Gaza 1956, en marge de l'histoire (Footnotes in Gaza)

Note: 3.69/5
(3.69/5 pour 13 avis)

Angoulême 2011 : Prix Regard sur le monde 2011 : Prix France Info de la Bande dessinée d’actualité et de reportage. Quinze ans après la publication de son premier livre, Palestine une nation occupée, Joe Sacco retourne dans la bande de Gaza pour enquêter sur un massacre de la population palestinienne par l’armée israélienne en 1956.


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Angoulême : récapitulatif des séries primées BD Reportage et journalisme d'investigation Documentaires Gros albums Le conflit palestinien Les prix lecteurs BDTheque 2010 Nouveau Futuropolis Prix France Info Proche et Moyen-Orient

À l’occasion d’un reportage dans la bande de Gaza en 2001, Joe Sacco se remémore une note de bas de page lu dans un rapport des Nations Unis durant la crise de Suez en 1956. Cette note parlait d’un massacre de près de 275 villageois par l’armée israélienne. Difficile à croire, aussi le dessinateur reporter se rend une fois encore en Palestine, en 2003 cette fois-ci, pour recueillir les témoignages des survivants. Petit à petit, il remonte le fil de l’histoire pour nous délivrer un compte-rendu cruel et documenté. Comme à son habitude, Joe Sacco se met en scène, nous permettant de mieux connaître les témoins et aussi de nous monter la dureté de la vie quotidienne en Palestine depuis plus de 50 ans. Reconnu par les journalistes comme par les auteurs de bande dessinée pour son professionnalisme et sa rigueur, Joe Sacco revient avec un nouveau livre événement de plus de 400 pages sur une authentique tragédie Palestinienne oubliée de l’histoire. Texte : Editeur.

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Janvier 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Gaza 1956, en marge de l'histoire © Futuropolis 2010
Les notes
Note: 3.69/5
(3.69/5 pour 13 avis)
Cliquez pour afficher les avis.

04/01/2010 | Alix
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un album scandaleusement nécessaire ! Je veux dire qu’il est scandaleux qu’il soit nécessaire, et qu’il ne soit pas qu’un roman graphique ! Ceci étant dit, Joe Sacco réalise là, sur un « sale » sujet, un très bel ouvrage, fruit d’un immense travail en amont et pendant sa rédaction. J’avais déjà trouvé très bon son travail pour la publication de Palestine, mais là c’est vraiment un maître ouvrage je trouve. Qui nous replonge dans un épisode oublié (allez savoir pourquoi…), un « dommage collatéral » d’un événement lui-même à la fois méconnu et déformé, à savoir l’intervention franco-anglo-israélienne sur Suez en 1956 (beaucoup de manuels scolaires, lorsqu’ils évoquent cet événement, omettent même de citer Israël parmi les agresseurs). Et donc, Sacco a voulu vérifier les informations qu’il avait collectées selon lesquelles les Israéliens avaient profité de cette intervention pour liquider toute velléité de résistance palestinienne en massacrant des centaines de civils dans la bande de Gaza, à Rafah et Khan Younis. On retrouve dans cet album les qualités habituelles de son travail. D’abord un très bon dessin, simple, clair, qui n’hésite pas à présenter des décors fouillés et précis. Ensuite une construction vivante, mêlant quelques temps faibles, des moments de « détente », à des passages plus glauques et douloureux (qui dominent vu le sujet). Enfin, Sacco se pose des questions, nous fait part de ses interrogations, de ses méthodes de travail, et, même s’il aboutit à un album à charge, il n’hésite pas à montrer que les Palestiniens ne sont pas unanimes face au Hamas ou au Fatah. De la même manière, il fournit ses sources en fin d’album et donne la parole à des responsables israéliens. Pas de manichéisme outrancier donc. Pas équilibré pourtant ? Mais il existe un tel déséquilibre dans les temps de paroles accordés à chaque camp dans cet enfer qu’est devenu ce petit bout de Terre (enfer pour les réfugiés palestiniens surtout on l’a bien compris !) qu’il n’y a là que volonté de rétablir un semblant d’équité. Et les récents événements de l’année 2014 ne font que renforcer le sentiment d’impuissance, de dégoût ressenti par tout observateur neutre, et par les Palestiniens que Sacco a rencontrés pour son ouvrage. N’oublions pas qui est l’agresseur, qui occupe illégalement les terres des autres, qui détruit leurs maisons, tue leurs enfants, arrache leurs cultures, détruit les infrastructures sanitaires et scolaires, assassine arbitrairement et hors décision judiciaire (avec des missiles, et tant pis pour ceux qui se trouvent autour), c’est-à-dire qui commet quotidiennement des crimes de guerre, en toute impunité. Que les médias taisent cette évidence est scandaleux. Qu’ils continuent parfois à mettre sur le même plan le stress occasionné par les tirs de missiles du Hamas et les bombardements israéliens est choquant. Bien sûr des civils israéliens meurent, des Palestiniens commettent des crimes. C’est inacceptable. Mais rien n’est fait pour changer les choses. Et sans le travail de personnes comme Joe Sacco, les Palestiniens sont condamnés à mourir à petit feu, la bouche fermée, aucun BHL ne venant sur les plateaux télé réclamer une intervention « de la communauté internationale ». Sacco est un auteur engagé, dans le noble sens du terme. Il est sûrement critiquable, mais il argumente, et amène au débat. Pour y participer, je vous recommande chaudement lecture et achat de ce remarquable documentaire !

