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Aldébaran

Note: 3.78/5
(3.78/5 pour 104 avis)

Aldébaran, planète colonisée par la terre doit survivre en attendant l'arrivée de nouveaux terriens.


Auteurs brésiliens Les mondes d'Aldébaran On en parle...

La dictature religieuse sévit sur la colonie terrienne d'Aldébaran. Planète découverte il y a moins d'un siècle,elle est encore au 3/4 vierge. Aldébaran attend depuis des années l'arrivée de nouveaux terriens mais la planète mère semble les avoir oubliés... Kim et Marc sont deux ados vivant à Arena Blanca, petit village côtier sans histoire. Jusqu'au jour où Driss, un étranger du nord, vient prévenir les villageois d'une catastrophe imminente dûe à une entité mystérieuse venue de la mer : la Mantrisse. Personne ne s'en souciera... Seront rescapés Kim, sa soeur et son père partis voir de la famille hors du village, et Marc avec une journaliste essayant de joindre Driss. Commence un voyage initiatique vers Anatolie, la capitale. Après maintes péripéties à travers Aldébaran, Kim et Marc vont découvrir leur planète ainsi que Driss et son amie Alexa; 2 personnes intimement liées au mystère de la Mantrisse

Scénariste
Leo
Dessinateur
Leo
Coloriste
Leo
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1994
Statut histoire Série terminée (A lire aussi: Bételgeuse) 5 tomes parus
Couverture de la série Aldébaran
Les notes (104)
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30/07/2001 | LOÏC
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Par Matagot
Note: 5/5

Un monde original et extrêmement riche où se côtoient des personnages intéressants et attachants. Quelquefois ils sont trop simples, comme Pad, attachant parce que déjà rencontré dans d’autres histoires, Kim l’heroine est forcément plus intéressante quoi que peu loquace on la découvre d’album en album. Au final et dans tous les cas la taille de l’œuvre de Léo force le respect, méritant définitivement le détour.

21/02/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Calimeranne

Mercredi 27 Janvier 2021. Si la situation sanitaire n’était pas celle que l’on connait actuellement, une partie des membres du site serait en ce moment-même en route vers notre traditionnel gîte Angoumoisin, s’apprêtant à passer une agréable soirée au coin du feu. Nous serions sûrement enchantés de tous nous retrouver après un an (en tous les cas pour ma part ce serait le cas !), et nul doute que nous passerions encore une fois quatre journées mémorables à l’occasion du festival. Et quelque chose me dit qu’au détour d’une conversation quelqu’un viendrait gentiment chambrer Yann135 au sujet d’Aldébaran… C’est en pensant à ça que j’ai eu envie de revoir la critique que j’ai écrite au sujet de cette série il y a 12 ans. Si je suis toujours plutôt d’accord avec ce que j’ai écrit à l’époque, de l’eau a coulé sous les ponts depuis, et surtout de nombreuses lectures ont enrichi ma culture BD. Je pense aujourd’hui que la note maximale est exagérée, je ne la redescends que d’un point car malgré tout c’est une série à laquelle je reste attachée, étant l’une des premières séries « modernes » que j’ai découverte étant adolescente. --- Lorsque j'ai découvert cette série pour la première fois, j'ai été immédiatement emportée par l'histoire. Par la suite, à chaque relecture j'ai retrouvé le même plaisir et la même envie de suivre les personnages dans leurs aventures. Léo nous entraîne dans un univers inconnu, sur une planète colonisée par l'homme et peuplée d'animaux étranges (notamment la mystérieuse mantrisse). D'étranges événements vont survenir et changer radicalement les existences tranquilles de Marc et Kim, deux adolescents. On suivra alors leurs aventures à la découverte de la planète Aldébaran. Le scénario est plutôt bien écrit, et très rapidement on a envie d'en savoir plus sur cette planète, sur cette fameuse mantrisse et sur les personnages rencontrés. A la première lecture, c'était très difficile de ne pas me jeter sur le tome suivant après avoir en avoir fini un ! Je trouve en plus qu'en comparaison des trop nombreuses séries qui ont tendance à s'éterniser (et donc s'essouffler), le format de 5 tomes est idéal : il permet de mettre en place un scénario riche sans temps morts. On pourrait reprocher la qualité des dessins qui ne sont pas ce qu'on pourrait qualifier d'exceptionnels, mais en fin de compte le trait plutôt simple ne dessert pas l'histoire, bien au contraire : on comprend les dessins au premier coup d'oeil, ce qui permet de garder un bon rythme de lecture. Petit bémol : les personnages ont parfois des expressions un peu figées.

