Mouais, ben là, gros ratage je pense ! En tout cas je n'ai jamais ri, et je n'ai esquissé un sourire qu'une seule fois. Alors, certes, l'album est très vite lu (une quarantaine de pages, une image par page, et parfois que du texte), mais il sonne singulièrement creux.
Les gags sont censés tourner autour de l'écologie, des conséquences du réchauffement climatique, et de la façon dont on réagit ou pas face à ces problématiques. Un thème d'actualité, et pas mal traité déjà. Ici, rien de nouveau, et grosse panne d'inspiration. En fait j'ai eu l'impression de lire quelques vagues idées d'un bobo s'adressant à des bobos, mais sans que l'humour ne soit surprenant ou percutant.
Quant au dessin, il aurait pu passer avec des choses plus drôles. Mais là, ne reste qu'un dessin qui n'est pas mon truc, avec une colorisation informatique dont le rendu ne m'attire pas. J'avais déjà lu Trip & Trash glandeurs acharnés du même Bouzon et là le dessin passait, parce que c'était quand même plus amusant.
Bref, un album publié chez un petit éditeur (je ne connaissais ni l'auteur ni l'éditeur). Je défends généralement les petites structures, mais là je ne peux que passer mon tour, tant tout l'album m'a laissé froid (c'est déjà ça de pris contre le réchauffement climatique, vous me direz).
La couverture du tome 1 donnait plutôt envie, mais des critiques lues ailleurs m'invitaient déjà à la plus grande réserve.
La déception domine définitivement et pourtant l'horizon d'attente était fort modeste.
L'histoire policière autour du satanisme est assez laborieuse : les éléments s'imbriquent maladroitement (évolutions de l'enquête, relation au père, place de la religion et notamment de cette radio omniprésente...), la gestion du rythme est à revoir, surtout, les illustrations sont si figées que tout sonne faux.
Un joli ratage, fastidieux à lire et très oubliable ; surprenant au regard des ingrédients ouvrant la voie à un diptyque espéré efficace.
A la suite de la planche mystère que je ne connaissais pas j'ai emprunté deux albums de cette série pour me faire une idée. Je ne suis pas du tout familier de l'univers de Lanfeust et pas trop fan du travail de Arleston. Ma lecture me conforte dans mon ressenti. On a ici une vieille série commerciale qui surfe sur un succès et le genre "jeunesse de". Pourquoi pas puisque d'autres ont eu du succès.
Comme d'autres l'on souligné avant moi ce n'est pas drôle du tout et le dessin reste basique .
Par dessus tout ce que je n'apprécie pas , c'est cet humour bête et méchant qui s'adresse à un jeune public. C'est gratuitement sanglant, par moment limite pervers, et ça vise facilement en dessous de la ceinture en de nombreux gags.
Un esprit que je n'aime pas du tout.
Camille, Aniss, Sarah se sont aimés, ensemble et séparément, puis ils se sont blessés et se sont séparés, marquant leurs âmes à jamais. Des années plus tard, Camille est devenu un homme et appelle à nouveau ses anciens amours à lui pour les retrouver, les amadouer et fusionner avec eux... au sens propre du terme.
La lecture de cet album m'a été pénible de bout en bout. Cela ne tient pas à son dessin qui est organique et pas désagréable, si l'on excepte le visage horripilant de Camille... ou peut-être est-ce que ce sont ses paroles et son comportement qui déteignent sur l'image visuelle qui en ressort.
Le récit est une forme de huis clos composé de seulement trois personnages, aussi exaspérants l'un que l'autre. Il y a l'homme viril, symbole de colère permanente et de violence. Il y a la femme douce et compréhensive, libérée. Et il y a le transgenre qui a tout compris, qui sait tout mais doit vous l'expliquer longuement car vous ne comprendriez pas, c'est au-delà de vous. Ce dernier, Camille, est épris d'alchimie et a trouvé son grand œuvre consistant à fusionner les corps et les âmes pour former un tout qui ressent tout, qui assimile tout.
