur maîtrise son sujet, mais on ne reconnaitrait pas son dessin au milieu de tous les autres auteurs au trait très proche (ce n'est pas rare...)
Le gros défaut vient surtout du scénario qui n'a pas réussi à m'intéresser un seul instant. Quel ennuie ! La lecture s'est avérée laborieuse et presque douloureuse (je suis même assez fier de mon courage pour avoir réussi à terminer ce 1er tome).
Les bases de cette série ne me convenant pas (c'est peu dire), je n'irai pas plus loin.
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne fasse pas l’unanimité : il y a ceux aux réactions extatiques, qui le trouvent magnifiquement émouvant et beau et poétique et touchant et tout et tout, et il y a ceux que cette abondance de bons sentiments n’a pas franchement transportés d’enthousiasme.
Ca ne devrait pas surprendre grand’monde si je vous dis que je suis plutôt dans le deuxième groupe. Eva aux mains bleues, c’est un peu l’équivalent BD des bouquins façons Philippe Delerm (pas le fifils qui chante le quotidien des bobos trentenaires, mais le papa qui boit la bière à petites gorgées pour se donner du plaisir minuscule). Ce que l’Excellent Pierre Jourde appelle la " littérature de confort " dans son bouquin la Littérature sans estomac. C’est-à-dire que c’est certes fabriqué avec un certain savoir-faire, mais ça reste de la lecture pour mamies, de la tisane en BD. De la BD décorative, qui n’a rien à dire, d’où l’on a évacué toute espèce de conflit, toute méchanceté, et où les soucis, dérisoires, sont vite réglés. Et que voulez-vous que je vous dise : dans un monde comme le nôtre, dans une époque comme la nôtre, je peux comprendre que des gens aient besoin de s’anesthésier avec ce genre de lecture où tout est tout-gentil-tout-beau-tout-mignon, avec ce genre d’ambiance knaki-herta-ne-passons-pas-à-côté-des-choses-simples, où il convient de s’émerveiller parce que les confitures de mémé sont drôlement bonnes ou parce que les Anglais ont débarqué chez Eva et que donc ça y est c’est une femme maintenant.
Mais bon, voilà, moi, personnellement, je trouve ça trop sucré, les petites douceurs comme Eva aux mains bleues. Le mélange guimauve-sirop-caramel-barbapapa-chantilly, j’ai du mal à digérer. J’ai lu jusqu’au bout, en espérant qu’à un moment donné, il finirait par se passer quelque chose, qu’on ne resterait pas simplement dans la molle et fade chronique rurale anecdotique, mais non, hélas, ça ne décolle jamais, et dans l’ensemble, on est assez loin de Tchékhov, même si les plus fins lettrés reconnaîtront dans la conclusion de l’album un clin d’œil évident à l’oncle Vania.
Avant de conclure, un mot sur le dessin : je ne trouve pas exceptionnel. Pour un peu, je dirais presque que ça ressemble aux aquarelles insipides qui ornent les boîtes de pâtisseries.
Bref, tout ça pour vous dire que moi, les petites-bédés-bonbonnières-à-sa-mémère dans le genre de celle-ci, ça me gave vite !
Je me lance pour mon premier avis posté sur un site ! Passionné de BD depuis 2 ans, ça devait bien arriver un jour ou l'autre !
Un avis négatif...
Ces 2 BD m'ont décu. J'ai acheté les 2 tomes sur un coup de coeur. J'ai craqué pour les dessins (très beaux) et parce que j'avais vu pas mal de critiques positives les concernant.
Ce qui m'a décu, ou plutôt déplu, c'est le cumul complètement iréél des malchances qui tombent sur le dos de ce pauvre homme. Alors il est toujours possible de se dire que tout ceci est symbolique... mais ce manque de crédibilité... c'était trop pour moi. Surtout la fin du tome 1... ça fait vraiment persécution...
Bon soit. Je me dis que le tome 2 va redresser la barre. Mais là encore, malgré les bonnes idées de départ, beaucoup trop de maladresses, notamment lorsque le personnage principal se voit reproché d’avoir fumé un joint !! Je n’ai moi-même jamais fumé de ma vie mais alors là... c’est bien la dernière chose que j’irai imaginer si je me retrouvais face à un "tribunal"...
