Je ne serai pas aussi lyrique et mordante que Cassidy, mais je n'en pense pas moins ! Je n'ai pas du tout été touchée ni par les persos, ni par ce qu'il leur arrive ou pas. Probable que je ne me suis pas reconnue dans le perso d'Eva, d'où ma relative indifférence, mais ce n'est pas tout : le dessin, lui-même ne m'a pas rallié à la cause de cette BD. Tout (y compris le scénario) me paraît figé, artificiel, improbable voire un peu énervant. Dans le genre peinture sensible du quotidien et des rapports humains, je préfère très nettement le Davodeau de Chute de Vélo.
Il émerge ici et là quelques belles images dans une débâcle de dessins bâclés. Si c'est un style graphique, je n'y ai rien compris (et pourtant je suis BDphile depuis longtemps). Quant à l'histoire, ou bien c'est du 456ème degré, ou c'est vraiment raté, ou je suis royalement nul (mais j'ai des doutes sur la dernière hypothèse :D).
Ca me rappelle les adaptations lapidaires de certains films connus faites par des obscurs tâcherons ou studios...
J'ai déjà vu des BDs pas géniales, celle-ci en devient un cas d'école.
Rares sont les fois où je mets une note comme celle-là. Mais avec cette bd, je crois sincèrement qu'on touche le fond. Et pourtant, j'aime bien Beinex. "Diva", "I.P.5", "Mortel transfert", entre autres, sont des oeuvres que j'ai aimées, qui ont su captiver mon attention.
Mais honnêtement, les qualités du réalisateur qui sont pour moi indéniables (d'où mon respect pour Beinex), ne se retrouvent en rien dans la bd. Si le thème d'une histoire n'est en soi, jamais mauvais (des chefs d'oeuvre dans tous les compartiments de la création partent parfois d'idées saugrenues, légères, bizarres), ce qui fait la différence, c'est le traitement de l'ensemble, la manière dont l'auteur va transcender son idée. Cela passe par la construction de l'intrigue, la qualité des dialogues, la capacité de l'auteur à embarquer le lecteur sur des pistes inattendues. Et toutes ces dimensions ne se retrouvent jamais dans le scénario de Beinex. Si on sent qu'il a voulu mettre du deuxième degré dans les échanges de ses personnages (l'héroïne qui ne veut pas mourir parce qu'elle se demande ce que ses chaussures deviendraient sans elle), tout tombe à plat, et chassant les vampires de l'histoire d'un simple souffle d'ennui, un ange passe...
A la fin de la lecture, j'ai vraiment été mal pour Beinex. Au delà des polémiques qu'a soulevé sa bd, a-t'il vraiment conscience d'avoir raté son coup ? Pourra-t'il entendre, que la bd n'est pas un univers si facile que cela, qu'il ne suffit pas d'avoir réalisé de bons films pour devenir forcément un grand auteur de bd ?
Ceci dit, je ne m'attarderai pas plus avant sur le scénario. J'ai dit l'essentiel, et continue de croire que pour Beinex, tout n'est pas forcément perdu. Je préfère finir par le pire. Le dessin ! Là, je serai un peu plus méchant. Il est lamentable. C'est du foutage de gueule puissance mille. Je ne connais pas De Dieuleveult, et peut être est-il capable de beaucoup mieux, mais sur ce que j'ai vu, c'est pas gagné pour lui... Dire que des dessinateurs plein de talent sont sur la touche, et que ce type là sort un album de 80 pages, avec la publicité qu'on connaît. C'est affligeant. C'est inquiétant. C'est pas juste !
Je n'ai lu que le T1 et je ne lirai certainement jamais le T2 (et les autres à paraître) tellement je me suis fait chier.
Le dessin n'a qu'un seul vrai défaut, c'est celui de manque cruellement d'originalité. Le dessinateur maîtrise son sujet, mais on ne reconnaitrait pas son dessin au milieu de tous les autres auteurs au trait très proche (ce n'est pas rare...)
Le gros défaut vient surtout du scénario qui n'a pas réussi à m'intéresser un seul instant. Quel ennuie ! La lecture s'est avérée laborieuse et presque douloureuse (je suis même assez fier de mon courage pour avoir réussi à terminer ce 1er tome).
Les bases de cette série ne me convenant pas (c'est peu dire), je n'irai pas plus loin.
