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Jacob le Cafard (A life force)

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

Les aventures de Jacob Shtarkah, un juif new-yorkais qui compare son existence à celle d'un cafard. Initialement publié sous le titre "55 Dropsie avenue, le Bronx", tome 2 de la série Big City.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Dans mon immeuble... Kitchen Sink Press New York Will Eisner (1917-2005)

Jacob Starkah est le personnage central de cette oeuvre, chronique poignante de la survie des différentes classes sociales dans le quartier du Bronx au moment de la grande dépression de 1929 aux USA. Will Eisner est au summum de son art, dans ce qui constitue son premier véritable récit complet. Découvrez son histoire, et celle d'autres locataires du 55 avenue Dropsie.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1987
Statut histoire One shot (2e tome de la trilogie "Un Pacte avec Dieu") 1 tome paru
Couverture de la série Jacob le Cafard
Les notes (6)
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28/10/2006 | Spooky
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Par sloane
Note: 3/5
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Je crois que je conseillerais toujours l'achat d'une œuvre de Will Eisner ne serait ce que pour les qualités graphiques de ses différentes histoires. Comme je l'ai dit dans d'autres avis le dessin est d'une fluidité,( je ne trouve pas d'autre mot!), qui donne une lisibilité de lecture assez grandiose. Pour celui ci, idem. Situé dans le quartier du Bronx, l'on suit plusieurs habitants et plus particulièrement Jacob qui compare son existence à celle d'un cafard. En fond, les différentes préoccupations de ce temps dont les suites de la grande dépression de 1929 et la montée du nazisme en Europe. C'est un album plus noir qu'à l'ordinaire chez Eisner et l'humour est ici quasi absent. Récit réaliste mais auquel il manque une dimension d'espoir, ce que j'ai trouvé regrettable pour en faire un must dans l'univers très riche de l'auteur.

20/02/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Il est très difficile de s'y retrouver dans les différentes éditions des albums de Will Eisner. Jacob le Cafard a préalablement été publié par Comics USA en tant que tome 2 de la série Big City. Mais le tome 1 de cette ancienne série est depuis devenu le tome 1 de la série New York trilogie de Delcourt, dont le tome 2 est un autre album encore. Pour compliquer le tout, Jacob le Cafard tel que publié dans la série Big City s'appelait alors "55 Dropsie Avenue, le Bronx", à ne pas confondre avec l'album paru ensuite et nommé Dropsie Avenue qui est une autre histoire encore. Ceci étant dit, Jacob le Cafard peut se lire de manière tout à fait indépendante. Et j'y ai retrouvé avec grand plaisir le génie graphique et narratif de Will Eisner. C'est un roman graphique se situant durant la grande Dépression de 1929, aux alentours de 1935. Accompagnant son récit d'articles historiques décrivant le contexte politique, économique et social de l'époque, Eisner raconte la vie d'un groupe de personnes variées habitant la même adresse dans le Bronx : un vieux menuisier juif et sa femme, mère-juive typique, leur fille institutrice, un jeune banquier de bonne famille essayant de se relever de ses déboires financiers, un autre menuisier, sicilien lui et qui a quelques démêlés avec la mafia, un schizophrène vivant en solitaire, et quelques autres personnes orbitant autour d'eux. Non content de nous offrir une suite d'intrigues assez prenantes et de personnages attachants, Eisner nous décrit à merveille l'ambiance de la grande Dépression et comment les familles simples s'en sortaient à l'époque à New York tandis qu'en Europe les fascismes prenaient de plus en plus position. Le graphisme n'est pas en reste. Comme toujours avec Eisner, il est excellent de modernité, de fluidité et de maîtrise. Il mélange parfaitement textes narratifs et cases BD. A la fois roman graphique et oeuvre historique, c'est une belle et très bonne BD.