C’est en fait ce cumul de situations « fausses » ou maladroites qui m’a laissé, à la fin de la lecture de ces 2 tomes, un goût amer dans la bouche.
J'ai ramené les BD chez mon libraire qui me les a gentiment reprise. Très déçu donc !
PS : Un grand bravo à ceux qui ont conçu ce site et ceux qui le font vivre. De tous les sites que je consulte (BDparadisio - BDgest - Bdselection - BDcool - Bulledair - Bdnet - Planetbd - coinbd...), c'est celui que je trouve le plus complet et le plus convivial ! Merci
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Plume aux vents (Les 7 vies de l'épervier - 2ème époque)
Il y a des suites qui ne s'imposent pas : celle-ci en fait partie. Le premier album qui nous permet de retrouver Ariane de Troil dans un asile et nous relate son départ de la France, est relativement intéressant. La suite n'a ni "queue ni tête" et le récit part dans tous les sens. La fin est totalement ratée et tient en 3 pages alors qu'elle méritait de plus amples développements. On a vraiment le sentiment que cette série répond à des considérations commerciales. Le dessin de Juillard, fabuleux dans la série Les 7 vies de l'épervier est ici bâclé. On a plutôt le sentiment que c'est le dessinateur CONVARD qui a dessiné cette série ! Les traits des personnages sont moins travaillés, plus arrondis ; on constate peut de gros plans. Bref c'est une succession de "cadrages à l'ancienne" qui nous est proposée exactement comme dans les BDs des années 50 et 60. Le personnage de Champlain ressemble d'ailleurs étonnement à Olrik ! En fait, je me demande si le fait pour Juillard de s'être attaqué à Blake et Mortimer ne lui a pas fait perdre son dessin si particulier. Et le fait de s'être consacré à cette série l'a peut-être conduit à bâcler cette suite des "7 vies de l'épervier". Dommage !
Les Kids Halloween
Arg! J'ai eu un mal fou à terminer ces deux tomes. Je me suis fait chier un peu comme lorsque qu'on file du Bergson à un gosse de 12 ans pour le distraire. Je déteste les remarques dans les avis du style: "je dois être trop vieux pour apprécier, c'est surement drôle pour un gamin" parce que ça donne l'impression qu'on traite les autres d'immatures chroniques. Mais c'est franchement ce que j'ai pensé en lisant les avis (surtout en voyant que Kael adorait :)) donc je vous prie lecteurs de bien vouloir m'en excuser.
Comme une rivière
Je ne sais pas ce qu'il en sera des autres lecteurs mais ThePatrick avait raison s'agissant de moi: je n'ai pas du tout aimé "Comme une rivière". Passons sur le dessin que je trouve bien moche et concentrons-nous sur l'histoire: oui, ça se veut fort, tragique, puissant et peut-être que d'autres le ressentiront tel quel parce que Wazem ne sort pas ses gros sabots et cherche sincèrement à toucher le lecteur. En ce qui me concerne, j'ai trouve le fond larmoyant quasi-insupportable et l'histoire familiale d'un intérêt vraiment incertain. Bref, une BD qui m'a laissé de marbre en plus de m'abimer les yeux mais qui en touchera d'autres, probablement.
Le Pauvre Chevalier
Arf ! Les dessins sont assez sympas, mais je n’ai vraiment pas accroché à l’histoire. Il ne se passe vraiment pas grand-chose. On ne s’attache pas aux personnages et ce n’est pas drôle. La seule chose intéressante est la référence aux légendes arthuriennes. Mais dans ce cas, mieux vaut lire par exemple le Roman de Perceval, ou alors regardez un des nombreux films qui exploitent cette histoire. Si vous voulez une histoire de chevalier, je vous conseille Le chevalier inexistant d’Italo Calvino (et aussi Le vicomte pourfendu du même auteur, d’ailleurs). Pour ce qui est du Pauvre chevalier... si j’étais vous je laisserais tomber!
