Les forums / [Livres] Vos romans SF et Fantasy preferés
Je ne suis pas très classifications, même si je suis de loin ceux qui en font, pour voir…. Et puis, j'aurais tendance à dire qu'un grand auteur a tendance a faire gloser sur son genre - pas sexuel ! Par exemple, j'en ai entendu, des passionnés dire que Lovecraft faisait dans le genre fantastique, d'autres dans le genre science-fiction… Moi ? Aucune idée, et vous, à votre avis ? Sinon, ce que j'ai pu lire du cycle des Chambres d'Abeille m'a moins plu que le cycle des Contrées, même si je suis d'accord qu'un des atouts d'Abeille est de servir des scènes de sensualité et de sexe très réussies dans le cycle des Contrées. Pour vous, il me semble qu'Abeille n'est pas non plus fantastique "seulement" onirique. Mais le rêve est-il réservé à la littérature que ne touche rien de fantastique ou de SF ? Tiens, idée, qu'on ne me la pique pas ! Imaginons quelqu'un qui crée des êtres à partir de rêves, ou fait de la réalité un rêve, voire les deux : est-ce que ce sera généraliste, fantastique si on ne sait pas pourquoi, sf si on invente quelque raison, voire religieux si c'est, mettons, un enfant du dieu du rêve qui fait ça ? >> Noirdésir avait écrit : >> >> Lodi avait écrit : >> >> J'ai lu La horde du Contrevent puis Les furtifs. Les deux sont bien si j'ai préféré le premier pour le souffle de l'aventure, c'est le cas de le dire. >> >> >> >> Mais pour la science-fiction moderne, je ne connais que le Cycle des Contrées de Jacques Abeille qui m'ait ensorcelé, à ce jour. Bien des gens ne le verrait pas en auteur de sf, tant mieux cela fait encore un peu ghetto dans notre pays de nos jours. Mais en fait, c'est de la sf, surtout de l'ethnologie, je dirais : que de peuples et de coutumes inventées ! Et pas dans le n'importe quoi : tout a ses raisons, et le tout, sa cohérence. >> >> >> >> D'autre part, dans Les mers perdues, il est même expliqué comment les Jardins statuaires, comment faire pousser des statues, est possible. Mais je conseillerais de commencer à lire ce cycle par… Les jardins statuaires, et d'aller dans l'ordre. Quelle imagination ! La langue n'est pas moins prodigieuse ! Et l'enchantement de l'un renvoit à l'autre et au mouvement, à la quête. Sinon, cerise sur le gâteau, les couvertures des livres sont belles. Avant qu'on m'accuse d'avoir mal résumé ou amorcé, envoyons une défense qui est aussi une amorce pour un imaginaire vraiment singulier : >> >> >> >>https://boojum.fr/jacques-abeille-les-jardins-statuaires >> >> Tout Jacques Abeille est intéressant (y compris le versant érotique de son oeuvre publié sous un pseudo). Mais je ne le classerais pas comme auteur SF. Il y a du fantastique, mais qui plonge vers les immensités oniriques, poétiques (il a participé au mouvement surréaliste). Mais oui, le cycle des contrées est superbe, envoûtant, hautement recommandable.
>> Lodi avait écrit : >> J'ai lu La horde du Contrevent puis Les furtifs. Les deux sont bien si j'ai préféré le premier pour le souffle de l'aventure, c'est le cas de le dire. >> >> Mais pour la science-fiction moderne, je ne connais que le Cycle des Contrées de Jacques Abeille qui m'ait ensorcelé, à ce jour. Bien des gens ne le verrait pas en auteur de sf, tant mieux cela fait encore un peu ghetto dans notre pays de nos jours. Mais en fait, c'est de la sf, surtout de l'ethnologie, je dirais : que de peuples et de coutumes inventées ! Et pas dans le n'importe quoi : tout a ses raisons, et le tout, sa cohérence. >> >> D'autre part, dans Les mers perdues, il est même expliqué comment les Jardins statuaires, comment faire pousser des statues, est possible. Mais je conseillerais de commencer à lire ce cycle par… Les jardins statuaires, et d'aller dans l'ordre. Quelle imagination ! La langue n'est pas moins prodigieuse ! Et l'enchantement de l'un renvoit à l'autre et au mouvement, à la quête. Sinon, cerise sur le gâteau, les couvertures des livres sont belles. Avant qu'on m'accuse d'avoir mal résumé ou amorcé, envoyons une défense qui est aussi une amorce pour un imaginaire vraiment singulier : >> >>https://boojum.fr/jacques-abeille-les-jardins-statuaires Tout Jacques Abeille est intéressant (y compris le versant érotique de son oeuvre publié sous un pseudo). Mais je ne le classerais pas comme auteur SF. Il y a du fantastique, mais qui plonge vers les immensités oniriques, poétiques (il a participé au mouvement surréaliste). Mais oui, le cycle des contrées est superbe, envoûtant, hautement recommandable.