12/05/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Ça c'est une vraie claque ! Il y a déjà quelques mois que je feuilletais ce gros livre et que je le reposais, remettant sa lecture à plus tard malgré les critiques élogieuses dont il bénéficie. Le dessin un peu raide, entre réalisme et caricature ne me plaît toujours pas, et puis tout de même : presque 400 pages… Mais quand je m'y suis plongé, pas moyen de lâcher ce long récit. Et je souscris aux nombreux avis de lecteurs enthousiastes : Joe Sacco est un grand Monsieur. Il nous offre un récit d’une rare clarté sur l’histoire de la bande de Gaza entre la fin des années 1940 et le début des années 2000. L'histoire est généralement écrite par les vainqueurs et celle de Gaza n’échappe pas à la règle. Or, les Palestiniens sont du côté des perdants. C’est peut-être pour cela qu’ils se construisent une histoire souvent déformée par l’amertume, la haine et le désir de revanche. Sacco s’attache à démêler les faits contradictoires qui lui sont présentés pour s’intéresser à des événements presque oubliés, y compris par les Palestiniens eux-mêmes. À l’automne 1956, durant la crise de Suez, en marge de l’histoire, l’armée israélienne envahit la bande de Gaza et tue quelques centaines de civils Palestiniens. Loin de la presse et de la grande histoire qui s’écrit en Égypte, ces morts passent quasiment inaperçus et sont vite oubliés au fil des nombreux conflits ultérieurs. Cinquante ans plus tard, dans un climat de guerre civile, Sacco part à la rencontre des témoins survivants pour reconstituer les faits. L’auteur ne s’en cache pas : il se bat contre lui-même pour ne pas prendre parti et rester objectif. Même s’il privilégie le point de vue palestinien, il s’efforce toujours de vérifier ses sources, de croiser les témoignages et de les confronter à ceux des Israéliens quand c’est possible. Son honnêteté est touchante et admirable. C’est autant dans la description de sa démarche d’enquêteur que dans la reconstitution des événements de 1956 que Sacco se montre génial. Jamais je n’ai autant compris toute la difficulté qu'il y a à reconstituer un événement passé avec la rigueur du journaliste et de l’historien. La quête des témoins dans des villes en ruines, les témoignages contradictoires de vieillards capricieux, amnésiques ou affabulateurs, les quasi-vérités ou les faux mensonges sont autant d’obstacles qu’il doit affronter au cours de sa longue enquête. Au final, on sent tout ce que la transcription en bande dessinée des massacres de l’année 1956 lui a coûté de travail et d’efforts. Sacco n’est ni vraiment journaliste, ni vraiment historien, mais il parvient finalement à rendre compte des faits avec plus de force et d’efficacité que ne l’auraient fait ces deux professions. Reportage, livre d’histoire, discours militant, réflexion sur le métier de journaliste, essai sur le rapport entre histoire et mémoire… Gaza 1956, en marge de l’histoire est tout cela à la fois et bien plus encore. Sa portée didactique dépasse largement le sujet traité. Une bande dessinée atypique dont la lecture me semble indispensable.

