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Ladies with guns

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Ladies with guns est l'histoire de la rencontre improbable entre des femmes hors du commun refusant d'être des victimes. Un western iconoclaste et jubilatoire où rien ne vous sera épargné.


Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles La BD au féminin Nouveautés BD, comics et manga

L'Ouest sauvage n'est pas tendre avec les femmes... Une esclave en fuite, une indienne isolée de sa tribu massacrée, une veuve bourgeoise, une fille de joie et une irlandaise d'une soixantaine d'années réunies par la force des choses. Des hommes qui veulent les maintenir en cage. Des femmes qui décident d'en découdre, et ça va faire mal.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Janvier 2022
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Ladies with guns

14/01/2022 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Je reste un peu sur ma faim avec ce premier album. Il n’est pas déplaisant, loin s’en faut (je l’ai d’ailleurs lu d’une traite et sans ennui) mais quelques petits détails m’empêchent d’être pleinement enthousiaste. En ce qui concerne le genre, le western est revenu à la mode depuis déjà quelques temps et je suis plutôt preneur. Donc, pas de souci de ce point de vue même si l’univers présenté dans ce premier tome est des plus classiques. Pour ce qui est des personnages, nous sommes dans la mouvance pro-féministe actuelle. Les héroïnes sont des femmes fortes victimes de la barbarie et de la stupidité des hommes. C’est très manichéen et volontiers réducteur (tous les hommes présentés sont cruels et/ou stupides) mais bon, le genre autorise ce type de caricature. Alors, même si je commence déjà à me lasser de cette mode féministe, dans la mesure où les personnages sont suffisamment intéressants, ça ne me pose pas trop de problème. Sauf que là, jusqu’à présent, je dois bien avouer qu’aucune ne m’a marqué plus que d’ordinaire. Elles ne sont pas sans intérêt mais proposent des profils assez classiques (la pionnière, l’esclave, la squaw, la prostituée et l’ancienne à qui on ne la fait pas) et les petits flash-backs qui nous permettent de découvrir leurs passés respectifs proposent finalement des péripéties assez prévisibles. Au niveau du ton, on oscille entre légèreté des dialogues et violence exacerbée de l’univers. C’est assez étrange puisque j’ai la conviction qu’il ne peut rien arriver de trop grave aux héroïnes alors même qu’elles se retrouvent dans des situations dont on ne les voit pas sortir indemnes. Du coup, une jeune esclave qui n'avait sans doute jamais eu l'occasion de tenir une arme à feu se transforme en une seconde en une tireuse hors paire, ou un bâtiment détruit à la dynamite épargne l'ensemble de ses occupants. Le récit y perd en crédibilité et l’opposition entre le ton assez caricatural apporté par la narration d’Olivier Bocquet et le trait réaliste d’Anlor fonctionne moyennement chez moi. Reste le savoir-faire d’Olivier Bocquet. Son récit est rythmé, bien équilibré. Il glisse un petit détail qui vient chatouiller notre curiosité (mais qu’y a t’il dans ce baril de sel ?) L’alternance entre flash-backs et récit central permet de constamment relancer mon intérêt et donc, comme dit plus haut, j’ai lu l’album d’une traite et avec plaisir. Enfin, côté dessin, Anlor a un style agréable à regarder. Seule une case présentant un jeune puma et un serpent m’a semblé maladroite, mais ce n’est qu’un détail par rapport à l’ensemble du travail fourni. Le découpage est bon et la colorisation d’Elvire De Cock est assez vive mais pas dérangeante… Non, vraiment je ne sais pas trop où ça coince. Peut-être que j’en attendais de trop, peut-être ce premier tome ne m’a-t-il pas apporté l’originalité que j’espérais… Toujours est-il que ce premier tome n’a pas été la claque à laquelle je m’étais préparé. Je lirai très certainement le prochain tome mais sans dès aujourd’hui piétiner d’impatience.

14/01/2022 (modifier)