Les derniers avis (23 avis)

Couverture de la série Missié Vandisandi
Missié Vandisandi

J’ai toujours aimée Hermann et cette BD, dans son style classique avec une claire delineation des sujets et couleurs vives ne m’ont pas déçu du tout. ( en défaut des couleurs directes qui est à la Mode maintenant chez Hermann ) Une histoire pas tout à fait banale, sans toute la violence exagérée , comme par example un Jeremiah, est hors norme . Même si cette histoire date des années 90 elle est toujours courante . Nos héritages Coloniaux ne disparaîtront jamais, pour le bien ou le Mal. J’encourage aux lecteurs de lire cette histoire et de se trouver reposée sans trop de maux de Tête ! Meme si cette histoire n’a pas de vraie conclusion , elle raconte une histoire d’une personne, et de ces relations, qu’on pourrait Facilement croiser dans la Rue, sans savoir leur Histoire, ou ce qui c’est passé dans leur Vie. Mr. Tout le monde en BD. Bien fait pour la période et toujour valable. Faut dire que depuis mon absence prolongée de mes lectures BD, et un retour depuis quelques années, ça me fait revivre le neuvième art qui est tellement important dans nos cultures Francophones . Belgique, France, Canada

30/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Souffler sur le feu - Violences passées et à venir en Inde
Souffler sur le feu - Violences passées et à venir en Inde

Je retrouve ici Joe Sacco dans un registre connu, mais sur un sujet qui diffère de ses centres d’étude habituels (ex-Yougoslavie, conflit israélo-palestinien, amérindiens), puisqu’il s’intéresse avec cet album à un conflit violent entre Hindous et Musulmans dans un état du Nord de l’Inde. Ici son documentaire ressemble énormément à une enquête policière, réalisée avec bonhommie, en donnant la parole à toutes les parties, en essayant tant que faire se peut de croiser les témoignages, vérifier les sources, aller sur place pour doter le récit d’un fond solide. Et le fait est que la lecture est à la fois intéressante, vivante, et instructive. Sacco pointe bien les arrière-plans (conflits de classe, intérêts électoraux, corruption endémique de la police locale, viols impunis et plus généralement femmes discriminées, etc.) qui ne font qu’alimenter un feu qui couve dans cette région depuis l’indépendance. Et Modi, qui apparait à la fin de l’enquête, n’a eu de cesse depuis l’écriture de cet album, d’user du nationalisme et du racisme pour conforter son pouvoir, jetant les Hindous contre les Musulmans. Au milieu du désastre, il est toujours réconfortant – et désespérant à la fois hélas – d’entendre des voix mesurées, prônant l’entente entre Musulmans et Hindous. Mais, comme le montre ce récit, ces voix sont souvent recouvertes par le bruit de la haine et de la bêtise (de la mauvaise foi aussi). C’est encore un très bon reportage BD de Sacco, dont le dessin, toujours aussi fluide et agréable, accompagne très bien un propos simple et efficace.

30/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Donald's Happiest Adventures
Donald's Happiest Adventures

Forts du succès de Mickey's Craziest Adventures, Trondheim et Keramidas ont retenté l'aventure deux ans plus tard avec cet album. Tout comme pour l'album précédent ils prétextent la redécouverte miraculeuse d'une vieille série perdue en brocante, mais contrairement à ce premier album ici l'histoire est complète. Pas de trous dans la narration, on va pouvoir suivre l'aventure dans son intégralité. On pourrait regretter la disparition d'une des composantes essentielles du projet originel, à savoir l'aventure volontairement décousue et morcelée, mais j'ai personnellement trouvé que l'esthétique rétro conservait le charme recherché. En tout cas je n'ai pas pleuré ce changement. Il faut dire aussi que l'album a tout simplement mieux réussi à faire mouche chez moi, dans quasiment tous les domaines. Déjà, chose essentielle : c'est drôle. Le premier album était drôle mais se renouvelait peu, me paraissait trop convenu dans son humour. Ici, même avec relecture, j'avoue avoir ri à gorge déployée lors de certains gags bien trouvés - Et n'est-ce pas l'un des meilleurs compliments que l'on puisse faire à un album comique ? Le fil rouge est mieux tenu, la narration et les péripéties s'éparpillent moins dans tous les sens, bref le récit me semble plus canalisé. C'est un bon point car l'album peut ici mieux profiter de gags de répétitions, ou se permettre d'instaurer quelques set-ups pour des gags futurs. Et puis, ce projet de quête du bonheur aux quatre coins du monde par un personnage connu pour être l'incarnation même de l'égoïsme et du mauvais caractère c'est quand-même assez sympathique. D'autant plus que la recherche de ce bonheur se permet, chose évidente mais tout de même à saluer, quelques petits passages réflexifs bienvenus. Un bon album. Sans aucune hésitation une meilleure aventure que l'album précédent. (Note réelle 3,5)

