Les derniers avis (14 avis)

Par Vaudou
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'Enfer Blanc
L'Enfer Blanc

Dire que j'ai failli ne jamais acheter cette bande à cause des avis postés ici... Désolé mais je vais m'inscrire en complet porte à faux des avis précédents. L'histoire raconte la survie d'un groupe d'hommes au sein d'une super prison en Antarctique. Prisonniers, gardiens et personnel vivent dans les mêmes conditions précaires. Au gré des évènements, des alliances se nouent. Bientôt tout n'est plus que question de survie... Le lieu de base de l'intrigue nous fait penser que nous sommes dans une dystopie. Le ton est résolument nihiliste, cynique et violent. Les hommes ne cessent de s'entretuer (presque un mort toutes les deux pages), c'est la loi du plus fort. Ca m'a beaucoup fait penser à Hombre. Il n'y a rien de bordélique dans le récit. On a simplement un découpage très cinématographique, les scènes s'enchaînent sans transition. On passe d'un clan à un autre et cela retranscrit bien l'urgence de la situation. En effet, tout ce petit monde est en train de perdre ses nerfs car ils attendent des provisions qui n'arrivent pas, et l'ambiance devient très vite délétère. Concernant l'introduction "choquante" avec les phoques, il s'agit clairement d'une parodie de la scène d'introduction du film The Thing, réalisé par Carpenter en 1982. Le dessin réaliste de Rubio est juste magnifique. L'enfer blanc, ainsi que deux autres créations du même auteur, sont sortis chez Soleil en 1996. Mais elles ont été publiées pour la première fois dans la revue Cimoc entre le milieu des années 80 et le début des années 90. Si ces bandes avaient été éditées chez Albin Michel dans la collection Spécial USA qui regorge de ce type de productions, on crierait au génie... Bref, ne suivez pas le sens de la foule et donnez une chance à cette pépite !

02/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Voyeur - Les petites histoires érotiques pour Playboy
Voyeur - Les petites histoires érotiques pour Playboy

Il s'agit d'une série qui rassemble de courtes histoires d'Altuna, publiées auparavant dans le magazine Playboy, en plusieurs éditions et langues. Elle inclut également quelques illustrations coquines en pleine page. Souvent chauds et amusants, les récits sont sans prétention, mais il faut dire que les filles sont les plus belles de l'histoire de la BD jusqu'à présent! Les couleurs sont également très bien réalisées et ajoutent un plus à la qualité de l'ensemble. Je pense qu'il s'agit d'érotisme soft, étant donné que les sexes ne sont jamais montrés explicitement et que c'est très bien ainsi... Tout ce travail mériterait une édition intégrale de plus grandes dimensions et avec une meilleure qualité... Taschen, un jour, peut-être?

02/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Le Trombone Illustré
Le Trombone Illustré

J'ai récemment acquis ce volume. Je connaissais déjà auparavant beaucoup des dessins, surtout les idées noires de Franquin. Mais ce fut agréable de découvrir de petits trésors disséminés à travers les nombreuses pages: des dessins de Bilal, Moebius, Rosinsky, Tardi et bien d'autres. Mon appréciation la plus positive va aux couvertures, aux en-têtes délirants de Franquin. Quelque chose tenté plus tard dans (A suivre), sans toutefois rencontrer le même succès. Je recommande la consultation et l'achat éventuel, en prévoyant de l'espace libre dans votre bibliothèque.

02/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Euy
Euy

Dans un cadre préhistorique situé au mésolithique, Euy, une jeune fille aux yeux vairons, est bannie de son village d'adoption après la disparition de son protecteur. Elle se retrouve livrée à elle-même et s'attache à un personnage ambigu, mi-sorcier mi-barde, rusé et manipulateur mais finalement pas si malveillant. Au premier abord, cette BD laisse une impression assez déroutante. Le dessin, volontairement simple, presque enfantin, et le personnage d'Euy, très spontané, instinctif, avec une manière de s'exprimer volontairement approximative, presque mal dégrossie, donnent au départ le sentiment d'un récit soit très jeunesse, soit un peu simpliste. Et pourtant, passé cette première impression, l'album révèle discrètement son intelligence. Derrière cette apparente candeur se construit un univers étonnamment cohérent et riche, qui propose une vision de la préhistoire à la fois fantaisiste et pourtant crédible. On y découvre différentes tribus, chacune avec ses coutumes, ses manières de parler, ses niveaux de développement technique, dans un monde où coexistent échanges, conflits, commerce et même formes d'esclavage. Le tout reste rudimentaire, mais sonne juste, comme une interprétation vivante et incarnée de ce que pouvaient être ces sociétés humaines en construction. Le travail sur le langage est d'ailleurs intéressant. Sans chercher de vraie rigueur linguistique, l'auteur s'amuse avec les mots, les manières de s'exprimer, et donne à chaque groupe une identité propre. Cela peut déstabiliser et paraitre arbitraire au début, mais quand on constate qu'il y a une vraie logique dans les manières de parler de chacun, cela participe à l'immersion et à la singularité du récit. Sur le plan narratif, l'histoire prend la forme d'un parcours initiatique teinté d'aventure. La relation entre les deux personnages principaux, faite de méfiance, d'intérêt mutuel et d'une forme d'attachement progressif, porte une bonne partie du récit. Les péripéties s'enchaînent avec énergie, parfois avec des touches d'humour ou des situations un peu absurdes, mais l'ensemble conserve sa propre cohérence. Ce mélange de naïveté apparente et de richesse de fond donne une BD tous publics assez singulière, qui demande un petit temps d'adaptation mais qui finit par convaincre. Une vision de la préhistoire colorée, vivante et inventive, qui parvient à être à la fois accessible et étonnamment nuancée derrière son voile de loufoquerie. Note : 3,5/5