24/11/2008 (MAJ le 27/01/2021) (modifier)
Par fuuhuu
Note: 3/5
L'avatar du posteur fuuhuu

J'ai du faire un effort pour enfin commencer cette série. Les graphismes m'ont en effet toujours repoussé, et encore après l'avoir lue, je n'aime vraiment pas ce genre de dessin. Mais j'en entendais tellement parler que je me suis lancé et j'avoue ne pas être déçu. Il est vraiment plaisant de découvrir un nouveau monde en même temps que nos héros qui n'ont jamais quitté leur village. A mes yeux, le petit plus qui rend la découverte de ce nouveau monde intéressante, est la présence de cette entité, la mantrisse, dont on ne sait pratiquement rien. Est-ce un être vivant ? Un Dieu ? Une technologie ? On découvre également que le gouvernement n'est pas une belle et gentille démocratie et que rapidement des enjeux politiques vont rentrer dans la danse. Beaucoup d'éléments rendant l'intrigue complexe avec beaucoup de questions nous donnant envie d’enchaîner les albums. Les personnages sont attachants, j'ai aimé voir l'évolution de nos héros et plus particulièrement après l'ellipse temporelle entre les tomes 2 et 3. C'est typiquement le genre de série qu'on "binge watch". Un format court (5 tomes), beaucoup d'interrogations, les événements s’enchaînent et les réponses arrivent assez vite. Je ne pense pas que je relirai une seconde fois cette série mais je vais continuer avec les autres saisons par curiosité. 3 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

07/01/2021 (modifier)
Par DCD
Note: 3/5
L'avatar du posteur DCD

Je ne vais pas dévoiler l'histoire par un résumé, seulement vous révéler que les protagonistes évoluent sur une autre planète dans un environnement étrange, qui a une part très importante dans leur aventure. A noter que j'ai pu deviner que l'auteur était brésilien, rien que part son penchant à mettre des plages de sable blanc partout et des personnages métissés. Le dessin est figé, comprenez que les images ne s'enchaînent pas assez rapidement pour donner une impression de mouvement. Cela va bien avec le style de l'auteur, qui sait retranscrire les émotions de ses personnages et avec la quantité importante de texte. Mais il faut d'abord s'y faire surtout depuis la mode des mangas qui sont à l'exact opposé. L'histoire est intéressante, oscillant entre enquête policière et découverte d'un monde nouveau pour nous, les lecteurs. L'auteur a bien détaillé l'environnement, ce que mon côté naturaliste a bien aimé même si certains organismes sont parfois un peu ridicules.

24/11/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
L'avatar du posteur Yann135

Je le savais que ça arriverait un jour. Et le jour est arrivé ! c’était hier soir. Ca y est je vous l’avoue, j’ai plongé. J’ai pourtant essayé de lutter de toutes mes forces. Je bataille déjà avec moi-même depuis de nombreuses semaines. Je suis si faible. J’ai même braillé à qui voulait l’entendre que non ô grand jamais cela ne m’arriverait. Je suis lâche. J’ai perdu. Le confinement a eu raison de toutes mes résolutions. Ma détermination de breton – certains diront entêtement d’autres ténacité – a été balayée d’un revers de manche. Pourrais-je encore me regarder dans la glace ? mais pourquoi ai-je craqué ? 28 jours de confinement et je ne suis plus libre de mon dessein. Ma vie est foutue. Plus de projet à construire. Plus de vie sociale pour un bon moment… Je dois vous dire la vérité. Ne me juger pas trop sévèrement s’il vous plaît. Hier soir, j’ai décidé de relire toutes les BD de Leo ! Vous vous rendez compte dans quoi je me suis fourré ? Aldébaran, Amazonie, Antarès, Kenya, Namibia, Beltégeuse… Je vais donc devoir passer quelques heures dans mon canapé ! Je ne suis surtout pas démoralisé – bien au contraire – surtout si le confinement dure jusqu’à fin juin ! j’ai de quoi m’occuper désormais ! Pour beaucoup les personnes sont trop statiques et sans expressions particulières. Je vous l’accorde, il y a mieux. Mais cela reste pour moi une œuvre majeure de la Bd science-fiction. Aldébaran est une saga captivante avec une multitude de rebondissements. Je savoure donc de nouveau chaque épisode. J’adore le personnage de Kim. Quant aux animaux ou à la flore sortis tout droit de l’imagination débordante de Leo, c’est juste magnifique. Oui Leo – Luiz Eduardo de Oliveira – est un génie et oui je revendique que je suis un aficionado de tous ses albums.

