La Couleur tombée du ciel (Isekai no Shikisai)
Affrontez l’horreur et la désolation de la Lande Foudroyée…
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Un projet de barrage promet d’engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine... Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu’à ce que la chute d’une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien. Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre... Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs...
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| Date de parution | 05 Mars 2020 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
J’ai lu il y a peu une adaptation de « La guerre des mondes » de Wells, et le point de départ est ici quasi identique. Sauf que là où Wells part sur de la SF, et ménage une fin « rassurante », Lovecraft part lui à fond sur du fantastique angoissant, ne nous donne pas d’explication, et laisse l’imagination des lecteurs poursuivre l’œuvre : il n’y a pas de réel happy-end. Comme pour toutes les adaptations de Lovecraft réalisées par Tanabe que j’ai lues, c’est une réussite. Au niveau du dessin d’abord, avec un trait réaliste, très fin, qui joue très bien du Noir et Blanc. Comme Lovecraft dans ses nouvelles, c’est par petites touches que l’angoisse s’instille, et Tanabe ne joue pas plus sur l’esbroufe. Mais ça n’en est pas moins efficace. La narration joue sur un rythme lent mais inexorable, pour décrire les changements consécutifs à l’arrivée de cette météorite (d’ailleurs, c’est étonnant, mais dans tout l’album le mot est considéré comme masculin, une coquille récurrente ?), et de la lumière qui en est la manifestation la plus forte. Malgré le Noir et Blanc, il arrive à nous faire percevoir cette lumière et les effets produits sur les témoins. Une belle adaptation en tout cas, simple mais efficace. La lecture est rapide, mais agréable.
Encore un excellent cru que cette adaptation de HP Lovecraft par Gou Tanabe. J'ai pris énormément de plaisir à lire "La couleur tombée du ciel", un récit fantastique et d'horreur où l'angoisse est palpable tout le long de l'histoire. Une narration fluide et captivante. Impossible de lâcher ce manga avant le dénouement et je ne regarderai plus jamais un puits de la même façon. Gou Tanabe maîtrise à la perfection le noir et blanc avec toutes les nuances de gris. Une mise en page millimétrée qui magnifie les superbes décors. Une adaptation réussie que je recommande.
Troisième ouvrage de Gou Tanabe sur H.P. Lovecraft que j'ai lu, cela reste constant en terme de qualité. Le dessin est encore une fois d'un incroyable réalisme. On a dans cette histoire un fermier qui se retrouve assailli par une sorte de météorite tombé du ciel qui contamine à petit feu ses animaux, ses terres et sa famille tel un matériau radioactif. Son voisin assiste à tout cela impuissant essayant d'apporter son aide, en vain. C'est juste dommage que cela parle de couleur tombée du ciel et que tout soit en noir et blanc ah ah.
Cela se révèle une constante, le travail de Gou Tanabe sur ses adaptations de Lovecraft est excellent. Le dessin est toujours excellent, et il participe à merveille à créer une ambiance lourde et oppressante. Les visages sont certes toujours un peu figés, et les yeux des personnages sont écarquillés presque en permanence, mais cela ne dérange pas la lecture, et le lecteur bienveillant mettra ce tic de dessin sur le compte des situations vécues par les personnages. L'histoire quant à elle n'est plus très originale. Il faut dire aussi que près d'un siècle s'est écoulé depuis la publication de la nouvelle de Lovecraft, et qu'en matière de suspense, d'angoisse, d'horreur, la production n'a pas été en reste. Cela étant, elle reste diablement efficace, et l'immersion dans cette vallée piégée est grandement favorisée par le dessin qui représente fort bien cette nature devenue folle et les diverses horreurs qui l'accompagnent. Cet album est moins épais que L'Appel de Cthulhu et Dans l'abîme du temps, il est moins fondateur que le premier et moins original que le second, mais il reste tout de même une lecture prenante. Note réelle 3,5 / 5.