02/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

Tome 1 : Une sorte de tranche de vie d'une communauté rurale dans le Québec des années 20. On suit le personnage principal, Marie, qui vient de perdre son mari. tout deux tenaient le magasin général, sorte de point névralgique du village, isolé de la ville. Beaucoup de personnages secondaires sont introduits de sorte que le lecteur a parfois du mal à cerner qui est qui... Dans ce tome 1, il n'y a pas de véritable fil conducteur mais on suit le quotidien de la communauté. Niveau dessin, c'est du pur Loisel, le trait un peu épais mais joli, tout comme la mise en couleur. dommage qu'il n'y ait pas de lexique en fin d'ouvrage pour mieux apprécier les expressions québecoises qui sont néanmoins savamment distillées afin que le lecteur français que je suis arrive à suivre et comprendre les échanges. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 14/20 Tome 2 : le meilleur tome selon moi de la série. On suit ici l'arrivée de Serge et la révolution qu'il va entrainer dans la communauté privée de ses hommes partis plusieurs mois en forêt pour couper du bois. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 16/20 Tome 3 : suite au retour des hommes, la vie de la communauté prend une tournure inattendue. Je ne m'attendait pas du tout à l'issue finale et au fait que Serge soit homosexuel. Beaucoup d'émotion dans ce tome qui sonne très juste.. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 15/20

02/04/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Après l'orage (Cremers)
Après l'orage (Cremers)

Une BD lente sur un choix à faire dans sa vie. La BD commence par l'arrivée de Hélène, une femme d'une quarantaine d'années, chez ses parents. Sa mère a Alzheimer, son père est un peu artiste. La pluie commence à arriver et couper les routes. Elle doit rester pour la nuit. Et puis les questions essentielles arrivent, les discussions importantes aussi ... La BD est lente, franchement lente, laissant le temps au propos de se développer. Certaines choses prennent sens dans la durée, jusqu'à certains moments clés et souvent muets. On comprend sans avoir besoin de texte pour nous souligner les choses, ce qui est franchement bien, d'autant plus pour un récit intimiste qui raconte les difficultés que traverse cette femme, et notamment la question de la prise de conscience qu'elle doit faire. Le tout est enrobé dans une histoire de pluie torrentielle et d'eau qui monte. Je ne sais pas trop de quand date l'idée de la BD mais ça m'a fait penser à ces inondations catastrophiques qui ont dévastées la Belgique en 2021. Cette idée introduit quelque chose d'inquiétant, une sorte de métaphore de tout ce qui remonte progressivement et nous isole des autres, mais aussi un refoulement d'émotion qui monte et gagne tout, dévastant nos vies jusqu'à un lever de soleil métaphorique sur une nouvelle étape de la vie. Hélène est une femme meurtrie, qui doit reconnaitre ses échecs et la réalité de ce qu'elle vit, forcée de rester chez ses parents qui sont gagnés par la maladie également. Le tout est servi par un dessin étrange, avec des têtes que j'ai trouvé trop fixe pendant un long moment avant de comprendre que c'était une volonté de l'auteur, puisque Hélène va progressivement changer de tête et se dérider, tout en s'ouvrant aux autres. L'air hautain est une défense qu'elle adopte pour survivre. En fait, en écrivant l'avis, j'ai un meilleur souvenir que la première impression que j'avais en écrivant l'avis. C'est une BD qui reste simple dans son déroulé, lent mais pas chiant, avec un rendu final plutôt tendre. Je vois quelques défauts, dont le principal selon moi est la disparition des parents étrangement fantastique. Je comprend que c'est une façon de continuer la métaphore du récit, mais cette disparition est si brusque et irréelle (presque irréaliste) qu'elle fait un peu tâche face au reste du récit qui est très réaliste. Cependant, en dehors de cette note que j'ai trouvé de trop, le reste est franchement bien tenu et arrive à me marquer plus que je n'aurais cru. En fin de compte je serais plus modéré dans ma note et mon avis, enclin à vous conseiller cette BD finalement.