12/04/2020 (modifier)
Par Ber
Note: 1/5
L'avatar du posteur Ber

Découvert grâce (à cause) de la rubrique « immanquables » du site, mal m’en a pris. Je ne partage absolument pas certains avis élogieux sur cette série. Mon avis porte sur le premier cycle uniquement. Voici pourquoi. Le dessin m’a réellement rebuté. Les cases de personnages façon « arrêt sur image » à la colorisation saturée ne collent pas vraiment avec cet univers assez mystérieux, ces monstres ne manquant pas d’originalité, cette végétation étonnante. Finalement la découverte de ce monde a été plutôt plaisante. Mais je n’ai pas accroché à ces personnages et à leurs péripéties, plombé comme Kim et Marc, par un dessin pour lequel il n’a pas été possible de faire abstraction. Je n’ai pas aimé. Ce n’est pas grave. Les goûts et les couleurs...

19/10/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je viens de me relire l’intégrale de la série, que j’avais achetée lors de sa sortie. Il faut dire que, malgré ses défauts, j’avais bien aimé ma lecture des albums au fur et à mesure de leur publication, lecture avec laquelle je découvrais le travail de Leo. Comme l’écrit Moebius dans une courte préface de l’intégrale, c’est de la Science-Fiction sans esbroufe, sans voyages intersidéraux ou vaisseaux spatiaux incroyables toutes les deux cases. Evidemment, le dessin de Leo est assez spécial, avec des visages qui sont franchement trop statiques. On pourrait aussi lui reprocher des couleurs tranchées – et une colorisation qui manque souvent de nuance. Mais ces défauts ne sont pas rédhibitoires, et ce dessin colle bien à l’intrigue, et à l’univers qu’il a créé, avec une faune et une flore originales, variées et abondantes, souvent tout en arrondi – bien souvent, même les espèces dangereuses n’ont pas d’aspect extérieur menaçant – à part quelques planches dans les grands marécages (cet aspect a dû séduire Moebius, car assez proche par certains côtés de sa série Le Monde d'Edena). La planète elle-même n’est pas hostile d’ailleurs, contrairement à ce qui se passe souvent dans le genre SF (on pourrait presque classer cette série en Aventure, si les bestioles bizarres ne venaient régulièrement nous rappeler que nous ne sommes pas sur Terre !). Autres défauts pointés rapidement : les atermoiements de Kim, et le grand nombre de femmes tombant dans les bras de Marc « à son corps défendant ». Bon, ces critiques étant faites, et sans les renier, je dois dire que cette série se laisse lire facilement, agréablement, avec un début intriguant, une histoire qui, tout en nous faisant découvrir quelques personnages (Marc et Kim en tête, Pad, etc.), de beaux paysages exotiques, nous amène aussi petit à petit au cœur d’une société dirigée par un clergé dictatorial (ce n’est pas la partie la plus originale de l’histoire, d’ailleurs), nos héros ayant maille à partie avec la police. En parallèle, au fur et à mesure des rencontres qu’ils font avec des scientifiques réfractaires (Driss et Alexa), ils nous font découvrir la spécificité de la planète Aldébaran, ce mystère responsable du drame qui les a touchés au début de l’aventure. Aventure qui devient de plus en plus dynamique, surtout à partir du troisième tome (le personnage de Pad, la confrontation entre les autorités et le petit groupe de rebelles, la Mantrisse et les bébêtes des grands marécages pimentant l’intrigue). Leo a su créer un univers original et cohérent, et son histoire tient vraiment en haleine le lecteur, au point qu’on a envie de connaître la suite dans les autres cycles.

21/11/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Je viens de relire l’intégrale de ce premier cycle et je peux dire que j’adore toujours autant cette série. Léo a réussi à créer un monde aussi riche qu’original. Le travail sur la faune, la flore et les paysages d’Aldébaran est incroyablement soigné et créatif. L’auteur arrive tout de suite à immerger son lecteur dans cet univers SF absolument unique. Le talent graphique de Léo y est évidemment pour beaucoup. Visuellement, c’est superbe, même si le style très « classique » pourrait de prime abord rebuter un petit peu. La seconde grande réussite d’Aldébaran est bien sûr son scénario. Les thèmes, pourtant classiques de la science-fiction (voyages spatiaux, colonie livrée à elle-même, nouvelle société humaine), sont habilement traités. Le mystère autour de la mantrisse, qui sert de fil rouge à la série, donne à l’intrigue générale une dimension extraordinaire. D’autant que Léo maitrise à merveille la narration, les rebondissements et le suspense. Les personnages, nombreux, sont intéressants et attachants bien que je les trouve bien lisses, voire parfois un peu manichéens. Quelques défauts ternissent malheureusement un peu l’ensemble. L’ambiance « Feux de l’amour » entre les personnages est parfois un peu lourde. Les (trop) nombreuses histoires sentimentales des personnages donnent un ton mièvre et à un rapport à la sexualité très daté. Si les dessins sont très bons, les visages des personnages sont figés et l’action manque un peu de dynamisme. Néanmoins, Aldébaran est une très grande série de science-fiction. Monumentale (3 cycles pour le moment), dense et passionnante, cette série fait désormais partie des lectures indispensables.

