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Largo Winch

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 114 avis)

Sans famille ni attaches, contestataire, coureur, vagabond, iconoclaste et bagarreur, il se trouve à 26 ans à la tête d'un empire de 10 milliards de dollars... Decouvrez LARGO WINCH le milliardaire en blues jeans. Et attachez vos ceintures!


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Il s’appelle Winczlav. Largo Winczlav. Il est né en Yougoslavie. De père inconnu. Sa mère est morte de misère lorsqu’il avait deux ans. Et l’Assistance publique s’en est généreusement occupé, en le plaçant à l’orphelinat de Sarajevo. Avec un démarrage pareil, sa vie avait tout pour virer galère, non? Mais à des milliers de kilomètres de là, un homme va changer son destin. Un des hommes les plus riches du monde. Installé au sommet d’un gratte-ciel à New York, il porte le même nom que lui, mais il l’a transformé en WINCH - aux USA, c’était plus facile à faire passer - et il est à la recherche de ses racines. Nerio Winch veut trouver, dans sa lointaine famille, un héritier pour son empire. Et il adopte Largo. Le confie à un couple de braves gens. Puis l’envoie faire les meilleures études en Angleterre et en Allemagne. Et lorsque son père adoptif disparaît dans des conditions dramatiques, Largo hérite du Groupe W, le plus grand conglomérat d’entreprises multinationales jamais possédé et dirigé par un seul homme. A lui seul, il vaut désormais dix milliards de dollars. Ce qui n’est pas au goût de tout le monde, comme il ne va pas tarder à s'en apercevoir...

Scénaristes
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1990
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (Cycles de 2 albums) 22 tomes parus
Couverture de la série Largo Winch
Les notes (114)
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18/06/2001 | Florian
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Par Alix
Note: 4/5
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Je découvre ce « block buster » de la BD franco-belge sur le tard, et je ressors satisfait de ma lecture. Je ne suis pourtant pas friand du monde de la finance, mais si mon intérêt a fluctué au fil des 22 tomes parus à ce jour, je ne me suis jamais ennuyé. Les intrigues sont bien construites, parfois un peu compliquées (j’ai trouvé le cycle 21-22 un peu alambiqué par exemple), mais le petit résumé en début de seconde partie clarifie souvent bien des choses. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié ces cycles courts de deux tomes, il est ainsi facile de lire une histoire de temps en temps, sans avoir à se souvenir des évènements précédents. Les personnages sont certes un peu clichés, mais ils sont variés et attachants, et la personnalité humaine et généreuse de Largo se développe bien au cours des tomes. Pour le reste, toute la panoplie de James Bond est présente : les scènes d’actions aussi spectaculaires qu’improbables, l’humour omniprésent, les retournements de situations capillotractés, les voyages dépaysants aux 4 coins du monde, les belles femmes aux rôles souvent forts et importants, les coups fourrés… le tout superbement illustré par le dessin très détaillé de Philippe Francq. Une série selon moi immanquable pour les amateurs de thrillers et de grand spectacle.

28/09/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
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Bien évidemment je lis et je relis très régulièrement les aventures de Largo Winch. Depuis 30 années pour être précis. Et je dois vous le dire, haut et fort, cette saga financière avec de multiples rebondissements est bien ma tasse thé ! Je dévore chaque album avec délectation et avec un plaisir incommensurable. L’univers du duo Jean Van Hamme et Philippe Francq m'a mis en appétit dès les premiers albums. Le scénario est bien ficelé, pas besoin de se cramponner. Tout est fluide et bien construit. Quant au dessin, le trait est magnifique, et les cases fourmillent de petits détails. Cette série est une valeur sûre de la BD de ces dernières années. On ne peut être déçu. Le rythme est bon et les histoires s’enchainent sans temps mort. Bien évidemment, il est fréquent de faire le parallèle avec la série XIII, série tout aussi passionnante avec aux manettes sieur Jean Van Hamme. Pas de redondance. Vous pouvez foncer tête baissée sur ces deux séries. C’est qui le patron ??? Jean Van Hamme bien sûr !