J'ai lu La horde du Contrevent puis Les furtifs. Les deux sont bien si j'ai préféré le premier pour le souffle de l'aventure, c'est le cas de le dire. Mais pour la science-fiction moderne, je ne connais que le Cycle des Contrées de Jacques Abeille qui m'ait ensorcelé, à ce jour. Bien des gens ne le verrait pas en auteur de sf, tant mieux cela fait encore un peu ghetto dans notre pays de nos jours. Mais en fait, c'est de la sf, surtout de l'ethnologie, je dirais : que de peuples et de coutumes inventées ! Et pas dans le n'importe quoi : tout a ses raisons, et le tout, sa cohérence. D'autre part, dans Les mers perdues, il est même expliqué comment les Jardins statuaires, comment faire pousser des statues, est possible. Mais je conseillerais de commencer à lire ce cycle par… Les jardins statuaires, et d'aller dans l'ordre. Quelle imagination ! La langue n'est pas moins prodigieuse ! Et l'enchantement de l'un renvoit à l'autre et au mouvement, à la quête. Sinon, cerise sur le gâteau, les couvertures des livres sont belles. Avant qu'on m'accuse d'avoir mal résumé ou amorcé, envoyons une défense qui est aussi une amorce pour un imaginaire vraiment singulier : https://boojum.fr/jacques-abeille-les-jardins-statuaires
>> Alix avait écrit : >> Ayant lu beaucoup de grands classiques pendant des années (ah, Arthur C Clarke), je me suis mis à la science-fiction contemporaine, en me servant des nominations pour les prix Arthur C Clarke (justement) : >>https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Arthur-C.-Clarke >> >> J’ai fait des découvertes magnifiques, voir pièces jointes pour ce que j’ai lu récemment. Je finis juste Station Eleven, wow, j’apprends d’ailleurs qu’il existe une série TV (sur Apple TV et Amazon), je vais essayer de regarder ça, et surtout de m’intéresser aux autres romans de Emily St. John Mandel. >> >> Et vous, lisez-vous des romans SF actuels ? des œuvres ou des auteurs à recommander ? Pour la SF, je te recommanderais Des milliards de tapis de cheveux de Andreas Eschbach, qui est incroyable.
>> Alix avait écrit : >> Ayant lu beaucoup de grands classiques pendant des années (ah, Arthur C Clarke), je me suis mis à la science-fiction contemporaine, en me servant des nominations pour les prix Arthur C Clarke (justement) : >>https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Arthur-C.-Clarke >> >> J’ai fait des découvertes magnifiques, voir pièces jointes pour ce que j’ai lu récemment. Je finis juste Station Eleven, wow, j’apprends d’ailleurs qu’il existe une série TV (sur Apple TV et Amazon), je vais essayer de regarder ça, et surtout de m’intéresser aux autres romans de Emily St. John Mandel. >> >> Et vous, lisez-vous des romans SF actuels ? des œuvres ou des auteurs à recommander ? Damasio ?
Ayant lu beaucoup de grands classiques pendant des années (ah, Arthur C Clarke), je me suis mis à la science-fiction contemporaine, en me servant des nominations pour les prix Arthur C Clarke (justement) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Arthur-C.-Clarke J’ai fait des découvertes magnifiques, voir pièces jointes pour ce que j’ai lu récemment. Je finis juste Station Eleven, wow, j’apprends d’ailleurs qu’il existe une série TV (sur Apple TV et Amazon), je vais essayer de regarder ça, et surtout de m’intéresser aux autres romans de Emily St. John Mandel. Et vous, lisez-vous des romans SF actuels ? des œuvres ou des auteurs à recommander ?
Fichier joint : 20260125_195649.jpg
Mercedes Lackey avec ses livres dans le même univers : Les Hérauts de Valdemar. Série Med Fantastique où les sentiments, ce que ressentent les personnes sont vraiment prenant. Une de ses trilogies, le hérauts est gai et pour autant dans son écriture, elle ne le fait pas ressentir. On le sait par les sentiments qu'il a et les relations mais sinon, ca ne se ressent pas dans l'histoire. Univers contenant plusieurs trilogies, sur des périodes différents, parfois deux trilogies autour d'un même personnage.
