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Couverture de la série Sorcières (Igarashi)
Sorcières (Igarashi)

J'ai accroché, terriblement accroché ! D'abord à ce dessin à la fois génial et bancal. Un dessin qui peut se montré travaillé et parfois presque bâclé. Ca donne un sentiment d'un dessin un peu raide à la base mais très lâché, parfois trop. N'est pas Eiichiro Oda qui veut. Alors il arrive que certains piquent un peu les yeux… Cependant souvent on se prend à admirer les planches ou une case en particulier. Bref j'ai adoré, je suis allé regardé sur notre site bd préféré qu'est bdthèque ce que cet auteur avait publié d'autres. Je suis heureux de cette découverte Côté scénario les récits de sorcières sont originaux et je me suis facilement laissé emporté. Chaque récit est bien distinct dans son ambiance et ses décors. L'imaginaire déployé est réussi et souvent surprenant. La magie indicible de ces sorcières évite les clichés habituels avec une dimension mystique, parfois inquiétante, qui fonctionne très bien dans chacun des 2 tomes. A noter que le 1er récit est peut être le moins réussi (tant niveau dessin que scénario). Je vous recommande cette bd pour son graphisme et si vous aimez les récits (de sorcières) inspirants !

12/01/2026 (modifier)
Par Mashiro
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Monde d'Aïcha - Luttes et espoirs des femmes au Yémen
Le Monde d'Aïcha - Luttes et espoirs des femmes au Yémen

Le Yémen est connu pour sa pauvreté, ses guerres et parfois aussi pour sa pratique dure de la religion. Cette bande dessinée nous offre une porte d’entrée unique à travers le destin de différentes femmes au Yémen. En 2012, Agnès Montanari part en photo-reportage au Yémen et rencontre Aïcha, une yéménite d’apparence comme les autres femmes, voilée de la tête au pied, et avec qui elle se lie soudainement d’amitié. Aïcha lui fait par la suite rencontrer d’autres femmes qui lui conteront leurs vies, leurs aspirations ainsi que les difficultés d’être une femme au Yémen, hier et aujourd’hui. De cela en découle une série de photos et de portraits (voilés) que l’on peut partiellement retrouver à la fin de l’ouvrage. Ugo Bertotti utilise l’ensemble de ces témoignages visuels et textuels pour nous raconter ces histoires de femme. J’ai vraiment beaucoup aimé cet ouvrage tant il est intéressant d’un point de vue historique et journalistique. C’est comme regarder une vidéo Youtube Arte mais en BD. L’histoire de Sabiha au début m’a également touché car elle est le symbole de l’absurdité des traditions, de l’oppression que peut représenter les questions d’honneur et de l’injustice qui repose derrière ce système patriarcale. Cette BD m’a beaucoup pensé au travail de Troubs avec sa BD sur le Turkménistan, à la fois dans le style, la narration, et les enchainements entre une certaine beauté de la vie qui finit toujours par être remis à sa place par un système rigide. Le monde d’Aïcha date de 2013. Soit une éternité dans l’histoire récente du Yémen dans laquelle, suite à la chute du président en 2012, le processus démocratique a échoué et s’en est suit une guerre meurtrière depuis 2014 avec de large mouvements de population, des famines, et de nombreuses pandémies ou autres malheurs. Nul doute que les faibles espoirs sur lesquels s’entrouvait la BD ont malheureusement été mis à mal par le contexte qui a suivi. Je recommande fortement cette première oeuvre de Bertotti qui ouvre les portes d’un pays méconnu et d’une culture à l’accès compliqué.

12/01/2026 (modifier)