20/06/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
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Largo Winch, je peux dire que ça a été la première bd "adulte" que j'ai commencé à lire. Alors forcément, ca m'a marqué. Le héros est un héros : beau, riche, intelligent, raisonnable, tombeur de ces dames avec une facilite déconcertante... bref sympa, impressionnant, "badass" mais pas franchement attachant. Mais comme dans beaucoup de bd (Tintin pour ne citer qu'elle), ce sont les personnages secondaires qui apportent de la dimension aux aventures de Largo. Simon le meilleur ami cambrioleur et potache, Freddy le pilote baroudeur, Cochrane le comptable procédurier, Penny la secrétaire stricte et désabusée devant le côté à la cool de son patron ou encore Gus Fenimore le millionnaire excentrique.. Rajoutons à ça un dessin très agréable, des intrigues bien ficelées sur fond de magouilles économiques ainsi que quelques touches d'humour et on obtient une série agréable à suivre. Néanmoins, je trouve que la série a décliné au fur et à mesure des albums. J'ai personnellement décroché a partir du tome 15, mais les 13 et 14 sont déjà un ton en dessous des autres. Je continue à lire les nouveaux albums à chaque sortie, plus par habitude qu'autre chose. Je ne sais pas si le changement de scénariste (Giacometti a remplacé Van Hamme a l'issue du tome 20 qui était le moins réussi selon moi) redonnera un second souffle à la série. J'en doute. En tout cas je recommande à tout le monde les premiers albums. Les aventures s'étendent à chaque fois sur deux albums, les meilleurs étant pour moi les albums 1 à 6 et 11 et 12

12/02/2018 (modifier)

S'agit-il de James Bond ? Ou bien alors serait-ce Jason Bourne ? Non non c'est Largo Winch, le milliardaire en blue jeans ! 28 ans après la publication du premier tome par les éditions Dupuis, la saga business-thriller de Jean Van Hamme s'est mue en oeuvre culte vendue à plusieurs millions d'exemplaires. Mais de quoi ça parle exactement ? Eh bien lire Largo Winch c'est plonger la tête la première dans les méandres obscurs de la haute finance internationale, où règne la spéculation malhonnête et la loi du plus fort. A vingt-six balais, un ancien orphelin yougoslave se retrouve catapulté à la tête d'un empire de dix milliards de dollars suite à l'assassinat de son père adoptif. Voilà Largo héritier du Winch Group, cependant il va vite se rendre compte que ses nouvelles acquisitions attisent envie et malveillance de la part de rivaux mal intentionnés. Appréhender toute la terminologie politico-financière n'est pas une sinécure et le vocabulaire technique copieusement utilisé pourra rebuter le néophyte, personnellement je trouve qu'elle accentue la crédibilité et l'immersion, Van Hamme puise dans ses connaissances encyclopédiques pour rendre familier un milieu qui parait toujours un peu abscons et ésotérique, presque impénétrable pour le commun des mortels. Businessmen mafieux, banquiers influents, capitaines d'industrie, oligarques et cheikhs multimilliardaires, c'est tout le gratin mondial que l'on côtoie aux côtés de Largo Winch dans des aventures où l'on retrouve pèle-mêle coups montés, magouilles, OPA, érotisme et donzelles plantureuses, tractations et détournements en tous genres. Chaque tome se lit d'une traite, même s'il est vrai que la série traîne un peu en longueur après le diptyque "Voir Venise/ Et mourir". En tous les cas c'est une bande dessinée captivante à lire et très maîtrisée, illuminée par un dessin droit et anguleux qui épouse merveilleusement la froideur et le sérieux du monde financier qu'il illustre. Elle m'a fait penser par certains aspects aux S.A.S de Gérard de Villiers, et le personnage de Largo Winch rappelle inévitablement James Bond : une dégaine de playboy, du bagout et de la testostérone. N'en jetez plus !

