Sage

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Témoignage de Quentin Zuttion sur ses crises d'angoisse notamment liées à son homosexualité.


Autobiographie Gays et lesbiennes Troubles psychiques

En replongeant dans ses souvenirs de jeunesse, Quentin tente de comprendre comment et pourquoi l'anxiété s'est peu à peu installée dans son quotidien, au point de l'empêcher de vivre normalement. Progressivement, il tente de se libérer des attentes extérieures pour accepter ses propres désirs, son homosexualité ainsi que ses blessures intimes.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Septembre 2025
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Sage © Le Lombard 2025
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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19/02/2026 | Cleck
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Par Cleck
Note: 3/5
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Quentin Zuttion est un auteur appréciant les BD "à thème". Ses dernières productions arrivaient néanmoins à s'évader de leur sujet pour gagner du souffle, de la vie, autrement dit à ne plus se contenter d'illustrer un thème pour mieux l'habiter. Voilà pourquoi je trouvais plus intéressants La Dame blanche et Toutes les princesses meurent après minuit, quand Appelez-moi Nathan et Touchées me laissaient un léger goût d'inachevé. Avec "Sage", il s'essaie à l'autobiographie, proposant de décrire son extrême anxiété, notamment liée à son homosexualité. Les critiques lues ici ou là sont dithyrambiques, aussi je m'attendais au fameux album de la maturité, tout en craignant un égocentrisme forcément exacerbé susceptible de m'agacer aux entournures. Malheureusement, me concernant, la balance penche plutôt vers le nombrilisme quelque peu agaçant. Cela me fait penser à la BD Impénétrable, pour laquelle j'avais également été assez circonspect malgré une sympathie évidente pour le projet. Et cela me fait réévaluer mes critiques à l'égard de Davodeau. Il n'est pas aisé pour un auteur de trouver le bon positionnement quand on aborde frontalement le témoignage. Parvenir à susciter auprès de son lectorat bienveillance et compassion pour ces histoires intimes révélées implique de générer de la curiosité et de ne pas forcer l'adhésion. D'une certaine manière, l'auteur doit obtenir le consentement de son lecteur, sous peine de le placer dans une position de voyeur condamné à se délecter des misères intimes révélées. Zuttion se met à nu, présente ses traumas, sa misère sentimentale, ses peurs et désirs... Visuellement, ses personnages bleus aux yeux de lumière, expressionnistes et quasi arachnéens, sont une indéniable réussite, illustrent fort joliment ses angoisses. Mais le récit intime n’échappe pas au voyeurisme ; et je m'étonne que l'acceptation sociétale de l'homosexualité ne soit pas davantage conviée, que la psychanalyse soit autant écartée. Une demi-réussite donc, ambitieuse et susceptible de déplaire.

19/02/2026 (modifier)