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The New Frontier (La Nouvelle frontière)

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

Will Eisner Award 2005 : Best Finite Series/Limited Series Will Eisner Award 2007 : Best Graphic Album: Reprint Découvrez les épisodes de La Nouvelle Frontière et assistez à l'avènement des héros de l'âge d'argent, Green Lantern, Flash et tant d'autres.


DC Comics Les débuts des Super-Héros célèbres Super-héros Univers des super-héros DC Comics Will Eisner Awards

Comment le comic-book est-il passé du Golden Age au Silver Age ? Comment la JSA est-elle devenue la JLA ? C'est ce que tente d'expliquer D. Cooke sur fond de guerre froide et de chasse aux sorcières... La Nouvelle Frontière entraîne les lecteurs dans un voyage épiquqe de la fin de l'âge d'or, avec Superman, Batman et Wonder Woman, aux débuts de la légendaire Ligue de Justice, avec de nouveaux héros comme Green Lantern, Flash et bien d'autres ! D. Cooke mêle l'Histoire avec un grand H avec celle du comic-book...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 2005
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série The New Frontier (La Nouvelle frontière)
Les notes (3)
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un bon hommage aux héros DC par le regretté Darwyn Cooke, un grand auteur mort trop tôt. L'histoire montre la fin de la période Golden Age des comics et le début du Silver Age. L'histoire est bien faite quoique comme Ro j'ai pris un peu de temps pour trouver le récit intéressant. Ça commence avec l'introduction de plusieurs personnages, dont certains que je ne connaissais pas, et si ce n'est pas mauvais, ce n'est pas non plus excitant et j'ai eu l'impression que l'histoire partait un peu dans tous les sens. Puis l'histoire commence à se construire et j'ai vu que le récit était en fait bien maîtrisé par l'auteur. J'ai mieux apprécié l'histoire et il y a de très bonne scènes illustrées à merveille avec le dessin rétro de Cooke. Toutefois, il manque un petit quelque chose pour que je trouve le tout indispensable, mais c'est une bonne série à lire si on aime les vieux comics de DC.

08/11/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ro

Après un premier tome introductif qui m'a laissé un peu sur ma faim, les 2 tomes suivants donnent vraiment toute sa substance à ce récit qui se révèle vraiment excellent, l'un des meilleurs dans le domaine des Super-Héros DC à mes yeux. La Nouvelle Frontière est une revisite des héros les plus connus de l'univers DC, une revisite de plus, peut-être, mais parfaitement construite et formidable à lire pour quelqu'un comme moi. Il s'agit de faire le lien entre l'époque du Golden Age des Comics (les premiers super-héros, ceux publiés lors de la seconde guerre mondiale) et le Silver Age (quand une grande partie des anciens super-héros avait disparu et que seuls quelques grands noms étaient restés et accueillaient de nouveaux héros un peu plus modernes). Les connaisseurs de l'univers DC Comics et de son histoire seront heureux de la façon logique et à la fois novatrice et respectueuse avec laquelle la transition est faite, expliquant l'abandon ou la mort des anciens héros, l'apparition des nouveaux et comment ceux-ci vont se rencontrer et devenir ce qui allait s'appeler la Ligue de Justice Américaine (JLA). Le récit se place dans le contexte d'après la Seconde Guerre Mondiale, sur une Terre où les Super-héros sont connus mais plus ou moins rendus illégaux par la loi fédérale des USA à l'exception de ceux qui se soumettent au gouvernement (oui, cela rappelle Watchmen mais ce n'est qu'un gage de qualité de plus à mes yeux). L'ambiance de l'époque est rendue de belle manière, rappelant un peu les meilleurs moments de Pin-up ou d'autres récits un peu rétro. Le dessin est très sympa, quelque part entre les vieux classiques style Milton Caniff et le trait de certains comics modernes, celui un peu carré et épuré. Il est en outre rehaussé par de très bonnes couleurs, assez originales, qui rappellent elles aussi l'aspect rétro de l'histoire. Mais c'est surtout le scénario qui est bon. Comme dit plus haut, le premier tome laisse un peu le lecteur dans l'expectative. A la manière de différentes scénettes ou histoires courtes, il nous met en présence de nombreux personnages et lieux, dont certains super-héros ou héros DC en devenir que nous reconnaissons et d'autres personnages, simples humains courageux et héros réalistes donc, qui semblent soit inventés soit issus des récits d'aventure de l'époque. Cet ajout de personnages, agents secrets, aviateurs d'élite et autres inventeurs, sans aucun pouvoir mais côtoyant les super-humains dans leur combat pour la justice, m'a paru à la fois réaliste et intéressant. Seul soucis, cette introduction de tous ces personnages inconnus sur lesquels on ne sait pas poser de références pré-existantes, rend un peu obscur le premier tome. Puis, au milieu du 2e tome, tous les éléments mystérieux s'imbriquent d'un coup et forment alors ce qui est amené à devenir une intrigue vraiment bien construite et sympathique. Je me suis retrouvé captivé, comme devant un très bon livre à suspens dont les ingrédients s'enchaînent parfaitement pour attirer inexorablement le lecteur vers leur résolution. Le tout pour mener à un final à la manière d'un film comme Independance Day, les gros défauts en moins (pas de drapeau américain où que ce soit par exemple, même si le discours assez "Rêve Américain" est présent un peu partout mais nettement plus digeste). Ce final, un peu grand spectacle mais digne d'une conclusion grandiose au récit, permet de nouveau de joindre tous les éléments du récit dans un tableau où chacun a sa place et où tout permettra de mener à la création de l'univers DC tel qu'on le connaît actuellement. L'épilogue, s'accompagnant d'un discours inspiré de J.F. Kennedy, rappelle à la fois le côté Rêve Américain du récit mais aussi la façon dont les super-héros, chantre de l'espoir et du manichéisme, s'insèrent désormais dans un monde où rien n'est plus aussi blanc et noir qu'à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale. Une lecture excellente, un très bon scénario, une ambiance rétro tout à fait réussie : une lecture qui séduira tous les amateurs de l'univers DC et de comics de talent.

