Une des meilleures série lues actuellement, un univers extrêmement riche entre intrigue politique, histoires de cœur et trahisons, j'ai été envoutée dès le 1er tome ! Le cycle 1 est exceptionnel, les dessins somptueux, un régal !! J'ai eu plus de mal au début du cycle 2, j'ai moins aimé les personnages et puis finalement à partir du tome 9 je me suis complètement fait embarquer ! J'espère que nous aurons un cycle pour chacune des 5 terres... Cette série est un coup de cœur pour moi.
C'est une gentille histoire pleine de bons sentiments, à hauteur de chien, et non d'ours, qui se trouve être un guide pour aveugle. Mais tout se grippe quand Ours, c'est le nom du toutou, perd la vue à son tour perdant tout sens à sa vie d'aidant. Il sera ensuite berné et éloigné de son maitre par d'autres animaux et va galérer à retrouver son foyer.
C'est bien raconté, le dessin est très pop et coloré, il y a bien sûr un message sur le handicap etc. Plutôt pour jeune public mais ça peut plaire à tous.
Je mets mon avis à jour suite à la lecture des 3 tomes parus en VO, et je laisse ma note à 4/5.
Lemire nous ressert ses thèmes favoris : un bled paumé, une protagoniste torturée au passé chargé, et une bonne dose de fantastique, via la thématique de la lecture des cartes de tarot, élément central de l’histoire. Le premier tome ne fait que poser les bases, nous présente les personnages et lance l’intrigue… intrigue qui décolle vraiment dans les tomes 2 et 3. Elle devient passionnante et nébuleuse, avec de nombreux personnages secondaires et une organisation secrète dont les intentions restent mystérieuses.
Pas grand-chose à dire sur le dessin, c’est du Lemire, j’adore. Je note qu’il se fait aider par Letizia Cardonici sur le tome 2, et que la cassure de style m’a un peu dérangé, surtout au niveau de la représentation des personnages. Je comprends qu’il s’agissait d’un mal nécessaire – il était trop accaparé par ses autres projets – mais je suis content de le voir prendre les pinceaux à plein temps sur le tome 3. Je vous ai mis une planche dessinée par Letizia Cadonici et mise en couleur par Patricio Delpeche dans la galerie, pour vous faire une idée.
La série est a priori prévue en 5 tomes… vivement la suite !
Simon Spruyt utilise ici la science-fiction pour interroger l'origine de nos croyances et notre besoin de raconter des histoires. Disons-le d'emblée : les mythes fondateurs et le rôle des récits au sein d'une société, ça me parle toujours...
Le point de départ de cette aventure est relativement classique : une entité extraterrestre est missionnée sur Terre pour retrouver un de ses collègues qui ne donne plus signe de vie. Chemin faisant, elle va se mêler aux hommes et observer leurs moeurs.
Mais avec l'auteur bruxellois, la proposition est ici particulièrement efficace et stimulante. L'histoire m'a captivé. L'enquête de l'agent extraterrestre se mêle aux intrigues politiques et aux amours tragiques. Dans un décor magnifié par les aplats ocre et les bleus profonds, l'auteur met en scène les passions immuables qui façonnent nos mythes et nos civilisations. Tour à tour âpre, sensuel, touchant et poétique, Le Marche-lune est une fable envoûtante. Et que c'est beau ! Le dessin donne admirablement corps aux mythes et aux croyances naissantes.
En liant habilement science-fiction et mythes fondateurs, Simon Spruyt signe à mon sens l'un des plus beaux albums de l'année.
Grand fan du livre de Damasio, dont les autres productions m'ont intéressées (mais pas autant que la Horde), je me suis jeté sur les bd dès leur sortie. Le livre est particulièrement inventif et innovant, sur l'histoire tout d'abord, mais aussi sur la narration - 1 chapitre par personnage - et le soin apporté à donner à ceux-ci un caractère propre, qui s'exprime notamment par l'écriture et l'utilisation de la ponctuation. Damasio va jusqu'à inventer un langage pour retranscrire le vent, jouant sur les caractères typographiques eux-mêmes.
C'était donc un sacré défi à adapter et Eric Henninot s'en tire très bien. Le dessin est vraiment beau et l'essentielle retranscription du vent bien rendue. L'exotisme et les spécificités des paysages traversés sont bien rendus, les planches offrent le voyage qu'on peut attendre d'un tel univers de SF. Sur l'adaptation en elle-même, le choix de déplier l'histoire en 6 tomes est judicieux : ça fonctionne bien par rapport aux grandes étapes du récit original et ça permet de garder une série bien rythmée, mais il est vrai que certains personnages y perdent un peu en développement. Je ne mets pas 5 étoiles car, selon moi, cette adaptation ne dépasse pas l’œuvre originale mais ça reste de l'excellent travail.
