Wimbledon Green

Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 7 avis)

Wimbledon Green est le plus grand collectionneur de comics du monde.


Auteurs Canadiens Collectionneurs Comix Drawn & Quarterly

Wimbledon Green est le plus grand collectionneur de comics du monde. Il est donc constamment en lutte avec ses confrères collectionneurs pour l’acquisition des albums les plus recherchés. Mais qui se cache vraiment derrière Wimbledon Green ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Wimbledon Green
Les notes (7)
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16/05/2006 | Bert
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Par Quentin
Note: 3/5

Seth nous prévient d'emblée dans la préface: il ne faut pas prendre ce livre au sérieux. Il n'a d'ailleurs jamais été dessiné pour être publié et il n'était à l'origine qu'un exercice dans des carnets de croquis. Si on le prend comme cela, l'album est une grande réussite, et présente une critique caustique et amusante du monde des collectionneurs de comics. On voit rarement des choses si abouties sortir de carnets de croquis. Mais ce genre de projet a également ses limites. Dessin fait à la va-vite, histoire inaboutie, plombée de répétitions et de longueurs, qui n'a pas de vraie fin et qui laisse le lecteur sur sa faim. La forme de l'album reste néanmoins inhabituelle et par conséquent intéressante.

19/05/2007 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5

Il est clair que ce travail est à l'état de brouillon. Dessin médiocre, lettrage approximatif, composition de la page et narration simplistes. Tout a été fait dans l'esprit du "passable". Tout ça, ce n'est pas moi qui le dis, mais l'auteur lui-même dans son avant-propos. Notez que je ne suis pas loin de partager cette opinion, quoique "partager" serait un bien grand mot, vu qu'il serait quand même très étonnant que Seth pense réellement ce qu'il ait écrit... "Hooooulalala il est pas terrible mon bouquin désolé, je l'aime pas trop et c'était pas destiné à devenir un livre, j'ai juste bâclé ça sur un coin de table pour déconner ! Mais je l'ai quand même envoyé à un éditeur et j'ai accepté qu'il en fasse une BD de luxe avec couverture en tissu, lettrage doré et format spécial. Ca fera 21 €, merci." Bonjour la fausse modestie à deux balles quand même. Bref, donc, voilà, Wimbledon Green est, comme le dit son auteur, assez médiocre. C'est un genre de documentaire sur une personne qui n'a jamais existé, et son entourage qui n'a jamais existé non plus. Les préoccupations assez dérisoires de ce petit monde consistaient à dépenser des fortunes dans des livres (fictifs aussi évidemment) et a s'ébaudir sur leur rareté. Ca vous paraît excitant comme sujet de BD ? A moi, pas. Les biographies de personnages fictifs, notez, ce n'est pas un concept inintéressant en soi, quand le personnage est en fait un genre de condensé de plusieurs personnes existantes, et sert à décrire l'envers du décor d'un certain univers. C'est le cas par exemple de Pussey ! Quand, en revanche, c'est juste une succession d'anecdotes tantôt plates, tantôt improbables (la course poursuite entre milliardaires pour récupérer un objet rarissime, vous pouvez trouver la même chose en moins cher et plus rigolo dans un vieux Picsou magazine), de témoignages du genre "Ah oui, Wimbledon Green, quel super collectionneur ! On ne savait pas vraiment qui c'était à part que c'était un gros connard pompeux, mais il aimait les tartines !" et de planches exhibant des BD de collection fictives et leur prix ("le numéro 34 des aventures du Slip masqué, bon état, super rare, 3500 dollars"), j'avoue que ça me paraît assez vain, comme projet. Au final, je dirai que c'est un livre pour collectionneurs qui veulent posséder de beaux livres mais pas forcément les lire. L'objet est beau, le contenu est incroyablement ennuyeux. A vous de voir si épater vos amis en mettant ce petit truc vert-et-or sur votre étagère mérite une dépense de 21 €.

25/11/2006 (modifier)
Par angus
Note: 3/5

Quel bel objet que cette BD!! Une couverture verte et or rigide qu'on a plaisir à trouver dans sa bibliothèque. Concernant le contenu, je suis beaucoup moins enthousiaste... Wimbledon Green est un collectionneur de Comics. Cette BD est constituée d'anecdotes, d'histoires courtes retraçant sa vie et celles de ses rivaux. L'ensemble est plutôt sympa, se lit facilement. Néanmoins, n'étant pas moi-même collectionneur et fan de comics, je pense être passé à côté de beaucoup de choses, de références dont ce livre est truffé, des comportements obsessionnels dont les collectionneurs semblent atteints... Bref, un bien bel ouvrage à posséder mais qui ne restera pas longtemps dans ma mémoire.