25/12/2006 (MAJ le 18/07/2010) (modifier)

D. Cooke a le vent en poupe. Après le remarqué Catwoman : Le grand braquage, cet auteur complet s'attaque ici à l'histoire du Panthéon DC, avant de relancer la série régulière du Spirit (le célèbre héros du regretté W. Eisner) courant 2006. Avec la maxi-série The New Frontier (il y aura trois tomes en VF), Cooke essaie d'expliquer comment le comic est passé de l'Age d'Or à l'Age d'Argent. Il dépeint une société en pleine mutation, où les super-héros qui n'ont pas juré allégeance au gouvernement américain sont hors-la-loi. Mais certains résistent, comme Batman, et d'autres surhommes arrivent sur le devant de la scène (Flash, Green Lantern...). Ces nouveaux héros sont loin de faire l'unanimité dans l'opinion publique américaine, contrairement à leurs homolgues de la JSA (Justice Society of America), Superman et Wonder Woman. Le réel point fort de cette oeuvre tient au fond sur lequel se déroule l'intrigue. En effet, Cooke a ancré l'histoire de DC dans le contexte historique de l'époque de la fin du Golden Age : la guerre froide. Ainsi, Eisenhower ou encore McCarthy sont des personnages aussi importants, si ce n'est plus, que les justicers masqués. L'auteur rend son propos très crédible en mêlant Histoire et fiction, en rédigeant, par exemple, de vrai-faux articles de presse. Il propose donc deux niveaux de lecture de sa série. Les fans de DC y découvriront le passé et l'émergence de certaines icônes de l'éditeur et les néophytes apprécieront des intrigues intelligentes bien ancrées dans leur contexte historique et permettant une première approche efficace de l'univers super-héroïque. Je n'ai pas parlé du dessin. On peut résumer en affirmant que le coup de crayon de Cooke est à mille lieues des canons du comic mainsteam : un dessin simple (au bon sens du terme), anguleux (dans le même esprit qu'un Oeming), réhaussé par un excellent Dave Stewart aux couleurs. Les cases sont grandes et la narration fluide. Sans doute un futur classique de la bande dessinée d'outre-Atlantique.

21/02/2006 (modifier)