04/10/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ro

Cette BD est à mes yeux un formidable documentaire qui m'a appris une quantité énorme de choses tout en me frappant par la force de certains de ses passages. Depuis le temps que Joe Sacco use du médium qu'est la bande dessinée pour mettre en texte et en images ses reportages en ex-Yougoslavie ou au Moyen Orient, on peut dire qu'il a appris à développer son art et sa méthode. Ce qu'il raconte sur le conflit Israelo-Palestinien dans cet album est triplement instructif. En effet, son objectif premier est d'investiguer et de nous décrire ce qu'il s'est passé dans la bande de Gaza en 1956, lors de la Crise de Suez. Je n'en avais aucune idée, et c'est particulièrement édifiant, voire terrifiant. En même temps, il nous raconte son enquête sur les lieux en 2003 à la recherche de témoignages de survivants et il nous décrit de l'intérieur la situation plus actuelle à Gaza, à une époque où les bulldozers israéliens démolissaient l'une après l'autre les maisons palestiniennes en bordure des frontières imposées et où les USA menaçaient d'attaquer à tout moment l'Irak de Saddam Hussein. Et, troisième récit dans le récit, l'auteur nous fait part de son travail d'investigation et surtout du tri, des recoupements et de l'analyse qu'il est obligé de réaliser pour faire ressortir ce qui s'approche le plus de la vérité sur les évènements qui ont eu lieu cinquante ans auparavant quand de nombreuses versions contradictoires s'opposent entre les souvenirs confus, les traumatismes et la propagande. J'ai été particulièrement captivé par le récit des évènements de 1956. Joe Sacco fait le choix judicieux de décrire auparavant la situation d'ensemble, partant d'une anecdote concernant le congrès sioniste de Bâle en 1897 puis la création d'Israël, l'expropriation, la fuite et le parquage des palestiniens dans des camps de réfugiés tout d'abord totalement démunis, puis les incursions des réfugiés en territoire nouvellement israélien, l'escalade de la violence, des représailles, et tout ce qui a amené à une haine totale et mutuelle et à la situation complètement bloquée de la région. Mais je ne savais pas à quel point les choses avaient atteint un pic dans l'horreur en 1956. C'est terrifiant ! Aberrant ! Surtout quand on s'imagine que ces évènements ont eu lieu à peine une dizaine d'années après la seconde guerre mondiale et ce que les Juifs avaient subi de leur côté. L'horreur des évènements parait telle que j'en venais à douter, à me demander s'il y avait une part de dramatisation accentuée par les années, de mythe additionné aux faits historiques. Mais Joe Sacco présente l'ensemble avec la plus grande impartialité possible. En même temps qu'il fouille les souvenirs et les témoignages des anciens palestiniens, il écarte ce qui ne lui semble pas formellement prouvé, donne la parole à un ancien officier israélien, présente la version officielle du gouvernement israélien ainsi que celle adoptée par les rapports de l'ONU. La somme et la corrélation des témoignages (ainsi que la confiance que j'ai dans l'honnêteté du travail de l'auteur) ne laissent au final guère de doutes. Et le pire, c'est que ces évènements ont été suffisamment occultés dans l'histoire officielle pour que je ne les découvre qu'à la lecture de cet album. Cet album se révèle donc un document informatif ultra-complet, intensément intéressant et instructif. Sur la forme, maintenant, c'est également du très bon boulot. Joe Sacco a fait de grands progrès en matière de dessin depuis ses premières oeuvres où je trouvais son trait un peu ingrat. Ici, les décors sont particulièrement réussis, les angles de vue très bien choisis et les personnages sont tout à fait corrects. La seule chose qui m'empêche de donner la note maximale à cet ouvrage, c'est le côté assez indigeste de la narration. La somme d'informations à assimiler est énorme, les témoignages différents amènent de nombreuses répétitions à chaque fois légèrement différentes les unes des autres, et tout cela amène le lecteur à devoir s'accrocher pour ne pas s'y perdre. Malgré la force du récit, il se révèle donc un petit peu assommant sur la longueur. Et prendre des pauses en cours de lecture n'est pas très conseillé pour autant car, vu la complexité du récit, il est possible d'être largué le temps de reprendre le récit. C'est là tout le reproche que je ferais à cette bande dessinée qui, outre cela, est extrêmement instructive, dense et bien foutue. J'ajouterais en outre que les dernières planches, muettes, sont particulièrement fortes en émotion, conclusion idéale en impact et en évocation de ce qu'ont vécu les réfugiés de Rafah à l'époque.