01/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Wimbledon Green est un petit mais très bel album. Superbe couverture, papier épais et beau, 120 pages d'une réelle densité permettant une lecture très longue (2 heures pour tout l'album en ce qui me concerne). Cet album vaut donc largement son prix et même moi qui, après lecture, ne trouve le contenu que "pas mal", je ne suis pas mécontent de l'avoir acheté. J'étais vraiment curieux de découvrir cette BD qui gardait sa part de mystère par son originalité et son traitement particulier. Il s'agit donc d'un album traitant, par le biais d'histoires courtes, d'interviews en quelques cases ou d'anecdotes en quelques pages, d'un grand collectionneur fictif de comics : Wimbledon Green. C'est donc une vue d'ensemble à la fois affectueuse et sarcastique du monde des collectionneurs compulsifs voire tout simplement professionnels. Le dessin est à la manière de certains anciens comic strips américains : tout rond, tout simple mais efficace. Il n'y a pas de quoi crier à la splendeur mais ça colle bien avec l'ambiance, même le héros Green avec son physique de gros pacman sur pattes. Et puis les cases de chaque page sont tellement petites qu'on n'a pas de quoi s'attarder trop sur le dessin. J'ai passé un moment de lecture pas désagréable mais je dois dire que je n'ai guère été captivé par cette description du monde des collectionneurs. N'en étant pas un, je n'ai pas su m'attacher à quelque personnage que ce soit, ni ressentir ce que l'album tente de faire passer sur les merveilles des comics de l'âge d'or. J'ai juste apprécié la fluidité de la narration, l'originalité de la construction et du thème. Un album sympathique et de très belle qualité mais pas un indispensable.

24/06/2006 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

« Wimbledon Green » est incontestablement un bel objet, c’est une BD belle à regarder, à toucher… ce serait dommage que ça soit le contraire avec un prix de vente de 21 €00… Ensuite, au niveau de la présentation, le lecteur a doit le droit à une préface de l’auteur lui-même où celui-ci nous fait part de ses craintes, de la façon dont est venue cette idée de scénario et dans sa façon de la dessiner. Seth avoue avoir dessiné « Wimbledon Green » pendant ses « heures perdues » (voir préface) à la manière d’un carnet de notes, il s’excuse même auprès des lecteurs d’avoir utilisé un dessin « peu léché »… personnellement, il y a de quoi être étonné car je trouve que le graphisme est parfaitement adapté à ce scénario. Ce trait simple est d’ailleurs bienvenu car celui permet d’améliorer de mieux distinguer les personnages dont l’histoire regorge (une bonne vingtaine si je m’en souviens bien !). En gros, je n’ai pas vraiment eu l’impression que l’auteur ait « raté » son dessin. C’est même assez surprenant de découvrir une BD aussi bien « dessiné » pour ce qui devait être une sorte de BD « faite à la va-vite » ! La mise en page m’a un peu rebuté au début car elle contient une multitude de petites cases pas très faciles à distinguer dans ce petit format d’édition. Malgré cela, l’album tient toutes ses promesses graphiquement grâce notamment à un découpage sans reproche ! Scénaristiquement, Seth a fait très fort ! La BD comporte de nombreuses séquences où chaque personnage donne sa vision de « Wimbledon Green » entrecoupées de passages historiques sur ce « héros » et celles sur l’intrigue principale. Malgré cette complexité, la BD reste accessible à tous ne serait-ce parce que l’auteur possède un grand don de narrateur. Et pourtant… malgré toutes ces qualités, je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire car le monde des collectionneurs est un univers qui ne me passionne pas beaucoup. Je me suis senti comme un étranger envers cette histoire où les différents protagonistes cherchent à surpasser ses concurrents afin de posséder la pièce unique à un prix démesuré, la BD où ils pourront « se la péter grave ». « Wimbledon Green » est une BD au graphisme vraiment très plaisant et très agréable à contempler. Elle possède une narration quasiment parfaite. Cependant, je n’ai jamais accroché à cette histoire de collectionneur qui ne me m’intéressait pas vraiment et qui ne m’intéresse toujours pas… Peut-être est-ce une BD qui s’adresse spécialement aux bédéphiles qui ont une « vraie » âme de collectionneur ?