01/02/2009 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

J’ai nettement préféré ce 2eme tome de la trilogie « Un pacte avec Dieu » au 1er, que j’avais trouvé un peu trop léger et trivial. Ici on a une vraie histoire complète, avec un background super riche : la montée du nazisme en Allemagne, sa conséquence sur l’immigration vers les USA, la situation précaire due à la grande dépression post-1929, l’apparition du communisme aux USA, etc… Le tout est illustré de coupures de journaux de l’époque, ce qui rend la lecture certes un peu plus fastidieuse, mais aussi bien plus intéressante. Et au milieu de tout ça, des personnages malmenés qui tentent de survivre, d’être heureux, de donner un sens à leurs vies tellement misérables… leurs vies de cafards. Je les ai tous trouvés attachants et intéressants. Le dessin est bien plus abouti que dans le 1er tome Un Pacte avec Dieu. Will Eisner commence vraiment à maîtriser son sujet, et représente la pauvreté du Bronx de l’époque avec beaucoup de talent. Une bien belle BD.

26/05/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Jacob le cafard est le second volet de la trilogie du "Pacte avec Dieu". Il constitue à lui seul un récit complet. Un vrai conte urbain assez poignant! Nous suivons la chronique de différents personnages dans le quartier du Bronx à New-York au moment de la grande dépression de 1929 notamment celui de Jacob Shtarakash, un homme simple, qui lutte chaque jour pour mettre sa famille à l'abri du besoin. Mais il va être rattrapé par la Grande Dépression puis la Seconde Guerre mondiale. Il va faire la difficile expérience d'une vie d'émigré aux Etats-Unis. En effet, il assiste à l'émergence de l'antisémitisme et doit dès lors faire face à des évènnements qui le dépassent. Tout y est d'un point de vue historique. On suit la vie de ces personnages et en même temps l'Histoire de l'Amérique en proie avec le communisme et la misère. On perçoit également des échos d'une Allemagne nazie qui a commencé la chasse à l'homme... Cette BD reste avant tout un combat existentiel, le Bronx n'occupant le statut que de simples décors. Will Eisner semble être au sommet de son art avec cette oeuvre véritablement mâture. Ce portrait bouleversant du quotidien des habitants du quartier du Bronx mérite toute votre attention. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

24/07/2007 (MAJ le 18/02/2008) (modifier)
Par hipopom
Note: 2/5

Will Eisner est un auteur dont la réputation m'était connue mais elle n'a cependant pas influencé ma lecture puisque j'avais déjà pu découvrir quelques uns de ses albums. Ici nous avons une bd centrée sur une période, celle de la Dépression des années 1930, et un espace, un immeuble du Bronx. L'idée originale n'est pas mauvaise mais elle n'est pas si bien mise en valeur : en dehors de Jacob, le "héros", les personnages secondaires sont inconsistants et les problèmes ne sont que suggérés : autant de pistes laissées sans suite, ce qui est bien dommage. Pourtant les petites histoires sont intéressantes, regroupant des thèmes extrêmement divers (de la mafia aux persécutions juives des nazis en passant par l'incroyable reclassement social de l'Amérique en crise), et sonnent souvent justes. Malheureusement là encore, la diversité et la quantité n'en font que des esquisses qui mériteraient d'être peaufinées, approfondies. Enfin, si l'album repose sur une réflexion sur le sens de la vie, les réflexions de Jacob semblent si peu naturelles que je les ai trouvées dérangeantes. Ces textes sont trop écrits, trop stylisés, trop réfléchis tout simplement pour être crédibles, ce qui va à l'encontre de l'esprit du reste de l'album. J'ai eu un réel problème avec ces textes, non sur le fond, mais bien sur la forme. Bref un album plus que moyen, qui se signale cependant par une indéniable qualité graphique, le noir et blanc étant parfaitement maîtrisé.

12/03/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Cet album se situe dans le même environnement qu'Un Pacte avec Dieu, dont il partage les lieux, et un ou deux personnages. Cependant il s'avère moins intéressant, moins travaillé que ce premier album. En effet, mis à part l'intéressant parallèle que fait Jacob lui-même entre sa vie et celle d'un cafard, le reste de l'histoire est d'un intérêt limité. Comme dans Le Building, on suit le parcours de plusieurs habitants du même immeuble new-yorkais, avec comme fil rouge celui de Jacob. Mais cette technique se révèle assez moyenne dans ce récit complet, on s'ennuie assez vite des personnages secondaires. L'humour, si prégnant dans l'oeuvre d'Eisner, s'il est souvent grinçant, est ici un peu absent, et enlève donc la valeur ajoutée habituelle. Son dessin est aussi un peu moins soigné qu'à l'accoutumée. Un ouvrage à réserver aux inconditionnels de l'auteur.

28/10/2006 (modifier)