J'ai offert la série des Gou Tanabé à mon colocataire pour son récent anniversaire, attendu qu'il est fan de Lovecraft et fait régulièrement du jeu de rôle dans cet univers. J'en ai profité pour découvrir la série d'adaptation, en commençant par "La couleur tombée du ciel", une nouvelle qui m'avait assez peu marquée lors de sa lecture, je dois l'avouer. Mais c'est une vraie adaptation réussie à laquelle nous avons droit. J'ai particulièrement aimé le fait que cette adaptation fut très proche de l’œuvre originelle, notamment dans les textes et le déroulé. L'auteur ne fait pas dans le découpage et nous laisse toute la longueur du récit, dont la fin semble inéluctable mais arrive après un angoissant développement. Le noir et blanc conviennent à merveille pour les représentations de cette fameuse couleur, et les paysages se déploient magnifiquement également. Les personnages ont des têtes un peu figées, cela dit, et des yeux parfois trop marqués, comme s'ils étaient finalement exorbités. Mais ces légers défauts n'entachent pas le récit qui sait s'appuyer sur le dessin pour faire ressortir l'ambiance, la descente aux enfers de cette famille et de la couleur qui envahit le monde. Si l'histoire semble facile et convenue aujourd'hui, elle était cependant novatrice à l'époque, et même si son déroulé est parfois prévisible, je trouve qu'elle conserve une certaine force importante dans son récit et son déroulé. Quelque chose passe, notamment parce que la menace prend une forme originale, et que cette manifestation ne semble jamais vouloir se terminer. L'ambiance et le récit sont réellement prenant, et j'ai été replongé dedans à ma lecture. C'est une magnifique adaptation, très bien réalisée et qui donne envie de découvrir les autres. Ou même de se relire un petit Lovecraft, tiens !
Seconde salve me concernant après mon retour enthousiaste sur L'Appel de Cthulhu toujours adapté par Gou Tanabe. Si le bouquin est un peu moins épais, il n'en est pas moins palpitant avec cette histoire de météorite tombée en plein milieu d'une campagne uniquement peuplée de quelques masures paysannes. La famille Gardner va en faire les frais après quelques faits insolites (une drôle de couleur inconnue sur terre en émane et va métamorphoser nature et êtres vivants) et sur un ton montant crescendo. Encore ici le dessinateur profite de cet environnement rupestre pour tisser de splendides décors aussi détaillées qu'inquiétants. Dans un noir et blanc superbement contrasté, on devine même cette couleur inconnue qui va laisser de profondes cicatrices aux autochtones ainsi qu'au lecteur pris au piège d'une histoire simple mais diablement orchestrée. Le mérite en revient à l'histoire de Lovecraft en premier lieu (qui a été également adaptée cette année dans un film contemporain plutôt réussi malgré un budget que l'on devine maigrelet et la présence d'un Nicolas Cage aux antipodes de ses rôles les plus mémorables) mais également au talent de Gou Tanabe. Si on ajoute à l'ensemble une qualité exceptionnelle du travail de l'éditeur avec ce rendu imitation cuir et la qualité du papier utilisé, il ne devrait plus subsister beaucoup de sceptiques. Vivement le prochain opus !
J'attendais avec une certaine impatience la venue de cette adaptation d'une nouvelle du grand Lovecraft par Gou Tanabé. La couleur tombée du ciel en noir et blanc ! Lors de ma lecture de cette nouvelle, il y a maintenant un petit bout de temps je m'étais mis des images dans le tête et en couleurs forcément. Mon attente était donc grande. Résultat et bien, franchement bien, l'auteur Gou Tanabé possède ce je ne sais quoi qui donne à ses illustrations un caractère assez envoutant, qui donne une impression d'oppression, d'inéluctabilité, telle cette famille confrontée à l'indicible, aux évènements sur lesquels elle n'a aucune prise. Un grand bravo à l'auteur qui après Les Montagnes Hallucinées et Dans l'abîme du temps transforme l'essai de cette nouvelle adaptation avec brio. Nous attendons tous avec impatience la suite des nouvelles de Lovecraft en noir et blanc.
Ki-oon continue à traduire les belles adaptations de Lovecraft par Gou Tanabe. Cette fois-ci c'est La Couleur tombée du Ciel (1927) qui arrive sur nos étals, l'un de ses récits les plus singuliers. Très connu, il ne s'inscrit pourtant pas dans son cycle de Cthulhu. Le récit est d'une grande noirceur, c'est celle d'une emprise par une force inconnue sur une famille entière. Et comme toute emprise, elle interdit la fuite, qui serait la seule solution dans le cas de la famille Gardner. Gou Tanabe appuie bien sur ce fait dans son adaptation, ainsi que sur l'exubérance de la nature, contaminée par cette "couleur"... On sent bien également, l'impuissance que ressentent les témoins du drame en train de se jouer, et celle des autorités, qu'elles soient scientifiques ou civiles... Sur le plan graphique l'auteur utilise toujours ce style réaliste et minutieux qui a fait merveille sur Dans l'abîme du temps et Les Montagnes Hallucinées. Il est extrêmement efficace. L'avantage du noir et blanc, dans ce cas, est que l'impossibilité de décrire ladite "couleur" lui permet de la caractériser avec une texture, sans s'embarrasser de plus. Encore du bon boulot...
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