14/12/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Fanfan Villeperdue

À l’occasion de la sortie du dernier tome d’Antarès, qui est le troisième cycle de cette saga, j’ai relu le premier cycle, Aldébaran. Lors de mes premières lectures, j’avais adoré. Entretemps, j’ai lu les diverses critiques de cette série, notamment sur les dialogues et les relations entre les personnages, un point sur lequel je suis habituellement assez exigeant mais qui ne m’avait pourtant pas spécialement dérangé. En ayant cela en tête, j’appréhendais un peu cette nouvelle relecture car je craignais de ne plus voir que ce prétendu défaut. Eh bien, il n’en fut rien. Il est vrai que les relations entre personnages sont inhabituelles. Mais je le vois plutôt comme une évolution des mœurs, avec notamment un franc-parler beaucoup plus important sur les questions d’attraction sexuelle (ou de non-attraction) que ce à quoi nous sommes généralement habitués. Une fois acceptée cette différence culturelle par rapport à notre ici et maintenant, j’ai au contraire trouvé que les relations entre personnages étaient assez crédibles et sonnaient plus vrai que dans bien d’autres séries. La relation à la nudité mérite également des commentaires. Il est intéressant que la nudité féminine soit déconnectée du tout aspect provocateur ou vulgaire ou de toute notion liée à notre bon vieux péché originel biblique. Mais je ne peux pas éviter de souligner que l’auteur met beaucoup plus souvent à poil ses personnages féminins que ses personnages masculins. De manière générale, il y a beaucoup à dire dans cette série sur les questions liées au genre, en bon et en moins bon. D'un côté, j’apprécie beaucoup le fait qu’il y ait des personnages féminins forts, l’héroïne Kim Keller bien sûr, mais d’autres aussi, comme l’incontournable Alexia. J’apprécie, bien sûr, que leurs qualités premières soient avant toutes morales et intellectuelles, plus que plastiques (même si ce n’est pas exclusif). De l’autre, j’ai tout de même regretté quelques clichés de comportement, ainsi que le fait que toutes les femmes aient un corps quasiment identique, de même que la plupart des hommes d’ailleurs, comme s’il n’y avait qu’un canon de beauté possible. Mais assez disserté. Aldébaran, c’est avant tout un univers d’une énorme originalité, ce qui n’est pas aisé dans un genre aussi exploré que la science-fiction. Ici la technologie n’est pas centrale, bien au contraire, puisque les colons d'Aldébaran, coupés de tout contact avec la terre, n’ont pas eu les ressources matérielles, les compétences et le temps de rebâtir une civilisation aussi avancée techniquement que celle de la planète mère. On a également évité un autre poncif de la science-fiction, et en particulier du planet-opera, qui est celui de la planète hostile, dotée d’une faune et d’une flore menaçantes. Ici, rien de tout cela, ou presque : la plupart des zones d'Aldébaran sont dotées d’une vie plutôt amicale, à l’exception des marécages, des zones profondes des océans, et de quelques rares espèces ailleurs, comme les oiseaux nommés « javelots ». Ainsi, les personnages évoluent dans un paysage la plupart du temps paisible, émaillé de merveilles botaniques ou zoologiques. C’est là que réside un immense talent de Léo : imaginer et dessiner des plantes et des animaux particulièrement beaux et originaux. Son dessin, d’ailleurs, est d’une rare pureté pour cela. Son style surprend davantage pour les têtes de ses personnages, comme certains l’ont dit, mais cela ne m’a pas dérangé et, en tout cas, le dessin est toujours d’une très grande lisibilité. L’animal le plus fascinant, c’est la Mantrisse elle-même, qui est le centre de toutes les attentions. Chaque tome apporte son lot de révélations sur elle, au cours de ses « manifestations » qui sont toutes plus fascinantes les unes que les autres. Les parts de connu et de mystère restant sur cet organisme extra-terrestre sont très bien équilibrées : ainsi, elle conserve son aura mythique, sans qu’il s’agisse d’un pur nuage de fumée scénaristique (contrairement à ce qu’on trouve chez Lovecraft par exemple, dans un tout autre genre). Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’univers imaginé par Léo. Par exemple, j’ai apprécié qu’il évoque le contexte politique (dictature, exploitation des femmes comme reproductrices) mais sans en rajouter des tonnes ; car cette idée, bien qu’elle ait parfaitement sa place ici, a déjà été exploitée de long en large ailleurs. Excellent choix, donc, de l’évoquer par petites touches : le lecteur est capable de compléter, et ce n’est pas le centre de l’histoire. Bref, ce premier cycle est parfaitement construit. L’histoire avance en permanence, et de façon parfaitement logique, jusqu'à son dénouement. J’apprécie aussi que l’auteur donne une vraie fin à ce premier cycle, sans terminer sur un énorme cliffhanger comme c’est trop souvent la norme. Cette série a un grand succès, et c’est amplement mérité. Elle se pose en référence incontournable dans son genre, quoiqu'on puisse penser de ses petits péchés. Bref, c’est une série culte.