(critique sur les 4 premiers tomes)
Je trouve que Sylvain Ricard a bien su traiter son sujet, et ce de façon intelligente et équilibrée.
D’abord en présentant bien le fonctionnement du Ku Klux Klan, et son emprise sur les Blancs du sud des États-Unis (mais aussi le fait qu’il soit sous la coupe les élites économiques blanches, qui en ont fait un moyen efficace de contrôler les Blancs et la société locale en général).
L’horreur des actions du KKK n’est pas édulcoré, loin de là. Mais le scénario prend le temps de montrer « l’initiation » d’un jeune homme (fils d’un des dirigeants locaux), mais aussi les dissensions entre les membres du KKK, voire les trahisons cyniques entre ses membres, pour les raisons habituelles de la prise de pouvoir. Cela a aussi le mérite d’évacuer le côté linéaire que pouvait prendre le récit, en dynamisant l’intrigue jusqu’au bout, puisqu’à la confrontation classique KKK contre les Noirs se substitue quelque chose de plus complexe (tous les Blancs contre les Noirs, mais aussi des Blancs cherchant à en éliminer d’autres – quitte à faire accuser les Noirs – faut pas déconner !).
Le récit est intéressant, dynamique, et j’ai aussi bien aimé le dessin très moderne et agréable de Christophe Gaultier.
Je regrette juste une confrontation finale manquant parfois de crédibilité (pourquoi les Noirs laissent-ils ainsi une chance à certains de leurs captifs ?
Une lecture plaisante (sur un sujet qui l’est moins), que j’ai bien aimé. Je possède la première édition, et ne sais si quelque chose a été modifié ou ajouté à la suivante…
Note réelle 3,5/5.
Dans les univers très codifiés de l'heroic fantasy, Barbaric serait une version extrêmement fun et jouissive de Conan. Owen est ainsi un barbare très baston-butin-beuveries secondé d'une grosse hache qui parle. Mais depuis qu'il a été maudit par 3 sorcières, il est condamné à ne devoir faire que le "bien". Ce fond d'histoire n'est bien sûr pas l'intérêt principal de cette série, mais bien ses scènes d'action hyper bourrines et son humour noir permanent. Les dialogues entre cet anti-héros, sa hache et les quelques sidekicks - évidemment des clichés, mais suffisamment caractérisés pour tenir leur place - sont très drôles, sur un ton toujours très décalé. Le dessin est bien maîtrisé, très pop, avec des couleurs un peu passées qui rappellent les vieux pulp.
C'est pas très fin, c'est violent, c'est gore mais ça ne se prend pas du tout au sérieux et ça en fait une très bonne lecture pop-corn.
Étant amateur de SF en général et de post-apo en particulier, Le Convoyeur réussit à proposer un univers globalement cohérent qui m'a bien plu, pas très éloigné d'un Last of Us un peu western. Mais il intègre aussi des petites surprises que je ne me rappelle pas avoir lues ailleurs, à commencer par la nature même du convoyeur. Le dessin est plutôt bon, sans être exceptionnel : les visages sont reconnaissables et l'action est bien lisible. L'histoire se déroule en 4 tomes, ce qui est une vraie qualité selon moi : ni trop long, ni trop court ; les auteurs n'allongent pas la sauce et les personnages se développent convenablement au fil des tomes. A noter que le cycle semble bouclé - le dénouement fait son petit effet -, mais des questions restent en suspens...
Cette adaptation en bande dessinée de l'univers de Pierre Bottero nous plonge dans le quotidien d'une famille de sorcières où les garçons, eux, n'ont pas de pouvoirs mais y ont malgré tout toute leur place.
Ce qui m'a le plus séduit dans cette série, c'est incontestablement le dessin de Stedho. J'aime beaucoup son trait souple et expressif, sa mise en scène dynamique et ses couleurs chaleureuses qui donnent beaucoup de vie à cet univers. L'ensemble est très agréable à regarder et retranscrit bien cette ambiance familiale où le merveilleux s'invite naturellement dans un quotidien très ordinaire.
Les scénarios sont également sympathiques, même s'ils restent assez simples. J'ai une préférence pour le premier tome, qui bénéficie de l'effet de découverte de cette famille atypique et de ses personnages. Le mélange entre vie quotidienne et magie fonctionne très bien et l'univers donne immédiatement envie d'y revenir. Le second tome reprend les mêmes ingrédients avec une nouvelle aventure agréable, mais l'effet de surprise est forcément passé et l'intrigue paraît un peu plus classique.
On est davantage face à une série qui séduit par son univers, ses personnages et sa partie graphique que par l'originalité de ses scénarios. Une lecture jeunesse très plaisante, portée avant tout par un dessin que je trouve particulièrement réussi.