19/11/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Je n'abonderai pas dans la dithyrambe, Alix a vraiment saisi toute l'importance que représente un tel ouvrage. Je me contenterai de faire plus court. Joe Sacco, depuis de nombreuses années, est un auteur qui s'attache à débusquer les petites histoires dans l'Histoire et en particulier l'Histoire récente. Ses investigations en Ex-Yougoslavie et au Proche-Orient représentent certaines des plus belles pages de la bande dessinée "documentaire", et son oeuvre est connue au-delà du simple lectorat BD. Avec ce "Gaza 1956" il va encore plus loin dans son enquête, s'attachant à une suite d'évènements que l'Histoire a déjà oubliée, deux massacres ayant eu lieu à Gaza il y a déjà plus de 50 ans, mais qui restent toutefois d'une cruelle actualité dans cette région... Personne ne saura contester le sérieux du travail de Sacco, son obstination à vouloir recueillir, compiler, recouper, ordonner et synthétiser les nombreux témoignages. C'est une oeuvre de mémoire, une référence en matière d'enquête ; mais l'auteur se définit lui-même plus comme un auteur de BD qu'un journaliste. L'investigation n'est en fait que sa manière de procéder pour construire ses histoires. Et c'est cette honnêteté qui rajoute une valeur inestimable à son travail. Ca et son découpage très dynamique ; j'ai particulièrement aimé, par exemple, sa façon de placer certains dialogues pour montrer le côté haché de la séquence. On s'y croirait vraiment. Je ne saurais parler en détail de cette oeuvre sans devenir pédant et chiant, du coup je vous invite simplement à lire "Gaza 1956, en marge de l'histoire", mais en prenant votre temps.