L'album prend la forme de plus de 200 pages de blablas, de monologues ennuyeux et de dialogues pompeux qui retardent sans arrêt l'échéance. Le tout se prend très au sérieux, comme s'il diffusait la bonne parole dans un embrouillaminis qui s'étire en longueur. Les personnages sont rebutants et rien n'arrive à transmettre leur passion commune. Il ne se passe rien d'autre que leurs allers-retours passionnés faits de haine, d'amour, de rejet et d'attirance, tout en maintenant le lecteur, lui, à bonne distance. Jusqu'à une apothéose où finalement tout le discours métaphysique était vrai et qui tourne au fantastique allégorique.
Je me suis fait chier du début à la fin.
J'aime beaucoup Spirou, je les ai tous... et donc, j'ai acheté ce "classique" sans trop hésiter, avec en mémoire Spirou chez les Soviets, qui était très bien ! Malheur ! Le scénario est convenu, plein de facilités. Ce qui m'a cependant le plus gêné c'est la paresse du dessinateur. Il s'en sort pas trop mal pour les personnages, inspirés directement de Franquin. Par contre, les cases sont vides, ils n'y a que très peu de détails. C'est très, très laid ! 2024 est décidément une année de deuil avec le numéro 57 qui est probablement le pire de toute la série et ce classique bien vilain.
Je ne suis pas un grand lecteur de Makyo et les quelques séries déjà lues m'avaient laissé dubitatif. J'ai trouvé ce Grimion encore un ton en dessous. Le texte et le graphisme ont terriblement vieilli, à tel point que je n'ai pu m'accrocher à rien pour ressentir le moindre plaisir de lecture. J'ai trouvé cette chronique paysanne des années 30 empreinte de fantastique, de sorcellerie, d'inceste ou d'alchimie confuse et mal construite. La voix off m'a immédiatement pris à la tête par sa lourdeur et son emphase ridicule. On retrouve une histoire style Comès ou Servais avec la légèreté d'un pachyderme. Je me suis demandé ce quel intérêt d'un personnage comme Aube sauf à introduire du sexe facile.
C'est un type de graphisme que je n'aime pas. Les personnages sont laids et les femmes dénudées ne dégagent aucune chaleur. Les extérieurs se perdent dans des détails torturés sous un éclairage et une couleur abominables.
J'aime bien les "vieilles" séries mais là je ne peux pas.
Je ne parviens pas à comprendre comment un éditeur comme Delcourt peut publier une telle médiocrité graphique. C'est insensé à une époque où pullulent les dessinateurs au style et au talent à peu près honnête de tomber sur des dessins aussi peu inspirés.
Quant au scénario.... disons qu'il marche sur les traces de dizaines de prédécesseurs qui avant cet album ont abordé le même sujet sous l'angle de l'humour. A vrai dire il n'apporte pas grand chose mis à part deux ou trois gags très bien sentis mais malheureusement desservis par un dessin sans génie ni inspiration.
Bref, ça ne décolle jamais vraiment et j'ai refermé l'album en me disant que le tout manquait singulièrement de travail et d'exigence à défaut de talent.
Album faisant partie des médiocres tentatives de l'éditeur Clair de Lune de copier le succès commercial de la série Les Blondes de Soleil. Cette dernière n'était déjà pas terrible mais avait au moins l'alibi de la primauté dans le monde de la BD. La copie n'a pas cette excuse et se révèle encore plus mauvaise. Le dessin est basique et sans âme. Les gags sont majoritairement pompés de blagues déjà connues sans pour autant être terribles. Le fait de jouer sur la stupidité crasse de leurs héroïnes les rend plus lamentables que drôles. Quant à l'argument de mettre en scène des fausses blondes, il est complètement factice puisqu'on ne verra aucune différence entre celles-ci et les blondes idiotes de la série qu'elle copie, tout juste quelques fois où l'héroïne rappelle que ce n'est pas sa vraie couleur mais sans que cela change quoi que ce soit au final.
Je ne suis même pas sûr que cette série là ait atteint les rayons des supermarchés avant de finir en bac de soldes.
Je ne connais Barry Windsor-Smith qu'à travers la série Monstres que je n'ai pas lu, mais que j'ai simplement eu l'occasion de feuilleter. C'est donc avec cette Adastra in Africa que je découvre son oeuvre. Très rapidement j'ai eu le sentiment que j'avais entre le main une BD très clivante, celle du genre qu'on adore ou qu'on déteste.
