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Jusqu'au dernier

Note: 3.94/5
(3.94/5 pour 17 avis)

Un western crépusculaire et magistral à l’heure des derniers cowboys.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle BD à offrir Le Meilleur de Bamboo Les prix lecteurs BDTheque 2019 One-shots, le best-of [USA] - Middle West

L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu'aux abattoirs de Chicago. Accompagné de Benett, un jeune simplet de 20 ans, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance. Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l'éventualité d'avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village. Mais le vieux cow-boy revient à la tête d'une bande d'Outlaws pour exiger la vérité sur la mort de Benett…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Octobre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Jusqu'au dernier © Bamboo 2019

22/10/2019 | Ro
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L'avatar du posteur ThePatrick

N'étant pas un grand amateur de westerns, mais attiré par cette couverture sombre et farouche, j'ai immédiatement su en feuilletant les premières pages que je repartirais avec cet album sous le bras. Rarement un dessin m'aura subjugué comme celui-ci, et le premier chapitre fut un bonheur à lire. Pour son dessin éblouissant, ses gueules réalistes et magnifiquement expressives, ses ambiances colorées très contrastées, et pour l'histoire qu'il parvient à raconter de façon limpide en trois pages seulement. Mais il ne s'agissait là que de l'introduction. Le récit va s'ancrer dans une fin de 19ème siècle qui voit le chemin de fer mettre au chômage les cow boys. C'est sur cette prémisse elle aussi limpide que va se construire cette histoire. Histoire d'un bouleversement, d'un monde qui change, d'une époque qui s'achève. Histoire d'hommes pris dans cette tourmente qui luttent pour survivre. Le décor farouche du western, avec ses codes brutaux, se prêtait sans doute impeccablement bien à une telle histoire. Mais ici cette brutalité, toile de fond latente et omniprésente, ne sera pas gratuite. Si un événement déclencheur va la libérer et si elle va prospérer dans un enchaînement implacable, tous les protagonistes ont leur motivation. Et je reste admiratif devant la facilité avec laquelle on comprend ces personnages, archétypaux mais pas caricaturaux, sans qu'ils aient besoin d'aligner plus de trois phrases. L'épilogue m'a laissé un peu dubitatif sur le coup. Mais en y repensant, il est très beau et, donnant une note d'espoir parmi toute cette violence, ouvrant sur ce nouveau monde qui après tous ces soubresauts aura retrouvé un peu de paix, offre à ce western une morale qui ne dénoterait pas dans un conte. Western crépusculaire et magistral, vous a-t-on dit. Je confirme, et j'aime. Note réelle : 4,5 / 5, et je pousse avec joie jusqu'à 5.

19/05/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

J’ai moi aussi trouvé ce western excellent. Pas facile de faire original dans un genre aussi formaté… Jérôme Félix propose pourtant un récit qui sort des sentiers battus... par son époque, déjà (la toute fin des cowboys, remplacés par le rail) mais aussi par sa construction, qui se rapproche presque d’un huis clos. Les thèmes sont intemporels et très humains… la cupidité et l’égoïsme, notamment, avec des conséquences désastreuses. La spirale de violence est d’une logique implacable… J’ai trouvé la fin très forte, avec cet épilogue notamment, qui nous montre le drame sous un jour diffèrent. Le dessin de Paul Gastine est rempli de détails, et est d’une précision et d’une finesse remarquables. Un western prenant, intelligent et superbement mis en image… un immanquable.

