Les derniers avis (103 avis)

Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

En voilà une superbe quête, bien écrite et qui monte sans cesse en puissance. Le début ne m'a pas forcément emballé même si je suis très facilement entré dans l'univers. Le scénario est assez gentillet au début, je trouve même certains personnages un tout petit peu trop lourdauds et surtout le dessin ne m'emballait pas trop... C'est en lisant toute la série qu'on se rend compte que la naïveté du début était certainement prémédité par le scénariste. C'est dans l'évolution de ma lecture que la magie finit par opérer. Le scénario prend une forme de plus en plus sérieuse et grave sans que l'humour soit en perdition. Cet humour est de mieux en mieux dosé, moins gauche je trouve. Ou bien j'ai fini par entrer dans l'ambiance sans m'en rendre compte, ce qui est très bon signe. Le dessin lui aussi se magnifie, on quitte en effet l'aspect un peu "brouillon" des 2 premiers tomes. La clarté et les couleurs changent énormément la donne. Mais c'est vraiment le scénario qui est, pour moi, au-dessus du lot. La notion de quête est partout présente. Cette fine équipe est obstinée à vouloir atteindre sa mission, chacun pour des raisons différentes. Alors que les personnages ont tous un caractère bien particulier et paraissent sans nuances au début du récit, on finit par découvrir leurs combats personnels, cette quête qui leur est propre. Je ne sais pas lequel des deux derniers tomes est le meilleur. Le T3 m'a tout d'abord choqué: le dessin devient soudainement très beau au milieu de cette forêt vierge. Il atteint un niveau de réussite égal au scénario selon moi. Rige est un personnage vraiment très bien réussi, le mystère de sa relation avec Bragon a été superbement construit. C'est aussi dans ce tome que Bulrog devient un personnage clivant. J'ai adoré ce personnage, son initiation me parait la plus réussie. Mais le T4 aussi est incroyable, l'épilogue quoi... Quelle fin! On n'a pas fini d'être surpris, et on se retrouve avec une ambiance poétique qui colle parfaitement avec le genre et le ton donné depuis le début. Il ne faut pas oublier tous les personnages secondaires croisés, à commencer par Fol le Dol. Ce petit être-dieu énigmatique m'a beaucoup marqué. Je peux comprendre que cela soit culte pour beaucoup, surtout si cette série a fait revivre le genre heroic fantasy. Le dessin, bien que très beau sur les 2 derniers tomes, ne m'a pas pleinement conquis. Un bon 4/5! Il faut parcourir ce récit.

05/05/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Méthode Raowl
La Méthode Raowl

Raowl, c'est un guerrier bourrin très costaud qui a pour ambition de délivrer des princesses pour obtenir un bisou sur la bouche de leur part. Sauf que comme il est aussi délicat qu'une presse hydraulique et aussi distingué qu'un pétomane en pleine gastro, il se prend autant de râteaux qu'il écrase de têtes ennemies. Ca ne l'empêche pas pour autant de nous offrir ici une suite de tutoriels sur comment réussir sa vie d'aventurier et de séducteur. Finies donc les aventures en un tome et place à des gags en une page destinés à répondre à des questions cruciales telles que "Comment démonter un méchant sans se péter la main ?" ou "Comment devenir un prince charmant ?". On retrouve ici tout l'esprit de la série originale, en plus condensé. Tébo se révèle très doué dans l'exercice de ces tutos délirants. Avec une mise en page rappelant les albums comiques de Zep, il prodigue de nombreux gags dans une même planche, usant autant du comique de situation, que de l'absurde et du politiquement incorrect... et aussi d'une bonne dose d'humour couillon digne d'une cour de récré mais qui bizarrement marche très bien. Son dessin, sa mise en scène et ses dialogues sont très efficaces, aussi percutants que les coups de massue de son héros. Qui aurait pu croire que les prouts, les vomis et autres histoires de Toto aux cabinets pourraient être aussi drôles pour un lecteur adulte blasé ? Certes l'ensemble est un peu inégal mais la majorité des planches sont marrantes et certaines sont vraiment très drôles. J'ai ri tout haut sur le gag du comptable par exemple. L'ensemble peut toutefois paraitre légèrement lassant sur la longueur d'un album entier, et je me demande s'il y a véritablement matière à prévoir plusieurs tomes. Mais s'agissant de tutos indépendants, il est tout à fait possible de les lire à petites doses pour mieux les savourer.

