Les Souvivants

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Les Souvivants est une BD post-apocalyptique française : moins d’actions, moins de zombies, moins de décors, mais plus de dialogues entre deux inconnus que tout oppose et qui sont obligés de survivre ensemble.


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Jean-Philippe, écrivain hautain, végétarien, auteur de livre pour enfant et de roman cryptogay, est obligé de survivre dans un tout petit chalet entouré de zombies avec un représentant en assurance. Michel est macho, fan de Johnny et homophobe. La vraie question de l’histoire n’est pas « Pourquoi les zombies ont envahi la planète ? », mais « Est-ce que survivre avec un con, ça vaut le coup ? »…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Septembre 2019
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Les Souvivants
Les notes (1)
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27/09/2019 | Guillaume.M
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L'avatar du posteur Guillaume.M

« Les Souvivants » est une sorte de fusion entre Les Bidochon, Walking Dead et « Les Sous-doués ». La couverture de l’album résume d’ailleurs drôlement bien ce cocktail improbable. À titre personnel, ma curiosité a été immédiatement piquée. Le côté fantastique lié à la présence (pour l’instant inexpliquée) de morts-vivants en France, est mis en second plan, l’espace étant occupé par un huis-clos humoristique mettant en scène Michel et Jean-Philippe. « Mi-miche » est un représentant en assurance, macho, primaire et homophobe qui trouve refuge dans un chalet perdu dans la forêt, habité par Jean-Phi, auteur et écrivain raisonnable, réservé et homosexuel. Ces deux êtres que tout oppose vont devoir s’unir face à l’adversité et apprendre à s’entraider et vivre ensemble. L’humour est plutôt noir, parfois un peu vulgaire et gras, mais qu’est-ce que c’est bon ! Certaines scènes (la station-service ou le didgeridoo sur l’épaule par exemple) sont vraiment drôles et savoureuses. L’objectif de Davy Mourier, directeur de la collection « Une case en moins » chez Delcourt, est clair : permettre au lecteur de se fendre la gueule et de passer un bon moment, mais pas seulement. En effet, les personnages incarnent chacun une certaine facette de notre société et nous font réfléchir sur la tolérance et le vivre ensemble. Une fois l’album en main, difficile de le lâcher. Tout s’enchaîne naturellement et rapidement. Les personnages, de prime abord très marqués, sont finalement plus complexes qu’il n’y paraît et laisse entrevoir ici et là quelques ressources insoupçonnées. Si je dois pinailler, je dirai peut-être que certaines vulgarités sont superflues et sonnent un peu faux, mais le plaisir d’ensemble ne s’en trouve pas affecté. Quant au dessin, il est à l’image du scénario et des personnages : d’apparence simple, il est plus complexe qu’attendu et offre quelques belles planches, mais surtout une expressivité jouissive. Le découpage est efficace et permet d’accélérer ou de ralentir la lecture, mais toujours à bon escient. L’humour noir du scénario et les moments WTF sont parfaitement illustrés et immédiatement identifiables. Ce premier tome est porteur de belles promesses et m’a fait passer un bon moment. Je lirai la suite avec intérêt et une certaine appréhension, ce qui est toujours le cas quand un album introductif me plaît. WOOZ BAD ?! Note réelle : 3.5/5

27/09/2019 (modifier)