Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire

Mort aux autres

Note: 1.5/5
(1.5/5 pour 4 avis)

Tralf, petit bonhomme vert transportant une contrebasse géante, arrive dans un chateau-cité où sa présence va entrainer le chaos.


Echo des Savanes Style Atome

Dans cette cité, chacun s'affronte pour le pouvoir, dans une ambiance de sexualité libérée, de lutte de classes, de trahisons, de meurtres et de mensonges. Dès son arrivée, Tralf va attirer tous les regards sur lui, exciter les femmes, attiser les petites haines et entrainer le chaos politique et social.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1989
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mort aux autres © Albin Michel 1989

21/04/2007 | Ro
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

C'est un album pas très courant, relativement intriguant, mais qui m'a laissé perplexe et quelque peu déçu. Le dessin est une sorte de néo-ligne claire, avec un trait un peu hésitant. Cela joue beaucoup sur la géométrie, que ce soit pour les décors et les personnages (aux contours et proportions improbables parfois). Vers la fin, cela vire presque à l'abstrait, ce qui n'est pas pour me déplaire visuellement, même si cela n'éclaircit pas vraiment l'intrigue. C'est là que le bât blesse je pense. L'histoire m'est apparue un peu obscure, mêlant des aspects poétiques avec de petites provocations (aujourd'hui désuètes). Cette histoire - qui m'a en partie échappé, je l'ai laissé de côté vers la fin, me contentant de la survoler. Bizarre, et décevant.

22/06/2022 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 1/5
L'avatar du posteur PatrikGC

Un sous-produit de la ligne claire. Le dessin en lui-même n'est pas mauvais, même s'il cède souvent à la facilité. Pour être gentil, on dira que c'est un "style" particulier. Par contre, l'histoire en elle-même est un fourre-tout, avec ci et là du sexe, sans doute pour la provoc et pour faire dans le vent. Il y a un semblant de trame, dirons-nous, un semblant. Quant à la fin... je me suis même demandé s'il ne manquait pas une page à la BD ! Bref, ça m'a fait songer à ces "œuvres" de l'art moderne, dans lesquelles on n'est même pas sûr et certain que l'auteur voulait vraiment dire quelque chose... sauf, ici, aligner les vignettes. A lire quand même, parce que ça en devient un cas d'école ! (même si on n'arrive pas jusqu'au bout) ---Ajout de juillet 2020--- Je viens de relire cette BD à tête reposée, et je ne suis pas certain que l'auteur lui-même savait vraiment où il allait, malgré une vague trame de fond (de couleur verte). On dirait presque du scénario automatique pondu à la petite semaine avec quelques points de raccrochement pour ne pas sombrer définitivement dans le grand n'importe quoi. C'est juste un peu mystérieux pour essayer d'entretenir le lecteur dans la poursuite de sa lecture, avec une grosse pincée de sexe pour éviter qu'il ne parte trop vite. Par contre, le dessin et la couleur sont maintenant terriblement datés, pire que bon nombre de BD des années 40-50, c'est dire ! De plus, ça se lit très vite, malgré une quarantaine de planches. Il est vrai qu'il y a beaucoup de grosses cases et souvent peu à lire textuellement. Pas beaucoup de détails dans les vignettes pour essayer de capturer un semblant d'explication. Bien que parfois, on croit avoir saisi un fil, mais non. Sans doute qu'il faut se résigner : il n'y a pas d'allusion cachée pour tenter de rattraper ce ratage. Même moi, j'ai la sensation (à la fois au dessin et au scénario) de pouvoir faire 10 fois, 100 fois mieux... Si cette BD tombait dans les mains de divers quidams trop dans l'air du temps actuel et un poil inquisiteurs, l'auteur se ferait lyncher sur les réseaux sociaux à cause surtout de sa représentation "y a bon banania" d'une certaine catégorie de personne. On me dira que c'est humoristique. Peut-être, mais faire parler un ex-roi africain avec l'accent germanique, ça décoiffe un peu, sans parler des propos tenus ! On constate au passage d'autres dérives graphiques, sans doute de la provoc d'époque. Idem pour la roulette russe qui finit en rouge sur jaune. Plus que jamais, ça me fait songer à certaines "œuvres d'art" que certains "experts" louangent et continuent de louanger pour ne pas avouer qu'ils se sont royalement plantés et que c'est définitivement vide ou presque vide (soyons bons et généreux). Cette BD est un exemple d'illustration du concept de vacuité... Maintenant, si quelqu'un de plus "intellectualisé" que moi est capable de me faire comprendre les tenants et les aboutissants réels de cette BD, sans tomber dans les explications bateaux du style "oui, mais c'est une critique-eu de la société-eu", il sera le bienvenu :)

26/01/2013 (MAJ le 04/07/2020) (modifier)
Par cac
Note: 1/5
L'avatar du posteur cac

Heureusement que certaines bonnes âmes ont plus de courage que moi pour poster les fonds de tiroirs de bibliothèques. "Mort aux autres" est l'archétype d'une bande dessinée sans queue ni tête, même pas rattrapée par son dessin trop géométrique avec des couleurs d'un goût douteux. Il faut dire que cet album a plus de 15 ans et a plutôt mal vieilli.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Drôle de BD parue en 1989. J'aime bien le dessin ligne claire de ce Jean-François Floch que je ne connaissais pas et qui me rappelle ici le style de Chaland (Adolphus Claar). Cependant, le classicisme de ce dessin ne masque pas la bizarrerie du récit et de son décor. Ce décor est celui d'un palais-cité dans lequel chacun s'affronte pour le pouvoir, dans une ambiance de sexualité libérée, de lutte de classes, de trahisons, de meurtres et de mensonges. Y débarque un petit héros au physique d'Iznogoud qui va aussitôt attirer tous les regards sur lui, exciter les femmes, attiser les petites haines et entraîner le chaos politique et social. Un récit assez incongru, à la logique plus onirique que réaliste et qui se finit sans que j'ai vraiment réussi à en capter la substantifique moelle.

21/04/2007 (modifier)