Et personnellement je suis plutôt dans la deuxième catégorie. Sans dire que j'ai détesté, je n'ai pas pris de plaisir avec cette lecture. Tout d'abord le dessin : clairement le dessinateur à un talent fou. Les cases sont très détaillées et lorsqu'on prend le temps de les regarder une par une avec attention, on découvre tous pleins de petits éléments soignés. C'est assez impressionnant. Mais, au global, les planches sont trop chargées, et le noir et blanc et pesant. A force, il y a un effet too much et c'est malheureusement le coté surchargé / oppressant qui prend le dessus pour moi.
Si on fait abstraction du contexte autour de la sortie de cet album, de la parution ratée en tant que suite à une histoire des X-men, si on met de coté le parallèle avec Tornade... que reste il ? L'histoire d'une princesse extra terrestre qui débarque dans un village affamé d'Afrique et qui dans de long monologue nous sert une fable sur la vie, la mort, les sacrifices, l'écologie. C'est un texte onirique-shaminique qui ne m'a absolument pas touché. Au final c’est pas le dessin trop chargé le problème, mais le scénario. J'ai pas compris le but, j'ai pas compris le sens, j'ai pas compris l'intérêt et j’ai trouvé cette histoire ennuyeuse.
Vraisemblablement à réserver aux fans de l'auteur.
Aïe.
Bon, je tiens à commencer en précisant que j’ai longtemps été une grande fan de l’univers du Krosmoz, univers créé autour du MMORPG Dofus et s’étendant sur diverses plateformes (animation, bandes-dessinées, jeux de société, …). J’ai grandi avec.
Dofus, ça a été l’un de mes tout premiers jeux vidéo (le tout premier en ligne), je suivais assidûment la série animée Wakfu, je dévorais les Dofus Mag et à peu près tout ce qui pouvait me tomber sous la main en rapport avec cet univers, …
Bref, Dofus, ça a été une grosse part de ma vie.
La nostalgie peut bien des choses mais elle ne peut pas m’empêcher de dire que tout n’est pas rose dans cet univers étendu. Entre les projets lancés à la volée puis abandonnés aussi vite, l’humour qui a souvent des relents de beauferie, la quasi-totalité des personnages féminins dont les corps ne changent pas (jeunes avec de belles courbes et surtout l’éternelle forme en sablier) et le défaut inhérent à tout univers étendu qui est de devoir canoniser et décanoniser des récits pour tenter de préserver un semblant de cohérence interne sous peine de se casser la gueule – bref, tout ça est un peu chaotique.
Mais c’est aussi de bonnes qualités, notamment un univers intéressant, des histoires entraînantes de ci de là et un goût très prononcé pour les jeux de mots et calembours.
Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? Eh bien parce que, malheureusement, ici, on va retrouver tous les défauts cités précédemment mais pas vraiment les qualités (à part peut-être les calembours, même si ici ils ne m’auront pas fait rire).
C’est très simple :
Narrativement ? C’est un bordel. Ça court dans tous les sens sans se poser, ça introduit des idées aussi rapidement que ça les laisse de côté, l’histoire ne sait jamais si elle doit être sérieuse ou un gros délire sans prise de tête (ce qui rend difficile d’être investi) et les textes sont souvent niais.
Graphiquement ? C’est fouillis (je sais que le style d’Ancestral Z ne fait pas forcément l’unanimité, mais quand-même, il est capable de bien mieux).
Et ça ne parvient même pas à être une bonne porte d’entrée pour quiconque ne connaîtrait pas l’univers ! On ne prend que très rarement le temps de t’expliquer le pourquoi du comment sur certaines choses, et quand on le prend c’est fait de manière très (trop) bateau !
Nan, vraiment, ça ne donne ni envie de connaître le reste de l’univers, ni envie de tout bêtement continuer cette série.
Et c’est sans compter sur les innombrables blagues de cul du type « lol les nichons la bite le sexe » et autres blagues homophobes du genre « mdr y sont trop gays ».
Pour être honnête, je ne suis jamais allée plus loin que le tomé 15, mais je doute d’un miracle qui aurait soudainement transformé tout ça en or.