"Les Enfants D'Icare". Arthur C. Clarke. 1953. ... Je continue à donner dans le lieu commun ! Et je colle une autre couverture inspirée de Tibor Csernus : j'adore son travail !! Mais quelle claque, ce récit "prophétique" qui décrit l'accession de l'Humanité à son "Âge D'Or" grâce (à cause !) d' extraterrestres débarqués pile-poil au bon moment. L'intro, "longagne", est un peu inutile à la compréhension du livre ; mais l'auteur semble avoir tenu à préciser les contextes sociaux-économiques présidant à l'arrivée des "Suzerains". Sinon, le reste se lit d'une traite, car on ne peut qu'être dévoré de curiosité quant aux raisons du comportement asocial de ces envahisseurs, dont la bienveillance indubitable est pourtant maintes fois prouvées (et plutôt précisément !) par Arthur C. Clarke : la façon dont est réglée la tradition de la Corrida, par exemple... Juste jouissif. La démonstration extrapole l'idée de cette "évolution planétaire" jusqu'à ses conséquences vertigineuses de logique (dans ce contexte S.F.) et, même si "l'aventure" hors-planète du téméraire Jan Rodricks nous distrait un temps, par ses descriptions spectaculaires d'un monde-relais des Suzerains plein de bizarreries très originales (...!), cela n'amortit en rien l'énormité de la conclusion inévitable du roman. Tout comme lui, on revient du voyage abasourdi par la maestria de l'écrivain -et, je l'avoue, la boule au ventre. Chef-d’œuvre du genre.
Fichier joint : Les_Enfants_DIcare.jpg
>> Bruno
avait écrit :
>> ...! J'ai confondu "États d'Urgence" avec Turbulences ! Surtout que, ce dernier, je ne m'en rappelle qu'à peine... Genre : je CROIS que je l'ai lu, d'après son résumé... Pas bon, ça : faut que je commence les exercices mnémotechniques, décidément ouaïllaïllaïlleu...
>> Cela-dit, je ne trouve pas que le bouquin soit climato-sceptique : plutôt anti-alarmiste et "sachons bon-sens garder".
Turbulences, c'est une histoire de complots industriels autour de la fabrication d'avions. Très intéressant, on sent que Crichton se renseignait beaucoup avant d'écrire.
Etats d'urgence était pas forcément illisible du fait de son climato-scepticisme, et j'aime bien son côté, comme tu dis, "anti-alarmiste". Mais Crichton était réputé pour aller prendre la parole dans des congrès scientifiques (il avait tellement étudié le sujet), ce qui ne plaisait pas à tout le monde, car il avait quand même - je crois - tendance à remettre en cause la réalité du réchauffement climatique. En tous cas, à dire que l'Homme n'avait pas une grande responsabilité dedans, que c'était un phénomène naturel (car on sort d'un petit âge glaciaire se terminant au XIXe), et il avait pas mal d'arguments qu'il exposait au gré de son roman.
On en pense ce qu'on veut, je ne suis pas un dogmatique et cela n'a rien enlevé à mon plaisir de lecture, car il faut indéniablement reconnaître que Crichton a un sens de la narration extraordinaire. Pas pour rien qu'il a été adapté au cinéma par des grands noms comme Steven Spielberg, Blake Edwards, Robert Wise, John McTiernan, Barry Levinson ou Richard Donner, c'est pas rien !
...! J'ai confondu "États d'Urgence" avec Turbulences ! Surtout que, ce dernier, je ne m'en rappelle qu'à peine... Genre : je CROIS que je l'ai lu, d'après son résumé... Pas bon, ça : faut que je commence les exercices mnémotechniques, décidément ouaïllaïllaïlleu...
Cela-dit, je ne trouve pas que le bouquin soit climato-sceptique : plutôt anti-alarmiste et "sachons bon-sens garder".
>> Josq avait écrit :
>> >> Bruno
avait écrit :
>> >> Jurassic Park. Michael Crichton. 1990.
>> >> Juste parce que c'est un truc que j'ai souvent relu, avec plaisir... Véritable intérêt pour l'intrigue ou fascination morbide ?!
>> >> De cet auteur, je ne connais que quatre autres œuvres : "La Variété Andromède", lue très jeune et qui m'avait beaucoup impressionné par sa froideur scientifique, non dénuée d'un certain enseignement, et le potentiel cataclysmique de son intrigue ; "Sphère", une historiette de S.F. qui aurait gagné à être écourtée : le format roman vraiment trop long pour le sujet, si simple. "Congo", une aventure en pleine jungle ; pas passionnante mais néanmoins originale. Et, enfin, Turbulences : une dénonciation peu excitante mais assez croustillante (... Voir la fin...!) de la puissance politico-financière des lobbies, même les mieux intentionnés -ici, ce sont les écologistes qui font les frais de la démonstration. Le gars est manifestement au service de la "vérité scientifique" -diplômé de la Harvard Medical School, quand même !- et son approche documentée offre une accroche "crédible" très séduisante à ses récits.