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Les 5 Terres
Une des meilleures série lues actuellement, un univers extrêmement riche entre intrigue politique, histoires de cœur et trahisons, j'ai été envoutée dès le 1er tome ! Le cycle 1 est exceptionnel, les dessins somptueux, un régal !! J'ai eu plus de mal au début du cycle 2, j'ai moins aimé les personnages et puis finalement à partir du tome 9 je me suis complètement fait embarquer ! J'espère que nous aurons un cycle pour chacune des 5 terres... Cette série est un coup de cœur pour moi.
Ours
C'est une gentille histoire pleine de bons sentiments, à hauteur de chien, et non d'ours, qui se trouve être un guide pour aveugle. Mais tout se grippe quand Ours, c'est le nom du toutou, perd la vue à son tour perdant tout sens à sa vie d'aidant. Il sera ensuite berné et éloigné de son maitre par d'autres animaux et va galérer à retrouver son foyer. C'est bien raconté, le dessin est très pop et coloré, il y a bien sûr un message sur le handicap etc. Plutôt pour jeune public mais ça peut plaire à tous.
Minor arcana
Je mets mon avis à jour suite à la lecture des 3 tomes parus en VO, et je laisse ma note à 4/5. Lemire nous ressert ses thèmes favoris : un bled paumé, une protagoniste torturée au passé chargé, et une bonne dose de fantastique, via la thématique de la lecture des cartes de tarot, élément central de l’histoire. Le premier tome ne fait que poser les bases, nous présente les personnages et lance l’intrigue… intrigue qui décolle vraiment dans les tomes 2 et 3. Elle devient passionnante et nébuleuse, avec de nombreux personnages secondaires et une organisation secrète dont les intentions restent mystérieuses. Pas grand-chose à dire sur le dessin, c’est du Lemire, j’adore. Je note qu’il se fait aider par Letizia Cardonici sur le tome 2, et que la cassure de style m’a un peu dérangé, surtout au niveau de la représentation des personnages. Je comprends qu’il s’agissait d’un mal nécessaire – il était trop accaparé par ses autres projets – mais je suis content de le voir prendre les pinceaux à plein temps sur le tome 3. Je vous ai mis une planche dessinée par Letizia Cadonici et mise en couleur par Patricio Delpeche dans la galerie, pour vous faire une idée. La série est a priori prévue en 5 tomes… vivement la suite !
Le Marche-lune
Simon Spruyt utilise ici la science-fiction pour interroger l'origine de nos croyances et notre besoin de raconter des histoires. Disons-le d'emblée : les mythes fondateurs et le rôle des récits au sein d'une société, ça me parle toujours... Le point de départ de cette aventure est relativement classique : une entité extraterrestre est missionnée sur Terre pour retrouver un de ses collègues qui ne donne plus signe de vie. Chemin faisant, elle va se mêler aux hommes et observer leurs moeurs. Mais avec l'auteur bruxellois, la proposition est ici particulièrement efficace et stimulante. L'histoire m'a captivé. L'enquête de l'agent extraterrestre se mêle aux intrigues politiques et aux amours tragiques. Dans un décor magnifié par les aplats ocre et les bleus profonds, l'auteur met en scène les passions immuables qui façonnent nos mythes et nos civilisations. Tour à tour âpre, sensuel, touchant et poétique, Le Marche-lune est une fable envoûtante. Et que c'est beau ! Le dessin donne admirablement corps aux mythes et aux croyances naissantes. En liant habilement science-fiction et mythes fondateurs, Simon Spruyt signe à mon sens l'un des plus beaux albums de l'année.