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La Part du pigeon
Mouais, ben là, gros ratage je pense ! En tout cas je n'ai jamais ri, et je n'ai esquissé un sourire qu'une seule fois. Alors, certes, l'album est très vite lu (une quarantaine de pages, une image par page, et parfois que du texte), mais il sonne singulièrement creux. Les gags sont censés tourner autour de l'écologie, des conséquences du réchauffement climatique, et de la façon dont on réagit ou pas face à ces problématiques. Un thème d'actualité, et pas mal traité déjà. Ici, rien de nouveau, et grosse panne d'inspiration. En fait j'ai eu l'impression de lire quelques vagues idées d'un bobo s'adressant à des bobos, mais sans que l'humour ne soit surprenant ou percutant. Quant au dessin, il aurait pu passer avec des choses plus drôles. Mais là, ne reste qu'un dessin qui n'est pas mon truc, avec une colorisation informatique dont le rendu ne m'attire pas. J'avais déjà lu Trip & Trash glandeurs acharnés du même Bouzon et là le dessin passait, parce que c'était quand même plus amusant. Bref, un album publié chez un petit éditeur (je ne connaissais ni l'auteur ni l'éditeur). Je défends généralement les petites structures, mais là je ne peux que passer mon tour, tant tout l'album m'a laissé froid (c'est déjà ça de pris contre le réchauffement climatique, vous me direz).
American Parano
La couverture du tome 1 donnait plutôt envie, mais des critiques lues ailleurs m'invitaient déjà à la plus grande réserve. La déception domine définitivement et pourtant l'horizon d'attente était fort modeste. L'histoire policière autour du satanisme est assez laborieuse : les éléments s'imbriquent maladroitement (évolutions de l'enquête, relation au père, place de la religion et notamment de cette radio omniprésente...), la gestion du rythme est à revoir, surtout, les illustrations sont si figées que tout sonne faux. Un joli ratage, fastidieux à lire et très oubliable ; surprenant au regard des ingrédients ouvrant la voie à un diptyque espéré efficace.
Gnomes de Troy
A la suite de la planche mystère que je ne connaissais pas j'ai emprunté deux albums de cette série pour me faire une idée. Je ne suis pas du tout familier de l'univers de Lanfeust et pas trop fan du travail de Arleston. Ma lecture me conforte dans mon ressenti. On a ici une vieille série commerciale qui surfe sur un succès et le genre "jeunesse de". Pourquoi pas puisque d'autres ont eu du succès. Comme d'autres l'on souligné avant moi ce n'est pas drôle du tout et le dessin reste basique . Par dessus tout ce que je n'apprécie pas , c'est cet humour bête et méchant qui s'adresse à un jeune public. C'est gratuitement sanglant, par moment limite pervers, et ça vise facilement en dessous de la ceinture en de nombreux gags. Un esprit que je n'aime pas du tout.
Nos corps alchimiques
Camille, Aniss, Sarah se sont aimés, ensemble et séparément, puis ils se sont blessés et se sont séparés, marquant leurs âmes à jamais. Des années plus tard, Camille est devenu un homme et appelle à nouveau ses anciens amours à lui pour les retrouver, les amadouer et fusionner avec eux... au sens propre du terme. La lecture de cet album m'a été pénible de bout en bout. Cela ne tient pas à son dessin qui est organique et pas désagréable, si l'on excepte le visage horripilant de Camille... ou peut-être est-ce que ce sont ses paroles et son comportement qui déteignent sur l'image visuelle qui en ressort. Le récit est une forme de huis clos composé de seulement trois personnages, aussi exaspérants l'un que l'autre. Il y a l'homme viril, symbole de colère permanente et de violence. Il y a la femme douce et compréhensive, libérée. Et il y a le transgenre qui a tout compris, qui sait tout mais doit vous l'expliquer longuement car vous ne comprendriez pas, c'est au-delà de vous. Ce dernier, Camille, est épris d'alchimie et a trouvé son grand œuvre consistant à fusionner les corps et les âmes pour former un tout qui ressent tout, qui assimile tout. L'album prend la forme de plus de 200 pages de blablas, de monologues ennuyeux et de dialogues pompeux qui retardent sans arrêt l'échéance. Le tout se prend très au sérieux, comme s'il diffusait la bonne parole dans un embrouillaminis qui s'étire en longueur. Les personnages sont rebutants et rien n'arrive à transmettre leur passion commune. Il ne se passe rien d'autre que leurs allers-retours passionnés faits de haine, d'amour, de rejet et d'attirance, tout en maintenant le lecteur, lui, à bonne distance. Jusqu'à une apothéose où finalement tout le discours métaphysique était vrai et qui tourne au fantastique allégorique. Je me suis fait chier du début à la fin.
