Sage
Témoignage de Quentin Zuttion sur ses crises d'angoisse notamment liées à son homosexualité.
Autobiographie Gays et lesbiennes Troubles psychiques
En replongeant dans ses souvenirs de jeunesse, Quentin tente de comprendre comment et pourquoi l'anxiété s'est peu à peu installée dans son quotidien, au point de l'empêcher de vivre normalement. Progressivement, il tente de se libérer des attentes extérieures pour accepter ses propres désirs, son homosexualité ainsi que ses blessures intimes.
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| Date de parution | 12 Septembre 2025 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
J’ai déjà lu plusieurs albums de Quentin Zuttion. Tous évoquaient largement l’homosexualité. Mais dans cet album autobiographique il le fait de façon beaucoup plus forte, prenante (même si dans son adaptation de Salon de beauté il y avait déjà une certaine noirceur – liée au développement du Sida dans la « communauté » gay. Ici Zuttion se met à vif, et propose à ses lecteurs une sorte d’analyse, de psychanalyse ouverte, ne cachant pas grand-chose de ses douleurs (l’homophobie « ordinaire » de sa famille, les violences subies durant sa jeunesse avant son coming out), et c’est un homme tiraillé par toutes sortes d’angoisses – qui le rendent presque allergique aux relations sociales, dépendant comme d’une drogue de certains réseaux sociaux. Ces angoisses sont matérialisées par des « zombies » aux yeux brillants qui le poursuivent un peu partout. L’album est vite lu, il y a peu de texte, Zuttion usant d’une narration préférant les silences et les murmures aux longues tirades. C’est une lecture intéressante, qui nous fait entrer profondément dans la psyché de l’auteur.
C'est intéressant et bien réalisé. On entre facilement dans la narration avec un dessin accessible et doux. Cependant c'est un peu long et on se retrouve à tourner un peu en rond comme le personnage principal. J'ai lu la fin un peu vite, car au bout d'un moment on a compris et l'histoire n'avance plus et rabâche, remâche le même thème. Peut être que le côté rabâchage et spirale aurait pu être traité, on aurait été entrainé avec le héros. Hélas ce n'est pas le cas, on le regarde tourner, repenser indéfiniment la même chose, les mêmes angoisses et on fini par s'ennuyer un peu. Ainsi même si cette bd est plein de qualité, au final elle ne m'a pas transporté à titre personnel. C'est une lecture qui doit mieux passer auprès des ados que des adultes. Une demi-réussite donc.
Quentin Zuttion est un auteur appréciant les BD "à thème". Ses dernières productions arrivaient néanmoins à s'évader de leur sujet pour gagner du souffle, de la vie, autrement dit à ne plus se contenter d'illustrer un thème pour mieux l'habiter. Voilà pourquoi je trouvais plus intéressants La Dame blanche et Toutes les princesses meurent après minuit, quand Appelez-moi Nathan et Touchées me laissaient un léger goût d'inachevé. Avec "Sage", il s'essaie à l'autobiographie, proposant de décrire son extrême anxiété, notamment liée à son homosexualité. Les critiques lues ici ou là sont dithyrambiques, aussi je m'attendais au fameux album de la maturité, tout en craignant un égocentrisme forcément exacerbé susceptible de m'agacer aux entournures. Malheureusement, me concernant, la balance penche plutôt vers le nombrilisme quelque peu agaçant. Cela me fait penser à la BD Impénétrable, pour laquelle j'avais également été assez circonspect malgré une sympathie évidente pour le projet. Et cela me fait réévaluer mes critiques à l'égard de Davodeau. Il n'est pas aisé pour un auteur de trouver le bon positionnement quand on aborde frontalement le témoignage. Parvenir à susciter auprès de son lectorat bienveillance et compassion pour ces histoires intimes révélées implique de générer de la curiosité et de ne pas forcer l'adhésion. D'une certaine manière, l'auteur doit obtenir le consentement de son lecteur, sous peine de le placer dans une position de voyeur condamné à se délecter des misères intimes révélées. Zuttion se met à nu, présente ses traumas, sa misère sentimentale, ses peurs et désirs... Visuellement, ses personnages bleus aux yeux de lumière, expressionnistes et quasi arachnéens, sont une indéniable réussite, illustrent fort joliment ses angoisses. Mais le récit intime n’échappe pas au voyeurisme ; et je m'étonne que l'acceptation sociétale de l'homosexualité ne soit pas davantage conviée, que la psychanalyse soit autant écartée. Une demi-réussite donc, ambitieuse et susceptible de déplaire.
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