30/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Cour des Miracles
La Cour des Miracles

La Cour des Miracles est une très solide bande dessinée d’aventure historique, portée par un univers particulièrement riche. Le choix de s’ancrer dans le « monde d’en bas », structuré, organisé et régi par ses propres règles, fonctionne pleinement. Le contraste avec le pouvoir royal et les élites est bien exploité, tout comme les jeux d’influence et les manœuvres politiques nécessaires à la survie de cette contre-société. Le contexte historique constitue une réelle plus-value, sans jamais alourdir la lecture. On reste avant tout sur un récit d’action et d’intrigues, fluide et efficace, qui privilégie le rythme et la tension dramatique. Les personnages sont soignés, tant sur le plan graphique que narratif : aucune figure caricaturale, peu de manichéisme, et une subtilité appréciable malgré une approche clairement romancée. Le dessin accompagne parfaitement le propos. Il est appliqué, lisible et très attentif à la restitution des décors, des corps et de la misère omniprésente, élément central du récit. L’ensemble dégage une vraie cohérence visuelle et narrative. Une bande dessinée dense, immersive, et clairement marquante.

30/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Soli Deo Gloria
Soli Deo Gloria

Un peu dur de passer après autant d'avis positif ! Rien qu'en regardant l'album on voit que l'éditeur fait des efforts pour qu'il sorte du lot. Il est plus grand et plus luxueux que les albums normaux qui sortent chez Dupuis. Au vu du résultat, je pense que c'est mérité. Le scénario parle de la création artistique et il est passionnant à lire. J'ai bien aimé lire l'histoire de ces jumeaux unis qui finiront par prendre des chemins séparés. Le dessin est vraiment remarquable. Chaque page est une merveille pour les yeux ! Il y a quand même un truc qui m'a un peu gêné qui fait que je ne considère pas ce one-shot comme culte est que je ne me suis pas particulièrement attaché aux personnages. Or pour moi c'est primordiale que je ressente quelque chose pour eux. Il y a des moments remplis d'émotions qui m'ont laissé de marbre (la fin notamment ou ce qui arrive à la fin de l'avant-dernière partie). Je voulais savoir ce qui allait arriver ensuite aux jumeaux, mais à aucun moment je n'ai pleuré sur leur sort. Comme le dit Cleck, cela rappelle les films de Kubrick où tout est irréprochable au niveau de la technique, mais ça manque de chaleur humaine.

30/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Paysans - Le Champ des possibles
Paysans - Le Champ des possibles

Je vais arrondir aux quatre étoiles (ressenti 3,5), car l’album est objectivement intéressant, sincère, et porte de belles valeurs. Mais certaines petites choses m’ont un chouia chiffonné. Surtout dans la narration. En effet, je l’ai trouvée un rien trop naïve, peut-être dans le ton, parfois trop « scolaire, didactique », je ne sais pas. Mais bon, ce sont des critiques de détails, l’essentiel est ailleurs. Dans les idées mises en avant – avec lesquelles je me sens en phase. Et dans les personnages pris en exemple – même si c’est parfois succinctement, on a le temps de découvrir et d’admirer leurs parcours. Car la plupart du temps ce sont des « reconversions », des changements de vie, qui impliquent autre chose que simplement changer de culture, autre chose que le simple « travail », c’est parfois autant philosophique que professionnel. Au détour des témoignages, on peut retrouver des idées évoquées dans Les Ignorants, mais surtout, pour les très longs – et intéressants – passages autour du rôle des arbres, dans le superbe album La Vie secrète des arbres (dont je vous recommande chaudement la lecture). En tout cas les exemples présentés ici offrent des pistes à suivre – pour le bien-être des paysans comme de la « planète », un retour à certaines sources pas archaïques. En tout cas un champ des possibles (bon titre au passage !) qui offre plus de perspectives agréables que l’agrobusiness défendu par la FNSEA et les ministres de l’agriculture qui leur sont affiliés (je ne parle même pas des industriels…). Une lecture rapide, mais plutôt revigorante.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série La Bulle De Bertold
La Bulle De Bertold

C'est atrocement vraisemblable ! L'amputation comme peine existe, le spectacle de Monstres aussi et une dictature inventive peut marier les deux en coupant de plus en plus les déviants, jusqu'à ce que les plus hachés se retrouvent en marionnettes humaines. Je comprends la frustration de ceux qui voudraient en savoir plus sur ce monde, mais d'un autre côté, on aurait dilué la force du pitch en montrant toutes les ramifications possibles de la société dystopique. Comme cette œuvre est intelligente et bien dessinée, concilions tout le monde, demandons une suite !

