Les derniers avis (13 avis)

Couverture de la série La Buse
La Buse

Une très bonne bande dessinée de piraterie, au ton volontairement cru et réaliste. Le récit adopte une approche assez classique du genre, mais l’utilisation de plusieurs trames temporelles apporte un dynamisme appréciable et évite l’écueil de l’aventure linéaire. Sans chercher à réinventer le mythe, l’album en maîtrise parfaitement les codes : navires, trésors, trahisons et affrontements sont tous au rendez-vous, avec une place notable accordée à l’intrigue plus qu’à la simple surenchère épique. Les personnages sont correctement développés, même s’ils restent volontairement peu attachants. Ce choix fonctionne bien dans ce contexte brutal, où la piraterie est montrée sans romantisme excessif. On observe davantage des rapports de force et des jeux d’intérêts que de véritables trajectoires émotionnelles, ce qui renforce la cohérence globale du récit. Graphiquement, l’album est très solide. Le dessin est précis, presque rétro dans son souci du détail, tout en conservant une rondeur et une lisibilité modernes. Le soin apporté aux navires, aux décors naturels et au contexte historique est évident et participe fortement au plaisir de lecture. L’ensemble est très bien exécuté, sans être spectaculaire, mais avec une constance et une rigueur qui font clairement la différence.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Carmen Cru
Carmen Cru

Carmen Cru est méchante, mais surtout, marrante. On ne voudrait pas la fréquenter, mais peut-on lui donner totalement tort ? Quand on est vieux, on est facilement une proie, d'agression, de vols et escroquerie, d'être poussé en maison de retraite, ou d'une certaine condescendance. Gronder a une fonction dissuasive, d'ailleurs, elle en parle parfois, de ses craintes qu'on lui nuise. Qui osera dire que les vieux n'ont rien à redouter ? Pas moi. Autre chose, être désagréable semble être son dernier plaisir avec la solitude, quand elle reste dans son gourbi. Tout le monde n'a pas les moyens de se payer une île déserte, tout le monde n'a pas la force et la compétence d'être un aventurier. D'accord ! Mais Carmen Cru trace son chemin comme elle le peut dans la jungle de ses contemporains, désorientant l'ennemi potentiel par ses discours et son agressivité.

29/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Tintin rassure par la ligne claire, le fait que des générations l'aient lu et le côté manichéen, le bien et le mal sont quasiment chimiquement pur et le bien triomphe. Pas étonnant que la série soit attaquée par où elle pêche, par le côté manichéen. Et comment ? En la passant au crible d'une morale certes valable, mais anachronique : antiraciste, féministe, et bientôt quoi, écologiste ? Le bilan carbone quand on va sur toute la Terre....Si on doit fouiller, le racisme de l'auteur, soit cesse avec l'ouverture à la Chine, soit se concentre sur les Noirs. Après tout, Hergé n'a jamais fait d'album où l'Afrique noire ait eu un rôle meilleur que dans Tintin au Congo, et je ne vois pas non plus plus tard de personnage de Noir intéressant. D'un autre côté, l'auteur a peut-être eu peur que tout soit mal pris après son exploit du Congo. De toute façon, on n'instruit que le procès à charge, avec Hergé : son album sur la Russie en a dénoncé le totalitarisme, et celui sur la Chine, l'attitude des colonisateurs : idem pour les deux sur l'Amérique. Cependant, la colonisation, elle, n'est pas dénoncée, on préfère s'en prendre à l'opium que de nos jours on commence à comprendre bien moins nocif qu'on 'l'a dit, en gros, comme le vin… Je pense qu'Hergé paie pour toutes les représentations dégradantes des Noirs et l'absence et l'inconsistance de personnages féminin dans la bande dessinée classique. On tape sur ce qui dépasse, on tape aussi sur ce qui déçoit : quand on est un Noir ou une femme, on a moins de facilité à se glisser dans le monde d'Hergé, qui semble rassurant par la ligne claire. L'absence presque totale d'ombre, les couleurs éclatantes donnent l'impression de venir en droite ligne de l'enfance et d'y ramener. En plus, l'image est très dynamique : le mouvement est bien rendu et les cases peu encombrées de détails. Quand on est enfant, quand on est fatigué, on y accède facilement. D'un point de vue visuel, l'auteur accueille tout le monde, quand dans ses histoires, non. Ah, j'oubliais, il y a le Juif caricatural, qu'on dénonce moins que d'autres injustices d'Hergé, mais pourquoi, pourquoi ? Je suppose que c'est parce que dans une bd manichéenne, il faut bien un méchant plus ou moins récurrent qui de plus fait sourire, et que cerise sur le gâteau, il est drôle. Je n'oserais pas insinuer que c'est aussi parce que l'antisémitisme passe mieux, bien sûr. D'un autre côté, Hergé accueille beaucoup de monde dans ses histoires : les aventureux sous le masque de Tintin, le héros le moins caractérisé du monde, et les personnages secondaires, presque aussi caractérisés que les Schtroumpfs : il y a le savant distrait, les jumeaux, le capitaine alcoolique, le chien du héros....J'aime bien la Castafiore, pourquoi ? C'est une femme qui n'est ni transparente, ni réduite à son sexe, et si on la montre ridicule, on peut aussi trouver nos héros limités pour ne pas apprécier la musique classique. Les bijoux de la Castafiore sont sans guère d'aventure, et je dirais du pur comique, vraiment drôle, si Hergé ne défendait pas les Tziganes, ce que j'ajoute au dossier de la défense. Dans chaque album, les décors sont bien travaillés, il y a des scènes bien dramatiques… Parfois, au dépens de la vérité : pardon de dire que le fait que Tintin sauve Haddock, Tournesol et lui même d'un sacrifice n'est pas possible. Tout simplement car les Indiens précolombiens des cités type aztèques et autres mayas, étaient obsédés par le calendrier, et les éclipses, il les anticipaient, merci pour eux. Et en plus, l'aventure se passe dans un monde où des Indiens de la cité cachée espionnent les colons et veillent sur leurs frères sous le joug. Et ils ne seraient pas informés des éclipses par les journaux ? Bref, mais ça passe encore aujourd'hui, ce que je mets sur le compte de la peur de l'obscurité, de celle que le soleil ne revienne plus. Il est aussi possible qu'on pense que des gens pratiquant le sacrifice humain sont vraiment très arriérés, mais en somme, tandis que les Aztèques arrachaient les cœurs, l'Inquisition et ses bûchers sévissaient en Europe, ce que l'excellent romancier Haggard, créateur de Elle qui doit être obéie, met en scène ailleurs que dans ce cycle.