15/01/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
L'avatar du posteur Erik

Cette célèbre BD typiquement commerciale explore le monde financier au travers un héritier hors du commun: jeune, beau et à qui tout réussit. Sa générosité et son humanisme vont être confrontés aux requins de la finance. Jusqu’au 6ème tome, c’est réellement passionnant car on explore le monde financier dans tous ses états avec une intrigue qui allie business et action. Après, c’est un cran en dessous bien que les deux derniers volumes remontent un peu dans mon estime. En effet, le 7ème tome à savoir "la Forteresse de Makiling" paru en 1996 marquait une nouvelle direction pour la BD, laissant l'univers de la finance et de ses complots pour lui préférer des récits d'aventures exotiques. Le scénariste Van Hamme s’essouffle ces dernières années dans l’exploitation commerciale à tout va. Le héros s’en tire toujours à la fin, cela devient presque énervant car archi conventionnelle. Il n'y a guère de psychologie propre à ce personnage très stéréotypé. C’est réellement dommage. Cependant, bonne nouvelle : Van Hamme a très vite compris le message de ses lecteurs et il s'applique à nouveau à trouver des scénarios originaux. Il cisèle son découpage avec efficacité et dynamisme. Il n'y a aucun temps mort ou de scènes superflues. Peu de scénariste sont capables de produire un récit avec autant d'efficacité. C'est bien là l'ultime marque d'un auteur qui était d'emblée mon préféré. Le fait qu’une BD soit commerciale ne me déplaît pas pour autant. Quand je lis un Largo Winch, je passe un bon moment de détente même s’il y a les ingrédients habituels du genre. Le plaisir de la lecture compte beaucoup dans mon appréciation personnelle. Par ailleurs, ce "milliardaire en blue jeans" ne se contente pas d'être beau, riche et doué pour l'action: il est aussi décidé à se servir de sa fortune pour mettre en pratique ses convictions humanistes. Respect pour Mister Winch! Que dire également des personnages secondaires qui sont devenus un atout majeur pour la série: on suit avec une certaine délectation les frasques de Simon Ovronaz et on rigole toujours de l'attitude très conservatrice de Dwight E. Cochrane, le numéro 2 du groupe W. Je dois avouer que cette série est de l'une qui m'a fait apprécier la bande dessinée en général. C'était pour moi une grande révélation à l'époque de sa découverte. J'ai quand même hésité à mettre la note Culte sur cette série tant décriée. Je franchis le pas afin d'être en accord avec moi-même. Bon, je réalise qu’avec une telle note pour une telle série, je vais basculer dans la catégorie des lecteurs « grand public » du genre populaire. Cependant, j’assume totalement mes choix étant prêt même à les revendiquer ! Le succès du film tiré de la bd prouve que cette série est bien au-dessus du lot, qu'elle a marqué toute une génération. Il faut dire que depuis sa création il y a plus de 20 ans, Largo Winch est devenu une série culte, un véritable phénomène éditorial appuyé par un solide accompagnement marketing à la sortie d’une nouveauté ou d’une adaptation audiovisuelle. Onze millions d'albums se sont vendus dans le monde. Les adaptations cinématographiques s'enchaînent entraînant une nouvelle notoriété à ce personnage à travers un public qui ne lira jamais une bd. A noter que le scénariste Van Hamme a passé le relai totalement à partir du tome 21. Cela se ressent bien évidemment mais bon. Il est vrai que cela donne n'importe quoi au niveau du scénario puisque ce bon Largo compte faire revenir son siège fiscal aux USA afin de payer ses impôts comme tout bon citoyen. La crédibilité en prendra un sacré coût. Pour le fun, je vais détailler mes notes album par album : Tome 1: L'héritier Tome 2: Le groupe W Tome 3: OPA Tome 4: Business Blues Tome 5: H Tome 6: Dutch Connection Tome 7: La forteresse de Maikiling Tome 8: L'heure du tigre Tome 9: Voir Venise... Tome 10: ... et mourir Tome 11: Golden Gate Tome 12: Shadow Tome 13: Le prix de l'argent Tome 14: La loi du dollar Tome 15: Les trois yeux du gardien du Tao Tome 16: La Voie et la Vertu Tome 17: Mer noire Tome 18: Colère rouge Tome 19: Chassé-croisé Tome 20: 20 secondes Tome 21: L'étoile du matin Tome 22: Les voiles écarlates Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 25/10/2017) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Plusieurs avantages à cette excellente série. Le fait qu'elle fonctionne par diptyques Elle nous fait voyager Elle est hautement distrayante Des intrigues qui impliquent le monde de la haute finance, même si nous sommes des néophytes cela passe bien, nous ne sommes pas noyés. Un peu de rêve, notre héros évoluant dans des sphères inatteignables peuplées de sublimes créatures! L'humour n'est jamais lourdingue Un dessin très plaisant et plus complexe qu'il pourrait y paraître. Au final quelque chose de très plaisant sans "prise de tête", personnellement je ne trouve pas que la série s'essouffle, en attente de la suite sans impatience mais j'achèterai.