08/07/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Le scénariste Félix connait ses classiques, son scénario lorgne vers des Bd et des films connus, il emprunte autant à Il était une fois dans l'Ouest, L'Homme des hautes plaines et Impitoyable qu'à Blueberry et Comanche. Les personnages sont remarquablement campés, les ressorts de l'intrigue sont brillamment échafaudés, et le sujet de fond (le déclin des cowboys et des convoyeurs de troupeaux) est bien choisi car même le western à l'écran l'a peu montré. Ce qui est bien c'est que la trame scénaristique évite les sentiers trop battus du genre : pas d'attaques de diligence ou de banque, pas de hors-la-loi, pas de rivalités entre fermiers, pas d'Indiens, pas de vrai méchant qui tient sous sa coupe un patelin, de sorte que le manichéisme habituel en western est absent. Il s'agit d'une histoire de colère qui va sombrer dans une spirale tragique. Cependant, Félix brasse plusieurs thèmes dont le principal est la couardise qui souvent a fait l'objet de remarquables scénarios au cinéma, comme par exemple dans Un homme est passé (sorte de faux western moderne) ou L'Homme des hautes plaines, où les héros se frottaient à la lâcheté collective d'une petite communauté. Après un premier tiers de mise en contexte, l'intrigue démarre vraiment à cause d'une mort impromptue, mais le plus étonnant avec cet album, c'est qu'on s'attend à une histoire de vengeance classique, et Félix nous emmène là où on ne s'y attend pas, en partant dans des directions opposées ou différentes, même à la fin, qui je ne le cache pas, m'a laissé un peu dubitatif et amer, pas véritablement déçu mais grandement surpris, car ce n'est pas celle à laquelle je m'attendais. D'un autre côté, elle est sans doute plus noble dans le fait que Tom 10 ans plus tard, a retiré quelque chose de bon de cet épisode sanglant qui a marqué son ancien village devenu aujourd'hui une ville prospère grâce au chemin de fer, mais bâtie sur le crime, il n'a malgré toutes ces morts inutiles, pas d'acrimonie, il s'est amendé en ne cherchant pas la rancoeur et à faire payer la lâcheté des habitants. C'est comme ça que j'ai accepté cet épilogue, même si je trouve que c'est une fin trop ouverte pour un one-shot. L'enchainement parfois un peu rapide et la façon dont Russell et Kirby s'opposent dans le canyon, peuvent faire regretter que les auteurs n'aient pas préféré un traitement en diptyque ou alors, quitte à utiliser le one-shot, ils auraient pu ajouter une dizaine de pages en s'attardant sur 2 ou 3 scènes et en évitant 2 ou 3 autres qui ne font pas avancer l'intrigue. D'ailleurs le ton crépusculaire incite souvent à l'étirement, mais ceci n'est pas bien grave, telle qu'elle se présente, cette Bd est magistrale. Le dessin ? ah ben là, j'en suis encore tout abasourdi, émerveillé et admiratif, c'est d'une splendeur sans nom, voila ce que j'aime comme dessin en BD réaliste, et spécialement dans le western, genre que j'aime par dessus tout, c'est comme ça que je conçois un western de cette tenue. Gastine dont je ne connaissais pas le travail, rejoint sans problème les dessinateurs ayant oeuvré dans le western et dont je suis fan, tels Giraud, Hermann, Derib, Swolfs et Meyer, il est dorénavant pour moi dans ce panthéon. Son dessin est une pure merveille, d'une grande application, ça se sent, ça se voit, c'est un mélange étonnant de rudesse et de finesse dans le trait, la composition très cinématographique de ses cadrages, avec gros plans, plans larges et inserts, est stupéfiante, la colorisation très étudiée pour chaque ambiance, la beauté des paysages très remplis, la rugosité des visages, l'atmosphère fascinante qui se dégage de tout ceci, spécialement les scènes sous la pluie, composent un rendu passionnant, ça donne envie de s'attarder sur chaque image, chaque planche est un tour de force, bref c'est du très haut de gamme, et je vous dis pas avec le très grand format de l'édition luxe en tirage limité, ça envoie ! ça agrandit et ça embellit le dessin qui vibre encore plus. Que dire encore ? rien, il n'y a rien d'autre à dire tant je suis conquis... je recommande à tous les amoureux de BD western de lire absolument cet album, c'est presque une obligation.