29/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Morgentaler - Avec elles
Morgentaler - Avec elles

Michel Viau continue de raconter la vie de personnes qui ont marqué le Québec et pour l'instant je pense que c'est sa meilleure bande dessinée. En effet, les codes de la bande dessinée sont pleines maitrisé et je vois clairement une amélioration depuis ses débuts. Il faut dire qu'il est bien aidé par un remarquable dessinateur qui a un style beau style réaliste. L'album raconte le combat du docteur Henry Morgentaler pour le droit des femmes à avorter. Il pratique des avortements alors qu'il n'en a pas le droit ce qui lui vaudra des ennuis avec une justice qui va s'acharner sur lui. Pareillement, on suit une jeune militante pro-avortement qui a elle-même avorté clandestinement dans des conditions atroces. En effet, au travers de la lutte pour l'avortement on va aussi l'évolution de la société québécoise de la fin des années 60 au milieu des années 70. C'est une période très particulière pour un Québec porté par une jeunesse revendicatrice qui rejettent le conservatisme catholique qui a dominé pendant longtemps la province, mais qui est encore gouverné par des vieux souvent fervent catholiques. On verra d'ailleurs la fracture entre le peuple et les élites sur la question de l'avortement. Un lecteur européen qui s'intéresse à l'histoire va être gâté avec cet album où apparaissent plusieurs politiciens et personnalités de l'époque. Un album riche et passionnant et qui est complété par un dossier sur l'histoire de l'avortement au Québec et au Canada en général.

29/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Épouvantail
Épouvantail

Voici une histoire bien menée que j'aurai classée en Policier/Thriller, il est vrai qu'il y a aussi une touche de fantastique. C'est un album avec pas mal de pages qui a le temps de camper ses personnages, une petite fille un peu étrange et solitaire qui devient amie avec un épouvantail proche de la ferme familiale. Un père qui travaille, une belle-mère, on comprend que la mère a disparu tragiquement. Le dessin est aussi très bon, assez épuré. Cela se lit relativement rapidement malgré environ 150 pages. Concernant une trame parallèle sur un accident de voiture, on peut dire qu'on sent venir la fin mais le tout est de bon niveau.

