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Les Aventures de Julius Chancer

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Angleterre, fin des années 1920... Le jeune aventurier et archéologue Julius Chancer se lance à la recherche d'une orchidée légendaire jusqu'aux confins des Indes.


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Les archéologues Les petits éditeurs pendant la pandémie Ligne Claire

Le jeune Julius Chancer est un aventurier-archéologue qui fait des recherches pour le compte d'un historien spécialisé dans la recherche d'objets oubliés. Mais il s'ennuie un peu dans la société britannique de l'entre-deux-guerres. De son côté, lord Lawrence risque de perdre sa fortune et ses titres à la suite d'un pari stupide : s'il ne remporte pas le grand concours d'orchidées de Wembley. Sa fille, la belle Lily, actrice hollywoodienne demande réussit à convaincre Julius de l'aider à trouver une mythique orchidée arc-en-ciel. Mais sur la route des Indes, nos héros devront affronter la sinistre Evelyn Crow, l'âme damnée de l'homme d'affaire Urkaz Grope, prête à tout pour les empêcher d'atteindre leur but.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2013
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (premier cycle de 3 tomes terminé, puis une histoire en un tome) 4 tomes parus
Couverture de la série Les Aventures de Julius Chancer © BD Must 2013

08/07/2014 | Eric2Vzoul
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La trilogie de L'orchidée arc-en-ciel constitue un hommage aux héros de l'âge d'or du magazine Tintin. Hommage revendiqué par l'auteur lui-même, qui se réclame de Jules Verne et d'Arthur Conan Doyle pour le scénario, de Hergé, d'Edgar P. Jacobs et d'Yves Chaland pour le dessin. Bonnes références en ce qui me concerne. Le résultat est plutôt convaincant. • Le scénario nous entraîne dans un voyage en forme de course poursuite de Londres aux montagnes de l'Hindou Kouch, avec son lot attendu de scènes d'action, d'accidents et de coups de théâtre. De nombreux personnages sont mis en scène, avec là aussi l'apparition convenue de savants érudits, de journalistes fouineurs, de majordomes zélés, de méchants cinglés, et bien sûr de héros sans peur et d'une méchante bien perverse. • Quant au dessin, il s'inscrit clairement dans la ligne claire d'inspiration Tintin (Les aventures de) et Blake et Mortimer. Le style de l'auteur rappelle fortement le travail des auteurs néerlandophones comme Henk Kuijpers (Franka) ou Eric Heuvel (Jennifer jones), qui se situent dans la lignée de Bob de Moor. Garen Ewing ne dépare pas dans cette école au classicisme assumé, tant pour les décors que pour les personnages, même si les gestes de ces derniers sont un peu figés (mais c'est souvent le cas dans la ligne claire). Je n'attribue cependant pas plus de 3 / 5 à cette première "saison" des Aventures de Julius Chancer (l'auteur anglophone a débuté un nouveau cycle intitulé The Secret of the Samurai non encore traduit). J'ai en effet quelques reproches à formuler à l'encontre de cette série : • D'abord l'histoire qui s'étend sur trois albums met du temps à vraiment démarrer et l'action est particulièrement lente dans le premier volume. Les héros de l'âge d'or mettaient beaucoup moins de planches avant de se lancer dans des aventures au bout du monde. Ça va mieux ensuite, mais l'histoire aurait gagné à être condensée. Quand l'histoire s'emballe dans le tome 3, tout va au contraire trop vite, et il faut faire un effort pour suivre certaines explications, surtout que les protagonistes du monde perdu [ben oui, il y a un monde perdu ! j'ai prévenu que c'est une histoire classique : qu'attendiez-vous ? je ne dévoile tout de même pas un élément crucial de l'histoire…] tiennent des discours interminables dans une langue incompréhensible… Le scénario souffre donc d'un problème de rythme. • Ensuite les personnage manquent cruellement de charisme, surtout le héros, Julius Chancer. Ce jeune homme est sensé être un aventurier sans peur, ancien combattant des Dardanelles mais physiquement, c'est un androgyne juvénile doté d'une étrange bouche purpurine et de mèches en accroche-cœur, avec une carrure de danseur mondain. Bref il manque de cette virilité assurée qui vous pose un héros classique. Même Tintin est plus crédible dans ce rôle. Peut-être que Julius devrait se mettre à la musculation et se laisser pousser la barbe… Je sais, ça fait cliché, mais le genre tout entier repose sur les clichés, à charge pour les auteurs de savoir où s'arrêter pour éviter le ridicule ou la parodie. • Les éditions BD Must font du bon travail, mais leurs albums souffrent d'une diffusion confidentielle et sont toujours très difficiles à trouver, surtout dans des versions qui ne sont pas en tirage limité. Lesdits albums restent toutefois un peu chers, particulièrement si l'on considère leur nombre de planches : le cycle de L'orchidée arc-en-ciel n'en compte que 117, ce qui aurait parfaitement tenu en deux albums. Bref, le rapport quantité-qualité / prix de cette trilogie n'est guère avantageux. Pour toutes ces raisons je recommande la lecture des Aventures de Julius Chancer aux passionnés de ligne claire et aux nostalgiques de Barelli. Les autres pourront y jeter un regard curieux, mais je leur conseille d'attendre une réédition en intégrale à prix plus abordable.

08/07/2014 (modifier)