02/03/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Assez peu familier du western en BD, en tous cas du western récent (dans le genre, ma culture s'arrête, je crois, à Lucky Luke, Comanche, quelques tomes de Blueberry et Les Tuniques Bleues), j'ai découvert l'existence de ce tome très récemment, quand notre cher Agecanonix en a parlé sur les forums, et après avoir consulté les quelques pages disponibles sur internet et été séduit par leur beauté incroyable, j'ai foncé en librairie me procurer cet attirant one-shot. Bien m'en a pris... Jusqu'au dernier est formidable à bien des égards. Le scénario de Jérôme Félix est très soigné. Rien de révolutionnaire, mais son intrigue fonctionne bien, quoique finalement, elle est plus celle d'un polar atemporel que d'un western proprement dit. Je veux dire par là qu'on aurait pu situer presque exactement la même intrigue dans les années 30, 50, 80 voire aujourd'hui sans changer d'élément scénaristique majeur (peut-être le motif du maire de la ville). Qu'on ne s'y trompe pas, cela ne signifie pas que le cadre du western est usurpé ou mal employé. Non, il est parfaitement valorisé ; simplement, il aurait peut-être pu se trouver davantage enraciné dans les fondements même de l'intrigue. Quoiqu'il en soit, on prend un immense plaisir à se plonger dans cette ambiance de western sombre, évidemment inspirée par le chef-d'oeuvre incontournable de Sergio Leone Il était une fois dans l'Ouest. Dans la droite ligne de Comanche, Jérôme Félix nous propose une histoire où le western est propice à nous faire réfléchir sur l'homme en général, sa brutalité, mais aussi ses tourments intérieurs et les déchirements de son âme. En cela, les personnages imaginés par Félix sont excellents : facilement caractérisés en peu de mots, ils sont extrêmement attachants, et jouent tous un rôle dans l'intrigue et dans sa dimension réflexive, illustrant chacun un aspect différent de l'âme humaine. Le duo Russell/Kirby incarne deux facettes d'une même figure paternelle, protégeant le faible Bennett, touchant simple d'esprit en proie à un monde qui ne veut pas de lui. Admirablement tempérés par le doux personnage de l'institutrice, ces deux hommes droits, mais soumis aux codes de cet Ouest violent, émeuvent par leurs dilemmes et leur conduite imparfaite dont ils sont les premiers à souffrir. Face à eux, une bande lâches et de salauds, mais pas jusqu'au bout : Jérôme Félix a l'intelligence de leur donner une âme également. Pas forcément excusables, les hommes qui en veulent nos deux héros ne sont guère plus que des êtres poussés à bout, qui ne cherchent qu'à s'en sortir. Ils font de mauvais choix, s'orientant délibérément du côté du mal, mais finalement, on les comprend. Acculés, où peuvent-ils se réfugier ailleurs que dans la violence ? Jérôme Félix met ici en scène une violence dénuée de haine, fait suffisamment rare pour être souligné, et qui suscite une réflexion plus profonde que la première lecture ne semble en soulever. A méditer... Du côté du dessin, il est difficile de trouver les mots pour qualifier le travail de Paul Gastine, tant les plus beaux mots qui nous viennent à l'esprit semblent bien trop infimes. C'est d'une splendeur hallucinante, tout bonnement ! Ne basculant pas dans les pièges de l'hyperréalisme, Gastine effectue un travail graphique véritablement incroyable, toujours très réaliste tout en sachant garder le style dessiné. Bénéficiant de couleurs chatoyantes plus qu'agréables à l'oeil, Jusqu'au dernier est une odyssée graphique captivante. L'ambiance est grandiose et puissante, et l'on ne se lasse pas d'enchaîner les cases, tant le dessin nous transporte dans un autre monde qui, pourtant, est - était - le nôtre. Puisqu'il est difficile d'accéder à la totale perfection, il faut bien accorder quelques reproches à cette oeuvre. Ceux-ci sont très légers mais malheureusement bien présents : tout va un peu vite. Certains éléments scénaristiques semblent un peu expédiés, ce qui est sans doute dû au format one-shot du récit, obligeant Félix et Gastine à des coupes légèrement dommageables. Reproche complémentaire : la mise en scène manque parfois d'ampleur. La scène clé de la découverte du corps de Bennett, par exemple, manque de puissance émotionnelle. On aurait aimé être vraiment bouleversé par cette séquence touchante, mais il lui manque la petite étincelle qui le lui aurait permis (ce qui ne l'empêche pas d'être réussie malgré tout). Enfin, dernier (tout petit) défaut, directement issu des qualités soulignées ci-dessus : le dessin et les couleurs sont un peu trop propres pour un western aussi noir. Tout ça manque de la saleté qu'on aurait imaginé dans un récit pareil. Les images sont chaleureuses, brillantes et colorées, et ce finalement même dans les scènes les plus dramatiques. Rien de grave, c'est dépendant de la somptuosité de l'ensemble, mais un peu plus de saleté aurait contribué à mieux rendre l'aspect crépusculaire de l'histoire qui nous est contée. Enfin, ces reproches sont vraiment minimes, tant il serait profondément injuste de bouder son plaisir face à une oeuvre généreuse qui, si elle ne bouleverse pas l'histoire de la bande dessinée, nous propose quand même quelque chose de remarquable. Tout est là pour faire de ce récit un grand récit : la qualité graphique s'allie à des dialogues simples mais efficaces et à des personnages nuancés et bien écrits pour nous toucher au plus profond de nous-même. Et en cela, je suis plus que satisfait par le final, plein de sens et réellement émouvant. Je me suis senti muet face à cette conclusion qui, enfin, apporte une lueur d'espoir et de rédemption dans une histoire très noire, et conclut sur une note optimiste une bande dessinée qui méritera une seconde lecture très rapidement...