14/09/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Très bonne série qui hélas est atteinte du défaut récurrent chez Van Hamme: elle est trop longue et l'auteur n'a pas su s'arrêter à temps, préférant exploiter le filon. C'est passionnant pendant 8 ou 10 tomes et puis ça perd grandement de son intérêt. Cependant grâce au fonctionnement par diptyques on a un ensemble d'histoires closes, ce qui est une bonne chose, ainsi aussi nul que puissent être les derniers albums, ça ne détruit pas ce qui a été mis en place auparavant comme pour XIII. Le meilleur diptyque est selon moi le second, OPA/Business blues, qui nous plonge au cœur de la grande finance, et qui est véritablement passionnant. Sinon le dessin reste très classique et n'a rien d'extraordinaire. Je n'aime pas vraiment le personnage principal parfois agaçant par son côté boy scout ou so rebel. Non la réussite de cette série réside davantage dans la peinture du milieu de la finance et des intrigues pour prendre le contrôle d'une multinationale.

24/05/2014 (modifier)
Par zeng
Note: 4/5

Blockbuster de la BD franco-belge, Largo Winch fait partie de ce genre d’œuvres foutrement efficaces. Un peu comme Le Chant des Stryges : certes, un peu faciles par moment mais tout de même addictives... Bon, les diptyques, puisque les tomes vont par deux (ce qui est d'ailleurs frustrant au niveau de l'attente entre deux parutions, assez longue tout de même), ne sont pas tous au même niveau néanmoins mais, tous se laissent lire facilement et les scenarii de Van Hamme, très fouillés sur la finance de haute-voltige et les trafics en tout genre, sont assez prenants, comme je l'ai déjà laissé entendre plus haut. Le dessin est efficace, rien à dire. Il colle bien au fond. Rien de transcendant mais plutôt en accord avec les histoires contées. J'en conseille l'achat car c'est bien foutu et une fois que l'on rentre dedans, on a envie de continuer de suivre les aventures de ce bon Largo (qui est quand même quelque peu caricatural des fois). Toutefois, les histoires (2 tomes donc) peuvent se lire indépendamment les unes des autres car, même si l'ensemble des tomes est lié et raconte l'évolution du héros et de sa compagnie, les aventures de LW sont à chaque fois différentes et ne demandent pas forcément une connaissance obtus de l'univers.

12/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Dès son premier album, cette série phénomène lancée par Jean Van Hamme et Philippe Francq, devient un best-seller. C'est comme au cinéma, tout film commercial qui fait un carton n'est pas souvent jugé sérieux par la critique qui fait tout pour en détourner le public; ici, c'est pareil. Certes, c'est archi conventionnel, le héros s'en tire toujours, les femmes sont toujours trop belles, les méchants sont vils, l'action est prévisible... mais n'est-ce pas là ce qui fait le succès de la série dont Van Hamme est bien incapable d'en expliquer le succès. Le lecteur est confronté à des intrigues politico-financières dans un cocktail d'aventures bondesques souvent jouissives qui font passer un excellent moment, et c'est bien tout ce qu'on demande: se distraire, mais grâce à Van Hamme et à son bagage universitaire (agrégation en économie politique, licence en droit des assurances), la complexité et le côté rébarbatif du jargon financier constituent finalement un bon suspense au récit en connexion avec l'actualité. Chaque histoire ressemble un peu à la précédente, les rebondissements sont multiples, certains personnages vraiment troubles, l'humour est au second degré, et le tout est suffisamment compliqué pour obliger le lecteur à s'attarder sur le dessin fluide et soigné de Francq. La qualité de la documentation étayant des scénarios bien torchés, le dynamisme de l'action agrémenté d'un érotisme sage font de la série une véritable réussite, le seul bémol étant l'anticonformisme de son héros où Van Hamme tombe parfois dans le piège de la vulgarité, mais ce défaut est rattrapé par les astuces de scénario, la fiabilité du milieu d'affaires et les rouages d'une mécanique parfaitement maîtrisée.