28/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Tête de mort venue de Suède
La Tête de mort venue de Suède

Quelle belle évolution du travail de Daria Schmitt, depuis que je l’avais découverte avec Acqua Alta. Une évolution notable au niveau graphique déjà. Ici dans un Noir et Blanc dont les hachures donnent un trait nerveux se rapprochant des gravures. Une constante toutefois, avec toujours une petite touche d’étrange, d’onirique, ce qui est d’autant plus surprenant que le sujet – Descartes et la conservation de son squelette – est a priori plutôt « sérieux ». L’album est assez dense, avec un texte abondant, texte lui-même rempli de réflexions, connaissances. Ça ne se lit pas en cinq minutes ! mais ça n’est pas non plus aride. En effet, quelques pointes d’humour se glissent dans le récit (autour des os disparaissant au fur et à mesure, faisant de la relique de Descartes quelque chose de plus en plus réduit à son simple chef). Un récit original (sujet et construction), qui donne à voir l’Histoire et la science en mouvement. Une lecture relativement exigeante, mais intéressante et recommandable.

28/01/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Obsolescence programmée de nos sentiments
L'Obsolescence programmée de nos sentiments

Une BD douce et agréable, qui aborde l’amour tardif avec une vraie subtilité. Les personnages sont attachants, bien construits, et gagnent en épaisseur au fil des pages. On les comprend sans jamais forcer l’empathie, grâce à un récit simple qui privilégie les trajectoires humaines plutôt que les effets dramatiques. Le scénario reste assez prévisible, mais ce n’est clairement pas là que se situe l’intérêt de l’album. L’essentiel est dans le chemin parcouru, les petits ajustements émotionnels, les silences et les moments de fragilité. La fin peut laisser sceptique, mais elle ne déséquilibre pas l’ensemble tant le propos repose davantage sur le vécu que sur la conclusion. Quelques touches de morale et de philosophie émergent naturellement, sans lourdeur ni démonstration appuyée. Graphiquement, le dessin est très soigné et expressif. Le trait rond et doux accompagne parfaitement le ton du récit. Le travail sur les corps vieillissants est particulièrement juste : sans caricature ni clichés, avec une attention sincère portée aux postures, aux regards et au temps qui passe. Une BD qui fait du bien, modeste dans ses ambitions, mais pleinement efficace.

28/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

J'aurais aimé que cette série marche aussi bien que les Schtroumpfs : l'utopie en bleue, le bonheur, et avec Johan et Pirlouit, la vie des humains, avec ses oppressions ordinaires. Quand les lutins essaient d'imiter les humains, il n'y a plus de joie chez eux, mais le grand Schtroumpf rétablit la situation… Cependant, nos joyeux lurons n'imitent les humains que par le plaisir du jeu, de la découverte. Eux… Ils ne sont pas confrontés à par exemple une augmentation de la population diminuant les ressources : un bébé Schtroumpf à nourrir, c'est facile ! Pas de récolte détruite sans possibilité de manger autre chose que des rats et des cadavres, de peste, d'invasions, pas de femme sauf la Schtroumpfette, or la femme, plus faible physiquement que l'homme en général, et arrachée à son groupe par le mariage, fait qu'un modèle d'inégalité est très vite apparu dans les mentalités, ce qui contribue à en rendre l'effacement bien problématique …. Si nos amis n'ont pas gâché leurs chances, que de privilèges ! Rêver d'être eux est formidable, mais franchement, je ne vois pas comment. C'est peut-être moins le succès des joyeux compagnons que le fait qu'on ne veut pas être renvoyés à notre impossibilité d'être comme eux qui a effacé Johan et Pirlouit. Au contraire, dans la série des lutins bleu, on ne voit que peu les humains, et c'est toujours également le privilège de quelques humains d'élite, Johan et Pirlouit, l'enchanteur, pas le paysan du coin. Or j'approuve ce retrait du monde : pour vivre heureux, vivons caché…. Grande différence d'avec les réconciliation chez les lutins bleu. Voyons, mon album préféré, La source des dieux. Quels déveinards que les humains ! En plus de nos malchances habituelles, des paysans sont très faibles physiquement à cause de la malédiction d'une sorcière. Les Mollassons sont donc d'autant plus exploités par un tyran, sans nul espoir de révolte, car bien trop faibles pour se soulever. Mais nos héros rétablissent la situation, et vengeurs, ne donnent pas de l'eau de la source des dieux guérisseuse au villageois traître assigné à travailler avec les anciens oppresseurs renversés. Les héros sont des héros, courageux et même altruistes, mais tout se paie et doit se payer pour diminuer les risques de récidives, qu'on se le dise ! Dans cet album, j'ai comme d'habitude adoré Pirlouit, attendrissant le gardien de la source en caressant ses serpents et en plaidant pour les pauvres Mollasson, une scène qui reste dans ma mémoire !