14/02/2010 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Quel plaisir de relire du Sacco après tant d’années de mutisme... quel coup de maître de la part de Futuropolis, d’avoir obtenu les droits d’éditions de la toute nouvelles BD de l’auteur des chefs-d’œuvre que sont Gorazde et Palestine. J’étais tellement impatient que j’ai précommandé l’album en VO sur Amazon, pour le recevoir le jour de sa sortie ! 9 ans depuis Gorazde, ça fait long… mais il ne s’est pas reposé pendant toutes ces années… quel boulot ! Presque 400 pages remplies à craquer de travail journalistique, témoignages, documents, cartes, etc. Il signe et date d’ailleurs chaque page, ce qui permet d’évaluer sa progression et sa vitesse de travail (la 1ere page date de Mars 2005, et la dernière d’Avril 2009 !) Alors attention, 1er avertissement : Le récit est intéressant, bien raconté, touchant, … mais aussi très dense et long à lire. Heureusement quelques touches d’humour et scènes plus légères rendent la lecture moins éprouvante. Certains palestiniens interrogés dans la BD questionnent le bon fondement de sa démarche. « Pourquoi documenter un massacre qui date de 60 ans, alors que des massacres sont toujours commis aujourd’hui ?! »… Joe Sacco tente tant bien que mal de défendre sa logique : « Dans 60 ans, tu voudrais que les massacres d’aujourd’hui soient oubliés ? » Je trouve personnellement qu’il est intéressant d’enquêter sur de si vieux événements oubliés de tous, tout en parlant de la situation d’aujourd’hui. Cette alternance passé/présent nous rappelle que pas grand-chose n’a changé en 60 ans (on nous raconte d’ailleurs qu’Israël avait limité le travail des inspecteurs de l’ONU en 1956… comme lors de l’attaque Plomb Durci de décembre 2008 !) Ce retour en arrière permet aussi de mieux comprendre les débuts du conflit, et le rôle joué par d’autres puissances, dont les intérêts différaient souvent deux ceux des israéliens et palestiniens… on retrouve au banc des accusés la France, l’Angleterre, la Russie… et surtout l’Egypte, qui si l’on en croit Sacco a manipulé les palestiniens et a carrément attisé ce conflit. La partialité de Sacco dans ses BDs a parfois été remise en question. Du coup il essaye d’être plus juste, plus transparent… Il nous rappelle dans l’introduction du bouquin, mais aussi tout au long du récit, que ses témoins sont vieux, ne se rappellent plus exactement des faits, confondent les années, et que la validité de nombreux témoignages est du coup remise en question… Le fait qu’il recoupe et vérifie tous ses faits apporte une certaine crédibilité à l’ensemble, mais rend parfois la lecture un peu fastidieuse. Il faut aussi noter que le ton n’est pas manichéen. Certains soldats israéliens sont plus humains que d’autres. Certains palestiniens sont contre le Hamas, les attentats suicides et la mort de civiles israéliens. Dans le même registre il est intéressant, je trouve, de conclure en donnant la version officielle israélienne, dans laquelle tout n’est pas aussi simple (oui, des civils palestiniens ont été tués, mais il y avait selon eux des soldats égyptiens cachés parmi la population, des émeutes qui ont fait paniquer les soldats israéliens etc.) Le dessin de Sacco, lui, n’a pas trop changé. Il est très détaillé, et magnifique, si l’on peut employer ce mot quand de telles horreurs nous sont décrites. Il est passé maître dans l’art de dessiner des bâtiments palestiniens écroulés suite aux passages de bulldozers et autres tanks israéliens. Je sais qu’on peut difficilement parler de beauté, mais quand même, certaines planches sont vraiment superbes. Au final, si on peut toujours contester le coté engagé de l’œuvre, j’ai trouvé ca diablement intéressant, et un ajout indispensable à « Palestine », un immanquable qui commence à dater un peu. Procurez vous les deux ! Quelle colère, en finissant ma lecture… quelle que soit l’origine de ce conflit, que les « coupables » soient palestiniens, israéliens, ou autre, il est tout simplement inacceptable de tolérer une telle situation en 2010. Un passage en fin de BD nous ramène à l’actualité plus récente (la guerre en Irak) et nous force à un dur retour à la réalité : toute une partie du monde arabe nous porte une haine sans limite… On y voit de nombreux palestiniens ravis par les cadavres de soldats américains et autres hélicoptères abattus montrés à la télévision. Comment envisager une solution à ce conflit bâti sur des générations de haine envers Israël, et de manière plus générale envers l’Occident, alors que les bombes continuent de tomber sur Gaza ?

04/01/2010 (modifier)