05/02/2020 (modifier)
Par Hervé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Hervé

Ces deux auteurs nous avaient livré il y a quelques années L'Héritage du Diable, une série sympathique mêlant ésotérisme avec la grande Histoire, série que j'avais beaucoup appréciée. Cette fois-ci le tandem nous revient avec un western, et quel western! Derrière une magnifique couverture, que l'on ait opté pour le tirage de luxe ou le tirage normal, nous découvrons une histoire assez inattendue. Outre un scénario qui n'est pas avare en surprises, et qui défie tout ce que l'on attendait d'un western classique, il faut souligner la qualité exceptionnelle du dessin de Paul Gastine. Quels progrès depuis L'Héritage du Diable. Avec des plans très cinématographiques (jetez un coup d’œil à la troisième case de la page 49), Gastine nous offre des planches somptueuses. Il est très à l'aise dans les scènes nocturnes, assez nombreuses dans cette histoire. J'avoue avoir choisi l'édition grand format, en tirage de luxe pour admirer le dessin. J'attendais depuis plusieurs mois la sortie de cet album, après avoir découvert quelques planches sur certains sites, et mon attente a été à la hauteur de ce que j'espérais. Car ce one shot, il faut souligner qu'il s'agit d'un one-shot, est sublime. Jérôme Félix a l'habileté de nous offrir, derrière un début de scénario somme toute assez classique, souvent traité au cinéma (le déclin des cow-boys et l'émergence du chemin de fer) une histoire d'amitié, d'engagement qui va virer au cauchemar. J'ai déjà relu cet album deux fois tant cette histoire m'a enthousiasmé, et je vous invite à découvrir ce one-shot, qui, avec Les Indes fourbes sera à mon avis, un des meilleurs albums de cette année.

12/11/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ro

Depuis le succès de Undertaker et Sykes notamment, il y a un vrai renouveau du western dans la BD ces dernières années, avec pas mal de vraiment bons albums et bonnes séries. Et "Jusqu'au dernier" vient s'y ajouter, en bonne place parmi les meilleurs à mes yeux. L'histoire se déroule à la fin du 19e siècle, alors que l'Ouest est en plein bouleversement avec l'arrivée du chemin de fer qui va conduire à la fin de l'ère des cow-boys, ces hommes dont la mission consistait à faire traverser les états à des troupeaux de bovins en direction des abattoirs de Chicago notamment. Russell est l'un de ces cow-boys, un vieux de la vieille qui sent le vent tourner pour lui. Accompagné de Kirby, un jeune cow-boy débrouillard en qui il place toute sa confiance, et de Bennett, l'enfant un peu simplet qu'il a recueilli, il décide de prendre sa retraite et de monter un petit ranch bien à lui. Mais la mort de Bennett, à qui il tenait tant sans le montrer clairement, va changer la donne et l'entraîner dans une fuite en avant sans retour possible. D'emblée, j'ai été épaté par le dessin. Paul Gastine a mis trois ans à dessiner cet album et, pfiou, ça en valait la peine. Chaque planche est superbe, à la toute petite exception de la planche titre dont la colorisation trop orangée m'a un peu dérangé. Mais hormis celle-là, il n'y a pas une page que je n'ai pas trouvée époustouflante. La mise en scène est très cinématographique, avec des prises de vue en plans éloignés sur des paysages grandioses, réalistes et détaillés. Les personnages sont réalistes eux aussi et en même temps plein de vie, d'expressivité et de dynamisme. Et la colorisation est aussi particulièrement maîtrisée. Par plusieurs aspects et même si le trait est ici plus fin, j'ai retrouvé dans ce dessin des touches me rappelant le style de Ralph Meyer et comme j'adore cet auteur et son graphisme, c'est un vrai compliment que je fais là. L'histoire n'est pas en reste. Elle est très bonne et offre un one-shot dense, qui sort des sentiers battus. Le contexte est intéressant, celui d'un pays en plein bouleversement où le cow-boy classique ne trouve plus sa place. Les personnages sont très bons, avec un trio original qui fonctionne bien. Et les protagonistes secondaires sont également bien trouvés. L'intrigue, quant à elle, se révèle pleine de surprises, avec quelques passages, retournements de situations et décisions des personnages plutôt inattendus. On n'y trouvera finalement pas vraiment de bons ni de méchants et pourtant le déroulé se révélera tragique. Je note qu'on aura droit à un passage rappelant un peu l'intrigue du Rige, le troisième tome de La Quête de l'Oiseau du Temps, et là encore c'est pour moi un compliment manifeste. La conclusion du récit est forte car elle laissera le lecteur sur un sentiment mi-figue mi-raisin, à la fois triste et désabusé mais aussi finalement optimiste pour la relève qui se présente. La fin d'une ère laisse la place à un nouveau monde, avec sa lumière et son obscurité. Indéniablement un chouette one-shot ! Bravo aux auteurs.

22/10/2019 (modifier)