28/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Vive Peyo ! D'abord, je passe le chasse-neige : je crois qu'on fait de mauvais procès à Peyo. Avant, bien avant que le racisme n'existe, tout ce qui était sombre était connoté négativement, on avait de noirs desseins, le bien était la lumière, divine, la nuit attendait que l'aube la traverse. Or donc, nos lutins bleus, pourquoi bleu ? Probablement car devenue la couleur préférée de la majorité des Occidentaux, sont menacés par un sorcier vêtus de noir et des lutins noirs. Et maintenant, la lutin bleu ! Création du méchant sorcier, la Schtroumpfette a été introduite comme cheval de Troie chez les lutins bleu. Cela ne veut pas plus dire que les femmes sont mauvaises qu'on ne diabolise les canassons à cause de la ruse d'Ulysse ! Cependant, notre héroïne trouve sa place, admirée par tous les Schtroumpfs. Chez Peyo, ce n'est pas d'où on vient, qui compte, mais ce qu'on fait, ainsi, un sale gosse ressemblant quelque peu au méchant sorcier parvient à changer pour ne pas être comme lui et grâce à l'amitié de nos amis. Le méchant sorcier est bien vu : il y a plein de gens qui projettent le mal qu'ils font aux autres sur leurs victimes et parlent de s'en venger. Son chat est loyal au sorcier et prédateur avec les Schtroumpfs, ces de son point de vue souris qu'il chasse avec son maître. Le village de nos héros est une utopie qui n'aurait pas mal tournée : pour moi, plus incroyable que la magie ! Si le sorcier ne tramait pas de complots, si le grand Schtroumpf ne s'absentait pas, il ne se passerait presque rien, à part les quelques travaux et jeux de nos lutins. Le Schtroumpf financier m'a fait sourire. J'ai beaucoup aimé aussi un album qui n'est pas de Peyo : Les Schtroumpfs et le livre qui dit tout, qui pouvait faire penser à Google à l'époque, et à présent, aux agents conversationnels. Je ne reprocherais qu'aux albums d'être vraiment inégaux et à nos lutins d'avoir fait de l'ombre à Johan et Pirlouit. Ce n'est pas le méchant sorcier mais eux qui pourraient se plaindre que les Schtroumpfs leur ont fait du tort.

27/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Hiatari Ryôkô ! - Une vie nouvelle
Hiatari Ryôkô ! - Une vie nouvelle

Je suis bien content de voir qu'une vieille série de Mitsuru Adachi a enfin été adapté en français et j'espère que ça sera aussi le cas dans le futur avec les titres de cet auteur encore inédit en français. À noter que c'est une des deux séries de type shojos de l'auteur et que l'adaptation en anime a été diffusé en France il y a longtemps. C'était la deuxième série longue d'Adachi et cela se voit un peu au début de la série. La narration manque un peu de rythme et la romance entre les deux personnages principaux semblent un peu forcée, mais heureusement cela devient vite très bon. On retrouve les éléments qui on fait le succès de l'auteur et qu'il perfectionnera par la suite: de la romance d'adolescents pleins de non-dit, de l'humour, du sport, des personnages humains.....En fait un des problèmes avec Mitsuru Adachi est que c'est le mangaka type qui ne sait pas trop renouveler durant sa carrière et du coup on dirait que ses séries se ressemblent un peu trop. Bon on est encore au début de sa carrière lorsqu'il révolutionnait le manga et qu'il n'était pas en mode pilote automatique alors l'œuvre contient beaucoup de qualités. Disons que si on connait l'œuvre de l'auteur, on est vraiment en terrain connu. La série se divise en deux parties. La première partie peut se lire comme une longue historie oû le talent dramatique de l'auteur se révèle au fil des pages pour atteindre des sommets lors du match de qualification de baseball. La seconde partie est constituée d'histoires dont le ton est souvent humoristique avec quelques parties plus sérieuses. Le résultat est toujours bon, mais avec quelques défauts. La relation entre les deux personnages principaux fait du surplace (et pendant un moment Adachi semble oublier que l'héroïne est amoureux d'un autre garçon) ce qui donne l'impression qu'on tourne en rond. Et puis vient la fin. J'ai toujours trouvé que l'auteur avait des problèmes pour conclure une œuvre et ici ça doit être le pire exemple. La série s'arrête brutalement sans que rien ne soit vraiment aboutit. J'ai surtout critiqué la série dans mon avis. Je précise que globalement je me suis amusé. Les gags fonctionnent bien (j'adore le petit ado que personne ne remarque) et il y a des moments qui m'ont émus. C'est surtout que je suis un gros fan d'Adachi et que je suis un peu exigeant avec lui. Disons qu'il y a des défauts qui feront en sorte que si c'est une bonne série, je ne la mets pas dans mes préférés de l'auteur.

27/01/2026 (modifier)