05/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Traits métis - Yannick Noah
Traits métis - Yannick Noah

Yannick Noah a longtemps été l'une des personnalités préférées des Français. Unique vainqueur tricolore à Rolland Garros en presque 80 ans (les filles ont fait un peu mieux) Noah restera à jamais au panthéon du sport français. Il aurait pu vivre de son image mais l'homme aime les défis. C'est un gagneur qui a besoin d'imprimer sa marque sur son temps. Un collectif de dessinateurs met en image et scénarise 12 chansons du Noah chanteur. Noah nous propose ce qu'il est et ce qu'il vit. L'amour de ses enfants, l'amour de l'Afrique et de ses ancêtres, l'amour et la beauté du métissage. A l'époque où Noah chantait ces thèmes cela représentait déjà un engagement politique face à une volonté de repli présente dans toutes les sociétés. Je ne connaissais pas les textes et j'ai été agréablement surpris par l'émotion provoquée par ses chansons. J'ai particulièrement aimé "Les Lionnes" ou "Donne-moi une vie" qui résonnent avec mon parcours perso. Un collectif de dessinateurs donc avec des styles pour tous les goûts et avec un découpage moderne et des histoires qui collent bien aux chansons. Une belle réussite mais ce n'est pas étonnant monsieur Noah semble posséder une Golden Touch (qu'il devrait partager avec ses potes du PSG ! Lol).

05/05/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Un ennemi du peuple
Un ennemi du peuple

C'est une BD totalement dans l'air du temps, et le fait qu'elle soit adaptée d'une pièce vieille d'un siècle ne devrait pas flatter notre égo, bien au contraire ! Surprenamment, je m'attendais, au vu du pitch, à plus de développement dans la seconde partie que dans la première, mais l'ensemble est d'une excellente facture que je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer d'une traite. Le livre est une histoire à charge envers la bêtise sociétale des individus, engoncé dans leurs petites vies et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, mais aussi une critique acerbe des dirigeants qui ne veulent pas changer l’establishment pour des considérations réelles, s'en tenant à l'argent et au pouvoir. Le propos est bien sur assez manichéen, les gentils et les "méchants" étant assez clair dans le récit, mais c'est surtout une représentation d'une réalité qui existe malheureusement trop souvent (et dont nous avons eu un bel aperçu avec le Covid). La vérité importe peu au regard de tout le reste : l'argent, le pouvoir, les conflits personnels, les arrangements ... Il y a presque de quoi s'énerver lorsque l'on voit les personnes rejeter au fur et à mesure les preuves pourtant réelles au nom d'autres idées. Et, même si cela n'est pas beaucoup montré, on voit bien que le souci est que cette situation n'ira pas en améliorant le problème de base. Je ne sais pas de quelle façon est faite l'adaptation, ce qui est ajouté ou enlevé, mais je trouve que l'histoire est d'une très bonne tenue. Autour du personnage principal gravitent sa fille, qui a une petite histoire secondaire s'inscrivant dans la lignée de ce qui est dit dans la principale mais avec une différence dans la finalité, puisqu'elle aura un moment final qui enclenche une sorte d'espoir. C'est très bien mené, dans la lignée du reste et aussi porteur de plus d'espoir, ce qui n'est pas désagréable après une œuvre qui est assez sombre sur la foule humaine. Le dessin porte très bien le récit, avec une sorte de raideur dans les personnages qui est assez à propos. C'est clair et lisible, tout ce qu'on demande pour une œuvre qui insiste beaucoup sur les dialogues et les discours des personnages. Pour ma part, je suis conquis par l'ouvrage et je recommande la lecture. Il y a une intelligence dans le propos et une certaine réflexion sur notre monde, sur les médias, les politiques, les pouvoirs qui est presque en avance sur son temps. C'est remarquable d'avoir autant de pertinence si longtemps après.

05/05/2022 (modifier)
Par FredGri
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Raptor
Raptor

J'avais lu, l’Été dernier la version originale chez Dark Horse, mais je m'étais tout de même rendu compte de la complexité de la langue McKeanienne, très littéraire, avec un vocabulaire recherché et précis. Du coup, en voyant la version française chez Futuropolis, je dois bien avouer que j'étais content. Et j'ai donc redécouvert ce très bel album, profond, pas toujours très facile à aborder, mais qui mérite d'une part qu'on aille jusqu'au bout, et d'autre part qui sait se dévoiler progressivement, tout en gardant ses petits secrets ! Une nouvelle fois McKean montre qu'il reste un artiste exceptionnel (j'adore les séquences déclinées avec le faucon et sa proie, que c'est beau !), mais qu'en plus il sait aussi écrire avec une vraie sensibilité des récits qui nous interrogent, nous surprennent et nous émeuvent ! Un voyage qui ne laisse pas indifférent, à lire et à relire ! Très conseillé !