12/03/2016 (modifier)

Avec la pléthore d'histoires racontant de toutes les manières imaginables la colonisation humaine de l'espace, il paraitrait ardu à priori de dénicher quelque chose qui sorte du lot. Pourtant le franco-brésilien Leo tire son épingle du jeu avec les Mondes d'Aldébaran, qui narre les débuts de l'épopée coloniale humaine sur Aldébaran-4 à la fin du XXIIème siècle. Ici point de délire futuriste et surréaliste, nous avons affaire à une société qui nous ressemble même si le développement technologique et économique parait encore en être à ses tâtonnements (il n'existe pas d'avions civils mais des dirigeables, l'architecture est modeste,etc). Les êtres humains, sans nouvelle de la Terre-Mère depuis un siècle au moins, apprennent donc à survivre sur cette planète lointaine qui semble paisible au premier regard mais qui dissimule en fait une nature étrange, indomptable, incongrue et hostile, qui représente l'intérêt principal de la saga. Le récit justement tourne autour du voyage de Marc Sorensen, Kim Keller et leurs acolytes dans cette faune et cette flore insolites, semblant être régie et télécommandée par une entité supérieure, consciente et protéiforme, connue sous le mystérieux nom de Mantrisse et constituant l'épicentre de l'intrigue. Il faut reconnaître à Leo une remarquable créativité dans la conception des bêtes et des plantes, la plupart du temps crédibles, montant dans un crescendo de démesure au niveau de leur aspect au fil des tomes. Visuellement ça en jette, il n'y a rien à dire. Aussi l'apparition de la Mantrisse dans le dénouement final est grandiose et finement mise en scène. Les bémols : Ce qui est dommage c'est que le franco-brésililen soit plus doué pour dessiner les animaux que les êtres humains ; en effet il n'y en a pas un, homme comme femme, qui n'ai pas cette expression niaise et figée qui peut rendre la lecture pénible. C'est vraiment une grosse lacune et j'espère que Leo s'est amélioré dans les sagas suivantes que je compte lire. Sans compter son amateurisme quand il s'agit de raconter les relations sentimentales entre les personnages. A certains moments ça vire vraiment à la catastrophe et on a l'impression de se retrouver devant un mauvais mélange entre soap opera et télénovelas sud-américaines. Cet aspect parfois indigeste crée un malheureux contraste avec les enjeux élevés de l'intrigue, et il faut toute la fascination suscité par la nature extraterrestre que l'on a sous les yeux pour réussir à passer outre. Là aussi encore une fois dommage, mais j'imagine qu'avec Aldébaran Leo en était à son premier coup d'essai, on peut lui pardonner : il a de la marge pour progresser et l'expérience aidant tous ces défauts s'amenuiseront. Il ne faut donc pas bouder notre plaisir car cette série est franchement emballante et globalement réussie. Leo nous propose sa vision de la colonisation spatiale et parvient à capter notre imagination, à tel point qu'on finirait nous aussi par se voir parmi ces pionniers d'un monde futur, au beau milieu de cet environnement à la fois effroyable et captivant. Comme quoi, le Brésil peut nous donner autre chose que le football-samba et l'hédonisme festif.

29/05/2015 (modifier)