La Fille dans l’écran est une BD profondément feel-good et romantique, qui aborde les sentiments avec beaucoup de douceur et de justesse. La manière dont l’anxiété sociale est intégrée au récit donne une vraie épaisseur aux personnages et évite toute approche simpliste ou caricaturale. Cette fragilité assumée nourrit la relation et rend le lien entre les deux protagonistes crédible et touchant.
La narration par messages fonctionne très bien et rappelle le roman graphique “adolescent” dans le bon sens du terme, mais avec une réelle maîtrise et une maturité d’écriture. Le dispositif des deux points de vue, traités séparément puis de plus en plus entremêlés, est intelligemment exploité. Il permet de ressentir progressivement le rapprochement émotionnel des personnages, sans lourdeur ni effets forcés.
Graphiquement, l’album est très réussi. La gestion des couleurs — alternance entre une trame colorée et une trame en noir et blanc — est subtile et pertinente, servant à la fois la narration et les états émotionnels. Le dessin, simple mais expressif, accompagne parfaitement le propos. Rien de révolutionnaire sur le fond, mais une histoire d’amour sincère, bien construite et émotionnellement juste, qui marque par sa sensibilité.
Très bonne bande dessinée, portée par une construction narrative particulièrement efficace. La triple trame — le présent avec le débat d’historiens, la fin de vie d’Anne Bonny et le récit de ses aventures — apporte une vraie profondeur au propos. Ce dispositif rend la lecture dynamique tout en instaurant un recul bienvenu, presque introspectif, sur le personnage et sur ce que l’Histoire choisit de retenir ou de transformer. La dimension éducative fonctionne bien, notamment grâce à ce jeu de regards croisés qui met en lumière les subtilités de la réinterprétation historique.
Le parcours d’Anne Bonny est en lui-même passionnant. Le récit est rythmé, aborde de nombreux thèmes et le choix d’un personnage féminin à cette époque donne une résonance très moderne à l’ensemble. La piraterie sert davantage de cadre que de finalité : on n’est pas face à une BD de pirates classique, mais plutôt à un portrait de femme en quête de liberté, dans un monde qui la contraint de toutes parts. La relation avec la mort incarnée, sans être révolutionnaire, est bien intégrée et apporte une touche supplémentaire de sens et de gravité.
Graphiquement, le dessin est expressif et s’inscrit clairement dans les codes de la BD ado contemporaine. Ce n’est pas forcément une esthétique qui me séduit immédiatement, mais elle s’accorde bien au ton du récit et finit par fonctionner sur la durée. Une œuvre que je recommanderais sans hésiter aux adolescents, surtout filles mais aussi garçons, et tout autant à leurs parents.
Très bon ce tome !
Pourtant pas féru du genre polar, je n’ai toujours pas lu les Criminal par ex., j’ai pris mon pied avec cette bd.
Il faut dire que je n’en attendais pas grand chose mais tout m’a surpris positivement. Le constat est sans appel, les auteurs magnifient leurs parties respectives pour embarquer le lecteur.
Alors que je m’attendais à une enquête policière à la Philip Marlow, j’ai déjà été agréablement surpris de découvrir que notre héros se situait du côté des braqueurs.
Après l’aventure proposée n’est pas révolutionnaire (un braqueur s’étant fait braquer cherche à retrouver son braqueur) mais notre héros s’avère attachant et le récit est dense. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est la retranscription de l’époque donnant un côté suranné à l’intrigue, notre braqueur passant son temps à attendre devant le téléphone et à avaler les km. Et même si la trame est linéaire, il y a une certaine complexité avec les très nombreux personnages, heureusement c’est bien séquencé pour ne pas être perdu. J’ai également succombé à la voix off du héros qui meuble et accompagne admirablement les nombreux blancs.
Et enfin la partie graphique qui m’a rapidement conquis, une bichromie élégante, une narration percutante, la forme au service du fond.
Bref forcément pour les amateurs de polar mais pas que.
Je n’aurais jamais misé un kopeck sur cette série. Le titre et la couverture ne m’interpellent en rien, un éditeur que j’ai tendance à ne même pas feuilleter, dans ma petite tête c’était encore une énième adaptation du héros.
Bref à la base rien de palpitant dans mon horizon et… ce n’est pas du tout ça !
Je n’ai lu que le 1er tome mais ce dernier est franchement prometteur.
On sent bien que c’est pour les grands ados mais j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’univers (et les enjeux) mis en place. Ici un monde médiéval fantastique à tendance X-men mâtiné de La Brigade Chimérique, un récit qui est loin de se laisser deviner et parfaitement mis en images.
J’ai trouvé l’aventure relativement dense, la fin est parfaite pour titiller le lecteur. Si la suite est du même tonneau, on aura une très chouette trilogie. Une version de Don Juan intéressante.
Après le monument qu'est La Guerre éternelle, j'appréhendais la manière dont ce récit pourrait être prolongé. Libre à jamais relève brillamment le défi en s'imposant comme une suite qui n'en est pas tout à fait une. Fini la guerre à grande échelle : on se focalise ici sur une communauté restreinte pour des enjeux paradoxalement plus vastes, touchant aux fondements mêmes de l'Humanité.