>> >> Mais Jurassic Park est vraiment le plus excitant parmi ceux-là. L'intro est punchy comme c'est pas possible ; le contexte est explicité très dynamiquement : le résumé documentaire du début, vertigineux d'angoisses rétrospectives quant à sa plausibilité (si raccord avec les dérives actuelles concernant la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques...) nous situe en quelques pages le soucis de l'auteur (l'impossibilité pour l'Homme d'être digne de sa créativité) ; et l'idée du parc mirifique est exploitée jusqu'au trognon : horreur et humour juxtaposés juste comme il faut.
>> >> Bien sûr, le film est assez jouissif en tant que tel ; mais la dynamique des personnages est fatalement mieux exploitée dans le roman et, assez curieusement, certains survivants de ces pages ne passent pas le cap à l'écran : il y a là encore matière à dénoncer le politiquement correct -si tordu !- de Hollywood.
>> >> Une lecture très distrayante et aussi très aboutie : même en chapitres et paragraphes, ça reste du grand spectacle et on en a plein les yeux.
>>
>> Jurassic Park est absolument brillant, j'ai plusieurs fois usé le bouquin aussi !
>> Mais de lui, dans le registre SF, il faut aussi lire Sphère, un récit haletant d'une intensité que j'ai rarement lu en bouquin, et Prisonniers du temps, plus historique que réellement SF (mais c'est quand même une histoire de voyage dans le temps). Avec Jurassic Park (et Le Monde perdu la suite de JP, à lire également, peut-être même meilleure que le premier tome, j'hésite), c'est ses meilleures oeuvres, selon moi !
>>
>> J'avais adoré Etat d'urgence, aussi, très bien foutu, mais je pense que le climato-scepticisme affiché du bouquin est devenu vraiment désuet aujourd'hui...
>> Bruno
avait écrit :
>> Jurassic Park. Michael Crichton. 1990.
>> Juste parce que c'est un truc que j'ai souvent relu, avec plaisir... Véritable intérêt pour l'intrigue ou fascination morbide ?!
>> De cet auteur, je ne connais que quatre autres œuvres : "La Variété Andromède", lue très jeune et qui m'avait beaucoup impressionné par sa froideur scientifique, non dénuée d'un certain enseignement, et le potentiel cataclysmique de son intrigue ; "Sphère", une historiette de S.F. qui aurait gagné à être écourtée : le format roman vraiment trop long pour le sujet, si simple. "Congo", une aventure en pleine jungle ; pas passionnante mais néanmoins originale. Et, enfin, Turbulences : une dénonciation peu excitante mais assez croustillante (... Voir la fin...!) de la puissance politico-financière des lobbies, même les mieux intentionnés -ici, ce sont les écologistes qui font les frais de la démonstration. Le gars est manifestement au service de la "vérité scientifique" -diplômé de la Harvard Medical School, quand même !- et son approche documentée offre une accroche "crédible" très séduisante à ses récits.
>> Mais Jurassic Park est vraiment le plus excitant parmi ceux-là. L'intro est punchy comme c'est pas possible ; le contexte est explicité très dynamiquement : le résumé documentaire du début, vertigineux d'angoisses rétrospectives quant à sa plausibilité (si raccord avec les dérives actuelles concernant la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques...) nous situe en quelques pages le soucis de l'auteur (l'impossibilité pour l'Homme d'être digne de sa créativité) ; et l'idée du parc mirifique est exploitée jusqu'au trognon : horreur et humour juxtaposés juste comme il faut.
>> Bien sûr, le film est assez jouissif en tant que tel ; mais la dynamique des personnages est fatalement mieux exploitée dans le roman et, assez curieusement, certains survivants de ces pages ne passent pas le cap à l'écran : il y a là encore matière à dénoncer le politiquement correct -si tordu !- de Hollywood.
>> Une lecture très distrayante et aussi très aboutie : même en chapitres et paragraphes, ça reste du grand spectacle et on en a plein les yeux.
Jurassic Park est absolument brillant, j'ai plusieurs fois usé le bouquin aussi !
