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Sémaphore

Note: 1.5/5
(1.5/5 pour 4 avis)

5 jeunes et une nuit sur la plage qui tourne mal.


Paquet

Qu'a t-il bien pu se passer sur la plage du Sémaphore, durant l'été 1964, pour qu'Héloïse ait sombré, depuis, dans la folie? Telle est la question que se pause Mathilde, sa fille, accompagnée de Serge, le fils de Jean, petit ami d'Héloïse à l'époque. Les photos et les lettres laissées par Jean à sa mort sont un début de piste, mais la réponse viendra d'ailleurs… Les seuls témoins d'une douce nuit d'été qui se termine en cauchemar, cinq adolescents… et le Sémaphore.

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Sémaphore
Les notes (4)
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25/11/2005 | ArzaK
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album est une grande déception à mes yeux pour deux raisons majeures : son dessin et son scénario (oui, je sais, ce sont deux très bonnes raisons). Tout d’abord, son dessin. Celui-ci n’est techniquement pas mauvais (hormis dans ses perspectives) mais je l’ai trouvé fort froid, peu engageant. Ensuite, ce même dessin n’est absolument pas adapté au format de l’album. Les planches de grande dimension sont dépourvues de détails, ce qui donne une impression de vide et d’ennui. Ce sentiment est encore accentué par la vitesse à laquelle se lit cet album. En privilégiant les gros plans de personnages au détriment des décors, les auteurs ne m’ont nullement incité à m’attarder sur l’aspect graphique, et seule l’histoire aurait eu une chance de capter mon attention. Oui, mais voilà, cette histoire, j’ai l’impression de l’avoir déjà lue mille fois. Elle n’est pas sans rappeler « l’Eté Meurtrier » (un roman de Sébastien Japrisot adapté au cinéma avec Isabelle Adjani dans le rôle principal) mais sans offrir la même crédibilité, ni la même profondeur. Le final est raté tant il est mal amené et hautement improbable, proche du grotesque même. Si je ne mets pas une mais bien deux étoiles, c’est, d’une part, parce que cet album se lit tellement vite que j’ai eu le temps de le finir avant de m’en lasser et que, d’autre part, l’héroïne est joliment croquée.

22/03/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

C'est vrai que ce titre fait un peu léger avec une histoire qu'on a tous vu cent fois au cinéma. On ne pourra pas dire qu'il y a véritablement une maîtrise dans le scénario qui souffre de quelques défauts de débutants notamment dans la scène introductive. Cela m'a rappelé un peu l'ambiance de films horrifiques pour adolescents dans les années 90 du style Souviens-toi l'été dernier ou encore Basic Instinct pour sa femme fatale avec le pic à glace... J'ai été un peu troublé par la parution de ce titre dans le catalogue des Editions Paquet qui ne font pas généralement dans ce genre de bd. Cela fait tâche d'huile dans la même collection que Betty Blues, Sumato ou encore Voleurs de Chien... Fort heureusement, c'est le seul one-shot qui dénote. La fin de ce récit n'est pas crédible pour un sou et cela verse carrément dans le guignolesque. Cela se laisse lire bien entendu. Je dois même avouer que le dessin n'est pas mal avec ces cases géantes qui restituent à merveille l'ambiance estivale de la plage. Cela ne suffit pas pour sauver cette histoire du naufrage. :(

02/08/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 1/5

Le seul point positif que je retire de cette BD est que la lecture ne requière pas beaucoup de temps... Sinon le scénario est affligeant, ça ne tient pas debout, la double chute de l'histoire est vraiment trop facile et il aurait vraiment fallu développer un minimum au lieu d'accumuler des pages avec des grandes cases que le dessin ne justifie nullement. C'est quand même fou de lire 78 pages en si peu de temps et de se dire qu'au final il n'y a pas matière à en faire le tiers !!! Une telle histoire aurait du faire réagir les protagonistes mais non, tout semble normal... Le dessin ne fera pas remonter la note car il s'agit manifestement de photos sur lesquelles on a dessiné mais souvent grossièrement. Ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, ce one shot fait vraiment tâche dans la sur production du monde de la BD.

09/05/2008 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5

J’espère franchement que cet album n’est pas le début du déclin de la collection « Blandice » de Paquet. Parce que jusque là, il n’y avait rien à jeter, c’était LA collection irréprochable de chez Paquet. Pas que des chefs d’œuvres mais que des albums estimables : Betty Blues, Sumato, La Perspective Nevski, Souvenirs, Big Bill est mort... Ce « Sémaphore » ne tient pas la comparaison. Déjà, dès la couverture, ça se gâte : mauvaise composition, mauvais cadre, couleurs trop artificielles, perspectives ratées…. Après avoir vu l’album, il faut convenir que cette plage déserte, ce lieu vide, établit un rapport assez trouble avec le contenu de l’album, mais l’exécution n’est pas à la hauteur. D’autant qu’à l’intérieur, il y a des choses bien plus belles. Le dessinateur (la dessinatrice ?) sait croquer les personnages féminins. Malgré des petites raideurs et le sentiment assez clair qu’on est passé par la pose de modèles, les personnages de cette bd sont plutôt bien foutus. Les décors, en revanche, sont nettement moins réussis. Mais ce qui m’a le plus gêné dans cet album, c’est la mise en page et le découpage. Il y a bien quelques tentatives intéressantes de mettre en scène les choses de manière efficace, il y a quelques cases qui font mouches (je pense à l’utilisation de cases très étroites pour évoquer des fragments de mémoire), mais l’ennui, c’est que pour une trouvaille, on doit se coltiner dix autres tentatives lourdes ou à demi ratées. Sans compter toutes ces planches qui ne comportent que 2 ou 3 cases inutilement grandes. Ca nous donne une histoire de 78 pages, lue en 15 minutes et que d’autres auteurs aurait racontée en 20 planches… Mais qu’est-ce que ça raconte au juste ? Un thriller assez glauque en fait, qui comporte deux trois scènes réellement intéressantes mais plombé par un nombre incroyable d’invraisemblances et d’approximations. Le coup du quadruple meurtre perpétré par des gamins de 15 ans, c’est déjà dur à avaler mais les voir transporter les corps aussi facilement que des sacs de patates de 20 kilos, c’est risible… Déjà, le début de l’intrigue était très mal parti avec de personnages traités à la grosse louche, façon « Nous deux » qui se prendrait pour Chabrol… (L’engueulade de la page 23 et la réconciliation qui suit semblent sorties d’un épisode de « Sous le soleil »). La plus grosse erreur de cet album, c’est cette fin ridicule, expédiée et d’un fatalisme qui se voudrait troublant, mais qui est juste une façon de finir facilement et de manière pseudo originale, un récit crapoteux. Cette histoire de maladie, c’est n’importe quoi… Bon, je suis très méchant, j’en ai conscience, parce que tout n’est pas à jeter dans cet album. La scène où les ados doivent maintenir les corps au fond de l’eau pendant toute la journée est bien trouvée et prenante, elle a quelque chose de délicieusement emblématique, elle sauve l’album et fait que sa lecture n’est pas un gâchis total. On a même l’impérieux sentiment qu’il y avait moyen de faire quelque chose de très bon autour de ce fait divers, qu’il y a avait là quelques bonnes idées qui auraient pu être exploitée d’une bien meilleure manière. Un album fait avec plus d’audace que de talent… Ça pardonne peu.

25/11/2005 (modifier)