Si le premier tome fait office de transition en parallèle à la fin de la série originale, il prépare le terrain pour un deuxième volume qui installe lentement la causalité du récit. Le tout culmine dans un troisième tome qui assume une rupture totale avec la 'Hard SF' pour s'aventurer vers une conclusion métaphysique. Un dénouement certes abrupt, voire proche du Deus Ex Machina, mais qui offre une fin bienvenue aussi bien mystique qu'audacieuse.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
La Fille dans l'écran
La Fille dans l’écran est une BD profondément feel-good et romantique, qui aborde les sentiments avec beaucoup de douceur et de justesse. La manière dont l’anxiété sociale est intégrée au récit donne une vraie épaisseur aux personnages et évite toute approche simpliste ou caricaturale. Cette fragilité assumée nourrit la relation et rend le lien entre les deux protagonistes crédible et touchant. La narration par messages fonctionne très bien et rappelle le roman graphique “adolescent” dans le bon sens du terme, mais avec une réelle maîtrise et une maturité d’écriture. Le dispositif des deux points de vue, traités séparément puis de plus en plus entremêlés, est intelligemment exploité. Il permet de ressentir progressivement le rapprochement émotionnel des personnages, sans lourdeur ni effets forcés. Graphiquement, l’album est très réussi. La gestion des couleurs — alternance entre une trame colorée et une trame en noir et blanc — est subtile et pertinente, servant à la fois la narration et les états émotionnels. Le dessin, simple mais expressif, accompagne parfaitement le propos. Rien de révolutionnaire sur le fond, mais une histoire d’amour sincère, bien construite et émotionnellement juste, qui marque par sa sensibilité.
La Dernière Nuit d'Anne Bonny
Très bonne bande dessinée, portée par une construction narrative particulièrement efficace. La triple trame — le présent avec le débat d’historiens, la fin de vie d’Anne Bonny et le récit de ses aventures — apporte une vraie profondeur au propos. Ce dispositif rend la lecture dynamique tout en instaurant un recul bienvenu, presque introspectif, sur le personnage et sur ce que l’Histoire choisit de retenir ou de transformer. La dimension éducative fonctionne bien, notamment grâce à ce jeu de regards croisés qui met en lumière les subtilités de la réinterprétation historique. Le parcours d’Anne Bonny est en lui-même passionnant. Le récit est rythmé, aborde de nombreux thèmes et le choix d’un personnage féminin à cette époque donne une résonance très moderne à l’ensemble. La piraterie sert davantage de cadre que de finalité : on n’est pas face à une BD de pirates classique, mais plutôt à un portrait de femme en quête de liberté, dans un monde qui la contraint de toutes parts. La relation avec la mort incarnée, sans être révolutionnaire, est bien intégrée et apporte une touche supplémentaire de sens et de gravité. Graphiquement, le dessin est expressif et s’inscrit clairement dans les codes de la BD ado contemporaine. Ce n’est pas forcément une esthétique qui me séduit immédiatement, mais elle s’accorde bien au ton du récit et finit par fonctionner sur la durée. Une œuvre que je recommanderais sans hésiter aux adolescents, surtout filles mais aussi garçons, et tout autant à leurs parents.
Parker 1969
Très bon ce tome ! Pourtant pas féru du genre polar, je n’ai toujours pas lu les Criminal par ex., j’ai pris mon pied avec cette bd. Il faut dire que je n’en attendais pas grand chose mais tout m’a surpris positivement. Le constat est sans appel, les auteurs magnifient leurs parties respectives pour embarquer le lecteur. Alors que je m’attendais à une enquête policière à la Philip Marlow, j’ai déjà été agréablement surpris de découvrir que notre héros se situait du côté des braqueurs. Après l’aventure proposée n’est pas révolutionnaire (un braqueur s’étant fait braquer cherche à retrouver son braqueur) mais notre héros s’avère attachant et le récit est dense. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est la retranscription de l’époque donnant un côté suranné à l’intrigue, notre braqueur passant son temps à attendre devant le téléphone et à avaler les km. Et même si la trame est linéaire, il y a une certaine complexité avec les très nombreux personnages, heureusement c’est bien séquencé pour ne pas être perdu. J’ai également succombé à la voix off du héros qui meuble et accompagne admirablement les nombreux blancs. Et enfin la partie graphique qui m’a rapidement conquis, une bichromie élégante, une narration percutante, la forme au service du fond. Bref forcément pour les amateurs de polar mais pas que.
Don Juan des Flots
Je n’aurais jamais misé un kopeck sur cette série. Le titre et la couverture ne m’interpellent en rien, un éditeur que j’ai tendance à ne même pas feuilleter, dans ma petite tête c’était encore une énième adaptation du héros. Bref à la base rien de palpitant dans mon horizon et… ce n’est pas du tout ça ! Je n’ai lu que le 1er tome mais ce dernier est franchement prometteur. On sent bien que c’est pour les grands ados mais j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’univers (et les enjeux) mis en place. Ici un monde médiéval fantastique à tendance X-men mâtiné de La Brigade Chimérique, un récit qui est loin de se laisser deviner et parfaitement mis en images. J’ai trouvé l’aventure relativement dense, la fin est parfaite pour titiller le lecteur. Si la suite est du même tonneau, on aura une très chouette trilogie. Une version de Don Juan intéressante.
Libre à jamais
Après le monument qu'est La Guerre éternelle, j'appréhendais la manière dont ce récit pourrait être prolongé. Libre à jamais relève brillamment le défi en s'imposant comme une suite qui n'en est pas tout à fait une. Fini la guerre à grande échelle : on se focalise ici sur une communauté restreinte pour des enjeux paradoxalement plus vastes, touchant aux fondements mêmes de l'Humanité. Si le premier tome fait office de transition en parallèle à la fin de la série originale, il prépare le terrain pour un deuxième volume qui installe lentement la causalité du récit. Le tout culmine dans un troisième tome qui assume une rupture totale avec la 'Hard SF' pour s'aventurer vers une conclusion métaphysique. Un dénouement certes abrupt, voire proche du Deus Ex Machina, mais qui offre une fin bienvenue aussi bien mystique qu'audacieuse.