La Couleur tombée du ciel (Isekai no Shikisai)

Note: 3.86/5
(3.86/5 pour 14 avis)

Affrontez l’horreur et la désolation de la Lande Foudroyée…


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Un projet de barrage promet d’engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine... Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu’à ce que la chute d’une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien. Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre... Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs...

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Mars 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série La Couleur tombée du ciel © Ki-oon 2020
Les notes
Note: 3.86/5
(3.86/5 pour 14 avis)
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06/03/2020 | Spooky
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Par Ro
Note: 3/5
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La Couleur tombée du ciel reste pour moi une nouvelle marquante de Lovecraft, mais de manière assez particulière : ce n'est pas tant sa fin en apothéose que sa montée en tension, lente et insidieuse, qui m'avait vraiment marqué à la lecture. Dans cette adaptation manga par Gou Tanabe, j'ai presque ressenti l'inverse. La progression m'a paru plus plate, moins prenante, et j'avoue avoir été régulièrement agacé par le comportement de la famille, qui refuse obstinément de fuir ou même simplement d'arrêter de consommer l'eau du puits et les produits contaminés, alors que la situation devient rapidement intenable. Là où le texte original instaurait une angoisse diffuse et inexorable, j'ai eu ici davantage l'impression d'une mécanique un peu répétitive. En revanche, la fin m'a nettement plus impressionné que dans la nouvelle. Le médium graphique permet à Tanabe de livrer quelque chose de beaucoup plus visuel et spectaculaire, avec des planches marquantes qui donnent enfin toute sa dimension à cette couleur indicible. Je suis en revanche plus réservé sur le dessin dans son ensemble. D'une part, les personnages ont un aspect très fermiers du Far West qui ne correspond pas vraiment à l'image que je me faisais de la Nouvelle-Angleterre de Lovecraft. D'autre part, le trait et l'encrage, assez chargés et parfois un peu biscornus, rendent certaines scènes difficiles à lire, notamment dès qu'il s'agit de représenter des transformations ou des formes organiques inhabituelles. Cela nuit parfois à la lisibilité, là où l'horreur devrait au contraire gagner en clarté visuelle. Au final, une adaptation globalement fidèle et intéressante, avec une conclusion visuellement réussie, mais qui perd selon moi en tension ce qu'elle gagne en spectacle, et dont le graphisme ne me plait pas vraiment.

19/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Dernière adaptation de Lovecraft par Tanabe parue en français qui me restait à lire. Si on a déjà lu d'autres mangas de cette collection, on n'est pas surpris par le résultat. Le dessin de Tanabe est très bon pour créer des atmosphères glauques et il y a de bonnes scènes, mais en même temps le rythme est parfois un peu trop lent pour moi. Au moins le récit se termine en un seul tome et la dernière partie est mémorable. Évidemment, rien dans le scénario n'est vraiment surprenant si on connait déjà Lovecraft qui a repris les mêmes éléments dans ses nouvelles encore et encore, mais c'est bien fait et j'ai passé un bon moment de lecture malgré tout. Il faut dire que ça se lit tout de même assez vite.

12/01/2025 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue boy

Rares sont les œuvres de Lovecraft, illustre pionnier de genre fantastique, qui ont bénéficié d’une adaptation réussie dans le neuvième art. En ce qui concerne l’auteur japonais Gou Tanabe, qui avec « La Couleur tombée du ciel », en est à sa troisième adaptation, on peut affirmer sans se tromper que son travail est à la hauteur de celui de l’écrivain américain. Respectant fidèlement la narration d’origine, Tanabe rend un hommage digne de ce nom à l’auteur du « Mythe de Cthulhu ». Graphiquement, c’est du grand art. Le dessin sombre et réaliste, en noir et blanc, s’accorde parfaitement bien au scénario, axé principalement sur la descente aux enfers des Gardner, une famille de paysans qui vivait tranquillement jusqu’à ce qu’une météorite s’abatte près de leur maison. Gou Tanabe semblerait presque avoir fusionné spirituellement avec Lovecraft, tant la dimension intemporelle de la bande dessinée est frappante. Non dénué d’un certain académisme, le trait est assuré et d’une grande finesse, se déployant avec talent dans plusieurs scènes spectaculaires. Tanabe sait très bien exprimer l’horreur propre aux romans de Lovecraft, suscitant ce sentiment chez le lecteur par un cadrage serré des regards apeurés sous des ombres menaçantes. D’aucuns, c’est certain, pourront reprocher à l’auteur de s’être limité à un copier-coller par rapport au récit originel. Pourtant, le dessin, tellement admirable, parvient à magnifier l’œuvre du maître sans la dénaturer, savant dosage entre modestie et vénération. On pense un peu à la récente adaptation de Dracula par Bess, qui relève de la même démarche. Enfin, on ne manquera pas de saluer le formidable travail éditorial des Ki-oon, avec cette reliure souple en simili-cuir gravé.

15/08/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Comme précédemment Gou Tanabe poursuit ses adaptations lovecraftiennes avec ici une nouvelle que j’avais particulièrement appréciée à l’époque où je l’ai lue : La Couleur tombée du ciel. Très bonne histoire horrifique, tantôt macabre tantôt carrément glauque, c’est une superbe retranscription. De plus le format est plutôt court, donc ça passe le temps sans que cela demande une attention sur plusieurs heures. Le dessin de l’auteur est égal aux précédents volumes, avec les qualités et les mêmes défauts, malheureusement : ce problème des visages figés qui se ressemblent un peu trop… Mais voilà, plutôt cool. Par contre, une chose qui n’a rien à voir avec l’œuvre en elle-même : son prix ! 15 euros, je trouve ça un chouia chéro et ça me questionne sur la poursuite de ma collection vu le nombre d’œuvres déjà adaptées plus toutes celles à venir.

23/03/2020 (modifier)