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The Red Clay chronicles

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Sauvagerie chez les sauvages.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Indiens d'amérique du nord

La vengeance d’un homme. La fureur d'une nation. Kansas, 1854. Un enfant échappe au massacre de sa famille par une bande de desperados. Recueilli par des Comanches alors qu’il erre, délirant, en pleine forêt, il devient membre à part entière de la tribu. Entraîné à tuer, il devient Red Clay, un enfant assassin et participe à des razzias d’une violence inouïe – sa peau blanche est un atout pour s’infiltrer en territoire ennemi. Devenu homme, Red Clay s'apprête ensuite à partir pour le Texas, pour prendre part aux guerres indiennes contre les États-Unis et le Mexique. Mais avant de s'assurer du triomphe de la nation Comanche, il a un compte à régler... Première bande dessinée du romancier Jérémie Guez, The Red Clay Chronicles est un western sauvage et sans concession, magistralement dessiné au lavis par Roland Boschi. Une quête de vengeance prenant racine dans un pays en train de fixer son identité dans le sang. La Prisonnière du désert, version hard-boiled. (présentation de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Novembre 2019
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série The Red Clay chronicles
Les notes (1)
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11/09/2020 | Noirdésir
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Je découvre ces auteurs avec cette série, dont l’idée de départ (une histoire de vengeance dans un western violent, assez proche de l’esprit de certains westerns italiens) possède a priori quelques atouts pour me plaire, même si l’on peut craindre un manque d’originalité. Le dessin de Roland Boschi est techniquement bon, mais ce n’est pas le style que j’apprécie le plus. Il a semble-t-il bossé pour des franchises comics, et ça se voit. La colorisation est elle davantage à mon goût, sombre et raccord avec l’ambiance noire et brute développée dans cette histoire (et recherchée dans la nouvelle collection Grindhouse de chez Glénat, dans laquelle prend place cette série). L’histoire en elle-même se laisse lire. C’est effectivement sanglant, brut de décoffrage, les personnages – héros en tête (un jeune garçon dont la famille a été massacrée par des bandits et qui a été recueilli par les Comanches et qui, une fois adulte, se lance à la recherche des meurtriers, en ange exterminateur sans état d’âme) ne s’encombrant pas plus de détails que le scénario de Jérémie Guez. Il ne faut donc pas chercher des personnalités creusées, l’action prime, ce qui donne une vision sauvage, crasseuse et noire de cet ouest lointain. Il est dommage que l’album s’ouvre sur une probable coquille, situant le début en 1844 (contrairement à ce qui est annoncé dans le résumé de l’éditeur et dans les dessins préparatoires, situant le début de l’intrigue en 1854… pas grave en soi, mais un peu bizarre quand même, l’une des dates est fausse). A noter qu’on trouve en fin d’album un très imposant dossier, composé d’un cahier graphique travaux préparatoires et documentation) et d’une longue interview des deux auteurs. A emprunter à l’occasion. Les amateurs de westerns violents sans trop de psychologie, spaghetti dans son approche froide et presque maniérée, y trouveront sans doute leur compte. Ce premier album correspond en tout cas au cahier des charges de la collection Grindhouse.

11/09/2020 (modifier)