29/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Passe-Miroir
La Passe-Miroir

Un album qui marquera cette année 2026 ! Ce premier tome de 280 pages est l'adaptation de "Les fiancés de l'hiver", le premier des quatre romans du cycle "La Passe-Miroir" de Christelle Dabos. Un petit mot sur cette autrice, c'est le diagnostic d'un cancer de la mâchoire qui va la pousser, pendant sa convalescence, à prendre sa plume et à partager ses écrits sur une plate-forme d'écriture. Après les bons retours, elle participe en 2013 au premier concourt Roman jeunesse chez Gallimard. Elle en sera la lauréate avec le succès qu'on lui connaît. J'ai été littéralement happé dès les premières pages. Mais d'abord un petit topo sur ce monde fantasy où l'on va suivre la destiné d'Ophélie, une jeune fille de l'Arche d'Anima. Il existe 21 Arches flottantes, elles sont les vestiges d'une catastrophe appelée "la déchirure". Ophélie est myope et gaffeuse, elle choira plusieurs fois dans ce premier volume. Elle a, comme tous ses semblables, des dons : celui de traverser les miroirs pour se déplacer et celui de lire dans le passé des objets en les touchant. Après avoir refusé plusieurs demandes en mariage, elle est dans l'obligation de se fiancer à Thorn, l'héritier d'un clan de l'Arche du Pôle. Elle va quitter sa vie paisible pour suivre chez lui son futur époux et découvrir un monde très différent socialement du sien, mais aussi un monde mouvant où tout n'est qu'illusion et où les luttes de pouvoir et les conspirations sont monnaie courante. Un récit qui commence gentiment et qui prend de l'épaisseur au fur et à mesure que celui-ci avance. Tous les personnages sont très bien campés et leurs personnalités nuancées les rendent plus ou moins attachants. Un récit centré sur Ophélie et son glacial fiancé ainsi que sur les machinations qui se trament dans l'ombre. La qualité des textes est à souligner et il prend l'accent et les tournures de phrases des différentes Arches. Un univers riche, enchanteur et captivant qui m'a conquis. Autre point fort de cet album : le dessin, il est magnifique. Chaque case est un petit tableau qui fourmille de détails et d'une expressivité folle. Les couleurs pastel sont pour beaucoup dans l'ambiance intrigante qui se dégage du récit, c'est à la fois duveteux et rêche. Une mise en page et des cadrages qui mettent en avant les personnages avec de rares superbes pleines pages. Je me répète, mais c'est magnifique. Un grand bravo à Vanyda. Je conseille à toutes et tous, quel que soit votre âge. Et vivement la suite.

29/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Pym et la forêt éternelle
Pym et la forêt éternelle

Pym et la forêt éternelle propose un univers entre contes traditionnels et fantasy médiévale, avec un jeune héros, une grand-mère énigmatique et leurs deux compagnons animaux parlants perdus au cœur d'une forêt hostile peuplée de créatures inquiétantes. Quelle est cette forêt ? Est-ce que les histoires que raconte la grand-mère sur la ville et la vie au-delà de ses sombres frondaisons sont vraies ? Ces Bien-nés, personnes dotées naturellement de pouvoirs magiques, sont-ils vraiment traqués par les sbires du jeune roi Owen ? Quels autres mystères sont ainsi cachés à la connaissance du jeune Pym ? C'est une histoire qui renoue avec les contes âpres, presque cruels, s'éloignant d'une fantasy trop lissée. Et pourtant ce n'est pas l'impression première qu'on a en découvrant le graphisme influencé d'une part par le manga, l'animation mais aussi beaucoup par l'école Disney. Cela saute aux yeux avec la représentation des animaux et en particulier le hibou Ned dont le côté râleur rappellera forcément l'Archimède de Merlin l'enchanteur. Ce trait léger contraste avec une ambiance inquiétante soutenue par une colorisation soignée et très appréciable. Je ne regrette que son origine un peu trop informatique qui se ressent dans les scènes d'obscurité qui devaient probablement bien mieux ressortir sur écran que sur papier où elles sont trop sombres et difficiles à distinguer. Mais pour le reste, c'est un bel ouvrage, très agréable à lire. Le scénario est globalement bien construit, dense pour une série jeunesse, avec une intrigue à tiroirs et des personnages plus ambigus qu'ils n'y paraissent au premier abord. La relation entre Pym et sa grand-mère, faite de protection, de non-dits et de secrets, est au cœur de l'intrigue du premier tome et attise la curiosité tout en agaçant un peu. Une grande part du récit est sombre, voire vraiment inquiétante, mais c'est contrebalancé par une dose de légèreté, notamment dans le comportement des animaux anthropomorphes qui apporte une touche d'humour et rend les protagonistes plus attachants. À noter qu'il semble, à voir les extraits du deuxième tome présentés en fin d'album, que la série va s'orienter vers une succession de points de vue puisque le premier est vu par les yeux de Pym tandis que le second semble se focaliser sur le prince Owen, sans doute pour lever davantage le voile sur les raisons de sa haine envers les Biens-nés qui a entraîné la situation actuelle de Pym. C'est encore une série en devenir. Le premier tome pose de belles bases mais n'est encore qu'une grande introduction et l'aventure au sens propre ne commence qu'à sa toute fin. Il faudra donc lire la suite pour se faire une opinion complète, mais cela commence très bien. Note : 3,5/5