Eva aux Mains Bleues
Je ne serai pas aussi lyrique et mordante que Cassidy, mais je n'en pense pas moins ! Je n'ai pas du tout été touchée ni par les persos, ni par ce qu'il leur arrive ou pas. Probable que je ne me suis pas reconnue dans le perso d'Eva, d'où ma relative indifférence, mais ce n'est pas tout : le dessin, lui-même ne m'a pas rallié à la cause de cette BD. Tout (y compris le scénario) me paraît figé, artificiel, improbable voire un peu énervant. Dans le genre peinture sensible du quotidien et des rapports humains, je préfère très nettement le Davodeau de Chute de Vélo.
L'Affaire du siècle
Il émerge ici et là quelques belles images dans une débâcle de dessins bâclés. Si c'est un style graphique, je n'y ai rien compris (et pourtant je suis BDphile depuis longtemps). Quant à l'histoire, ou bien c'est du 456ème degré, ou c'est vraiment raté, ou je suis royalement nul (mais j'ai des doutes sur la dernière hypothèse :D). Ca me rappelle les adaptations lapidaires de certains films connus faites par des obscurs tâcherons ou studios... J'ai déjà vu des BDs pas géniales, celle-ci en devient un cas d'école.
L'Affaire du siècle
Rares sont les fois où je mets une note comme celle-là. Mais avec cette bd, je crois sincèrement qu'on touche le fond. Et pourtant, j'aime bien Beinex. "Diva", "I.P.5", "Mortel transfert", entre autres, sont des oeuvres que j'ai aimées, qui ont su captiver mon attention. Mais honnêtement, les qualités du réalisateur qui sont pour moi indéniables (d'où mon respect pour Beinex), ne se retrouvent en rien dans la bd. Si le thème d'une histoire n'est en soi, jamais mauvais (des chefs d'oeuvre dans tous les compartiments de la création partent parfois d'idées saugrenues, légères, bizarres), ce qui fait la différence, c'est le traitement de l'ensemble, la manière dont l'auteur va transcender son idée. Cela passe par la construction de l'intrigue, la qualité des dialogues, la capacité de l'auteur à embarquer le lecteur sur des pistes inattendues. Et toutes ces dimensions ne se retrouvent jamais dans le scénario de Beinex. Si on sent qu'il a voulu mettre du deuxième degré dans les échanges de ses personnages (l'héroïne qui ne veut pas mourir parce qu'elle se demande ce que ses chaussures deviendraient sans elle), tout tombe à plat, et chassant les vampires de l'histoire d'un simple souffle d'ennui, un ange passe... A la fin de la lecture, j'ai vraiment été mal pour Beinex. Au delà des polémiques qu'a soulevé sa bd, a-t'il vraiment conscience d'avoir raté son coup ? Pourra-t'il entendre, que la bd n'est pas un univers si facile que cela, qu'il ne suffit pas d'avoir réalisé de bons films pour devenir forcément un grand auteur de bd ? Ceci dit, je ne m'attarderai pas plus avant sur le scénario. J'ai dit l'essentiel, et continue de croire que pour Beinex, tout n'est pas forcément perdu. Je préfère finir par le pire. Le dessin ! Là, je serai un peu plus méchant. Il est lamentable. C'est du foutage de gueule puissance mille. Je ne connais pas De Dieuleveult, et peut être est-il capable de beaucoup mieux, mais sur ce que j'ai vu, c'est pas gagné pour lui... Dire que des dessinateurs plein de talent sont sur la touche, et que ce type là sort un album de 80 pages, avec la publicité qu'on connaît. C'est affligeant. C'est inquiétant. C'est pas juste !
Intox
Je n'ai lu que le T1 et je ne lirai certainement jamais le T2 (et les autres à paraître) tellement je me suis fait chier. Le dessin n'a qu'un seul vrai défaut, c'est celui de manque cruellement d'originalité. Le dessinateur maîtrise son sujet, mais on ne reconnaitrait pas son dessin au milieu de tous les autres auteurs au trait très proche (ce n'est pas rare...) Le gros défaut vient surtout du scénario qui n'a pas réussi à m'intéresser un seul instant. Quel ennuie ! La lecture s'est avérée laborieuse et presque douloureuse (je suis même assez fier de mon courage pour avoir réussi à terminer ce 1er tome). Les bases de cette série ne me convenant pas (c'est peu dire), je n'irai pas plus loin.