02/04/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Helen de Wyndhorn
Helen de Wyndhorn

Je note large pour le dessin superbe et l'enthousiasme qui m'a porté tout au long de ma lecture, dans une ambiance parfaitement orchestrée entre son hommage et son propos. Parce que cette histoire est avant tout un bel hommage à la fantasy pulp des années 30, clairement inspiré de la vie de Robert E. Howard et son célèbre Conan, mais pas seulement puisqu'il y a aussi l'esthétique renvoyant au comics pulp, notamment l'héroïne qui rappelle pas mal Red Sonja. C'est surtout cet hommage qui se ressent, mais l'esthétique de la BD en envoie plein les mirettes, entre les couvertures magnifiques, le dessin coloré et rappelant les bons vieux designs de fantasy héroïque de ces années-là, sans jamais faire dans le plagiat ni dans la reprise sans originalité. La dessinatrice s'est fait plaisir en mélangeant différents styles visuels, chacun absorbé et digéré, jamais saugrenue. C'est clairement une maitrise de sa part, avec la combinaison de tout ce qu'il veut référencer suffisamment bien mélangé pour qu'on ne voit pas uniquement là quelque chose de forcé. Ce dessin est un excellent point, si ce n'est le meilleur, de cette BD. Pour autant, la BD n'est pas en reste sur l'histoire, prenante jusqu'au bout. C'est une histoire qui démarre doucement, avec cet interview d'une vieille femme par un type que je pensais plus important qu'il ne l'est finalement. Mais très vite, on comprend que ce sera une histoire scindée en deux parties : la narration de cette vieille femme, entrecoupée des cassettes enregistrées qui voyagent de propriétaire en propriétaire. Le tout est entrainant avec l'introduction progressive de ce monde de fantasy débridé, sans règles et qui ne se laisse jamais cerner ou appréhender totalement. L'histoire reste celle de cette gouvernante qui n'y va jamais, se contenant de tenir le rôle qu'on lui a donné tout en acceptant parfois de sortir de celui-ci pour obliger quelqu'un à se bouger. Le seul défaut que je vois à cette histoire est là toute fin, qui semble montrer l'importance de ces histoires certes mais qui se finit sans réellement avoir de point final. C'est dommage, même si je comprends la portée de ce message : les histoires comme celles-ci ne s'arrêtent jamais et leurs héros vivent encore à travers nous. Cependant, je trouve que la fin est abrupte, pas spécialement marquante et peut-être un peu trop cryptique. La dernière planche semble vouloir dire quelque chose mais je n'ai pas compris quoi. Bref, la BD est riche visuellement et franchement intéressante, prenante dans un récit épique mais aussi intime. C'est franchement bon, avec un dépaysement qui fait plaisir et me donnerait envie de revoir cette fantasy grand spectacle, débridée, s'autorisant tout et n'importe quoi pour faire rêver et proposer une inventivité de chaque instant. Bref, j'ai passé un excellent moment de lecture même si la fin m'a un peu déçu. Donc lecture conseillée !

02/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Quand je ne serai plus là
Quand je ne serai plus là

3.5 Un one-shot touchant qui met en lumière ce qui risque d'arriver lorsqu'on devient un laisser pour compte dans la société japonaise, que l'on soit un humain ou un animal, et malheureusement c'est une situation tellement universelle que n'importe quel lecteur dans le monde pourrait retrouver des problèmes de sa propre société. Alors on suit l'histoire d'un vieux qui vit en situation précaire et seul depuis la mort de sa femme. Le seul autre être vivant dans sa vie est sa vieille chienne et lorsqu'il apprend qu'il a une tumeur, il va tout faire pour que sa chienne ne soit pas abandonnée après sa mort. C'est un récit plein d'émotions (il y a une scène qui va faire pleurer à coup sûr les amateurs de chiens !) sans qu'on force trop dans le mélodrame. Je n'ai jamais eu l'impression que l'auteur voulait absolument que je pleure, même dans les scènes qui sont clairement faites pour que je ressente des émotions. Hormis peut-être une ou deux coïncidences un peu grosses, ce qui arrive à ce pauvre vieux et à sa chienne est crédible et on a bien de la peine pour eux. Le récit est captivant et comme c'est un one-shot, le scénario n'est pas inutilement étiré. Le dessin est du réaliste comme je l'aime dans les mangas, il y a un peu de dynamisme et ce n'est pas du tout figé.