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Charogne
Charogne

Tiens, je suis surpris d'être l'un des premiers à mettre une aussi bonne note. Mais je dois dire que j'ai pris mon pied à la lecture, avec ce récit étonnant de jeunes gens descendant un cercueil de la montagne pour permettre l'absolution du prêtre. Écrite comme une tragédie, l'histoire se déroule sur les quelques jours suivants la mort d'un maire de commune des Pyrénées, et place très vite les différents pions de son récit. Il y a tout d'abord la rivalité entre deux familles, puis l'absence du curé depuis l'effondrement de l’Église, ensuite ce maire bonhomme et apprécié par ses concitoyens pour qui il fait tellement. Les pièces du puzzle sont là, maintenant arrive l'élément déclencheur : cette mort qui complique les choses en nécessitant de descendre de la montagne pour une bénédiction avant de remonter, le tout alors que l'orage approche et rend impraticable les routes. Le récit avance donc, doucement, et les quatre jeunes gens qui descendent le cercueil vont être le révélateur de la tragédie. Car celle-ci ne s'écrit pas comme je l'aurais pensé d'origine, avec une révélation progressive de nombreuses choses dont personne ne se doutait, tout en mettant en tension les personnages. Puis arrive les révélations finales, suivi d'un coup de théâtre qui achève cette tragédie. A la fin, rien de bien n'a eu lieu et le résultat est triste. Mais comment leur en vouloir ? Ce que j'ai apprécié, c'est que le récit est un trésor de construction. Les péripéties s'enchainent sans que l'on sache vers quoi l'on se diriger de prime abord. Serait-ce un récit sur quatre jeunes inconscient qui s'écharperont autour d'un cercueil et feront une catastrophe ? Un récit sur la mort qui réconcilie les gens brouillé ? Une histoire de secrets de famille ? Ou rien de tout ça ? Je ne dirais pas le fin mot, pour ne pas divulgâcher, mais j'ai été plusieurs fois surpris par la tournure du récit. Certaines personnes changent de visages, d'autres semblent plus important qu'ils ne le sont réellement, et pourtant je n'ai jamais eu l'impression de m'être fait balader inutilement. Borris et Benoit Vidal ont travaillé le récit d'une très belle façon, amenant à une conclusion que j'ai trouvé juste et parfaite pour clore ce récit qui est allé dans tout les sens pour retomber sur ses pattes d'une façon inattendue. Certaines choses ont moins servies que d'autres, mais c'était le principe de nous perdre dans le récit pour masquer l'important. Les révélations n'ont pas une ampleur suffisante pour qu'on ne les devine pas si l'histoire se contentait de se centrer sur elles, et pourtant ce qu'il ressort du final est une sorte de mélancolie pour ce coin du monde. Une petite tragédie locale, en somme. Le tout est servie par le dessin de Borris, tout à fait efficace dans le travail en noir et blanc. Les gueules sont croquées vite, les cases s'enchainent sans temps mort et le style colle très bien au récit. Je le redis, mais je suis assez étonné du ton final, triste et dramatique, bien loin de ce que j'attendais comme type de récit. C'est une chouette surprise qui m'a bien cueilli lors de ma lecture !

29/01/2026 (modifier)