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne fasse pas l’unanimité : il y a ceux aux réactions extatiques, qui le trouvent magnifiquement émouvant et beau et poétique et touchant et tout et tout, et il y a ceux que cette abondance de bons sentiments n’a pas franchement transportés d’enthousiasme.
Ca ne devrait pas surprendre grand’monde si je vous dis que je suis plutôt dans le deuxième groupe. Eva aux mains bleues, c’est un peu l’équivalent BD des bouquins façons Philippe Delerm (pas le fifils qui chante le quotidien des bobos trentenaires, mais le papa qui boit la bière à petites gorgées pour se donner du plaisir minuscule). Ce que l’Excellent Pierre Jourde appelle la " littérature de confort " dans son bouquin la Littérature sans estomac. C’est-à-dire que c’est certes fabriqué avec un certain savoir-faire, mais ça reste de la lecture pour mamies, de la tisane en BD. De la BD décorative, qui n’a rien à dire, d’où l’on a évacué toute espèce de conflit, toute méchanceté, et où les soucis, dérisoires, sont vite réglés. Et que voulez-vous que je vous dise : dans un monde comme le nôtre, dans une époque comme la nôtre, je peux comprendre que des gens aient besoin de s’anesthésier avec ce genre de lecture où tout est tout-gentil-tout-beau-tout-mignon, avec ce genre d’ambiance knaki-herta-ne-passons-pas-à-côté-des-choses-simples, où il convient de s’émerveiller parce que les confitures de mémé sont drôlement bonnes ou parce que les Anglais ont débarqué chez Eva et que donc ça y est c’est une femme maintenant.
Mais bon, voilà, moi, personnellement, je trouve ça trop sucré, les petites douceurs comme Eva aux mains bleues. Le mélange guimauve-sirop-caramel-barbapapa-chantilly, j’ai du mal à digérer. J’ai lu jusqu’au bout, en espérant qu’à un moment donné, il finirait par se passer quelque chose, qu’on ne resterait pas simplement dans la molle et fade chronique rurale anecdotique, mais non, hélas, ça ne décolle jamais, et dans l’ensemble, on est assez loin de Tchékhov, même si les plus fins lettrés reconnaîtront dans la conclusion de l’album un clin d’œil évident à l’oncle Vania.
Avant de conclure, un mot sur le dessin : je ne trouve pas exceptionnel. Pour un peu, je dirais presque que ça ressemble aux aquarelles insipides qui ornent les boîtes de pâtisseries.
Bref, tout ça pour vous dire que moi, les petites-bédés-bonbonnières-à-sa-mémère dans le genre de celle-ci, ça me gave vite !
Je me lance pour mon premier avis posté sur un site ! Passionné de BD depuis 2 ans, ça devait bien arriver un jour ou l'autre !
Un avis négatif...
Ces 2 BD m'ont décu. J'ai acheté les 2 tomes sur un coup de coeur. J'ai craqué pour les dessins (très beaux) et parce que j'avais vu pas mal de critiques positives les concernant.
Ce qui m'a décu, ou plutôt déplu, c'est le cumul complètement iréél des malchances qui tombent sur le dos de ce pauvre homme. Alors il est toujours possible de se dire que tout ceci est symbolique... mais ce manque de crédibilité... c'était trop pour moi. Surtout la fin du tome 1... ça fait vraiment persécution...
Bon soit. Je me dis que le tome 2 va redresser la barre. Mais là encore, malgré les bonnes idées de départ, beaucoup trop de maladresses, notamment lorsque le personnage principal se voit reproché d’avoir fumé un joint !! Je n’ai moi-même jamais fumé de ma vie mais alors là... c’est bien la dernière chose que j’irai imaginer si je me retrouvais face à un "tribunal"...
C’est en fait ce cumul de situations « fausses » ou maladroites qui m’a laissé, à la fin de la lecture de ces 2 tomes, un goût amer dans la bouche.
J'ai ramené les BD chez mon libraire qui me les a gentiment reprise. Très déçu donc !
PS : Un grand bravo à ceux qui ont conçu ce site et ceux qui le font vivre. De tous les sites que je consulte (BDparadisio - BDgest - Bdselection - BDcool - Bulledair - Bdnet - Planetbd - coinbd...), c'est celui que je trouve le plus complet et le plus convivial ! Merci
Tiens, elle me donne une idée, cette BD, faut que je me dépêche d’aller poser un copyright dessus.