05/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roman des Goscinny - Naissance d'un gaulois
Le Roman des Goscinny - Naissance d'un gaulois

3.5 J'ai bien aimé cette biographie de Goscinny. Certes, c'est un peu frustrant qu'elle s'arrête lorsque le génial scénariste connait enfin du succès, mais ayant déjà lu beaucoup d'ouvrages sur l'histoire de Pilote, Goscinny et des auteurs ayant travaillés avec lui, cela ne me dérange pas trop. Je ne pense pas que j'aurais appris quelque chose de nouveau. Mon seul regret est que j'aurais bien aimé voir comment a évolué la relation entre Goscinny et Morris (pour ceux qui le savent pas, Goscinny en confit avec Dargaud avait demandé à Morris d'arrêter de dessiner l'album Le Fils qui chante et Morris la tout de même terminé derrière le dos de son scénariste). J'ai bien aimé découvrir la vie d'enfance de Goscinny vu que mes connaissances sur cette partie de sa vie était très limité. J'ai aussi maintenant un aperçu complet de sa carrière avant Pilote, c'est vrai que cela peut être un peu dur à suivre au début avec ses va et viens entre les États-Unis et l'Europe. J'ai bien apprécié les discussions entre Anne Goscinny et Catel au sujet de son père, je trouve que cela apporte du dynamisme dans la narration, ce n'est pas juste qu'une 'bête' biographie où on suit un personnage du début jusqu'à la fin. Il y a juste la dernière partie avec les deux dames qui m'a semblé sans intérêt parce que là on est en dehors de la vie de Goscinny. En faite, si Castel voulait mettre aussi en avant la fille, je ne vois pas pourquoi elle n'a pas évoqué ses débuts comme écrivaine, je pense que cela aurait plus intéressant que voir Anne et Castel s'amuser dans une piscine. Le dessin est très bon. J'ai bien aimé les changements de couleurs selon ce qu'évoquait le chapitre.

05/05/2022 (modifier)
Couverture de la série T'Zée - Une tragédie africaine
T'Zée - Une tragédie africaine

Attiré par le duo d’auteurs dont j’ai déjà apprécié quelques œuvres, je me suis laissé tenter par ce récit dont, pourtant, ni le cadre ni le profil des personnages, me semblaient séduisants… a priori. Oui, a priori, car une fois cette lecture entamée, il m’a été difficile d’abandonner ce récit. C’est dans un pays imaginaire, fortement inspiré par le Congo (ex-Zaïre) qu’Appollo place son intrigue et il est difficile de ne pas penser à Mobutu Sese Seko à la lecture de ce récit. T’Zée, dictateur impassible, mégalomane, craint, admiré, détesté, personnifie au mieux le dictateur africain tel que je l’imagine. Son fils, tiraillé entre un père qu’il admire et une vision politique nourrie par ses nombreux voyages, semble paralysé par l’ampleur de cette ombre qui plane au-dessus de lui. Instruit, intelligent mais trop bien éduqué peut-être pour endosser un rôle pour lequel il n’est pas taillé, il n’a même pas le courage de déclarer son amour à une amie d’enfance. La seconde épouse, arriviste en désespoir de cause, dont la beauté a scellé la destinée et qui découvre l’amour alors même que tout est perdu. Oui, c’est bien à une tragédie qu’Appollo nous confie. Un récit tout en ambiance, moite, désespéré, fataliste, dans une Afrique toujours en guerre, fétichiste, fascinante, impitoyable pour les faibles et dans laquelle la loi du plus fort apparait encore dans toute sa cruelle simplicité. La mise en page aérée, le dessin épuré, les dialogues posés, une forme de fatalité dans la destinée des personnages, et toujours cette Afrique décrite avec amour mais sans complaisance par un scénariste inspiré. Vraiment, un récit prenant. Tout en ambiance, oui… tout en ambiance…

04/05/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Raptor
Raptor

J’ai beaucoup d’affection pour le travail de Dave Mckean… ses albums complets, ceux qu’il scénarise. Je me sens cependant bien seul en ces lieux. Mon avis reste souvent le seul, à part peut-être Cages qui avait attiré plus d’attention, mais pas toujours positive (pas récemment en tout cas – le dernier avis très positif datant de 2006). Je me suis jeté sur son nouvel album avec trépidation, et je l’ai lu deux fois d’affilée… pour en comprendre les méandres, mais aussi pour en apprécier la richesse. On retrouve le même genre de narration à deux niveaux : une histoire au premier degré, qui nous montre deux personnages tentant de communiquer entre deux mondes, par les écrits. Mais l’auteur l’enrichit (ou l’alourdit, selon le point de vue) de réflexions sur l’art, la vie, la nature… les textes sont poétiques voire abscons, et je suis toujours resté à la limite de la compréhension, persuadé de savoir où l’auteur voulait en venir, mais avec une impression que certains éléments m’échappaient… en tout cas ma lecture fut stimulante et agréable, pas de doute. Et j’aime toujours son travail graphique, ce mélange de plusieurs techniques, cette poésie ambiante. Un excellent album pour les fans de l’auteur… mais où sont-ils, exactement ?