Eva aux Mains Bleues
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne fasse pas l’unanimité : il y a ceux aux réactions extatiques, qui le trouvent magnifiquement émouvant et beau et poétique et touchant et tout et tout, et il y a ceux que cette abondance de bons sentiments n’a pas franchement transportés d’enthousiasme. Ca ne devrait pas surprendre grand’monde si je vous dis que je suis plutôt dans le deuxième groupe. Eva aux mains bleues, c’est un peu l’équivalent BD des bouquins façons Philippe Delerm (pas le fifils qui chante le quotidien des bobos trentenaires, mais le papa qui boit la bière à petites gorgées pour se donner du plaisir minuscule). Ce que l’Excellent Pierre Jourde appelle la " littérature de confort " dans son bouquin la Littérature sans estomac. C’est-à-dire que c’est certes fabriqué avec un certain savoir-faire, mais ça reste de la lecture pour mamies, de la tisane en BD. De la BD décorative, qui n’a rien à dire, d’où l’on a évacué toute espèce de conflit, toute méchanceté, et où les soucis, dérisoires, sont vite réglés. Et que voulez-vous que je vous dise : dans un monde comme le nôtre, dans une époque comme la nôtre, je peux comprendre que des gens aient besoin de s’anesthésier avec ce genre de lecture où tout est tout-gentil-tout-beau-tout-mignon, avec ce genre d’ambiance knaki-herta-ne-passons-pas-à-côté-des-choses-simples, où il convient de s’émerveiller parce que les confitures de mémé sont drôlement bonnes ou parce que les Anglais ont débarqué chez Eva et que donc ça y est c’est une femme maintenant. Mais bon, voilà, moi, personnellement, je trouve ça trop sucré, les petites douceurs comme Eva aux mains bleues. Le mélange guimauve-sirop-caramel-barbapapa-chantilly, j’ai du mal à digérer. J’ai lu jusqu’au bout, en espérant qu’à un moment donné, il finirait par se passer quelque chose, qu’on ne resterait pas simplement dans la molle et fade chronique rurale anecdotique, mais non, hélas, ça ne décolle jamais, et dans l’ensemble, on est assez loin de Tchékhov, même si les plus fins lettrés reconnaîtront dans la conclusion de l’album un clin d’œil évident à l’oncle Vania. Avant de conclure, un mot sur le dessin : je ne trouve pas exceptionnel. Pour un peu, je dirais presque que ça ressemble aux aquarelles insipides qui ornent les boîtes de pâtisseries. Bref, tout ça pour vous dire que moi, les petites-bédés-bonbonnières-à-sa-mémère dans le genre de celle-ci, ça me gave vite !
Purgatoire
Je me lance pour mon premier avis posté sur un site ! Passionné de BD depuis 2 ans, ça devait bien arriver un jour ou l'autre ! Un avis négatif... Ces 2 BD m'ont décu. J'ai acheté les 2 tomes sur un coup de coeur. J'ai craqué pour les dessins (très beaux) et parce que j'avais vu pas mal de critiques positives les concernant. Ce qui m'a décu, ou plutôt déplu, c'est le cumul complètement iréél des malchances qui tombent sur le dos de ce pauvre homme. Alors il est toujours possible de se dire que tout ceci est symbolique... mais ce manque de crédibilité... c'était trop pour moi. Surtout la fin du tome 1... ça fait vraiment persécution... Bon soit. Je me dis que le tome 2 va redresser la barre. Mais là encore, malgré les bonnes idées de départ, beaucoup trop de maladresses, notamment lorsque le personnage principal se voit reproché d’avoir fumé un joint !! Je n’ai moi-même jamais fumé de ma vie mais alors là... c’est bien la dernière chose que j’irai imaginer si je me retrouvais face à un "tribunal"... C’est en fait ce cumul de situations « fausses » ou maladroites qui m’a laissé, à la fin de la lecture de ces 2 tomes, un goût amer dans la bouche. J'ai ramené les BD chez mon libraire qui me les a gentiment reprise. Très déçu donc ! PS : Un grand bravo à ceux qui ont conçu ce site et ceux qui le font vivre. De tous les sites que je consulte (BDparadisio - BDgest - Bdselection - BDcool - Bulledair - Bdnet - Planetbd - coinbd...), c'est celui que je trouve le plus complet et le plus convivial ! Merci