Spirou et Fantasio Classique - La Baie des Cochons
J'aime beaucoup Spirou, je les ai tous... et donc, j'ai acheté ce "classique" sans trop hésiter, avec en mémoire Spirou chez les Soviets, qui était très bien ! Malheur ! Le scénario est convenu, plein de facilités. Ce qui m'a cependant le plus gêné c'est la paresse du dessinateur. Il s'en sort pas trop mal pour les personnages, inspirés directement de Franquin. Par contre, les cases sont vides, ils n'y a que très peu de détails. C'est très, très laid ! 2024 est décidément une année de deuil avec le numéro 57 qui est probablement le pire de toute la série et ce classique bien vilain.
Grimion gant de cuir
Je ne suis pas un grand lecteur de Makyo et les quelques séries déjà lues m'avaient laissé dubitatif. J'ai trouvé ce Grimion encore un ton en dessous. Le texte et le graphisme ont terriblement vieilli, à tel point que je n'ai pu m'accrocher à rien pour ressentir le moindre plaisir de lecture. J'ai trouvé cette chronique paysanne des années 30 empreinte de fantastique, de sorcellerie, d'inceste ou d'alchimie confuse et mal construite. La voix off m'a immédiatement pris à la tête par sa lourdeur et son emphase ridicule. On retrouve une histoire style Comès ou Servais avec la légèreté d'un pachyderme. Je me suis demandé ce quel intérêt d'un personnage comme Aube sauf à introduire du sexe facile. C'est un type de graphisme que je n'aime pas. Les personnages sont laids et les femmes dénudées ne dégagent aucune chaleur. Les extérieurs se perdent dans des détails torturés sous un éclairage et une couleur abominables. J'aime bien les "vieilles" séries mais là je ne peux pas.
Genèse et Prozac
Je ne parviens pas à comprendre comment un éditeur comme Delcourt peut publier une telle médiocrité graphique. C'est insensé à une époque où pullulent les dessinateurs au style et au talent à peu près honnête de tomber sur des dessins aussi peu inspirés. Quant au scénario.... disons qu'il marche sur les traces de dizaines de prédécesseurs qui avant cet album ont abordé le même sujet sous l'angle de l'humour. A vrai dire il n'apporte pas grand chose mis à part deux ou trois gags très bien sentis mais malheureusement desservis par un dessin sans génie ni inspiration. Bref, ça ne décolle jamais vraiment et j'ai refermé l'album en me disant que le tout manquait singulièrement de travail et d'exigence à défaut de talent.
Les Fausses Blondes
Album faisant partie des médiocres tentatives de l'éditeur Clair de Lune de copier le succès commercial de la série Les Blondes de Soleil. Cette dernière n'était déjà pas terrible mais avait au moins l'alibi de la primauté dans le monde de la BD. La copie n'a pas cette excuse et se révèle encore plus mauvaise. Le dessin est basique et sans âme. Les gags sont majoritairement pompés de blagues déjà connues sans pour autant être terribles. Le fait de jouer sur la stupidité crasse de leurs héroïnes les rend plus lamentables que drôles. Quant à l'argument de mettre en scène des fausses blondes, il est complètement factice puisqu'on ne verra aucune différence entre celles-ci et les blondes idiotes de la série qu'elle copie, tout juste quelques fois où l'héroïne rappelle que ce n'est pas sa vraie couleur mais sans que cela change quoi que ce soit au final. Je ne suis même pas sûr que cette série là ait atteint les rayons des supermarchés avant de finir en bac de soldes.