Mais de lui, dans le registre SF, il faut aussi lire Sphère, un récit haletant d'une intensité que j'ai rarement lu en bouquin, et Prisonniers du temps, plus historique que réellement SF (mais c'est quand même une histoire de voyage dans le temps). Avec Jurassic Park (et Le Monde perdu la suite de JP, à lire également, peut-être même meilleure que le premier tome, j'hésite), c'est ses meilleures oeuvres, selon moi !
J'avais adoré Etat d'urgence, aussi, très bien foutu, mais je pense que le climato-scepticisme affiché du bouquin est devenu vraiment désuet aujourd'hui...
Jurassic Park. Michael Crichton. 1990.
Juste parce que c'est un truc que j'ai souvent relu, avec plaisir... Véritable intérêt pour l'intrigue ou fascination morbide ?!
De cet auteur, je ne connais que quatre autres œuvres : "La Variété Andromède", lue très jeune et qui m'avait beaucoup impressionné par sa froideur scientifique, non dénuée d'un certain enseignement, et le potentiel cataclysmique de son intrigue ; "Sphère", une historiette de S.F. qui aurait gagné à être écourtée : le format roman vraiment trop long pour le sujet, si simple. "Congo", une aventure en pleine jungle ; pas passionnante mais néanmoins originale. Et, enfin, Turbulences : une dénonciation peu excitante mais assez croustillante (... Voir la fin...!) de la puissance politico-financière des lobbies, même les mieux intentionnés -ici, ce sont les écologistes qui font les frais de la démonstration. Le gars est manifestement au service de la "vérité scientifique" -diplômé de la Harvard Medical School, quand même !- et son approche documentée offre une accroche "crédible" très séduisante à ses récits.
Mais Jurassic Park est vraiment le plus excitant parmi ceux-là. L'intro est punchy comme c'est pas possible ; le contexte est explicité très dynamiquement : le résumé documentaire du début, vertigineux d'angoisses rétrospectives quant à sa plausibilité (si raccord avec les dérives actuelles concernant la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques...) nous situe en quelques pages le soucis de l'auteur (l'impossibilité pour l'Homme d'être digne de sa créativité) ; et l'idée du parc mirifique est exploitée jusqu'au trognon : horreur et humour juxtaposés juste comme il faut.
Bien sûr, le film est assez jouissif en tant que tel ; mais la dynamique des personnages est fatalement mieux exploitée dans le roman et, assez curieusement, certains survivants de ces pages ne passent pas le cap à l'écran : il y a là encore matière à dénoncer le politiquement correct -si tordu !- de Hollywood.
Une lecture très distrayante et aussi très aboutie : même en chapitres et paragraphes, ça reste du grand spectacle et on en a plein les yeux.
Fichier joint : Jurassic_Park_.jpg
Blanc Comme La Nuit. Catherine A. Quenot. 1991. ... À ne pas confondre avec le roman de Ann Cleeves, qui possède le même titre ?! Un livre à l'ambiance très originale, par son mix rural/Fantastico-Horrifique (la campagne Corse ! Rien que ça !) autant que par la dimension plus paranormale introduite par les rapports Psi entretenus par les faux jumeaux. Alors oui : c'est stylistiquement très pompé sur du Stephen King de base, côté mise en vedette des enfants (très bien "dessinés") et opposition innocence/horreur ; mais c'est aussi beaucoup plus poétique dans les descriptions : le côté "naturaliste" du Mal est particulièrement bien rendu ! À contrario, là où notre Américain a souvent tendance à s'étaler, et pas toujours à bon escient (le final de Shining...!), cette histoire aurait mérité une bonne cinquantaine de pages de plus pour véritablement exploiter toute la richesse de la situation des personnages ; car sa conclusion, plutôt flippante, aurait été encore plus goûteuse si elle n'avait pas été aussi abrupte... Le jeune Nicholas -mais tout le monde l'appelle Nyx- pressent que l'été va apporter des changements dans la vie si tranquille de son village de "montagne" ; et même les regards que lui renvoie sa mère semblent confirmer ses craintes/espoirs... Peut-être, d'ailleurs, ces touristes qui ont loué une chambre sont-ils même, en toute innocence, le vecteur inévitable de ce qui va arriver ? Ce sera amusant de faire connaitre à leurs enfants les environs. Surtout la maison de "La Vouivre"... De Catherine A. Quenot, j'ai aussi lu "... Si tu m'aimes" : une histoire de jalousie d'outre-tombe qui, cette fois-ci par contre, souffre un peu de la longueur du récit, même si l'angle très original (la chatte !) donne aussi un goût inusité à ce dernier. Ça fait aussi beaucoup moins peur, hein !
Fichier joint : blanc-comme-la-nuit-888567.jpg
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site