Ca consisterait à dessiner, sans talent particulier, des gens ordinaires faisant des trucs sans intérêt.
Les dialogues seraient plats, les situations banales.
Ça ne dirait absolument rien de pertinent ou de profond sur la vie, ça n’aurait pas d’intrigue, les personnages seraient suffisamment lisses et génériques pour qu’à peu près n’importe quel lecteur entre 18 et 30 ans puisse se reconnaître dedans.
Je bénéficierais de l’appui d’un intello bien placé chez un éditeur, qui préfacerait mes bouquins en expliquant au public qu’aujourd’hui, les vraies oeuvres profondes et intelligentes sont celles qui se contentent de représenter paresseusement le quotidien, l’anecdotique. Et surtout, sans chercher à élaborer le plus petit début d’intrigue, ou à être drôle, ou même à susciter chez le lecteur une réaction autre que "ah, ouais, tiens, c’est vrai, ma copine aussi quand elle a ses ragnagnas, ça lui file mal au bide et ça la met de mauvaise humeur. Bien vu.". Le but, c’est de produire une œuvre finalement dépourvue de substance, de contenu ; certains lecteurs se sentiront alors forcés de remplir ce vide eux-mêmes, d’inventer des qualités à la BD pour ne pas avoir à se dire, à la fin, "Merde, j’ai perdu une demi-heure de ma vie face à du NÉANT" mais "Ce qui est intéressant dans cet album, ce sont tous les silences, les non-dits qui en disent long, tous ces petits moments où il ne se passe rien en apparence, mais qui se révèlent lourds de sens cachés".
Pour faire croire que ce que je fais est follement novateur et avant-gardiste, je prendrais une appellation qui existe déjà et je la féminiserait, pour donner un nom au genre ainsi créé. Tiens, moi mon nouveau genre que je viens de créer, je vais l’appeler "la Nouvelle Comics".
J’ai déjà plein d’idées sur le contenu : Se gratter les couilles le matin au réveil, Hier j’ai mangé du jambon, La copine à Ludo est nulle à la Playstation 2 ou encore Faut racheter du beurre, y’en a p’us (dans l’frigo) (les parenthèses dans les titres, c’est hypra-branché depuis Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle), et d'ailleurs l'auteur de L'Immeuble d'en face en abuse).
Bon, bref. Toute cette intro à la con pour vous dire que cet album, sorti sous le label "nouvelle manga" (bien que l’auteur soit française) et préfacé par le pape du genre, est encore une de ces BDs qui n’ont rien à dire et se contentent de titiller la fibre nombriliste en chacun de nous. Ca ne raconte rien, ça ne dit rien. Le vide absolu. Ca se contente de représenter des choses aussi passionnantes que "Y a presque plus de dentifrice" "Y a plus de pain vu que t’as oublié d’en racheter" ou "Des fois, on essaie de faire des trucs et pi y a un voisin qui sonne à la porte" (Vincent Delerm doit être furieux, il vient de se faire piquer toutes ses idées pour son prochain album). Alors forcément, comme on a tous déjà vécu plus ou moins le même genre de choses, les plus indulgents pourront trouver ça vâââââchement juste et réaliste et touchant. Bon, OK, mais… et après ? C’est tout ? Ca n’est que ça la nouvelle manga, et le genre "roman graphique et intimiste" en général ? Constater les petites choses de la vie de tous les jours, et c’est tout ? Bon, vous me direz qu’en cela, la BD ne fait jamais que reproduire ce que font déjà la littérature et le cinéma contemporains, mais franchement, était-ce un bon exemple à suivre ?
Et ce n’est pas le dessin, de qualité moyenne (et encore) et dénué de personnalité, qui viendra excuser la vacuité des scénars et des dialogues. Bref, je me suis très vite fait chier avec cet album, dont l’un des rares mérites est finalement d’être suffisamment superficiel pour pouvoir se finir rapidement.
D'habitude je ne poste que des BD auxquelles j'ai trouvé un intérêt (autant faire découvrir quelque chose qu’on a apprécié plutôt que de tirer dessus à boulet rouge) . Mais là, trop c'est trop, je ne me rappelle même pas comment cette "chose" a pu atterrir dans ma bibliothèque. Je ne m'attendais pas à un truc génial, mais au moins quelque chose qui soit susceptible de me faire sourire de temps en temps.