La Horde du contrevent
Grand fan du livre de Damasio, dont les autres productions m'ont intéressées (mais pas autant que la Horde), je me suis jeté sur les bd dès leur sortie. Le livre est particulièrement inventif et innovant, sur l'histoire tout d'abord, mais aussi sur la narration - 1 chapitre par personnage - et le soin apporté à donner à ceux-ci un caractère propre, qui s'exprime notamment par l'écriture et l'utilisation de la ponctuation. Damasio va jusqu'à inventer un langage pour retranscrire le vent, jouant sur les caractères typographiques eux-mêmes. C'était donc un sacré défi à adapter et Eric Henninot s'en tire très bien. Le dessin est vraiment beau et l'essentielle retranscription du vent bien rendue. L'exotisme et les spécificités des paysages traversés sont bien rendus, les planches offrent le voyage qu'on peut attendre d'un tel univers de SF. Sur l'adaptation en elle-même, le choix de déplier l'histoire en 6 tomes est judicieux : ça fonctionne bien par rapport aux grandes étapes du récit original et ça permet de garder une série bien rythmée, mais il est vrai que certains personnages y perdent un peu en développement. Je ne mets pas 5 étoiles car, selon moi, cette adaptation ne dépasse pas l’œuvre originale mais ça reste de l'excellent travail. (critique sur les 4 premiers tomes)
Kuklos
Je trouve que Sylvain Ricard a bien su traiter son sujet, et ce de façon intelligente et équilibrée. D’abord en présentant bien le fonctionnement du Ku Klux Klan, et son emprise sur les Blancs du sud des États-Unis (mais aussi le fait qu’il soit sous la coupe les élites économiques blanches, qui en ont fait un moyen efficace de contrôler les Blancs et la société locale en général). L’horreur des actions du KKK n’est pas édulcoré, loin de là. Mais le scénario prend le temps de montrer « l’initiation » d’un jeune homme (fils d’un des dirigeants locaux), mais aussi les dissensions entre les membres du KKK, voire les trahisons cyniques entre ses membres, pour les raisons habituelles de la prise de pouvoir. Cela a aussi le mérite d’évacuer le côté linéaire que pouvait prendre le récit, en dynamisant l’intrigue jusqu’au bout, puisqu’à la confrontation classique KKK contre les Noirs se substitue quelque chose de plus complexe (tous les Blancs contre les Noirs, mais aussi des Blancs cherchant à en éliminer d’autres – quitte à faire accuser les Noirs – faut pas déconner !). Le récit est intéressant, dynamique, et j’ai aussi bien aimé le dessin très moderne et agréable de Christophe Gaultier. Je regrette juste une confrontation finale manquant parfois de crédibilité (pourquoi les Noirs laissent-ils ainsi une chance à certains de leurs captifs ? Une lecture plaisante (sur un sujet qui l’est moins), que j’ai bien aimé. Je possède la première édition, et ne sais si quelque chose a été modifié ou ajouté à la suivante… Note réelle 3,5/5.
Barbaric
Dans les univers très codifiés de l'heroic fantasy, Barbaric serait une version extrêmement fun et jouissive de Conan. Owen est ainsi un barbare très baston-butin-beuveries secondé d'une grosse hache qui parle. Mais depuis qu'il a été maudit par 3 sorcières, il est condamné à ne devoir faire que le "bien". Ce fond d'histoire n'est bien sûr pas l'intérêt principal de cette série, mais bien ses scènes d'action hyper bourrines et son humour noir permanent. Les dialogues entre cet anti-héros, sa hache et les quelques sidekicks - évidemment des clichés, mais suffisamment caractérisés pour tenir leur place - sont très drôles, sur un ton toujours très décalé. Le dessin est bien maîtrisé, très pop, avec des couleurs un peu passées qui rappellent les vieux pulp. C'est pas très fin, c'est violent, c'est gore mais ça ne se prend pas du tout au sérieux et ça en fait une très bonne lecture pop-corn.
Le Convoyeur
Étant amateur de SF en général et de post-apo en particulier, Le Convoyeur réussit à proposer un univers globalement cohérent qui m'a bien plu, pas très éloigné d'un Last of Us un peu western. Mais il intègre aussi des petites surprises que je ne me rappelle pas avoir lues ailleurs, à commencer par la nature même du convoyeur. Le dessin est plutôt bon, sans être exceptionnel : les visages sont reconnaissables et l'action est bien lisible. L'histoire se déroule en 4 tomes, ce qui est une vraie qualité selon moi : ni trop long, ni trop court ; les auteurs n'allongent pas la sauce et les personnages se développent convenablement au fil des tomes. A noter que le cycle semble bouclé - le dénouement fait son petit effet -, mais des questions restent en suspens...
Fils de sorcières
Cette adaptation en bande dessinée de l'univers de Pierre Bottero nous plonge dans le quotidien d'une famille de sorcières où les garçons, eux, n'ont pas de pouvoirs mais y ont malgré tout toute leur place. Ce qui m'a le plus séduit dans cette série, c'est incontestablement le dessin de Stedho. J'aime beaucoup son trait souple et expressif, sa mise en scène dynamique et ses couleurs chaleureuses qui donnent beaucoup de vie à cet univers. L'ensemble est très agréable à regarder et retranscrit bien cette ambiance familiale où le merveilleux s'invite naturellement dans un quotidien très ordinaire. Les scénarios sont également sympathiques, même s'ils restent assez simples. J'ai une préférence pour le premier tome, qui bénéficie de l'effet de découverte de cette famille atypique et de ses personnages. Le mélange entre vie quotidienne et magie fonctionne très bien et l'univers donne immédiatement envie d'y revenir. Le second tome reprend les mêmes ingrédients avec une nouvelle aventure agréable, mais l'effet de surprise est forcément passé et l'intrigue paraît un peu plus classique. On est davantage face à une série qui séduit par son univers, ses personnages et sa partie graphique que par l'originalité de ses scénarios. Une lecture jeunesse très plaisante, portée avant tout par un dessin que je trouve particulièrement réussi.