Adastra in Africa
Je ne connais Barry Windsor-Smith qu'à travers la série Monstres que je n'ai pas lu, mais que j'ai simplement eu l'occasion de feuilleter. C'est donc avec cette Adastra in Africa que je découvre son oeuvre. Très rapidement j'ai eu le sentiment que j'avais entre le main une BD très clivante, celle du genre qu'on adore ou qu'on déteste. Et personnellement je suis plutôt dans la deuxième catégorie. Sans dire que j'ai détesté, je n'ai pas pris de plaisir avec cette lecture. Tout d'abord le dessin : clairement le dessinateur à un talent fou. Les cases sont très détaillées et lorsqu'on prend le temps de les regarder une par une avec attention, on découvre tous pleins de petits éléments soignés. C'est assez impressionnant. Mais, au global, les planches sont trop chargées, et le noir et blanc et pesant. A force, il y a un effet too much et c'est malheureusement le coté surchargé / oppressant qui prend le dessus pour moi. Si on fait abstraction du contexte autour de la sortie de cet album, de la parution ratée en tant que suite à une histoire des X-men, si on met de coté le parallèle avec Tornade... que reste il ? L'histoire d'une princesse extra terrestre qui débarque dans un village affamé d'Afrique et qui dans de long monologue nous sert une fable sur la vie, la mort, les sacrifices, l'écologie. C'est un texte onirique-shaminique qui ne m'a absolument pas touché. Au final c’est pas le dessin trop chargé le problème, mais le scénario. J'ai pas compris le but, j'ai pas compris le sens, j'ai pas compris l'intérêt et j’ai trouvé cette histoire ennuyeuse. Vraisemblablement à réserver aux fans de l'auteur.
Dofus
Aïe. Bon, je tiens à commencer en précisant que j’ai longtemps été une grande fan de l’univers du Krosmoz, univers créé autour du MMORPG Dofus et s’étendant sur diverses plateformes (animation, bandes-dessinées, jeux de société, …). J’ai grandi avec. Dofus, ça a été l’un de mes tout premiers jeux vidéo (le tout premier en ligne), je suivais assidûment la série animée Wakfu, je dévorais les Dofus Mag et à peu près tout ce qui pouvait me tomber sous la main en rapport avec cet univers, … Bref, Dofus, ça a été une grosse part de ma vie. La nostalgie peut bien des choses mais elle ne peut pas m’empêcher de dire que tout n’est pas rose dans cet univers étendu. Entre les projets lancés à la volée puis abandonnés aussi vite, l’humour qui a souvent des relents de beauferie, la quasi-totalité des personnages féminins dont les corps ne changent pas (jeunes avec de belles courbes et surtout l’éternelle forme en sablier) et le défaut inhérent à tout univers étendu qui est de devoir canoniser et décanoniser des récits pour tenter de préserver un semblant de cohérence interne sous peine de se casser la gueule – bref, tout ça est un peu chaotique. Mais c’est aussi de bonnes qualités, notamment un univers intéressant, des histoires entraînantes de ci de là et un goût très prononcé pour les jeux de mots et calembours. Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? Eh bien parce que, malheureusement, ici, on va retrouver tous les défauts cités précédemment mais pas vraiment les qualités (à part peut-être les calembours, même si ici ils ne m’auront pas fait rire). C’est très simple : Narrativement ? C’est un bordel. Ça court dans tous les sens sans se poser, ça introduit des idées aussi rapidement que ça les laisse de côté, l’histoire ne sait jamais si elle doit être sérieuse ou un gros délire sans prise de tête (ce qui rend difficile d’être investi) et les textes sont souvent niais. Graphiquement ? C’est fouillis (je sais que le style d’Ancestral Z ne fait pas forcément l’unanimité, mais quand-même, il est capable de bien mieux). Et ça ne parvient même pas à être une bonne porte d’entrée pour quiconque ne connaîtrait pas l’univers ! On ne prend que très rarement le temps de t’expliquer le pourquoi du comment sur certaines choses, et quand on le prend c’est fait de manière très (trop) bateau ! Nan, vraiment, ça ne donne ni envie de connaître le reste de l’univers, ni envie de tout bêtement continuer cette série. Et c’est sans compter sur les innombrables blagues de cul du type « lol les nichons la bite le sexe » et autres blagues homophobes du genre « mdr y sont trop gays ». Pour être honnête, je ne suis jamais allée plus loin que le tomé 15, mais je doute d’un miracle qui aurait soudainement transformé tout ça en or.