Et bien j'ai dû lutter pour venir à bout de cette BD. C'est un ramassis de vannes lourdes et vulgaires, de clichés entendus mille fois.
Je ne peux même pas vous parler du dessin qui n'est pas le plus important dans ce genre "d’œuvre", tellement j'étais abasourdi de la nullité des gags.
A fuir !
Les dessins font brouillon. Ca passe, mais ça passerait quand même mieux si le scénario était bon.
Malheureusement, on ne peut pas dire que ce soit le cas. L'histoire n'est pas vide, même si certaines choses ne sont qu’annoncées pour les tomes suivants (par exemple les "personnages-varans"). Mais les auteurs n’arrivent pas à susciter notre intérêt.
Et surtout il y a par-dessus le tout beaucoup de vulgarité. On se demande pourquoi. :?)
Bref, ça vaut pas vraiment la peine.
Oui, voilà une BD porno franchement nulle. Le dessin est tout juste correct, quoique, mais le scénario est affligeant. C'est l'histoire d'une Catwoman sûre d'elle et antipathique qui s'infiltre par-ci par-là dans des appartements où des couples font l'amour, où une femme se languit, où un méchant politicien brime une pauvre fille ou autres. Et à chaque fois, elle décide qu'il est bon qu'elle y mette son grain de sel, grain qui prendra la forme d'une intervention dominatrice, vindicative souvent, et c'est avec un sourire méchant qu'elle baisera avec tout ce monde là ou bien les fera baiser entre eux, comme s'il suffisait d'être habillé en Catwoman pour pouvoir donner des ordres à tout le monde et voir tout le monde se soumettre. Quant au reste du scénario, avec la poursuite de la Chatte par quelques policiers ridicules, cela n'a aucun interêt, même pas celui de me rappeler vaguement Cat's Eyes.
Pas émoustillant, pas joli et bêtifiant.
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Eva aux Mains Bleues
Je ne serai pas aussi lyrique et mordante que Cassidy, mais je n'en pense pas moins ! Je n'ai pas du tout été touchée ni par les persos, ni par ce qu'il leur arrive ou pas. Probable que je ne me suis pas reconnue dans le perso d'Eva, d'où ma relative indifférence, mais ce n'est pas tout : le dessin, lui-même ne m'a pas rallié à la cause de cette BD. Tout (y compris le scénario) me paraît figé, artificiel, improbable voire un peu énervant. Dans le genre peinture sensible du quotidien et des rapports humains, je préfère très nettement le Davodeau de Chute de Vélo.
L'Affaire du siècle
Il émerge ici et là quelques belles images dans une débâcle de dessins bâclés. Si c'est un style graphique, je n'y ai rien compris (et pourtant je suis BDphile depuis longtemps). Quant à l'histoire, ou bien c'est du 456ème degré, ou c'est vraiment raté, ou je suis royalement nul (mais j'ai des doutes sur la dernière hypothèse :D). Ca me rappelle les adaptations lapidaires de certains films connus faites par des obscurs tâcherons ou studios... J'ai déjà vu des BDs pas géniales, celle-ci en devient un cas d'école.
