13 Devil Street

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

C'est fou ce qui peut se passer dans un immeuble londonien !


Londres

Après le 19ème et les crimes de Jack l’Éventreur, un nouveau siècle vous est ici conté mais cette fois par un célèbre écrivain, lui aussi résident du 13, dans ce livre à nul autre pareil où chaque double-page est un instantané permettant d’embrasser d’un seul regard l’ensemble de la maisonnée. Préparez-vous à un séjour inoubliable, fantastique, riche en personnages et en rebondissements, toujours sur fond d’humour britannique, bien sûr, et d’intrigue policière… Vous êtes prêts ? Fort bien. Alors une dernière chose avant d’entrer dans cet immeuble infernal : n’oubliez jamais que le diable se niche dans les détails ! (Site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Novembre 2016
Statut histoire Une histoire par tome 2 tomes parus
Couverture de la série 13 Devil Street
Les notes (1)
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04/01/2018 | Noirdésir
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J’étais passé à côté du premier tome de cette série (mais chacun peut se lire séparément), et ne découvre l’existence du premier tome qu’après mes recherches d’une couverture pour aviser la série. Mon avis ne porte donc que sur ce second tome, mais tout porte à croire qu’il est proche du précédent. C’est en tout cas le cas de la pagination et du fonctionnement d’ensemble, l’action de ce premier tome se situant en 1888. Le prix de ces albums peut clairement être un frein. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas totalement volé (même si je n’ai perso, pas ce budget en ce moment…). En effet, on a droit à un beau travail éditorial (papier épais et de qualité, couverture très épaisse, fil marque-page, et plus de 320 pages pour chaque album !). Qui plus est, cela ne se lit pas en 5 minutes ! Tout l’album se déroule dans un huis-clos, dans un immeuble donc – dont l’adresse constitue le titre. Le lecteur voit tous les étages et les appartements (ainsi que l’ascenseur, les escaliers et paliers) en coupe. Chaque double page peut donc parfois présenter plusieurs actions simultanées, à différents étages et/ou logements, avec plus ou moins de dialogues, les actions n’étant pas forcément directement liées entre elles. En tout cas, on est souvent tenté de revenir en arrière pour voir des détails qui nous avaient échappé, dans un coin… On peut donc dire que Benoit Vieillard traite chaque double page comme une simple case (mais qui serait subdivisée). Si certaines planches sont muettes, si à certains moments certaines parties de l’immeuble ne sont pas occupées, il arrive que les actions et les dialogues fourmillent : cela densifie l’action – et peut même donner quelques télescopages humoristiques, mais ça rend parfois la lecture un peu ardue. L’album est divisé en chapitre (situés à différentes dates, l’essentiel se déroulant dans les années 40, en 1940 en particulier). Si une intrigue irrigue l’album, elle mélange plusieurs style ou tons. L’humour (british ou graveleux) côtoie le policier, le vaudeville se mêle au fantastique, etc. Au milieu de tout ça, Vieillard glisse une multitude de références : des personnages, comme l’homme invisible, une sorte de Mary Poppins, Joséphine Baker, H.G. Wells et quelques personnages historiques anglais et français de l’époque, etc, mais aussi des citations (de livre, de chanson). Je n’ai sans doute pas tout repéré, mais ces clins d’œil ne sont pas désagréables. Une histoire bien mise en valeur par le traitement et la mise en pages, très originaux. Note réelle 3,5/5.

04/01/2018 (modifier)