04/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Voyage d'Abel
Le Voyage d'Abel

On comprend assez vite ce qu'Abel ,comme Montaigne, veut fuir en voulant quitter Reclesme."Ya pas de bitume là-bas, c'est qu' des pâtures/ N'empêche qu'on y croise pas mal d'ordures." Ses quatre saisons n'ont pas le goût ni la légèreté de Vivaldi ni la drôlerie d'un rap de Kamini mais plutôt l'odeur du purin et de la bêtise. Heureusement le beat est bon! Lisa Belvent et Duhamel nous livre un conte poétique plein d'humour où notre vieux chêne à bien la tête dans un ailleurs fantasmé , rêvé et rempli d'étoiles. Malheureusement ses racines qui l'empêchent de bouger sont elles bien dans la fange d'une vieille France qui ne joue pas aux ballons Black Blanc Beur mais plutôt petit blanc sec. Oui derrière cette jolie histoire de nostalgie d'une vie qui a raté ses aspirations profondes (Adeline ou sa liberté )pour se retrouver avec "le tracteur, le facteur et puis rien... si une vache de temps en temps". Derrière cela donc, je lis une charge joliment camouflée d'une France vieillote et pas sympa qui n'accepte l'étranger qu'à son corps défendant. Reclesme c'est un Marly-Gomont qui ne muera pas, englué dans ses vieilles peaux pas jolies jolies. C'est cyniquement très drôle. Bruno Duhamel est à son meilleur. Par son dessin seul il nous ferait presque avoir de l'empathie pour ces abrutis qui moquent notre Abel. Avec ses merveilleuses vieilles pierres, ses trop mignonnes bêtes, ses arbres centenaires la France est heureusement bien plus belle que la mentalité de nos tueurs en (im)puissance avec leurs fusils comme unique signe de virilité (un clin d'oeil à Franquin?) C'est cette France là qui nous redonne des couleurs, celle qui navigue au large de façon pacifique. Bref encore un superbe album de monsieur Duhamel bien aidé par sa collègue Lisa Belvent dédicacé à tous les hommes libres même dans "les petits patelins que personne ne connait, même pas Jean Pierre Pernaut" RIP JPP et merci Kamini.

04/05/2022 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Les Trois Lois du monde
Les Trois Lois du monde

Troisième titre dans cette collection d'adaptation des nouvelles de Liu Cixin, et nouvelle réussite. Le graphisme est original, on sent la patte asiatique du dessinateur, et c'est parfait puisque cela colle bien avec le récit. On suit ici deux histoires distinctes. Dans l'espace on assiste à une guerre interstellaire entre 2 entités extra terrestre, d'un coté les envahisseurs de l'empire du silicium, de l'autre la fédération des civilisations carbonées. Ce combat d'une ampleur gigantesque dure depuis des siècles, s'étend sur des années lumières, aux 4 coins de l'univers, et fait des ravages sur les planètes qui se trouvent malheureusement prise au milieu. Vaisseaux, lasers, explosions, ciels étoilés sont à l'honneur et mis en valeur par quelques séquences spatiales brillamment illustrées. Cette partie n'occupe pas la majeure partie de l'histoire, mais le peu qui en est montré est suffisant, limpide et explicite. La seconde trame du récit se passe sur terre, dans une campagne chinoise très pauvre. Les habitants, de malheureux paysans, vivent de pas grand chose. Au milieu de tout ça une école, seulement occupée par quelques enfants et surtout leur instituteur. Dans des conditions pas faciles, dans un environnement hostile où l'instruction passe vraiment au dernier plan, il va faire preuve de courage et d'une abnégation exemplaire pour transmettre son savoir à ses élèves. Son rôle dépasse largement le cadre de simple instituteur. Là aussi le récit est interessant, on retrouve des valeurs assez classiques de la culture asiatique : le maitre, l'apprentissage, le courage, etc... Les enfants et l'instituteur sont attachants. Evidement les 2 histoires vont se rejoindre. Cette jonction se fait attendre et lorsqu'elle se produit, c'est assez logique et bien vu. Cela amène un petit suspens efficace et une légère tension. Même si on s'y attend un peu, cela fonctionne très bien, cela permet de justifier une telle construction du récit en deux intrigues parallèles. Cela donne tout son sens à cette histoire, et vient la clôturer de façon très satisfaisante.

03/05/2022 (modifier)