01/04/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série La Reine des pantins
La Reine des pantins

Ne vous l'avais-je point dit que Rosalia Radosti était une artiste - complète - à surveiller. Voir mon avis sur Sauvage (Rosalia Radosti). Elle commence tardivement sa carrière d'autrice à l'âge de 33 ans. Auparavant elle travaillait dans une troupe de théâtre, et cette période l'a profondément marquée. Si je vous en touche deux mots c'est que le théâtre va avoir une place centrale dans ce conte cruel. Assoyiez-vous confortablement dans votre fauteuil et attendez que le rideau s'ouvre sur la scène où va se jouer le destin de Jacques et Jacqueline. Jacques est un petit garçon frêle à l'allure androgyne, il se casse le dos en travaillant aux champs. Jacqueline est une jeune fille qui rêve de devenir reine, elle est entourée de cinq saltimbanques, ils vont partir à la recherche d'une robe magique. Je disais donc un conte cruel, il aborde des thèmes actuels tel que l'identité de genre (on comprend très vite que Jacques et Jacqueline ne sont qu'une seule et même personne), le droit d'être différent et de s'accepter tel quel, mais aussi à des degrés moindre, les violences familiales et le fanatisme religieux. Et l'amitié ! Une narration atypique, rendant hommage au sixième art, puisqu'elle se calque sur une pièce de théatre une grande partie du récit. On va suivre une succession d'actes mettant en scène Jacqueline dans un univers teinté de fantastique. Des actes séparés par de courts intervalles mettant en scène Jacques et sa vie de labeur. Sur les dernières planches les deux histoires vont se rejoindre pour n'en former plus qu'une jusqu'au dénouement tragique. Une lecture touchante grâce à ces deux petits êtres attachants et cherchant une vie meilleure. Un bémol tout de même, et là je me rallie à Ro, certains phylactères ne sont pas toujours évident à suivre. Gênant. Je suis encore sous le charme du dessin de Rosalia Radosti. Un trait fin, méticuleux et très expressif. Un colorisation différente suivant les personnages, elle est grisâtre lorsqu'il s'agit de Jacques et lumineuse dans les tons pastel pour Jacqueline. Un contraste qui dissocie le monde réel du rêve. J'ai aimé le soin apporté aux petits détails qui nous plonge de plain-pied au XVIIIe siècle. Une mise en page aérée qui permet de profiter du talent de cette autrice italienne que je vous conseille de découvrir. On peut fermer le rideau.

01/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Un polar à Barcelone (Je suis leur silence)
Un polar à Barcelone (Je suis leur silence)

Voilà une lecture plaisante. Un polar qui ne paye pas de mine, où il n’y a finalement pas beaucoup d’action, mais qui est à la fois prenant et plein de peps. Car la narration est très dynamique, à l’image de l’héroïne, Eva, une jeune psy un peu déjantée qui se transforme en enquêtrice « hors norme ». L’aspect polar n’est pas hyper original (une histoire d’héritage, de magouilles qui refont surface, dans une famille de la grande bourgeoisie barcelonaise), mais son traitement primesautier, très frais rend la lecture très agréable. Et l’héroïne, elle aussi très « naturelle » (voir la façon avec laquelle elle distille certaines infos au psychiatre sensé l’évaluer) est pour beaucoup dans la fluidité de la lecture. Le dessin de Lafebre est simple, sans être minimaliste. Il est en tout cas, avec une économie de moyens, très expressif (en particulier pour les bouilles des trois femmes, qui accompagnent Eva en pensée). Un chouette album. Rien d’exceptionnel, mais un bon moment de détente assuré. ******************* J'ai découvert sur le tard que ce que je croyais n'être qu'un one-shot se transformait en une série d'histoires indépendantes. Je ne sais si c'est une bonne idée. Enfin bon, j'ai lu cet "Ange perdu". Il est sur la lancée du précédent album, on y retrouve les mêmes personnages, les mêmes tics (la personnalisation des "voix intérieures" de l'héroïne - héroïne toujours aussi désinvolte et borderline, énervante et attachante, probablement insupportable quand même). L'intrigue est un chouia plus originale que dans le précédent opus, mais est quand même secondaire. Tout est encore misé sur Eva et sa relation aux autres, au monde. Un personnage lunaire auquel quelques situations et dialogues amusants donnent un certain peps. Une série sans prétention, mais la lecture est toujours plaisante.

06/04/2024 (MAJ le 31/03/2026) (modifier)