L'Affaire du siècle
Rares sont les fois où je mets une note comme celle-là. Mais avec cette bd, je crois sincèrement qu'on touche le fond. Et pourtant, j'aime bien Beinex. "Diva", "I.P.5", "Mortel transfert", entre autres, sont des oeuvres que j'ai aimées, qui ont su captiver mon attention. Mais honnêtement, les qualités du réalisateur qui sont pour moi indéniables (d'où mon respect pour Beinex), ne se retrouvent en rien dans la bd. Si le thème d'une histoire n'est en soi, jamais mauvais (des chefs d'oeuvre dans tous les compartiments de la création partent parfois d'idées saugrenues, légères, bizarres), ce qui fait la différence, c'est le traitement de l'ensemble, la manière dont l'auteur va transcender son idée. Cela passe par la construction de l'intrigue, la qualité des dialogues, la capacité de l'auteur à embarquer le lecteur sur des pistes inattendues. Et toutes ces dimensions ne se retrouvent jamais dans le scénario de Beinex. Si on sent qu'il a voulu mettre du deuxième degré dans les échanges de ses personnages (l'héroïne qui ne veut pas mourir parce qu'elle se demande ce que ses chaussures deviendraient sans elle), tout tombe à plat, et chassant les vampires de l'histoire d'un simple souffle d'ennui, un ange passe... A la fin de la lecture, j'ai vraiment été mal pour Beinex. Au delà des polémiques qu'a soulevé sa bd, a-t'il vraiment conscience d'avoir raté son coup ? Pourra-t'il entendre, que la bd n'est pas un univers si facile que cela, qu'il ne suffit pas d'avoir réalisé de bons films pour devenir forcément un grand auteur de bd ? Ceci dit, je ne m'attarderai pas plus avant sur le scénario. J'ai dit l'essentiel, et continue de croire que pour Beinex, tout n'est pas forcément perdu. Je préfère finir par le pire. Le dessin ! Là, je serai un peu plus méchant. Il est lamentable. C'est du foutage de gueule puissance mille. Je ne connais pas De Dieuleveult, et peut être est-il capable de beaucoup mieux, mais sur ce que j'ai vu, c'est pas gagné pour lui... Dire que des dessinateurs plein de talent sont sur la touche, et que ce type là sort un album de 80 pages, avec la publicité qu'on connaît. C'est affligeant. C'est inquiétant. C'est pas juste !
Intox
Je n'ai lu que le T1 et je ne lirai certainement jamais le T2 (et les autres à paraître) tellement je me suis fait chier. Le dessin n'a qu'un seul vrai défaut, c'est celui de manque cruellement d'originalité. Le dessinateur maîtrise son sujet, mais on ne reconnaitrait pas son dessin au milieu de tous les autres auteurs au trait très proche (ce n'est pas rare...) Le gros défaut vient surtout du scénario qui n'a pas réussi à m'intéresser un seul instant. Quel ennuie ! La lecture s'est avérée laborieuse et presque douloureuse (je suis même assez fier de mon courage pour avoir réussi à terminer ce 1er tome). Les bases de cette série ne me convenant pas (c'est peu dire), je n'irai pas plus loin.
Eva aux Mains Bleues
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne fasse pas l’unanimité : il y a ceux aux réactions extatiques, qui le trouvent magnifiquement émouvant et beau et poétique et touchant et tout et tout, et il y a ceux que cette abondance de bons sentiments n’a pas franchement transportés d’enthousiasme. Ca ne devrait pas surprendre grand’monde si je vous dis que je suis plutôt dans le deuxième groupe. Eva aux mains bleues, c’est un peu l’équivalent BD des bouquins façons Philippe Delerm (pas le fifils qui chante le quotidien des bobos trentenaires, mais le papa qui boit la bière à petites gorgées pour se donner du plaisir minuscule). Ce que l’Excellent Pierre Jourde appelle la " littérature de confort " dans son bouquin la Littérature sans estomac. C’est-à-dire que c’est certes fabriqué avec un certain savoir-faire, mais ça reste de la lecture pour mamies, de la tisane en BD. De la BD décorative, qui n’a rien à dire, d’où l’on a évacué toute espèce de conflit, toute méchanceté, et où les soucis, dérisoires, sont vite réglés. Et que voulez-vous que je vous dise : dans un monde comme le nôtre, dans une époque comme la nôtre, je peux comprendre que des gens aient besoin de s’anesthésier avec ce genre de lecture où tout est tout-gentil-tout-beau-tout-mignon, avec ce genre d’ambiance knaki-herta-ne-passons-pas-à-côté-des-choses-simples, où il convient de s’émerveiller parce que les confitures de mémé sont drôlement bonnes ou parce que les Anglais ont débarqué chez Eva et que donc ça y est c’est une femme maintenant. Mais bon, voilà, moi, personnellement, je trouve ça trop sucré, les petites douceurs comme Eva aux mains bleues. Le mélange guimauve-sirop-caramel-barbapapa-chantilly, j’ai du mal à digérer. J’ai lu jusqu’au bout, en espérant qu’à un moment donné, il finirait par se passer quelque chose, qu’on ne resterait pas simplement dans la molle et fade chronique rurale anecdotique, mais non, hélas, ça ne décolle jamais, et dans l’ensemble, on est assez loin de Tchékhov, même si les plus fins lettrés reconnaîtront dans la conclusion de l’album un clin d’œil évident à l’oncle Vania. Avant de conclure, un mot sur le dessin : je ne trouve pas exceptionnel. Pour un peu, je dirais presque que ça ressemble aux aquarelles insipides qui ornent les boîtes de pâtisseries. Bref, tout ça pour vous dire que moi, les petites-bédés-bonbonnières-à-sa-mémère dans le genre de celle-ci, ça me gave vite !