04/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

J’ai dévoré tous les albums sortis à l’époque où j’ai découvert pour la première fois Largo Winch, tout comme je l’avais fait pour XIII et Thorgal. Pour cette série ma première lecture remonte à 8 ou 9 ans. Jean Van Hamme a un vrai talent je trouve pour sublimer ses héros et les entraîner dans des situations rocambolesques dont on se demande à chaque fois comment ils vont parvenir à se sortir d’un tel traquenard. Il y a tant à dire sur Largo Winch, on peut y trouver autant de qualités que de défauts mais vu le nombre d’avis je ne vais pas me lancer dans l’écriture d’un pavé et je vais faire ça court. Pour moi il n’y a tout simplement aucune autre série de bande dessinée dans le genre du thriller et ayant pour thème le monde de la finance qui arrive à la cheville de Largo Winch. Je précise bien dans la BD parce que dans la littérature il y a d’excellents romans de Paul-Loup Sulitzer ou de John Le Carré comme ça au hasard dans ce thème là. Mais dans la BD je ne vois que Largo Winch. Il y a bien I.R.S. mais ça ne m’a pas convaincu. La série fonctionne par cycles de 2 albums avec présentation de l’intrigue, mise en place du complot et cliffhanger de fin d’album pour le premier tome. Et dans le second, Winch et ses compères essaient tant bien que mal de se sortir du piège, ce dont ils parviennent toujours à la fin. Voilà un des défauts par exemple, manque de suspense. J’aurai pu mettre la note maximale pour cette série mais les 4 derniers albums m’en ont dissuadé. En effet, jusqu’au tome 14 les histoires se suivaient mais ne se ressemblaient pas pour Largo. Dans sa toute première aventure on le découvrait prendre la succession de son défunt père ; dans la seconde on rentrait de plein pied dans le monde du business avec une affaire d'O.P.A. ; dans la troisième il est impliqué dans un trafic d’héroïne mais tout tourne autour de sa fortune et de son empire industriel ; la quatrième a un parfum exotique puisque Largo renoue avec son passé pour sauver son meilleur ami d'une peine de mort assurée dans un Etat imaginaire d’Asie ; sa prochaine escale a lieu à Venise ; puis à Hollywood dans le monde impitoyable de la télévision. Les albums 13 et 14 sont pour moi les meilleurs car ils collent d’avantage à l’actualité et on revient plus concrètement au monde de la finance avec une histoire de délocalisation d’entreprise, de patrons véreux prêts à mettre au chômage leurs employés pour des stock-options… Malheureusement, les 2 histoires suivantes ne sont pas à la hauteur. Largo est de retour en Asie encore une fois, on pompe les mêmes recettes et Winch devrait postuler comme espion pour les services secrets. Il agissait déjà ainsi dans les précédents albums mais là tout est exagéré et il y a une lassitude qui s’installe. Je n’ai pas peur de dire que le dernier dyptique est nul de chez nul, aucun suspense, on ne comprend rien à l’histoire ou plutôt on s’en fout parce que ce n’est pas (ou plus) intéressant. Il faut d’urgence boucler cette série. Côté dessin, Philippe Francq a le même coup de crayon qu’un William Vance sur XIII, donc on n’est pas dépaysé, on sait qu’on lit une BD estampillé Van Hamme.

08/01/2013 (modifier)