23/06/2006 (modifier)
Par Alban
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Cet album commence très fort ! Une petite préface de Seth où il nous explique les principaux défauts de son album et son graphisme peu léché … Il faut dire que l’auteur n’y a consacré que ses moments perdus. On s’attend donc à découvrir un album approximatif et finalement qui sera vite oublié … Mais, car il y a un mais, Seth nous a trompé ! Il s’agit probablement de l’un des meilleurs albums parus cette année ! Un one-shot tel que je les aime, qui se lit d’une traite et dont on cherche frénétiquement à connaître la page suivante. Cet album nous relate les aventures du plus grand collectionneur de Comics au monde, et je crois que tous ceux qui liront cet album pourront transposer cette histoire à leur propre passion dévorante pour la BD, certes à une plus petite échelle mais les fondamentaux de nos propres démons sur la recherche de tel ou tel album sont présents. Seth s’y prend de main de maître pour décrire notre univers de lecteurs/collectionneurs de BD. La narration, par épisodes et interviews, est un assemblage de briques permettant la construction d’une histoire particulièrement précise et prenante. Seth nous explique dans la préface qu’il cherchait à réaliser un récit dont la globalité était meilleure que chaque épisode pris individuellement et effectivement il est parvenu à le réaliser. Les personnages secondaires (autres collectionneurs, libraires, etc …) sont parfaitement utilisés et leurs interventions améliorent la compréhension de ce petit bijou. Si vous rêviez de découvrir les arcanes du monde des collectionneurs, des ventes aux enchères, des courses pour acquérir tel album introuvable, Seth exaucera vos vœux (je ne connaissais qu’un seul autre album sur ce thème : Comixland qui était amusant à lire). Graphiquement, poussé par Seth qui avait expliqué que son trait n’était pas extraordinaire pour cet album, j’ai voulu faire d’autant plus attention à cet aspect. Et j’avoue avoir particulièrement apprécié cet album que j’ai trouvé vif et réussit. A aucun moment je n’ai pensé qu’il avait été réalisé avec une volonté d’aller vite et de ne pas revenir dessus. Le découpage est également particulièrement braillant et adapté au récit. Pour terminer, il faut également parler de l’objet. Car le Seuil nous propose là une BD originale et d’une qualité que nous n’avions connu ces dernières années que pour les publications de Chris Ware. S’il ne fallait collectionner cet album que pour une raison, ce serait celle là ;)

19/06/2006 (modifier)
Par Bert
Note: 5/5

Je viens de lire Wimbledon Green, et je suis véritablement tombé sous le charme... C'est d'abord un magnifique objet d'édition. Un livre à toucher, regarder, exposer, contempler, et même à lire, tiens ! Mais ce soin apporté au design n'est pas anodin puisqu'il nous introduit à l'histoire qui y est raconté, qui tourne autour du monde des collectionneurs de comics. Un véritable bijou (or et jade) d'adéquation de la forme au fond. La forme est aussi présente dans le recours quasi-immuable à un gaufrier parfaitement carré 4x4 et le travail sous contrainte qu'il impose. Les seules digressions que s'autorise l'auteur, Seth, sont, elles, on ne peut plus pertinentes et judicieuses. Mais c'est également une narration hors pair qui procure le plaisir de lecture réel qu'on a de cet ouvrage. A travers une espèce de documentaire-aventure sur "le plus grand collectionneur de comics du monde", Seth nous fait vivre une histoire palpitante mélangeant allègrement les points de vue, les allers-retours temporels, les parts d'ombre et de lumière d'un scénario rondement mené. Le fait que cela parle de collections de comics n'est peut-être pas le plus important sujet, mais, comme dans De mal en pis d'Alex Robinson, les références qu'on peut y trouver apportent un vrai plus pour celui (comme moi) qui s'intéresse aux principes de la culture comics. A peine peut-on émettre du coup un petit regret sur les imperfections obligées de la traduction (parler d'"age d'or", d'"age d'argent" au lieu de "golden-silver age" pour amener un jeu de mot ; ou les difficultés de traduc' de références aux classifications d'état très élaborées outre-atlantique : "very fine", "near mint",...). Tout est captivant, certains passages sont même très forts et touchants (comme la mort de Wilbur R. Webb). Pas du tout, du tout, du tout dispensable ( ;) hervé...).

16/05/2006 (modifier)