Purgatoire
Je me lance pour mon premier avis posté sur un site ! Passionné de BD depuis 2 ans, ça devait bien arriver un jour ou l'autre ! Un avis négatif... Ces 2 BD m'ont décu. J'ai acheté les 2 tomes sur un coup de coeur. J'ai craqué pour les dessins (très beaux) et parce que j'avais vu pas mal de critiques positives les concernant. Ce qui m'a décu, ou plutôt déplu, c'est le cumul complètement iréél des malchances qui tombent sur le dos de ce pauvre homme. Alors il est toujours possible de se dire que tout ceci est symbolique... mais ce manque de crédibilité... c'était trop pour moi. Surtout la fin du tome 1... ça fait vraiment persécution... Bon soit. Je me dis que le tome 2 va redresser la barre. Mais là encore, malgré les bonnes idées de départ, beaucoup trop de maladresses, notamment lorsque le personnage principal se voit reproché d’avoir fumé un joint !! Je n’ai moi-même jamais fumé de ma vie mais alors là... c’est bien la dernière chose que j’irai imaginer si je me retrouvais face à un "tribunal"... C’est en fait ce cumul de situations « fausses » ou maladroites qui m’a laissé, à la fin de la lecture de ces 2 tomes, un goût amer dans la bouche. J'ai ramené les BD chez mon libraire qui me les a gentiment reprise. Très déçu donc ! PS : Un grand bravo à ceux qui ont conçu ce site et ceux qui le font vivre. De tous les sites que je consulte (BDparadisio - BDgest - Bdselection - BDcool - Bulledair - Bdnet - Planetbd - coinbd...), c'est celui que je trouve le plus complet et le plus convivial ! Merci
L'Immeuble d'en face
Tiens, elle me donne une idée, cette BD, faut que je me dépêche d’aller poser un copyright dessus. Ca consisterait à dessiner, sans talent particulier, des gens ordinaires faisant des trucs sans intérêt. Les dialogues seraient plats, les situations banales. Ça ne dirait absolument rien de pertinent ou de profond sur la vie, ça n’aurait pas d’intrigue, les personnages seraient suffisamment lisses et génériques pour qu’à peu près n’importe quel lecteur entre 18 et 30 ans puisse se reconnaître dedans. Je bénéficierais de l’appui d’un intello bien placé chez un éditeur, qui préfacerait mes bouquins en expliquant au public qu’aujourd’hui, les vraies oeuvres profondes et intelligentes sont celles qui se contentent de représenter paresseusement le quotidien, l’anecdotique. Et surtout, sans chercher à élaborer le plus petit début d’intrigue, ou à être drôle, ou même à susciter chez le lecteur une réaction autre que "ah, ouais, tiens, c’est vrai, ma copine aussi quand elle a ses ragnagnas, ça lui file mal au bide et ça la met de mauvaise humeur. Bien vu.". Le but, c’est de produire une œuvre finalement dépourvue de substance, de contenu ; certains lecteurs se sentiront alors forcés de remplir ce vide eux-mêmes, d’inventer des qualités à la BD pour ne pas avoir à se dire, à la fin, "Merde, j’ai perdu une demi-heure de ma vie face à du NÉANT" mais "Ce qui est intéressant dans cet album, ce sont tous les silences, les non-dits qui en disent long, tous ces petits moments où il ne se passe rien en apparence, mais qui se révèlent lourds de sens cachés". Pour faire croire que ce que je fais est follement novateur et avant-gardiste, je prendrais une appellation qui existe déjà et je la féminiserait, pour donner un nom au genre ainsi créé. Tiens, moi mon nouveau genre que je viens de créer, je vais l’appeler "la Nouvelle Comics". J’ai déjà plein d’idées sur le contenu : Se gratter les couilles le matin au réveil, Hier j’ai mangé du jambon, La copine à Ludo est nulle à la Playstation 2 ou encore Faut racheter du beurre, y’en a p’us (dans l’frigo) (les parenthèses dans les titres, c’est hypra-branché depuis Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle), et d'ailleurs