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Venezzia

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Imaginez un monde bleu et froid...


Les drogues

Imaginez un monde bleu et froid, occupé par un océan unique. Imaginez un bout de terre émergée où vivent deux cent millions d'êtres humains répartis en des amas de constructions hétéroclites, un mélange de culture, de luxe et de misère. Dans ce monde à l'agonie, étoiuffé par la surpopulation, écrasé par les déchets et les pénuries de ressources naturelles, nombreux sont ceux qui cherchent refuge dans le plasma, principale source d'énergie de Venezzia, qui, une fois distillée, devient une drogue. D'autres en revanche se réfugient dans les croyances et les légendes comme celle du Wardélia, qui suggère qu'il existe un lieu sur Venezzia encore inconnu où la vie serait préservée, où le plasma et l'eau douce couleraient à flots. (texte : Editions Carabas)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2006
Statut histoire Série abandonnée 1 tome paru
Couverture de la série Venezzia © Carabas 2006

07/12/2006 | Spooky
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Par Spooky
Note: 3/5
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Si on lit le résumé de l'éditeur, on ne peut s'empêcher de penser aux Gardiens du Maser, à Gunnm, par exemple. Si on lit "Venezzia", ces influences restent présentes, mais ne deviennent plus prépondérantes. Une découverte comme celle de Edison Fantasy Science (chez le même éditeur, fruit du hasard ?) devient également une évidence. Mais il n'y a pas que cela. Car Laurent Koffel, le scénariste, a su puiser à différentes sources pour composer l'étrange alchimie qui règne dans cet album. Alchimie qui tient en équilibre précaire. C'est vraiment un assemblage hétéroclite, de bric et de broc, mélangeant fantasy (au sens large), science-fiction tendance steampunk, mais aussi histoires de mutants. La narration est un peu confuse, mais au final l'histoire s'éclaire vers la fin du tome 1. Le dessin de Noë Monin est lui aussi le fruit de plusieurs influences, comme dans L'Anneau des 7 Mondes ; impression renforcée par le traitement des couleurs, tout en pastels, en bleus clairs masquant parfois l'encrage. Ce dessin est assez agréable à l'oeil pour celui qui est habitué aux mangas et aux influences italiennes récentes. Par contre on ne manquera pas de remarquer un manque de précision dans les visages. Mais cela devrait s'estomper avec le temps. Le peu d'originalité de l'album est toutefois compensé par le capital sympathie de l'ensemble, qui fait passer un bon moment de lecture.

07/12/2006 (modifier)