L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)
Avez-vous déjà rêvé d'assister au tournage d'une série télé ? Guillaume Bouzard, lui, l'a fait avec la série Lucky Luke de Julien Vallespi.
Nouveautés BD, comics et manga
"Lorsque Bouzard a accepté d'accompagner le tournage de la série Lucky Luke à sa manière, nous savions que nous ne serions pas dans un making of traditionnel. Il aurait pu livrer un carnet de bord classique, sobre, linéaire. Mais on parle de Bouzard ! Il a préféré se mettre en scène lui-même (râleur, maladroit, curieux, sensible, et parfois un peu dépassé) suivant les coulisses de ce drôle de western tourné pour de vrai, avec de vrais chevaux, de vrais décors, de vrais comédiens... et quelques vraies galères, évidemment."
| Scénario | |
| Dessin | |
| Couleurs | |
|
Editeur
|
|
|
Genre
/
Public
/
Type
|
|
| Date de parution | 26 Février 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Guillaume Bouzard part dans le désert espagnol pour raconter les coulisses du tournage de la future série Lucky Luke... Mais voilà, c'est Bouzard. Donc on croise bien l'équipe, les décors, quelques acteurs aperçus le temps d'une case, et même Rantanplan, mais le véritable centre du livre reste Bouzard lui-même et sa capacité à être perpétuellement à côté de la plaque. Je suis un très bon client de son humour et, ici encore, il réussit à me faire franchement rire. Son sens de l'absurde, de l'autodérision et du décalage permanent fonctionne à plein régime : dialogues lunaires, situations inutiles mais savoureuses, gags franchement couillons (quand je dis que je suis bon client, j'ai éclaté de rire au nom de Ranplanplan), et détournement constant du principe même du reportage. Graphiquement, c'est du Bouzard pur jus : expressivité maximale, énergie du trait et mise en scène entièrement au service du comique. J'ai aussi beaucoup aimé les couleurs, réalisées par un trio de coloristes que je ne connaissais pas, qui parviennent à donner une belle chaleur aux décors espagnols : on se croirait au Far West. Derrière ce faux journal qui n'en est pas vraiment un, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir un léger sentiment de vide, puisqu'on apprend finalement peu de choses sur le tournage lui-même et que Bouzard préfère tourner autour du sujet, digresser, s'égarer volontairement. Mais ce manque de matière réelle fait aussi partie du dispositif comique et, même si je reste avec cette petite impression de creux, cela ne m'a pas empêché de passer un très bon moment. Drôle, potache, très personnel : exactement ce que j'attendais de Bouzard et de son fidèle Rouplouplou.
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site
© Dargaud 2026