l'auteur de L'Immeuble d'en face en abuse). Bon, bref. Toute cette intro à la con pour vous dire que cet album, sorti sous le label "nouvelle manga" (bien que l’auteur soit française) et préfacé par le pape du genre, est encore une de ces BDs qui n’ont rien à dire et se contentent de titiller la fibre nombriliste en chacun de nous. Ca ne raconte rien, ça ne dit rien. Le vide absolu. Ca se contente de représenter des choses aussi passionnantes que "Y a presque plus de dentifrice" "Y a plus de pain vu que t’as oublié d’en racheter" ou "Des fois, on essaie de faire des trucs et pi y a un voisin qui sonne à la porte" (Vincent Delerm doit être furieux, il vient de se faire piquer toutes ses idées pour son prochain album). Alors forcément, comme on a tous déjà vécu plus ou moins le même genre de choses, les plus indulgents pourront trouver ça vâââââchement juste et réaliste et touchant. Bon, OK, mais… et après ? C’est tout ? Ca n’est que ça la nouvelle manga, et le genre "roman graphique et intimiste" en général ? Constater les petites choses de la vie de tous les jours, et c’est tout ? Bon, vous me direz qu’en cela, la BD ne fait jamais que reproduire ce que font déjà la littérature et le cinéma contemporains, mais franchement, était-ce un bon exemple à suivre ? Et ce n’est pas le dessin, de qualité moyenne (et encore) et dénué de personnalité, qui viendra excuser la vacuité des scénars et des dialogues. Bref, je me suis très vite fait chier avec cet album, dont l’un des rares mérites est finalement d’être suffisamment superficiel pour pouvoir se finir rapidement.
Le Guide de...
D'habitude je ne poste que des BD auxquelles j'ai trouvé un intérêt (autant faire découvrir quelque chose qu’on a apprécié plutôt que de tirer dessus à boulet rouge) . Mais là, trop c'est trop, je ne me rappelle même pas comment cette "chose" a pu atterrir dans ma bibliothèque. Je ne m'attendais pas à un truc génial, mais au moins quelque chose qui soit susceptible de me faire sourire de temps en temps. Et bien j'ai dû lutter pour venir à bout de cette BD. C'est un ramassis de vannes lourdes et vulgaires, de clichés entendus mille fois. Je ne peux même pas vous parler du dessin qui n'est pas le plus important dans ce genre "d’œuvre", tellement j'étais abasourdi de la nullité des gags. A fuir !
Démons
Les dessins font brouillon. Ca passe, mais ça passerait quand même mieux si le scénario était bon. Malheureusement, on ne peut pas dire que ce soit le cas. L'histoire n'est pas vide, même si certaines choses ne sont qu’annoncées pour les tomes suivants (par exemple les "personnages-varans"). Mais les auteurs n’arrivent pas à susciter notre intérêt. Et surtout il y a par-dessus le tout beaucoup de vulgarité. On se demande pourquoi. :?) Bref, ça vaut pas vraiment la peine.
Catlady (La Chatte)
Oui, voilà une BD porno franchement nulle. Le dessin est tout juste correct, quoique, mais le scénario est affligeant. C'est l'histoire d'une Catwoman sûre d'elle et antipathique qui s'infiltre par-ci par-là dans des appartements où des couples font l'amour, où une femme se languit, où un méchant politicien brime une pauvre fille ou autres. Et à chaque fois, elle décide qu'il est bon qu'elle y mette son grain de sel, grain qui prendra la forme d'une intervention dominatrice, vindicative souvent, et c'est avec un sourire méchant qu'elle baisera avec tout ce monde là ou bien les fera baiser entre eux, comme s'il suffisait d'être habillé en Catwoman pour pouvoir donner des ordres à tout le monde et voir tout le monde se soumettre. Quant au reste du scénario, avec la poursuite de la Chatte par quelques policiers ridicules, cela n'a aucun interêt, même pas celui de me rappeler vaguement Cat's Eyes. Pas émoustillant, pas joli et bêtifiant.